Condamné à vivre.

Hier à 12:30 j'avais rendez-vous avec mon psychiatre. Je lui ai parlé de mon angoisse permanente et de mes envies suicidaires. Je lui ai dit que depuis six mois je m'excluais de la vie peu à peu, que je ne passais plus les soirées avec ma femme à regarder la télévision car je me couchais à 20:30 pour fuir la souffrance et trouver la paix dans le sommeil. Je lui dis que mon état s'était aggravé par rapport à l'année dernière malgré l'augmentation des antidépresseurs qui à mon avis ne faisaient qu'aggraver les choses, en me rendant complètement amorphe. Je lui ai parlé des quelques embellies trop rares ou je suis arrivé à me remettre dans l'action. À chaque fois c'était une déception car j'attendais de ses actes volontaristes une amélioration de mon état psychique, c'était le contraire se produisait, l'angoisse revenait encore plus forte comme si je m'interdisais de vivre.

Je lui dis mon impossibilité de me suicider vraiment, que la seule chose que je savais faire c’était d'avaler bêtement des médicaments sachant parfaitement qu'ils ne me tueraient pas, et qu'il m'emmènerait vers un autre enfer que celui de mon quotidien, vers l'enfer des hôpitaux psychiatriques.

Je lui ai dit mon hostilité aux médicaments, je lui ai dit que je ne voulais plus jamais être hospitalisé, que c'était au-dessus de mes forces. Je lui ai dit que je ne pensais pas être bipolaire, que rien dans mon histoire de vie n'évoquait cette maladie et que par conséquent j'étais traité pour quelque chose que je n'avais pas.

Il m'a répondu que j'avais des variations de l'humeur, je lui ai dit que c'était à cause de l'angoisse et que mon humeur ne dépendait que d'elle. Que quand elle disparaissait je redevenais l'homme d'avant, plutôt stable, ne se prenant pour personne, ni pour Dieu, ni pour Rimbaud, seulement pour un homme ordinaire aspirant à profiter des plaisirs de la vie de façon raisonnable. Lui, il ne veut pas en démordre, je suis bipolaire parce que je ne supporte pas les antidépresseurs qui provoquent chez moi des flambées de l'angoisse.

Il a conclu en disant qu'il me trouvait moins dépressif mais plus anxieux. Comment voulez-vous ne pas être dépressif quand vous êtes rongé par l'angoisse toute la journée et que vous ne pouvez rien faire que de regarder les autres vivre en crevant d'envie et que vous avez envie de hurler votre rage de ne plus pouvoir exister tout simplement.

Il a accepté de baisser mon antidépresseur, le résultat a été immédiat, j'ai pu regarder un film hier soir à la télévision, mais j'ai très mal dormi.

Hier une femme est allée emmener son petit garçon à l'école, elle est rentrée chez elle, elle s'est pendue. J'ai appris la nouvelle ce matin très tôt, et j'ai été bouleversé. Personne n'avait rien vu venir, personne ne s'était rendue compte de rien, elle n'a rien dit. Que s'est-il passé ?

Maintenant ce que je vais vous dire risque de vous choquer, peut-être même de vous mettre en colère. La première chose à laquelle j'ai pensé ce qu'elle avait réussi ce que je ne peux pas réussir, que jamais je n'aurais le courage de faire ce qu'elle a fait, et que comme disait mon psychiatre je suis condamné à vivre avec la souffrance.

J'ai pensé qu'elle aimait son mari et ses enfants, j'ai pensé que la pulsion de mort était plus forte que la pulsion de vie, j'ai pensé à sa famille et à ses enfants et à l'immense chagrin qu'ils vont devoir vivre et au vide qu'elle va laisser derrière elle.

J'ai pensé que j'étais un idiot et un lâche d'écrire ce que je suis en train d'écrire. J'ai pensé qu'on avait pas le droit d'envier le suicide de quelqu'un même si au plus profond de soi-même c'était le cas.

J'ai pensé à ma propre famille, à la souffrance qu'ils vivent à cause de moi qui me plains tout le temps qui passe mon temps à dire qu'il voudrait mourir. J'ai pensé que j'étais un pauvre type et que je ne méritais pas tout l'amour qu'on me donnait.

J'ai beaucoup d'amis qui se sont suicidés, comme elle ils ont eu la décence se taire et le courage de réussir.

Alors pour elle et pour tous les autres il faut que je sois fort et que je me fasse violence pour vivre mon enfer et que je cesse de m'autodétruire puisque je n'arrive pas à vivre.

On dit que les gens qui passent à l'acte le font sans difficulté, que ça coule de source, que rien ne les retient, ni la peur, ni la souffrance qu'ils vont endurer avant de mourir. Je pense que c'est la vérité, quand on veut vraiment mourir on ne se rate pas.

Ma vie future risque d'être un calvaire, un ami ce matin à rencontrer ma femme et lui a dit combien j'étais intelligent, c'est également ce que m'a dit mon psychiatrie hier. Je pense que j'ai été très intelligent mais que la maladie a usé cette intelligence et que je l'ai retourné contre moi, je ne m'en sers que d'une façon négative toujours à cause de l'angoisse qui parasite mon esprit.

Voilà 10 ans que je souffre, et que je m'aggrave au fil des années, et que je lutte pour ne pas me faire trop dégrader. Mais au fond de moi-même je ressens les choses que je ne peux faire le constat que de mon échec.

Je suis donc aujourd'hui bouleversé par cette nouvelle et partagé entre l'envie de pouvoir faire comme elle et la certitude que je n'y arriverai jamais. Le temps se fera son oeuvre sur moi, la souffrance me détruira petit à petit, jusqu'où m'emmènera-t-elle ? Dieu seul le sait.

Commentaires

1. Le samedi, mai 6 2017, 20:00 par ph

"Le jardinier s'en fut, puis le temps passa.
L'arbre grandit par la douleur,
inondé par l'angoisse, il resplendissait.
Un jour un fruit apparut sur la branche."

Extrait de "La vérité éclatée" Poésie de la déréliction

Excusez-moi de vous importuner, mais pouvez-vous nous faire partager votre livre de "l'homme qui portait sa maison sur son dos" ? J'aimerai beaucoup le lire.

En espérant que vous allez mieux aujourd'hui

2. Le dimanche, mai 7 2017, 10:57 par zorg-f

non, je suis désolé, il n'a jamais été numérisé.

Aujourd'hui j'ai tout mes gendres à la maison et mes petits-enfants et mes enfants aussi et je suis dévasté par l'angoisse, je ne pense qu'à la mort.
Voyez-vous ce poème c'était quand l'angoisse que je vivais à l'époque me transcendait. Je travaillais encore, elle était moins forte, elle montait en moi comme une bulle de savon et quand elle explosait j'accouchai d'un poème.

3. Le dimanche, mai 7 2017, 10:59 par zorg-f

je crois qu'au tout début du blog, il y a des extraits de l'homme qui portait sa moto sur son dos, mais je n'en suis plus sur.

4. Le dimanche, mai 7 2017, 13:15 par ph

Bonjour, je vais aller voir au début de votre blog. Essayez si possible de faire quelque chose de positif pour chaque membre de votre famille. Je vous souhaite une bonne journée

5. Le lundi, mai 8 2017, 11:31 par zorg-f

merci, ne cherchez pas il n'y a rien.

6. Le lundi, mai 8 2017, 11:39 par ph

Bonjour,

Ce n'est pas grave. J'ai redécouvert vos peintures et votre première sculpture.
Bonne journée

7. Le mardi, mai 9 2017, 16:58 par zorg-f

et moi j'ai retrouvé le manuscrit de l'homme qui portait sa moto sur son dos. Vous ne perdez rien à ne pas le lire c'est stupide et prétentieux, je me demande comment j'ai pu écrire une chose pareille. C'est l'histoire de ma psychanalyse, je croyais à l'époque dur comme fer que j'allais renaître à moi-même, faire la nouvelle naissance ceci sous l'influence de mon psychanalyste. J'avais sans doute rêvé, mais la souffrance qui me balayait me faisait croire n'importe quoi. Ou alors tout cela est vrai et je suis passé à côté.
Je me suis trompé sur tout, je n'ai pas trouvé Dieu,, je ne me suis pas trouvé, je me suis égaré sur des chemins qui ne sont peut-être pas faits pour moi. Ou peut-être était-ce l'effet de l'antidépresseur que je prenais à l'époque et qui a la réputation de favoriser les passages en phase maniaque.
De toute façon je n'y comprends plus rien, il n'y aura plus jamais de peintures et de sculptures, quant à moi c'est la tourmente et le vent tourne dans tous les sens.

8. Le mercredi, mai 10 2017, 17:47 par Ninhursag

Bonjour Eric

Ce n'est pas parce que certaines personnes ont réussi leur suicide qu'elles ont eu raison de le faire, dans la vie nous avons des choix à faire qui dépendent de la petite voix d'un des deux loups qui nous sont en nous, celui qui gagne est celui que l'on nourrit bien souvent inconsciemment. La prise de conscience de cela peut changer radicalement les choses.
*
Je pense que nous avons tous en nous un mécanisme d'autodestruction inconscient et certaines situations favorisent le déclenchement de ce mécanisme.Il se pourrait que quelque chose en vous lutte contre ce mécanisme d'où peut être cette angoisse qui de mon point de vue est une peur de mourir bien que vous ayez envie de mourir pour ne plus avoir d'angoisse. C'est le serpent qui se mort la queue.
Par ailleurs vous dites que vous étiez stupide et prétentieux quand vous avez écrit votre manuscrit sur l'homme qui portait sa moto, je trouve que vous vous jugez durement, d'ailleurs ça fait longtemps que vous faites cela. Vous avez écrit ce manuscrit à une époque qui reflétait votre état d'esprit sans plus qu'il n'est pas besoin de juger d'autant que même si rien de ce que vous pensiez ne s'est pas encore réalisé (rien ne dit que cela ne le sera pas), vous étiez dans l'espoir et aujourd'hui l'homme que vous est entrain de juger l'homme qui espérait autant dire que ça n'a pas de sens du tout, l'homme d'autre fois pourrait tout aussi bien juger celui d'aujourd'hui pour sa perte de foi, mais bon il serait aussi dans le jugement ce qui n'est pas cool. On dit toujours que lorsqu'on juge quelqu'un, on voit la paille qu'il y a dans son oeil alors qu'on a une poutre dans le sien, c'est un peu ce que fait l'homme d'aujourd'hui en ce qui concerne l'homme d'autrefois.
Lorsque vous commencerez à aimer l'homme que vous êtes réellement depuis l'enfance,(parce que ça remonte à loin votre histoire) il se peut que l'angoisse disparaisse, c'est cet homme là que votre mental est entrain de tuer et qui se défend comme il peut. Le mécanisme d'auto destruction est dans le mental qui veut tout régenter. Lorsqu'on vous a dit que vous étiez intelligent, c'est vrai et c'est cette intelligence qui barre la route au mental/ego comme il peut. Le mental est un instrument mais il peut dans certaines situations se renforcer et devenir le maitre à bord et vouloir se débarrasser de l'être que nous sommes, c'est un peu comme Hal, l'ordinateur de bord dans le film "l'Odyssée de l'espace" qui à un moment donné veut prendre la place de l'homme qu'il servait. Le mental (le 2ème loup en nous) peut faire la même chose chez l'être humain et alors tout sortes de choses négatives peuvent arriver car il lui manque l'intelligence, il est robotique, s'il prend la totalité des commandes, il muselle l'être intelligent (le 1er loup).
Bref vous combattez depuis longtemps ce mental mortifère et vous êtes toujours là, c'est bien que quelqu'un de très fort en vous n'abandonne pas la lutte, ce qui veut dire qu'il y a de l'espoir car vous êtes un sacré combattant et il n'y a pas de raison que vous sortiez vaincu de celui-ci.
Alors surtout ne lâchez rien, gardez courage
*
Pour finir :
J'ai viens de visionner une petite vidéo sur une tranche de vie que n'ai beaucoup aimé et j'ai eu envie de vous la partager.

https://www.youtube.com/watch?time_...

*
Bonne fin de journée
Amitiés
Léonie

9. Le mercredi, mai 10 2017, 17:57 par Ninhursag

PS - j'ai oublié plein de fautes dans texte :

LIRE :
"aujourd'hui l'homme que vous êtes entrain de juger est l'homme qui espérait ".
*
et
"une tranche de vie que j'ai beaucoup aimé"

Léonie

10. Le mercredi, mai 10 2017, 20:39 par zorg-f

bonjour Léonie.

Ça me fait du bien de vous lire. Je suis un sacré combattant mais je commence à être très fatigué de cette lutte incessante.
Hier un des amis m'a parlé du mental comme vous, je n'arrive pas à m'en défaire, il est accroché à moi.
Tous les matins quand l'angoisse arrive aussi précise qu'un TGV, elle me ravage,, je me bats contre elle, je me débats et je hurle ma colère et mon désespoir et je souhaite la mort.

Pas de chance pour l'instant elle ne veut pas de moi et moi je n'arrive pas à me la donner alors il faut continuer encore et encore,, jour après jour, minute après minute à se battre, vous savez c'est vraiment épuisant et destructeur.
vous voilà en retraite, profitez-en bien, profitez de la vie qui peut être si belle.
je pense tous les jours à tout ce que cette maladie me vole, elle est tellement singulière, j'ai mes deux bras et mes deux jambes, mon corps résiste mais c'est l'esprit qui ne fonctionne plus.

très jolie vidéo, ça aussi on me le vole.

Amitiés

11. Le jeudi, mai 11 2017, 00:40 par ver00

Bonsoir Zorg ,

Je n'arrive pas à me mettre à votre portée, je ne peux pas vous aider ; je n'ai que les idées de mon blog a vous donner mais elles ne vous atteignent pas . J'ai du faire des posts sur la dépression ......je pensais que vous iriez mieux en le lisant, mais mon langage ne vous parle pas ; je dois être trop hors norme, trop novatrice, ou simplement vous m'avez cataloguée comme folle, donc vous ne pouvez pas me lire . Je ne peux pas plus pour vous, dsl, excusez moi ;bon courage .

Véronique .

12. Le jeudi, mai 11 2017, 01:03 par ver00

Bonsoir Zorg ,

Je n'arrive pas à me mettre à votre portée, je ne peux pas vous aider ; je n'ai que les idées de mon blog a vous donner mais elles ne vous atteignent pas . J'ai du faire des posts sur la dépression ......je pensais que vous iriez mieux en le lisant, mais mon langage ne vous parle pas ; je dois être trop hors norme, trop novatrice, ou simplement vous m'avez cataloguée comme folle, donc vous ne pouvez pas me lire . Je ne peux pas plus pour vous, dsl, excusez moi ;bon courage .

Véronique .

13. Le jeudi, mai 11 2017, 01:19 par ver00

Bonsoir,

Pfffff je suis nulle, peut être que je peux quand même quelque chose pour vous ?J'en sais rien, je me lasse de votre discours, comme si, je ne l'entendais plus à force d'entendre toujours la même chose, c'est pas bien, c'est comme une habitude qui s'installe ....j e ne peux pas parler avec vous, ni vous comprendre, car, il n'y a pas de vrais dialogues entre nous ; vous êtes fermé , replié sur vous et votre souffrance ! On ne peut pas connaitre la subjectivité de quelqu'un , il faut qu'il se découvre à l'autre , donc, je ne peux pas vous aider. Je vais vous laisser tranquille, vous êtes le bienvenu dans mon blog, si ça vous dit. Peut être devrais je lire vos écrits ? Mais le temps me manque, vous avez édité ? Je veux bien acheter votre livre, peut être trouverais je des indications sur vous ? Je vais essayer d'aller plus vers vous . Je ne sais pas pourquoi, ça m'est aussi difficile . C'est à creuser !

Bonne nuit .

Amitiés.

14. Le jeudi, mai 11 2017, 10:22 par ph

Bonjour ,

Vous n'êtes pas seul. Vous avez deux personnes "positives" qui vous accompagnent. Léonie avec ses commentaires bienveillants, très positifs et pleins de bon sens. Et Véronique, dont les derniers articles de son blog donnent beaucoup d'espoir et révèlent d'une grande d'ouverture envers les autres.
Bonne journée à tous

15. Le jeudi, mai 11 2017, 10:50 par zorg-f

je vous réponds après une attaque de panique qui m'a dévasté ce matin. Bien sûr que vous n'êtes pas folle c'est moi qui suis fou.
j'aimerais vous implorer de ne pas m'abandonner, je sais que mon discours n'a plus aucun intérêt, je tourne en rond et la souffrance me rend totalement inintéressant. Je comprends que vous en ayez assez de lire la même chose billet après billet.
Je vais mourir cette année, je le sais. Si j'ai le courage je me pendrais et cela mettra fin à ma souffrance sinon je me fais hospitaliser une treizième fois et ce sera une autre forme de suicide.

Mon blog meurt peu à peu, il n'y a presque plus personne qui vient me lire, je meurs peu à peu moi aussi, pourtant là ou je ne suis pas d'accord avec vous c'est que je me suis livré et que je me suis ouvert à ceux qui me lisaient. Maintenant je n'ai plus rien à dire que ma souffrance. Ce n'est pas que vos écrits soient inintéressants, c'est que plus rien ne me concerne, je suis en dehors de la vie.

merci de votre franchise.

16. Le jeudi, mai 11 2017, 11:11 par zorg-f

ph vous êtes la seule parmi ceux qui me lisent à m'avoir connu dans la vie réelle. Vous savez quel homme je l'ai été, performant, compétent et surtout pas malade. Vous pouvez donc comprendre ma révolte devant le désastre que fait de moi la maladie mentale.
Je ne peux pas accepter de devenir un pauvre type incapable de faire quoi que ce soit.
La maladie mentale vous coupe du monde et des autres car elle fait peur et que tout le monde s'en fout. Dans la vie c'est hélas chacun pour soi, c'est comme lorsqu'on voit malheureux clochard sur le trottoir, on a une petite pensée et puis on passe son chemin.
Hier on a enterré la personne qui s'est pendue, la vie continue pour les autres.

17. Le jeudi, mai 11 2017, 12:09 par ph

Oui, moi aussi, j'ai un cousin de 62 ans, enseignant , très actif, qui n'a pas supporté sa retraite, qui s'est pendu la semaine dernière.

Comme vous savez, mon mari est soigné depuis 1990, date à laquelle il a été diagnostiqué. Je l'ai connu, fou avec des idées suicidaires. Il a eu le même psychanalyste que vous, sans grands effets.

Vous connaissiez son traitement très lourd. Je sais que vous êtes contre, mais mon mari a essayé sans traitement. Bien, pendant un certain temps, puis rechutes de plus en plus graves. Avec des allers retours à la clinique, pour aussi, que je me repose de mon côté car notre famille toute entière se dégradait. Les sevrages et arrêts des traitement étaient catastrophiques. J'étais co-dépendante de la maladie de mon mari.

Mon mari a dû choisir, la déchéance, le suicide , nous perdre ou accepter les traitements, avec beaucoup d'essais, d'effets secondaires et qui ma foi, l'ont stabilisé, puisque "qu'il a accepté", je pense par amour pour nous. On savait qu'il fallait un certains temps pour que certains médicaments soient efficaces.

Il forme avec son psychiatre un duo, c'est un ami aujourd'hui, il était interne lorsqu'il l'a reçu pour la première fois il y a 27 ans. Je n'accompagne plus mon mari aux rendez-vous 1 fois par mois, il gère seul maintenant.

Nous avons conclu un pacte : lorsque je l'interpelle lorsque je sens "qu'il ne tourne pas rond" ,que je lui signifie que je suis fatiguée, nous nous séparons pour un temps donné, soit à la clinique ou il part chez ses amis Les Jésuites à Pau. Mon mari ne prend plus son traitement ou les hospitalisations comme un échec comme vous, mais comme des béquilles. Il y a beaucoup d'inconvénients à ces camisoles chimiques, sur la santé, vous le savez mieux que moi. Mais mon mari a réussi à sauver sa famille, lui aussi ne peut aller au soleil , dors parfois beaucoup ou pas du tout. Mais nous avons tout de même trouver un équilibre. J'ai entendu beaucoup de critiques autour de moi, des gens qui ne connaissent rien à ces maladies mentales. Nous avons gérer comme nous avons pu. J'aime mon mari, J'étais en incapacité de divorcer, et le fait qu'il se suicide m'aurait plongée dans un profond désarroi. Un échec pour moi, mais sûrement pas un soulagement Mais je ne regrette pas du résultat même si ce n'est pas parfait.

Je pense que vous allez trouver des solutions positives, elles existent.

18. Le jeudi, mai 11 2017, 17:39 par zorg-f

je vous réponds rapidement. C'est vrai que je suis contre les médicaments mais j'ai fini moi aussi par les accepter, ou du moins les essayer.
Pendant ma dernière hospitalisation qui a duré deux mois j'ai avalé tout ce qu'on me demandait j'ai même eu des stimulations magnétiques intracrâniennes. Rien n'a fonctionné.
Mon psychiatre qui n'est pas un débutant et en qui j'ai confiance est désarmé,, de plus je n'ai pas la même pathologie que votre mari. J'ai même pris du loxapac qui faisais de moi un mort-vivant.

Je vous répondrai plus longuement plus tard.

19. Le jeudi, mai 11 2017, 18:32 par ph

Vos écrits me donne l'impression d'un sans cesse va-et-vient entre l'acception et la non-acceptation. Je pense que les traitements ne peuvent pas fonctionner car vous n'avez pas confiance, vous luttez contre les médicaments. Mais je me trompe peut être, c'est juste un ressenti.

20. Le jeudi, mai 11 2017, 22:37 par ver00

Bonsoir Zorg,

Je suis d'accord avec ph , depuis longtemps . Si on ne prend pas le médicament avec joie, ça ne peut pas marcher . Il y aura l'effet nocebo , et vous le savez bien , Zorg ; C'est vrai, je vous ai abandonné et je le regrette. Mais je crois que votre position de chirurgien vous nuit dans la maladie , moi, je n'étais qu'une banale infirmière et pourtant, j'ai fait un déni de 8 ans, avec de nombreuses manies . Il faut abandonner votre ancienne conscience , définitivement, et faire "peau neuve " , c'est à dire retrouver une nouvelle conscience . Accepter de perdre son estime, pour en réinitialiser une autre ! Voila, le secret ! tout perdre, pour retrouver, accepter !!!!! vous verrez la maladie différemment, un jour, les maladies n'en seront plus , soyez en persuadé ! Les maladies mentales en premier partiront, mais lisez donc mon blog ! Je suis fatiguée, Zorg, de répéter mon blog . Il va mourir et ses idées aussi, si personne ne les relaye , mon blog, c'est le votre, tout ce qui est dedans est à tous, surtout aux malades mentaux... C'est l'hymne des malades, leurs louanges ! Une version différente de ce qui leur arrive, le seul moyen pour eux de retrouver leur estime , j'y crois et ça me sauve !!!!! Aidez moi, Zorg, à vous aider, mais surtout aidez moi ! J'ai besoin de vous pour prouver que ma théorie est bonne, que ce n'est pas de la foutaise ! Que mes paroles sont empreintes de vérité, parce la juste voix est aussi la voie de la guérison spirituelle, celle que vous cherchez tant !!!! Elle est la ! Si prés de vous, dans mon blog, qui n'a pas eu un commentaire sur son contenu en 8 ans ! Et qui va mourir sans résonance humaine . Le médicament n'est pas une honte, il faut seulement trouver la dose utile , c'est juste un gros effort sur l'égo à faire, ensuite, on l'oublie et on passe à une étape spirituelle supérieure . Excusez moi, Zorg, je suis fatiguée, j'écris beaucoup et je travaille encore beaucoup en plus, j'ai pas trop le moral, ce soir, je me sens nulle, j'ai besoin de vous et vous de moi, je n'ai pas voulu lire vos livres, donc vous ne pouvez pas lire mon blog; faisons un pas l'un vers l'autre, je veux acheter le livre qui parle le plus de vous, merci . Que dois je faire ?

21. Le vendredi, mai 12 2017, 08:16 par ph

Bonjour,

Véro, votre blog est complètement en concordance avec mes idées

22. Le vendredi, mai 12 2017, 11:43 par zorg-f

ce n'est pas donnant-donnant, ce n'est pas parce que vous n'avez pas lu mon livre que je n'irai pas voir votre blog. Je ne fonctionne pas comme ça.

Vous vous rendez compte de la chance que vous avez d'être bien avec 5 mg d'abilify.

moi mon expérience des médicaments me dit que moins j'en prends mieux je me sens, ça a toujours été comme ça. Pendant la dernière période où je suis bien allé je n'avais plus d'antidépresseurs et ce n'était pas moi qui avais pris la décision mais mon psychiatre. Je ne me suis jamais automediquer

23. Le vendredi, mai 12 2017, 19:13 par ver00

Ph, merci beaucoup, vous êtes une pionnière dans mon blog, et je vous en remercie énormément !

Zorg , Je me fie à ce que je sais de l'égo humain ! Mais vous êtes surement un être hors norme ! Comme moi , lol.

Vous avez raison, Zorg, je répugnais à prendre des médicaments, comme ma fille pharmacienne, parce que nous savons que le corps contient sa médecine, aussi j'ai fait 8 ans de dénis avec des manies trimestrielles à me faire perdre tous mes acquis sociaux et familiaux , jusqu'au jour ou j'ai fait un compromis avec un nouveau psy , et j'ai inauguré la dose juste à éviter les délires, mais pas les up ! Zorg, venez lire ma réponse dans mon antre, qui est aussi la vôtre et celle du monde entier !

24. Le vendredi, mai 12 2017, 19:55 par ph

Zorg, malade mental, c'est complètement vieillot et erroné.

Vous dites que mon mari n'a pas la même maladie que vous (traitement de 6 médicaments) Mais ce n'est pas ça qui compte, ni la quantité , ni le dosage . Ce qui est important, c'est l'acceptation de ne pas être comme les autres et de gérer au mieux la souffrance et les délires pour que ce soit vivable.

Nous voulez absolument être incurable . C'est votre psychiatre qui vous a dit qu'il était désarmé ? Si oui, Je ne comprend pas qu'il ait pu vous le dire ? J'ai toujours entendu dire des deux psychiatres qui suivent mon mari, qu'il y avait toujours des solutions (c'est le rôle du médecin d'être positif)et que l'on avait toujours le choix d'accepter ou pas.

Vous me parlez du Loxapac qui faisait de vous un mort vivant. Je connais ce médicament puisque je suis famille d'accueil depuis 15 ans, et qu'il a été donné pour une jeune fille de 17 ans. J'accueille aussi un garçon de 11 ans, très intelligent, scolarisé 3 matinées par semaine, qui prend du risperdal, quazim, miansérine + tercian lors des crises, complètement cassé par la vie. Les médicaments l'aide à supporter et aident les adultes à tenir. Grâce à cela, Il semble heureux à la maison.

Et je ne parle pas d'amis enseignants et soignants qui, sont aussi sous traitements, sans que personne ne le sache. Pour nous, la clinique,c'est une soupape, un lieu où mon mari peut y faire le vide et pour moi, c'est rassurant. Ce n'est pas un échec, ni honteux.

Comme Véro, vous êtes des êtres très intelligents, avec une hypersensibilite hors du commun, tout comme mon mari que je ne quitterai pas malgré toute la souffrance que j'ai enduré.J'ai dû mal à supporter les gens "normaux". Je les trouve complètement inintéressants, fades.

J'espère que vous ne trouverez pas mes commentaires trop plats.Je ne peux développer mon ressenti aussi bien que Léonie.

En tout cas, tenez bon
Bonne soirée

25. Le vendredi, mai 12 2017, 20:18 par ver00

OUPS , malade mental c'est très général, pour moi, malade psychique alors, ça vous va mieux ! Vous avez du tempérament ! Moi aussi, et si j'osais, je dirais; pas étonnant que votre époux capitule, lol, excusez moi, c'était facile . Moi, aussi, je peux catalyser § Il n’empêche que je vous aime quand même et surtout !

26. Le dimanche, mai 14 2017, 17:58 par zorg-f

pourquoi c'est si difficile de se donner la mort ?

27. Le dimanche, mai 14 2017, 22:08 par ph

Bonsoir, vous voulez vous débarrasser de votre souffrance qui vous est insupportable, mais pas de disparaître. Vous avez encore plein de choses à vivre, et sans doute de l'espoir au fond de vous-même. Et vous avez raison de résister. Je vous souhaite plein de courage.

28. Le mardi, mai 16 2017, 00:48 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Vous dites : pourquoi c'est si difficile de se donner la mort ?
*
C'est surtout difficile pour vous puisque vous n'avez pas envie de mourir du tout.
La vie est quelque chose de fragile et tous les êtres humains sont fragiles mêmes s'ils font en sorte de ne pas y penser pour ne pas angoisser.
Vous pensez à la mort, vous ne parlez que d'elle et peut être que c'est ça qui provoque chez vous cette angoisse qui est inconsciente. Vous n'arrivez pas à gérer le flux de celle-ci parce que vous l'auto alimentez. J'ai remarqué qu'autour de moi il y a de plus en plus de personnes qui font des crises d'angoisses et j'en ai fait moi aussi, mais j'ai décortiqué ces crises, cherché à savoir pourquoi elles venaient et quand et après j'ai travaillé sur les causes et il m'est apparu que la mort en était une ainsi que le passé douloureux, donc j'ai travaillé là dessus, j'ai essayé de mieux me connaître., j'ai beaucoup lu pour ça et un jour elle a disparu tout comme ça vous est arrivé par deux fois, mais elle n'est pas revenue en ce qui me concerne. Au début je n'ai pas crié victoire mais j'ai gardé la foi et je suis persuadée que lorsque vous avez retrouvé la paix vous avez commencé à douter et si c'est bien le cas, il n'en fallait pas plus déclencher l'angoisse de perdre cette paix que vous aviez gagné et à laquelle vous vous êtes attaché voire accroché et donc est venue cette peur de la perdre comme pour beaucoup d'autres choses d'ailleurs dans votre vie.
La réalité c'est que vous êtes rongé par "La PEUR de TOUT", parfois des RIENS, peur de perdre certaines choses , ce qui génèrent ensuite une angoisse disproportionnée.
Ce qui vous manque c'est le détachement et le lâcher prise et peut être que la méditation ou le yoga auraient été un moyen pour vous pour y arriver.
Enfin gardez toujours l'espoir d'en sortir car la mort de ne veut pas de vous et vous n'en voulez pas quoi que vous disiez. Réfléchissez à cela si vous le pouvez.

*
Je vous souhaite une bonne nuit
Amitiés
Léonie

29. Le mardi, mai 16 2017, 09:43 par zorg-f

oui.peur de tout.

30. Le mardi, mai 16 2017, 19:15 par ver00

Et moi de rien, mais que se passe t-il ? Zorg

31. Le mardi, mai 16 2017, 19:21 par ver00

On est relié qq part, spirituellement, niveau de la peur, je n'ai plus peur, donc vous gardez le contraire, pour que la peur puissent encore exister . C'est une façon de voir, très spéciale, mais bon, lisez mon blog, svp . je parle des "binaires" ou binomes , nous en formons un , à 2 ; pourquoi ? J'en ai une petite idée, mais faut lire mon blog, je ne peux pas le répéter ici, comprenez que j'ai un planning très chargé . Bisous .

32. Le mardi, mai 16 2017, 20:26 par ph

Psaume 4 "livre des psaumes"

Garde mon âme dans la paix, près de toi, Seigneur.
Quand je crie, réponds-moi, Dieu, ma justice !
Toi qui me libères dans la détresse,
pitié pour moi, écoute ma prière !

Beaucoup demandent : "Qui nous fera voir le bonheur ?"
Sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage !
Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors,
car tu me donnes d'habiter, Seigneur, seul, dans la confiance.

Eric Dallongeville
Le 29 octobre 2016

33. Le mercredi, mai 17 2017, 03:56 par ver00

OUI, j'ai prié 2 fois,je ne savais pas quoi faire d'autre,j'ai maintenant la certitude de Dieu Diable .

34. Le mercredi, mai 17 2017, 10:57 par ph

Bonjour,

Si vous croyez en Dieu, celui-ci n'est en rien responsable des maux de la terre. Le mal a quelque chose à voir avec l'homme. Dire que l'on a mal ne suffit pas,il faut vouloir aussi changer le cours des choses. Croire en Dieu, c'est une philosophe de vie, c'est l'espérance,la solidarité, l'écoute et la présence avec celui qui souffre.

35. Le mercredi, mai 17 2017, 11:06 par zorg-f

il n'y a plus de place pour Dieu dans le désastre ou je suis. Je prends de nouveau du tercian depuis deux jours. Je souffre le martyre malgré cela.

36. Le mercredi, mai 17 2017, 11:22 par ph

Je sais que vous ne croyez pas, ce serait sans doute plus simple

37. Le mercredi, mai 17 2017, 11:35 par ph

N'attendez pas d'être hospitalisé sous la contrainte. Partez faire le vide et vous reposer. Ce n'est pas honteux , au contraire,c'est être capable de gérer sa maladie. Lâchez prise. Je m'étais dit que je ne vous donnerai pas de conseils,mais vous êtes très fatigué et votre famille aussi sans doute.

38. Le mercredi, mai 17 2017, 17:28 par zorg-f

la nous sommes dans le concret. Hélas ma mutuelle ne couvre que 90 jours par an, j'en ai utilisé 60.
je ne suis pas en ALD, si l'hospitalisation se prolonge au-delà de 30 jours tout sera à ma charge. Enfin il faut absolument que je règle des problèmes bassement matériels mais qui participe pour beaucoup à mon angoisse et qui risque de coûter une fortune. Il s'agit de ma piscine qui ne fonctionne plus correctement. Quelle erreur d'en avoir fait construire une.
De plus je désire pas être hospitalisé car je pense que ça ne m'apportera rien, je ne supporte plus les hospitalisations, c'est trop difficile pour moi et j'en ai épuisé je pense tout ce qu'elles pouvaient m'apporter.

De toute façon la contrainte ne peut être demandée que par ma femme ce qu'elle ne fera jamais sauf si je fais une TS.
Et en plus si je fais une TS je me retrouverai hospitalisé à Saint-Jacques à Nantes car l'hôpital psychiatrique de la ville où je vis ne veux plus de moi ni celui de la Roche-sur-Yon. Et Saint-Jacques c'est l'enfer; Et je risque en plus comme ça m'est arrivée la dernière fois de passer devant un juge pour être mis en soins sous contrainte, ce qui veut dire en clair que je peux rester hospitalisé des mois et que tout dépend du bon vouloir du psychiatre. Je m'en suis sorti à chaque fois en me faisant transférer dans la clinique où je suis suivi et ou mon psychiatre a immédiatement levé la contrainte.
le système psychiatrique en France ressemble au système carcéral.

il faut que je tienne coûte que coûte.

Je le serais que si hélas je fais une tentative de suicide.

39. Le mercredi, mai 17 2017, 17:30 par zorg-f

oui, si je croyais cela serai plus facile,, hélas on ne peut pas se forcer pourtant j'ai cherché et j'ai appelé.

40. Le mercredi, mai 17 2017, 18:08 par ph

Je ne comprend pas pourquoi vous n'êtes pas en ALD. Votre psychiatre peut être votre médecin référent et demander l'ALD. C'est rapide.

La piscine peut attendre ? Il est mieux d'anticiper,de demander un séjour à la clinique que de se retrouver à St Jacques.

Et pourquoi pas une cure thermale pour l'anxiété pour vous changer les idées pendant 3 semaines, 1 mois, prise en charge par la sécu ? Ce n'est peut être pas grave si vous devez payer un supplément. Vous avez besoin de changer d'air ! Partez seul sans votre famille dans un lieu où l'on va s'occuper de vous. Je suis sûre que vous allez trouver une solution . Gardez courage

41. Le mercredi, mai 17 2017, 18:12 par ph

Il vous faut trouver un autre lieu ressource

42. Le jeudi, mai 18 2017, 00:30 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Effectivement je ne comprends pas pourquoi vous n'êtes pas en ALD. Si votre psychiatre ou médecin en fait la demande, vous aurez un accord sans problème vu votre traitement et l'ancienneté de votre maladie. La dépression fait partie des 30 maladies prises en charge à 100% donc n'hésitez pas à en parler à votre psy ou médecin, déjà ça vous ferait du soucis en moins.
*
En parlant de Dieu, Sri RAMDAS, un grand maître Indien à dit :
"Je ne peux pas prouver l'existence de Dieu, mais quand vous Le rencontrerez, vous ne douterez plus".

*
Maintenant chacun voit ce qu'il veut mais il y a une chose qui est sûre c'est qu'une part de nous est divine, une âme, un atome, ce que vous voulez (dieu est en chacun de nous), d'ailleurs certains physiciens en parlent.
*
1. Werner Heisenberg (prix nobel de physique nucléaire 1932 -à 31 ans-) a dit :
« la première gorgée dans le calice des sciences de la nature rend athée
– mais au fond de la coupe il y a Dieu qui attend »
*

Il n'y a qu'une conscience intelligente incommensurable qui soit responsable de la création telle qu'elle est, mais beaucoup ne voient pas cela et ne se posent même pas la question comment des êtres de toutes natures (humains, animaux flore, univers et autres) soient aussi sophistiqués niveau création.
*
Voltaire disait : L’univers m’embarrasse et je ne puis songer que cette horloge existe et qu’il n’ait point d’horloger.
*
*
*Antoine de St Exupéry disait : « L’essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le cœur. ».
*
Je pense que vous avez cherché Dieu à l'extérieur de vous donc avec le mental et les yeux mais c'est par le coeur qu'il peut être trouvé, d'ailleurs il n'attend que ça puisqu'il est une part de nous, la meilleure part d'ailleurs qui attend que la part négative qui s'exprime tout le temps se taise. C'est d'ailleurs cette part positive qui a émergé par deux fois et qui a été refoulée aussitôt par la part négative. Je vous ai déjà parlé de l'histoire des deux loups en nous et que celui qui gagne c'est celui que l'on nourrit.....Vous savez donc lequel vous nourrissez.
*

Qu'à ce la ne tienne, cette part négative (ou loup) peut être combattue et vaincue, faut juste avoir la foi pour ça sans cela ça risque d'être plus difficile.
Vous devez donc continuer le combat, c'est impératif, au point où vous êtes qu'avez vous à perdre.?.
*
Je vous souhaite une bonne nuit;
Amitiés à vous et à tous ceux qui vous soutiennent
*
Léonie

43. Le jeudi, mai 18 2017, 07:24 par ph

Bonne fête Eric

44. Le jeudi, mai 18 2017, 10:01 par zorg-f

merci,je savais pas.

comme vous dites Léonie au point ou j'en suis ! Je suis en pleine attaque de panique malgré le tercian, tout se disloque autour de moi, je viens d'appeler la clinique en urgence, je vais faire ce qu'il ne faut pas faire, me faire hospitaliser. Je vais laisser la maison et le jardin en vrac pour ma femme. J'en suis malade de ne plus pouvoir prendre ma vie en main. Et je ne parle pas de mes enfants et de mes petits-enfants que j'abandonne complètement comme moi-même d'ailleurs.
Quel gâchis, quelle tragédie de terminer comme ça. Je vais me livrer à la chimie et au psychiatre qui vont me défoncer les médicaments ce qui mettra un terme à ma vie d'homme. Mais d'un autre côté puisque je ne peux pas me suicider il faut bien que je trouve une solution et puisque Dieu ne veut pas de moi je vais me tourner vers le diable.

45. Le jeudi, mai 18 2017, 12:42 par ph

Bonjour Zorg et Véro, je ne vois pas ce que je peux vous apporter de plus, puisque je ne suis à votre place.

Je vous ai fait partager ce que je vis en tant que conjointe. Mon mari n'a pas capitulé,comme dit Véro. II a toujours le choix de renoncer aux traitements, aux hospitalisations,...,à retrouver sa vie d'avant.
La différence avec vous, c'est qu'il a accepté la psychiatrie , il est capable maintenant à de s'analyser, et d'écouter. D'ailleurs, les dosages du traitement très importants,baissent au fur et à mesure des mois qui s'écoulent, et il n'a plus aucune addiction. Bien sûr,il a dû quitter son travail dans le social il y a quelques années. Et nous ne sommes pas riches (pas d'argent pour remplacer notre toiture qui fuit de partout et autres problèmes...) J'ai dû assumer seule les enfants, mon travail, les soucis matériels et administratifs etc...

Mais ce n'est pas ça compte, ce n'est pas le matériel.Le plus important,c'était que mon mari s'en sorte. Comme vous. Et je ne crois pas au diable. Je vous souhaite bon courage et si besoin, je reste à votre écoute.

46. Le jeudi, mai 18 2017, 19:58 par zorg-f

moi non plus ,merci ph.

47. Le vendredi, mai 19 2017, 00:17 par ver00

Bonsoir Zorg ,

Ca fait deux nuits que j'ai des angoisses terribles, c'est la deuxième fois que ça m'arrive, mais la, j'avais peur de mourir, je prenais ma tension, mon pouls,je réveillais mon mari ! Et bien j'ai trouvé le truc, venez dans mon blog !

Bisous ;

Véronique .

48. Le vendredi, mai 19 2017, 04:34 par ph

Véro, vous avez tout compris ! Oui, vous êtes protégée !

49. Le vendredi, mai 19 2017, 11:47 par zorg-f

bonjour Véro, vous avez eu des angoisses, ça n'a pas duré bien longtemps et vous vous êtes rendu compte de l'horreur de ce sentiment. Imaginez ce que je vis à toute la journée dès le matin, tout le temps.
ce matin à 8:30 un plombier est venu, il m'a réveillé et il a réveillé l'angoisse. Je n'ai pas pu faire autrement que de lui en parler. Il m'a dit que son père s'était suicidé et qu'il avait trouvé Dieu, c'est bizarre puisque juste après je suis allé voir votre blog, alors vous aussi vous voilà touchée par la grâce. Moi elle ne veut pas de moi.
Moi ce n'est pas Dieu que j'appelle au secours mais mon psychiatre qui ne me rappelle pas.
Je crois qu'il n'y a rien à comprendre Léonie, elle est la ou pas. Je ne peux pas me forcer à croire bien que mon être n'attend que ça. Adolphe dans la greffe est touché par la grâce pendant l'enterrement de Zachary,, moi je suis Zachary et je vais avoir son destin.

50. Le vendredi, mai 19 2017, 12:27 par Gab

Bonjour Zorg,
Il doit y en avoir d'autres comme moi, qui vous lisent depuis un moment, mais qui n'ont absolument aucun conseil à donner, parce que je suis persuadée que les conseils tombent toujours à côté de la plaque, et qu'ils ne servent à rien ...
Alors juste de temps en temps un coucou amical en passant, voilà ;-)

51. Le vendredi, mai 19 2017, 18:58 par ver00

Zorg,

Vous pouvez faire comme moi, j'ai inscris ma méthode, jour après jour, tout est détaillez, vous pouvez réussir aussi, il faut nettoyer votre inconscience t !!!!! C'est une poubellle §!!! Lisez moi , svp !!!!!

52. Le vendredi, mai 19 2017, 18:58 par ver00

détaillé

53. Le vendredi, mai 19 2017, 20:45 par zorg-f

bonjour gab, merci d'être toujours la.

détaillée ! Quel chantier ? j'ai fait huit ans de psychanalyse et croyez-moi ce que j'ai trouvé n'était pas beau à voir. Cela ne m'a pas guéri.
Je comprends votre enthousiasme, vous êtes en train de guérir, vous croyez à ce que vous faites et vous pensez que c'est la vérité que vous écrivez. C'est votre vérité et elle est intelligente. Moi je n'y parviens plus.

54. Le vendredi, mai 19 2017, 21:09 par PH

Je n'ai pas interpréter votre livre comme vous. J'en ai déduit que vous alliez devenir Adolphe,l'homme qui a changé. Votre livre est très positif.

55. Le vendredi, mai 19 2017, 21:21 par ver00

C'est pourtant,simple, laissez le passé passer, et l'avenir, venir ; On a fait tous comme on a pu avec les données qu'on avait à ce moment là ! je ne peux pas vous en dire plus, je suis trop fatiguée, par ce qui vient de se produire; mais je peux vous dire que je suis allée à l’hôpital toute la journée, que j'ai parlé de mon blog, et qu'il est en train d'être compris . Je ne suis pas folle, lisez mon blog, comprenez qu'on était missionné par l’inconscient pour trouver l'Eden promis, voila pourquoi on a fait des horreurs, il fallait trouver la bonne route, en passant par tous les chemins ! Je ne suis pas croyante, je sais, Dieu est obligation pour exterminer le doute dangereux, c'est tout . Je n'ai pas eu de grâce, j'ai trouvé à l'aide de tous, aidée par les inconscients. Dieu, c'est celui qui est au dessus de nous et sais combien on fait tout ce qu'on peut pour bien faire, ce peut être vous, ou lui, mais il nous faut quelqu'un pour nous garder du doute et de la peur afin de pouvoir avancer positivement .

56. Le vendredi, mai 19 2017, 23:33 par Ninhursag

Bonjour Eric

Tout comme PH, quand j'ai lu les passages de la Greffe que vous avez écrit j'en ai déduit aussi que c'est vers Adolphe que vous allez, ce que vous avez écrit vient de votre inconscient, mais Zaccharie s'accroche et vous fait croire que vous êtes lui or vous êtes Adolphe, c'est criant dans ce que vous avez écrit, mais peut être que vous ne pouvez le voir de votre position et si c'est votre destin ça explique l'impossibilité de suicide, on ne peut aller contre celui-ci, car si c'était de mourir, il y a longtemps que ce serait fait.
*
J'ai le souvenir d'avoir eu le dossier d'une jeune fille dépressive qui avait fait de multiples tentatives de suicides et la dernière tentative elle s'est jetée par la fenêtre mais a survécu et est devenu paraplégique et bizarrement après cette tentative elle a retrouvé l'envie de vivre et s'est battu ensuite malgré le handicap. La mort n'a pas voulu d'elle, mais la vie oui avec un réel changement, aussi peut être n'avez-vous pas encore atteint le point la bascule peut avoir lieu, alors attendons...
*

Gardez courage et bonne nuit.
Amitiés à vous et à tous.
*
Léonie

57. Le samedi, mai 20 2017, 00:01 par ph

Je vous rejoins dans vos propos Léonie
Bonne nuit aussi à vous tous

58. Le samedi, mai 20 2017, 09:52 par zorg-f

attendons ! j'ai souvent pensé à ça, devenir paraplégique pour guérir de ma dépression.c'est ce qu'on appelle un changement radical de vie !
Mais sur le fond ce n'est pas idiot. D'ailleurs après chaque tentative de suicide que j'ai faite j'allais très bien dans des endroits difficiles à vivre comme les hôpitaux psychiatriques ce qui est un paradoxe.

59. Le jeudi, mai 25 2017, 16:23 par Sami

Bonjour à tous,

Je suis désolé de vous apprendre le décès d'Eric . Il a trouvé la paix.

Eric était une personne avec un cœur énorme, il a dévoué sa vie à soigner les autres tout en cherchant les réponses aux débordements de ses propres émotions.

Quel que soit le mal qui vous ronge, il faut vous battre. Entourez vous d'amour et n'hésitez pas à partager vos sentiments et états d’âmes, il y a toujours une oreille quelque part, une personne qui pourra vous aider. Si vous débordez aussi d'amour, donnez en

Ce blog restera en lecture quelque temps, jusqu'à ce que sa famille décide de son futur.

60. Le vendredi, mai 26 2017, 08:08 par ver00

Paix à vous Eric, pardonnez moi de n'avoir pas su trouver les mots .

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