Mais qu'est-ce que j'ai dans ma tête ?

C'est peut-être le billet de trop, j'ai besoin de parler. J'ai écrit il y a peu que j'étais bipolaire par ce que c'est le diagnostic du psychiatre et que je suis traité pour ça. Par ce que depuis 10 ans que ma maladie a commencé je ne vit que des hauts et des bas. De moins en moins haut et de plus en plus bas. À chaque fois que je me suis effondré j'ai fait une tentative de suicide, il y en a eu quatre. J'ai été hospitalisé 12 fois. Sans aucun résultat on m'a fait avaler toute la pharmacopée.

Je fais de moins en moins de choses, je laisse tout tomber, tout ce qui ne permettait de tenir, le sport, la peinture et l'écriture, la lecture, les petits plaisirs de la vie. J'ai maigri beaucoup, je fume deux paquet de cigarettes par jour, je fais tous les matins une crise angoisse. Pendant ses crises angoisse je halète et je hurle et mon psychiatre m'a demandé pourquoi, les autres ne le font pas. Je suis tombé par hasard sur une vidéo qui montre une crise d'hystérie, c'est exactement ce que je fais.

Alors me voilà rendu à la case départ, je suis un hystérique traité pour une maladie qu'il n'a pas. Je suis allé lire beaucoup de choses là-dessus, et ce qui caractérise l'hystérie c'est son absence de réponse au traitement médicamenteux. L'hystérie se soigne par la psychothérapie ou la psychanalyse. J'ai fait les deux, j'ai cru guérir, et puis je je suis retombé lorsque j'ai pris ma retraite.

J'ai tous les signes, tous les fantasmes, tous les infâmes oripeaux de l'hystérie masculine.

Je suis coincé, je suis piégé par cette névrose que j'ai depuis toujours, avant j'arrivais à vivre avec et puis des chocs psychologiques ont entraîné sa décompensation. J'ai été mal soigné dès le départ ensuite ça été l'engrenage sans fin ou avec l'aide des psychiatres je me suis gentiment autodétruit.

Je ne sais plus quoi faire, je sais que les médicaments ne me servent à rien à part les anxiolytiques. Ce qui me fait du bien c'est la reconnaissance des autres lorsque je faisais quelque chose de bien. Ce qui m'a toujours fait remonter c'est cette reconnaissance qui me faisait croire en moi et qui effaçait comme par enchantement l'angoisse qui me ravage. Il faudrait que je recommence une psychothérapie ou une psychanalyse, mais avec qui ? Tous ceux que j'ai vu ont fini par baisser les bras. Freud disait qu'on ne guérissait pas l'hystérie. La seule façon de guérir c'est de s'en servir comme d'un levier et de la transcender.

Mais pour moi il est trop tard, je suis trop détruit.

Il ne faut plus que je fasse des tentatives de suicide bien que ce ne soit pas l'envie qui m'en manque car cela ne sert à rien puisque je me raterai et que cela m'amènera à l'hôpital psychiatrique où on me mettra sous camisole chimique, j'ai déjà donné et je connais bien.

Pour ceux qui ont eu le courage de lire la greffe, le sexe, le masochisme en est la trame avec la recherche de Dieu ce qui est bien paradoxal.

Ce week-end j'ai toute ma famille à la maison, il va falloir que je développe des trésors de volonté pour me montrer sous un jour à peu près normal car je ne veux surtout pas leur faire du mal.

Commentaires

1. Le lundi, avril 17 2017, 01:22 par Ninhursag

Bonsoir Eric
*
Une phrase m'interpelle dans votre commentaire c'est :
"Ce qui me fait du bien c'est la reconnaissance des autres lorsque je faisais quelque chose de bien. Ce qui m'a toujours fait remonter c'est cette reconnaissance qui me faisait croire en moi et qui effaçait comme par enchantement l'angoisse qui me ravage."
*
Je pense que si vous refaite une psychothérapie il faudrait interroger ce besoin de reconnaissance, qui d'ailleurs rend malheureux des milliers d'êtres humains.
Je vous met un lien qui va peut être vous parler :
*
http://www.pleine-conscience.fr/201...
*
Vous me direz ce que vous en pensez.
Je vous souhaite une bonne nuit.
Amitiés
Léonie

2. Le lundi, avril 17 2017, 01:37 par Ninhursag

PS - Je remets un autre lien qui est aussi intéressant :
*
http://www.lexpress.fr/styles/psych...

3. Le lundi, avril 17 2017, 10:08 par zorg-f

bonjour
hier soir après avoir lu un article terrible sur les dommages collatéraux entraînés par les antidépresseurs j'avais décidé de les arrêter. Ce matin après avoir était ravagé par une crise angoisse je me demande comment je vais pouvoir faire. Les antidépresseurs empêchent la neuroplasticité qui est induite en particulier pendant la psychothérapie.
J'ai besoin d'une bonne psychothérapie, mais avec qui ? Et n'est-il pas trop tard.
Bon lundi de Pâques

4. Le mercredi, avril 19 2017, 00:40 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Merci, mon Lundi de Pâques a été très calme (repos) et puis je ne travaille plus, ma retraite prend effet le premier Juin et là je liquide mes congés.

*

Je pense que si vous voulez arrêter les anti-dépresseurs il faudrait un suivi médical.
Je vous dis ça parce qu'il y a quelques mois je tapais un dossier d'une femme qui depuis de nombreuses années n'avait plus de vie parce qu'elle était sous anti-dépresseurs et d'autres médicaments et cette femme avait entrepris un sevrage progressif avec son médecin généraliste et il se trouve qu'elle a retrouvé peu à peu une vie normale et j'ai pensé à vous à ce moment là en me disant qu'il vous faudrait un thérapeute prêt à vous aider dans cette entreprise.
Par ailleurs dites vous bien que dans la vie il n'est jamais trop tard pour bien faire.
Si la volonté est là avec de l'aide si besoin rien n'est impossible, de plus j'ai toujours la conviction que vous pouvez vous en sortir....Je sens juste que quelque chose en vous se cramponne pour ne pas disparaître ou laisser sa place et pourtant il le doit et je pense que vos crises d'angoisse disparaîtront à ce moment là. Perso c'est ce qui a eu lieu du jour au lendemain et depuis ça n'a plus changé. Chez vous ça a eu lieu deux fois mais il y a eu rechute mais je pense que ce quelque chose étant très fort chez vous, il faudra d'autres fois pour le déraciner mais ça viendra. En tous les cas je vous le souhaite.

Je vous souhaite une bonne nuit et gardez courage.
Amitiés
Léonie.

5. Le mercredi, avril 19 2017, 10:59 par zorg-f

vous avez parfaitement raison, c'est absolument impossible. J'ai essayé avant-hier de diminuer un petit peu et ça été la catastrophe. Je prends 90 mg de mianserine depuis ma dernière hospitalisation. Auparavant j'étais à 30 mg et je me sentais mieux. Pendant mon embellie en octobre je n'en prenais plus du tout. J'ai l'impression que je ne peux plus revenir en arrière. Il faudrait être accompagné. J'ai cherché partout sur Internet des centres où on pratique des sevrages. Il n'y en a pas en France, seulement au Canada.
Pour moi on ne peut plus parler de crise angoisse. J'ai de l'angoisse tout le temps avec des paroxysmes. Toute action m'est impossible, ce matin j'ai épluché des haricots verts c'était presque impossible pour vous dire où j'en suis. une de mes filles m'a dit que j'étais justement bon à mettre mes lacets de chaussures et encore.
Je vois mon psychiatre dans trois semaines

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