Il faut bien admettre l'évidence, je suis bipolaire.

Après un mois et demi de bonheur total, j'ai replongé en trois jours suite à deux chocs émotionnels.

De nouveau je suis dévasté par l'angoisse et incapable de mettre un pied devant l'autre. Tous les projets que j'avais faits me semble irréalisable. C'est terrifiant.

Cette succession d'états plus ou moins euphoriques et d'épisodes dépressifs prouvent hélas que mon psychiatre a raison et que je suis bipolaire. Hélas aucun traitement chimique n'est actif.

Je ne sais pas comment faire pour m'en sortir, je suis complètement désemparé.

Commentaires

1. Le samedi, décembre 10 2016, 21:08 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Je ne pense pas que vous soyez bi-polaire, je pressentais votre rechute, tout est allé très vite pour vous, mais ce n'est que partie remise. Comme vous pouvez le constater, ce retour a été plus long que les autres, vous remontez mais comme vous le savez quand un plongeur remonte, il le fait par paliers, la vous êtes dans un sas de décompression, il y en aura d'autres peut être, mais faut les voir comme nécessaires pour accéder à une stabilisation définitive, le tout est de ne pas baisser les bras par cet arrêt, attendre l'accalmie et reprendre votre chemin. Vos projets ne sont pas irréalisables au contraire, perso je vous vois toujours en bonne voie et si mon fils était là il vous dirait que je me trompes rarement ce qui d'ailleurs le met en rogne m'a t-il avoué un jour. N'oubliez pas que je suis passée par là, je reconnais bien là le chemin vers la paix totale mais faut être patient et confiant. Là vous êtes angoissé parce que désespéré de croire d'avoir perdu ce que vous venez de gagner, cessez donc de croire ce que votre mental/ego (le petit singe comme je l'appelle) vous insuffle.

Ne soyez donc pas désemparé et ne regardez pas en arrière et reprenez le bâton pour continuer votre route.

Bonne soirée
Amitiés
Léonie

2. Le samedi, décembre 10 2016, 21:16 par Ninhursag

P-S

Quels chocs émotionnels avez vous vécu?

Vous êtes encore identifié à vos émotions qui pourtant ne sont pas vous.
N'oubliez pas que votre remontée vous à permis de vider une partie de vos souffrances, ce qui explique les pleurs de joie mais il reste encore des émotions à vider mais vous avez fait le plus gros,

***

3. Le vendredi, décembre 16 2016, 13:50 par ver00

Bonjour Léonie et Zorg

Bipolaire, ou pas ? Ce n'est pas la mort d'être bipolaire. Je suis maintenant beaucoup plus équilibrée que bien des gens soi disant "sains". De plus, pour moi, c'est une recherche de meilleur équilibre, rien d'autre ! Un cerveau qui s'autocensure et cherche à se renouveler, comme un four à pyrolyse, ce pourrait être une mutation cérébrale qui mieux comprise aboutirait vers une amélioration spirituelle. Personnellement, je n'ai pas honte d'être bipolaire, j'en parle, je l'ai dit à ma remplaçante. Les temps vont changer, il est temps de changer le regard des autres et le notre, sur nous mêmes. Zorg, certains devraient remettre en cause leurs cerveaux et ne le font pas ,; croyez vous qu'ils soient équilibrés ? En apparence peut -être, mais ils peuvent s'écrouler au moindre choc. Le travail que nous faisons est pénible mais nécessaire; nous n'avons pas fait comme l'autruche ; nous avons exploré notre inconscient, et bien sur rencontré notre inconscient poubelle, c'est cela qui nous déprime......il faut vider cette poubelle, pardonner aux autres et à soi même, pour libérer le meilleur de nous mêmes et devenir un être entier, sans conflit intérieur, afin qu'inconscience et conscience travaillent ensemble vers notre amélioration.

Amitiés.

Véronique.

4. Le dimanche, décembre 18 2016, 01:20 par Ninhursag

Bonjour Ver00

Ce sont de belles paroles pleines de sagesse que vous dites là et je suis tout à fait d'accord avec.
Ceux qui explore et font le nettoyage de leur inconscient poubelle comme vous dites sont les précurseurs d'une nouvelles conscience spirituelle, le travail est certes dur mais il devra être fait par toute l'humanité pour que celle-ci puisse évoluer.

Quand à vous Eric, j'espère que vous allez mieux, vous êtes bien silencieux.
Je comprends que vous soyez décontenancé d'avoir reperdu la paix qui était là selon votre impression, mais en réalité elle est toujours là, c'est juste votre mental/ego qui vous joue encore des tours mais vous arrivez à la fin d'un travail de longue haleine et ce mental est entrain de perdre des forces. Il aura encore quelques sursaut parce que chez vous il est fort mais d'après les résultats déjà obtenus, il devrait bientôt abdiquer.
Ne baissez surtout pas les bras si près du but.

Bonne nuit à tous les deux.
Amitiés
Léonie

5. Le mercredi, décembre 21 2016, 11:13 par zorg-f

je meurs

6. Le jeudi, décembre 22 2016, 17:39 par Ninhursag

Bonjour

Non Eric vous ne mourez pas, car cela fait des années que vous mourez petit à petit à vous-même, pour moi c'est l'égo qui meurt mais il s'accroche dur comme fer.
Pour certains c'est radical mais pour vous ça l'est moins pour sans doute des raisons venant du passé.

Accrochez vous encore jusqu'à ce qu'il lâche.
Vous y étiez presque arrivé, la rechute n'est qu'un leurre et vous êtes près du but.

Je vous souhaite de passer ce cap et de retrouver le paix que vous avez eu quelque temps.

Bonne soirée et à bientôt avec de meilleurs nouvelles.
Amitiés
Léonie

7. Le samedi, décembre 24 2016, 18:02 par zorg-f

bon Noël à tous.

8. Le dimanche, décembre 25 2016, 19:53 par Gab

Merci Zorg, A vous aussi !

9. Le lundi, décembre 26 2016, 15:16 par zorg-f

triste Noël. Je suis hospitalisé pour la 13e fois mercredi prochain.

10. Le mardi, décembre 27 2016, 16:42 par Ninhursag

Bonjour Eric

Ce n'est pas le nombre d'hospitalisations qui compte, c'est ce qu'il en ressort à chaque fois.
La dernière en date à montré que vous pouviez retrouver la paix et le bonheur, maintenant il s'agirait de le stabiliser et c'est ce qu'il est important de faire à chaque progrès.
J'ai l'impression que vous apprenez de chacune de vos hospitalisations, peut être qu'il vous reste encore quelque chose à intégrer aussi n'ayez pas peur de la suite.
Tout ce qu'il faut constater c'est que vous rechutez suite à des évènements qui vous déstabilisent même s'ils sont minimes, il y a une sorte d'identification à ceux-ci.
*
Le Bouddha a dit :
Pour te libérer de la souffrance, libère toi de tes attachements.
*
Les attachements sont votre problème. Vous êtes attaché votre passé et à ce que vous étiez, vous arrivez de temps en temps à lâcher prise et c'est le bonheur qui est au rendez-vous mais vous retrouvez très vite votre ancien fonctionnement dès que l'occasion se présente, sous forme bien sûr d'évènements même mineures.
Je suis persudaée que lorsque vous étiez bien, vous redoutiez l'arrivée de Noël...quelque chose en vous voulait le gâcher, mais ce quelque chose n'est pas vous, "Qui" vous êtes réellement s'est manifesté quand vous étiez si bien, mais le mental/ego a repris les rennes, il ne vous reste plus qu'à remettre ça sur le tapis pour montrer qui est le vrai maître à bord.

Je vous souhaite encore d'y arriver et je ne lâcherais pas tant que ce ne sera pas effectif définitivement....je sens que vous approchez du but qui est en réalité celui que vous avez au fond de vous depuis toujours et vous le savez, vous l'avez écrit, même si vous n'y croyez pas.

Bonne fin de journée à vous et à bientôt

Amitiés
Léonie

11. Le mardi, décembre 27 2016, 19:15 par zorg-f

merci

12. Le dimanche, janvier 1 2017, 22:45 par ver00

Bonne année 20 17 à tous !!!!!! Courage Zorg, la guerre que nous menons est la plus difficile mais si nous sommes au front, c'est que nous pouvons la gagner !

13. Le lundi, janvier 2 2017, 02:19 par Ninhursag

Bonne année 2017 aussi à tous et que Eric nous revienne avec la paix à nouveau retrouvée et ce définitivement.

Amitiés

Léonie

14. Le lundi, janvier 30 2017, 13:30 par Ninhursag

Bonjour Eric

Que devenez vous? êtes vous toujours hospitalisé?

Votre long m'inquiète..........J'ose espérer que vous allez bien.

Amitiés

Léonie

15. Le mardi, février 14 2017, 12:55 par ver00

Cc Eric,

Être bipolaire, c'est être différent, et croyez moi, pas forcément pire ! Il faut être sensible, et posséder une clef du monde qui ne correspond pas au monde actuel, c'est tout ! Qui dit que nous ne sommes pas plus dans l'exactitude ? Courage, Zorg, et gardez confiance en vous, perso, je suis fière de moi, j'aime mes pensées, mon inconscient ne veut que le bonheur pour tous, il le dit à chaque fois que je ne prends pas mon anti psychotique. Et, il me semble que c'est un gage de bons sentiments.

Amitiés.

Véronique.

16. Le mercredi, février 22 2017, 18:08 par zorg-f

bonjour

me voilà de retour chez moi après deux mois d'hospitalisation. Je suis défoncé de médicaments et je souffre toujours autant. Malgré cela le psychiatre m'a laissé sortir.
Il m'a dit que je souffrais d'une dépression profonde et qu'il me faudrait des mois pour remonter la pente. Moi, je ne sais pas si j'en aurais la force.
Malgré tout j'ai fait de belles rencontres mais dans la souffrance on est seul avec soi-même.
Je vais tenter de continuer à écrire sur le blog.même cela me demande un effort.

Amitié à vous tous.

17. Le jeudi, février 23 2017, 20:31 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Je suis contente de revoir le bout de votre nez. J'ai pensé beaucoup à vous avec l'espoir que vous reveniez mieux de cette hospitalisation. Je pense que lors de votre renaissance vous avez arrêté trop tôt les médicaments tout simplement parce que même s'ils ne font aucun effet sur vous, votre corps est habitué à les avoir, le corps à sa propre intelligence quoi qu'on en pense. Par exemple un alcoolique augmente les doses d'alcools parce qu'elles ne lui font plus d'effet sur son esprit, mais sur le corps l'effet est bien là. Il aurait fallu arrêter progressivement, faire un sevrage avec un accompagnement. Si les médicaments ne font aucun effet, ça ne sert à rien de se défoncer, évidemment les psy. n'ayant pas d'autre solution à vous proposer, vous en prescrivent une tonne pour se donner bonne conscience, mais est-ce vraiment une solution,? de mon point de vue c'est un ni plus ni moins un empoisonnement du corps qui justement à besoin d'être bien pour aider l'esprit. Pour l'heure l'esprit n'est pas soigné et c'est le corps qui trinque alors que c'est peut être par lui qu'une solution pourrait être trouvée.
Tout ce que je peux dire c'est que nous sommes des êtres spirituels et que c'est par la spiritualité qu'il y a une voie de sortie et si je dis cela c'est parce que c'est par là que je suis passée et que j 'ai pu rencontré beaucoup de personnes qui se sont sorties de dépressions de cette façon. Je pense que renier sa vraie nature est peut être le fond du problème et un jour cette nature réclame son dû et c'est à ce moment que le mental/ego entre en scène pour empêcher ça.
Je crois qu'il va vous falloir soigner votre corps pour qu'il puisse aider l'esprit car ils ne peuvent être dissociés et la psychiatrie comme elle est pratiquée les dissocie.
Vous avez vécu deux moments de renaissance et je pense que ce ne sont pas les derniers, il vous faut juste comprendre qu'on ne peut que remonter lentement quand est descendu aussi profondément, c'est un peu comme un plongeur en apnée qui sait très bien que s'il remonte trop vite, il risque d'avoir de gros problèmes, alors il remonte en faisant des paliers. De toutes les façons pour beaucoup de choses on descend toujours plus vite qu'on ne remonte.
*
Enfin ne perdez jamais espoir parce que tout est possible, le tout est d'avoir une foi inébranlable et remettre ça jusqu'à ce que l'on sorte victorieux et je suis persuadée que vous le pouvez..
Continuez à venir écrire sur votre blog même si c'est dur, faut pas écouter la petite voix qui vous souffle de ne pas le faire, ça vous permet de vous raccrocher au monde et puis il n'est pas question de vous abandonner tant que vous n'avez pas trouvé la paix et le bonheur.
*
Bonne soirée à vous et votre famille
Amitiés
Léonie

18. Le vendredi, février 24 2017, 10:21 par zorg-f

bonjour Léonie.

Je vous réponds avec peine, je suis dans un état proche de la folie. Ce matin l'angoisse m'a dévasté. Je ne peux plus rien faire, je me couche le soir à 21:00 et je me réfugie dans le sommeil. Je ne peux plus lire ni regarder la télévision. Ce matin ma femme va aller au marché je ne pourrais pas l'accompagner. Je vois un avenir terrible se dessiner devant moi celui de terminer dans un foyer pour adultes handicapés.Je ne peux pas l'accepter.
je dois partir dans trois semaines à la réunion je ne pourrais pas. Pas plusque je peux mettre fin à mes jours. J'ai déjà fait quatre tentatives de suicide et les deux dernières m'ont valu un placement par le juge en soins sous contrainte ce qui correspond à un internement à vie. Heureusement à chaque fois j'ai pu être transféré à la clinique.
Voilà ou j'en suis, voilà ma vie maintenant. Qu'est-ce qui pourrait me sauver ?

Je n'ai plus la force en moi pour lutter.

merci d'être encore là

19. Le vendredi, février 24 2017, 12:39 par Ninhursag

Bonjour Eric

Vous seul êtes à même de vous sauver, de plus vous en avez la force, depuis le temps que vous dites que vous ne l'avez pas, vous êtes encore là, donc c'est la force vivre est la plus forte. Vous avez eu deux remontées, ce qui veut dire que c'est possible. Vous devriez trouver la force d'aller à la Réunion, ça ne peut que vous faire du bien, même si pour vous y pousser cela risque d'être dur, il faut le faire quand même. Dans la dépression il n'y a qu'en se poussant malgré les difficulté qu'on peut s'en sortir, de toutes les façons il n'y a pas d'autres solutions. Nous sommes les maîtres de notre vie si on accepte cette maîtrise, lorsqu'on descend c'est parce que quelque part on a lâché celle-ci. Il vous faut donc retrouver cette maîtrise. Personnellement j'ai préféré à un moment donné essayer de gérer les crises d'angoisse plutôt que de prendre les médicaments tout simplement parce ceux-ci enlèvent toute volonté d'où la perte de la maîtrise de sa vie. Certaines de mes connaissances ont aussi opté pour cette solution et qui s'en sont sortis.
Si vous êtes complètement défoncé comme vous dites c'est un peu être comme un drogué, donc c'est normal que vous ayez l'impression d'être au bord de la folie.
Je ne comprends toujours pas pourquoi les psy qui vous suivent et qui savent que rien ne vous aide n'ont pas eu l'idée de tenter un sevrage accompagné de tout ce que vous avez pris et prenez encore. Il est clair que la chimie arrivé à ce stade est plutôt un poison, là c'est le cerveau qu'elle tue à petit feu, mais pas l'être que vous êtes qui se bat pour rester en vie.
Nous ne sommes pas le corps, nous sommes bien plus que ça et ce que nous sommes n'est pas fou, Ce qui déraille c'est le mental qui n'est qu'un instrument et la chimie aide à le faire dérailler.

*
En tous les cas je serais là aussi longtemps qu'il le faudra, vous devez vous sortir de là coûte que coûte et vous le pouvez,......j'en ai l'intuition.

*

Bonne journée à vous
Amitiés
Léonie

20. Le vendredi, février 24 2017, 21:27 par ver00

Bonsoir Zorg,

Heureuse de vous lire. Nous sommes des naufragés de la vie. Moi , oui, vous peut être encore en pleine tempête. C'est ainsi, et l'instinct de survie existe .

Amitiés .

21. Le samedi, février 25 2017, 12:46 par zorg-f

bonjour

vous croyez ? Moi je suis devenu une épave Mes deux mois d'internement ont été catastrophiques je suis encore plus mal qu'avant.
Depuis que je suis rentré de la clinique je n'ai pas pu sortir de chez moi. Ce matin au prix d'un effort surhumain j'ai accompagné ma femme au marché. J'aurais espéré que ce geste m'apporte un peu de soulagement. Il n'en est rien je suis encore plus mal. Je ne vais pas pouvoir continuer à vivre comme ça longtemps à ne rien faire, enfermé chez moi incapable de mettre un pied devant l'autre et à fumer comme un pompier.
Je ne peux plus lire ni regarder la télévision. Je n'ai qu'une envie c'est de dormir pour ne plus souffrir.
Je n'ai plus aucune émotion, aucune curiosité pour rien, aucun plaisir de vivre. Je suis tout simplement souffrance.

J'ai vu trop de choses terribles et subies trop de traumatismes pendant de nombreux internement en milieu psychiatrique. Ça m'a terriblement abîmés. Je prends beaucoup trop de médicaments. Quand je pense qu'il quelques mois j'avais retrouvé toutes mes capacités. Et ceci en prenant peu de médicaments,, c'est à ne rien y comprendre.

Je vais continuer à essayer de me battre sans trop d'illusions.

Amitiés

22. Le lundi, février 27 2017, 00:28 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Vous dites :
"Quand je pense qu'il quelques mois j'avais retrouvé toutes mes capacités. Et ceci en prenant peu de médicaments,, c'est à ne rien y comprendre."
*
Bien sûr qu'il y a à comprendre une chose que vous savez mais vous ne pouvez encore admettre comme beaucoup d'êtres humains à savoir que vous pouvez vous passer de la béquille que sont les médicaments qui à la longue un véritable poison quand il y en a trop. L'industrie pharmaceutique que se fait des milliards de bénéfices a habitué toute la société à vivre sous sa coupe, et maintenant que c'est passé dans les mentalités que les médicaments sont une obligation eh bien plus personne ne se soigne autrement alors qu'il existe des thérapies naturelles rejetées parce que par reconnues par ceux qui tirent les ficelles et qui font tout pour empêcher les gens qui se dirigent vers elles d'y aller.
*
De mon point de vue vous avez besoin d'un sevrage accompagné et non un arrêt brutal comme vous avez fait, quoique vous avez bien fait d'en faire l'expérience car vous avez eu la preuve que pour fonctionner à nouveau normalement il fallait ne plus les prendre, là le nouveau challenge serait de refaire la même chose mais progressivement comme je l'ai vu récemment dans le dossier d'une patiente qui se droguait depuis 30 ans et qui était devenue un zombie et qui revit depuis qu'elle a trouvé un généraliste qui l'aide à se sevrer tout doucement.
Des solutions existent mais peut être qu'elles sont difficilement acceptables par la psyché qui a été conditionnée depuis de nombreuses années.
Même si on la volonté psychique d'arrêter une addiction, le corps physique ne l'a pas et c'est lui qui court-circuite cette volonté, c'est lui qui envoie le signal d'angoisse que l'on décode comme une souffrance et effectivement c'est celle du corps qui a sa propre intelligence quoiqu'on en pense ou dise car chaque cellule du corps sait ce qu'elle a à faire pour que le corps fonctionne correctement, ce n'est pas le cerveaux qui lui donne des ordres.
J'ai comme l'impression qu'il y a un duel entre votre esprit et votre corps.
Il va donc falloir soigner le corps pour soigner l'esprit.......
Donc battez vous mais avec foi et changez de technique.....la solution chimique n'a jamais été la bonne et ne le sera jamais, aussi s'y accrocher pour aucun bénéfice n'a aucun sens.
Voilà ce que je pense depuis le début, à vous de voir.

Bonne nuit à vous en attendant de meilleurs jours.
Amitiés
Léonie

23. Le lundi, février 27 2017, 16:31 par zorg-f

je ne sais pas quoi vous dire, sauf que je suis bien pris au piège. Tout ce que je sais c'est que chaque récidive est due à un problème matériel concernant ma maison qui est devenue pour moi insupportable à gérer.
Il faudrait que je m'en débarrasse mais ce n'est pas si simple. Je me sens absolument incapable psychiquement de monter un projet immobilier sans parler des problèmes financiers qui iront avec. Je pense que ces soucis alimentent en permanence mon angoisse. Sans parler de la déchéance que je suis en train de vivre, chaque jour qui passe est pire que le précédent.

24. Le mercredi, mars 1 2017, 01:13 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Vos angoisses sont déclenchées selon vous quand il y a des problèmes matériels dans votre maison, mais ces angoisses je pense ne viennent pas de là réellement. Même si vous vendiez votre maison autre chose déclencheraient ces crises. Le problème matériel en soit n'est pas quelque chose de très grave dans une vie, les choses matérielles sont impermanente tout comme la vie. Nous venons au monde sans rien et repartons de celui-ci sans rien, alors pourquoi se gâcher l'entre deux avec les choses qu'on accumulées. Personnellement quand il y a des problèmes matériels je vais être un peu dérangée mais je vais me dire qu'on va arranger ca. Peut être êtes vous trop perfectionniste et que la moindre de chose qui n'est pas comme vous le voulez vous rend malade. J'ai un membre de ma famille comme qui ne fait pas des crises d'angoisses comme vous mais qui va vomir au point de devoir restée alitée toute une journée et parfois finir à l'hôpital avec de la tachycardie alors qu'elle n'a pas de problèmes cardiaques. Je dirais que vous êtes hyper stressé et que la moindre chose provoque la crise d'angoisse.
Je mon point de vue les crises d'angoisses peuvent être soignées autrement que par des médicaments qui ne sont qu'un cataplasme sur une jambe de bois. J'ai fait 18 ans de crises d'angoisses sans comprendre d'où ça venait mais j'ai décidé de moi-même de me sevrer des anxiolytiques et d'être le propre observateur de ces crises, je les laissaient venir et je buvais de l'eau glacée pour les stopper et ça marchait le plus souvent et en s'observant on voit toutes les choses qui ne vont pas dans notre vie et qu'il faut corriger. C'est un peu comme méditer sur soi-même.
Tant que vous ne saurez pas qui vous êtes vous aurez ces crises, que je vois comme un problème de perte d'identité. L'année dernière quand une de mes filles à fait sa dépression avec crises d'angoisses elle a dit une phrase qui m'a rappelé une des miennes à l'époque de ma dépression, cette phrase était : "Je ne sais pas Qui je suis"
Je parierai que vous en êtes là depuis un certain temps déjà....
Réfléchissez bien....

En tous les cas vous avez eu deux belles remontées et c'est là dessus qu'il faut y voir un espoir de remontée définitive mais faudrait prendre soins de votre corps que vous êtes entrain de détruire et d'intoxiquer et ça il n'y a que vous qui pouvez stopper ça, vous êtes le seul responsable de ce corps, chacun est responsable du sien d'ailleurs et c'est à chacun de faire au mieux. De la même façon l'on est capable de bien traiter sa voiture on doit être capable de le faire pour le corps qui est le véhicule de "Qui nous sommes". Le tout est de trouver ce Qui mais peu de personnes ne s'en soucient tant que la question ne leur tombe pas dessus un moment de mal être.

Gardez courage Eric
Bonne nuit
Amitiés
Léonie

25. Le jeudi, mars 2 2017, 12:12 par zorg-f

bonjour Léonie.
Je vais essayer de vous répondre bien que cela maintenant me donne des crises d'angoisse.
Voilà une semaine que je suis sorti de la clinique et que tous les jours je m'enfonce un peu plus. Ma femme me dit : ne te laisse pas envahir, agit,, bouge, fais quelque chose.
C'est ce que j'essaie de faire et le résultat est paradoxal car chaque fois que j'essaie de bouger l'angoisse est encore plus forte comme si elle voulait m'interdire d'exister.
Le soir lorsque je me couche vers 20:30 ! Je sais que je vais enfin trouver le repos mental dont j'ai besoin. Je ferme les yeux et j'arrive à faire le vide et je m'endors sans somnifère pour une nuit de 11:00. Alors je me suis posé la question, pourquoi ne peut-tu pas faire la même chose dans la journée. Le matin dès que l'angoisse arrive essayer de fermer ton esprit et de ne plus penser à rien. Mais la je n'y arrive pas car devant moi j'ai la vie qui existe et où je n'ai plus ma place. Ce matin pour la première fois depuis une semaine je me suis imposé une tâche simple, tailler ma glycine. Ça été un parcours du combattant, je tremblais de tous mes membres et j'avais le sentiment que ce que je faisais ne servais à rien. J'ai quand même terminé mon travail mais avec beaucoup plus d'angoisse que lorsque je l'avais commencé.
Alors comment voulez-vous que je fasse, rien faire me tue et agir m’anéantit. C'est sans solution.
je n'ai plus de courage Léonie et je n'ai plus de solution. Si je refais une tentative de suicide je vais me retrouver à l'hôpital psychiatrique public pour le restant de ma vie et je ne peux faire que les tentatives car je suis incapable de vraiment mettre fin à mes jours.

Bien à vous

26. Le jeudi, mars 2 2017, 14:11 par Ninhursag

Bonjour Eric

C'est une bonne chose que vous arriviez à faire le vide en vous couchant, bien sûr le challenge serait d'y arriver dans la journée, donc il vous faudra vous armer de courage pour y arriver, car il n'y a aucune raison que ça ne marche pas, évidemment ça risque de prendre du temps et j'ai l'impression que vous aimeriez que ça se fasse très vite et comme c'est pas le cas vous vous découragez d'avance. Il n'y a pas longtemps que vous êtes sorti de l'hôpital et ce n'est pas après quelques essais que vous aurez les fruits de votre travail. Donc vous devez tenir compte de cela.
Votre femme a entièrement raison quand elle dit que vous devez bouger pour ne pas vous laisser envahir, c'est une technique que j'ai suivi à une époque et j'avoue que ça a porté ses fruits même si au début je n'y croyais pas trop, car quand on déprime on ne croit plus en rien c'est là le piège inventé par le mental et vous êtes dans ce piège.
Même si tailler la glycine fut un parcours du combattant, vous l'avez fait quand même, ce n'était en plus qu'un début, donc il faudrait aussi développer la "PATIENCE".
D'ailleurs comme vous l'avez constaté le fait de faire le vide au coucher fait que vous n'avez pas besoin de somnifère ce qui est super et qui montre que l'on peut se passer de ce type de médicaments pour dormir.

Je pense qu'il vous faut persévérer et ne pas tabler sur le temps, chose que vous faites inconsciemment, d'où votre découragement en ne voyant pas d'amélioration aussitôt que vous entreprenez quelque chose.

Ne baissez jamais les bras Eric,, et c'est bien que vous soyez incapable de mettre fin à vos jours parce que vous ne mettrez fin à rien, pire, votre souffrance continuera de l'autre côté du voile et sera pire que de ce côté. (dixit mon frère qui est médium et voit les âmes décédées en souffrance).

Bonne journée à vous et tenez bon.
Amitiés
Léonie

27. Le vendredi, mars 3 2017, 12:20 par zorg-f

Léonie c'est la fin. Je vis un état de souffrance au-delà de l'humain. Mon âme est en train de se détruire et je ne peux rien y faire.
Priez pour moi

28. Le vendredi, mars 3 2017, 15:19 par Ninhursage

Bonjour Eric

Sachez que l'âme est indestructible, à mon avis ce qui se détruit c'est l'ego et ce n'est pas un mal si l'on va jusqu'au bout, mais en général il s'accroche dur comme fer et à mon avis c'est ce qui se passe chez vous depuis un certain temps déjà. Ne croyez pas que l'ego est un mal, il n'est qu'un outil qui permet à l'être que nous sommes réellement de grandir, mais l'outil peut se prendre pour l'être ou du moins l'être se prend pour l'ego, en fait ils s'identifient l'un, l'autre d'où cette sensation de destruction, donc seule la séparation est la solution pour que la paix revienne. Vous ne pouvez rien faire et c'est tant mieux, il n'y a rien à faire, juste laisser faire même si c'est douloureux pour l'instant, chez vous l'ego est très fort, c'est pour ça que ça dure longtemps, mais ça finira un jour, il vous faut juste tenir bon. A ce sujet vous avez eu deux accalmie qui montrent qu'il a lâché du lest et chez moi on dit toujours "jamais deux sans trois", la troisième fois étant la bonne.
Je sais que vous allez penser que je dis des bêtises et pourtant ce n'est que la réalité telle qu'elle est sans voiles. La destruction de l'ego s'apparente à une mort et fait souffrir (voir la nuit noire de l'âme de St. Jean de la Croix) et vous en êtes là.

*

Je prie pour vous mais vous aussi vous devez prier pour vous.
Vous vous en sortirez Eric tout simplement parce que vous avez tenu bon jusqu'ici, votre âme étant plus forte que votre ego. alors laissez là faire, car elle a la connaissance.

Je vous souhaite une bonne fin d'après midi
Amitiés
Léonie

29. Le samedi, mars 4 2017, 10:18 par zorg-f

merci

30. Le samedi, mars 4 2017, 13:11 par Gab

Je n'ai rien à dire, Zorg, mais je vous lis. Bises

31. Le dimanche, mars 5 2017, 12:50 par zorg

il n'y a plus rien à dire, je suis en train de devenir fou. Depuis ce matin je suis en attaque de panique. Je n'ai plus que deux choix,la mort ou l'hôpital psychiatrique. Tout se disloque autour de moi, je suis en train de tout perdre, ce qui m'est plus cher, ma femme et ma famille. Le reste n'est que peccadille.
Je devais partir à la réunion dans 10 jours, je suis incapable de faire ce voyage je n'ai aucune solution. Ma femme partira peut-être seul et moi j'irai peut-être chez ma mère ou à l'hôpital psychiatrique. J'ai perdu sur toute la ligne. De plus je pense que les médicaments que je prends sont totalement inefficaces et nocifs. Je voudrais vous dire qu'avoir pitié de moi et de mon triste destin.

32. Le mardi, mars 7 2017, 00:47 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Il y a de fortes chances que les médicaments que vous prenez soient plus nocif qu'efficaces, mais vous les prenez quand même, n'est ce pas une forme de suicide? C'est vous qui voyez....
*
Une connaissance qui a connu les profondeurs et s'en es sorti a écrit aujourd'hui :
*
il nous faut parfois plonger d'abord au fond du désespoir, avant de mobiliser des ressources insoupçonnées, ou de laisser tomber certains obstacles qu'on se mettait soi même.
*
Voyez s'il n'y a pas des obstacles qu'inconsciemment vous vous mettez vous-mêmes....
*
*
Je vous souhaite une bonne nuit
Amitiés
Léonie

33. Le mercredi, mars 8 2017, 15:39 par zorg-f

c'est moi qui voie ! Si vous croyez que j'ai le choix. J'ai essayé 100 fois de les arrêter, j'y suis arrivé parfois partiellement et puis à chaque fois je suis retombé dans une telle souffrance que j'ai appelée au secours mon psychiatre. Naturellement sa réponse était toujours médicamenteuse.
Je vais être mis en ALD,je vais certainement être hospitalisé de nouveau. Mon psychiatre que je vois demain peux me faire interner d'office devant la gravité de mon état.
À quoi bon lui mentir, je suis au bout du rouleau et je ne rêve que de la mort que par l'acheter je ne peux m'infliger.
Chaque jour qui passe est pire pour moi, et je préfère mourir que d'être interné pendant des mois ou plus.

Je ne partirai pas en voyage, je n'irai pas voir le soleil, je n'irai pas me baigner parce que ça sert plus à rien et que ce n'est pas en changeant de ciel que mon angoisse partira. Je l'emmènerais avec moi et là-bas elle ne me lâchera pas.
Je ne sais pas combien de temps je pourrais écrire sur ce blog, qui devient navrant et inintéressant . mes plaintes n'intéressent plus personne et je le comprends.
à bientôt

34. Le jeudi, mars 9 2017, 08:38 par ver00

Bonjour Zorg ,

Que prenez vous comme traitement ? Pourquoi ne pas essayer le mien ? C'est fou , je l'admets , il est de ma composition ; je m'explique, c'est moi même qui ai réglé le dosage, aux grands cris de mon psychiatre. ( Mais c'était ça,ou je ne prenais rien ) . C'est un anti psychotique dont j'ai diminué la dose recommandée de 2/3 .Je prends de l''abilify 5 mg . En fait, je suis persuadée que si l'on ne prend pas le médicament de bon cœur, en disant et en pensant qu'il nous fera du bien, il ne peut être que nocif ! C'est notre cerveau qui est comme ça ! Difficile à comprendre ! Personnellement, je chéris mon médicament, il a peut être un effet placebo, car la dose est minime, mais c'est une aide immense, comme le gage d'une bonne santé mentale .Avez vous essayer les anti psychotiques ? Ils sont à prendre avec des pincettes, mais croyez moi, ils sont anesthésiants de la souffrance ...........J'ai arrêté de boire , je voudrais vous entrainer dans mon sillon, vous sortir la tête de l'eau . Essayez Zorg, une dernière chance !

Bisous.

35. Le jeudi, mars 9 2017, 20:56 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Ce que j'ai essayé de vous dire c'est que depuis le temps que vous prenez des médicaments pour les arrêter il faut être suivi par un thérapeute qui va diminuer les doses progressivement, hors jusqu'ici il me semble que vous les avez arrêté dans laps de temps très court et le corps et le psychisme ne peuvent supporter cela d'où les rechutes. Personnellement, j'ai mis plus d'un an pour arrêter les anxiolytiques en les diminuant progressivement, vers la fin je râpais les cachets pour avoir la dose du moment.
Ce qui m'étonnes c'est qu'aucun psychiatre voyant que les médicaments ne vous faisaient rien n'aient pas eu l'idée d'essayer un sevrage progressif. Je comprendrais si ces médicaments vous soulageaient mais il n'en est rien aussi je n'ai donné que mon humble avis sur la chose mais c'est vrai qu'après tout je ne suis pas médecin psy, peut être qu'il n'est pas de mon devoir de donner ce genre de conseil.
Enfin tout ce que je souhaite c'est votre guérison et le retour au bonheur.

Bonne soirée et que la paix soit avec vous.

Amitiés
Léonie

Léonie

36. Le mardi, mars 14 2017, 23:06 par Ninhursag

Bonsoir Eric

comment allez vous?

Je vous mets un lien sur le symptômes du sevrage, des anxiolytiques vous reconnaitrez sans doute des symptômes que vous avez : http://benzodiazepines.onlc.fr/inde...

ça pourrait expliquer votre état à chaque fois que vous arrêtez.

Bonne nuit

Amitiés
Léonie

37. Le mercredi, mars 15 2017, 12:06 par zorg-f

bonjour Léonie.

Lors de mon dernier rendez-vous mon psychiatre a accepté de me supprimer l'antidépresseur qu'il m'avait prescrit pendant ma dernière hospitalisation. Le brintellix qui est une belle saloperie plein d'effets secondaires. Je ne me sens ni mieux ni plus mal, je ne vois pas la différence.
l'addiction aux anxiolytiques est redoutable et le sevrage extrêmement difficile surtout quand l'angoisse persiste et atteint des niveaux parfois insoutenables. Je suis incapable pour l'instant d'envisager une diminution ou un sevrage. Pourtant j'ai réussi parfois pendant les moments où j'allais bien à faire cette démarche mais à chaque fois quelque chose dans ma vie faisait que je replongeais et que de nouveau en raison d'une insupportable souffrance je ne pouvais faire autrement que de reprendre des anxiolytiques.

Dans deux jours je m'en vais en voyage à la Réunion. Je considère ce voyage comme au-dessus de mes forces je vais cependant tenter de partir. J'espère seulement que j'arriverai à surmonter mon angoisse pendant le voyage et le séjour. Je n'ai pas peur de prendre l'avion bien au contraire. Je ne souhaite qu'une chose c'est qu'il s'écrase. J'ai toujours adoré les voyages quand j'allais bien mais la ce n'est pas parce que je pars que je laisse mon angoisse à la maison, je l'emmène avec moi et j'ai peur que le changement de mode de vie que je vais devoir subir là-bas puisque je suis accueilli par des amis n'arrange rien à mes crises d'angoisse quotidienne.
Maintenant pour moi tout est anxiogène. Ce matin je suis allé chez le coiffeur : angoisse, je suis allé acheter des cigarettes, angoisse encore enfin j'ai été lavé la voiture de ma femme, angoisse toujours. Mais c'est un progrès car depuis trois semaines je n'arrivais plus à sortir de chez moi. L'action me donne de l'angoisse et c'est nouveau, je suis bien ou moins mal que dans un immobilisme du corps et de la pensée, je reste sur mon divan en attendant le moment béni où je pourrais me plonger dans le sommeil d'une nuit de 11:00. Car je ne peux plus rien faire, ni lire, ni regarder la télévision.
Voilà où j'en suis.
J'ajoute que mon psychiatre m'a encouragé à faire ce voyage pensant peut-être qu'il me forcera à aller au-delà de moi-même et de mes peurs, puisque je vis dans la peur de tout. Ma femme m'a cité le président Roosevelt qui dans un discours commençait par dire que le pire était la peur d'avoir peur. C'est ce que je fais et ce que je vis. Et c'est pour ça que je dis que je suis détruit.
Pour répondre à votre dernière phrase, chaque fois que j'ai diminué les anxiolytiques c'est que psychologiquement je m'en sentais capable car je n'avais plus d'angoisse, mais je ne les arrêtais pas complètement, je réduisais la dose c'est tout.

Je vous raconterai mon voyage si je reviens, car si je pète les plombs là-bas je n'imagine même pas ce qui peut m'arriver. Je ne me vois pas interné dans un hôpital psychiatrique à la réunion avec tous les problèmes de rapatriement sanitaire que cela pourrait entraîner.

Amitiés à vous

38. Le mercredi, mars 15 2017, 20:53 par ver00

Bonsoir Léonie et Zorg ,

Si vous preniez le temps de comprendre mon blog, vous sauriez en avant garde, que le monde va devenir meilleur, et au lieu d'être angoissé , vous seriez heureux . Vous êtes un des premiers qui aurez du me suivre , vous serez surement le dernier, puisque vous n'êtes tourné que vers vous même .

Amitiés ; Véronique .

39. Le mercredi, mars 15 2017, 23:50 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Vous dites :
Je n'ai pas peur de prendre l'avion bien au contraire. Je ne souhaite qu'une chose c'est qu'il s'écrase.
*
Je pense que vous dites ça comme ça mais dans le fond vous ne souhaitez pas que l'avion s'écrase, du moins je l'espère sinon ça voudrait dire que vous êtes arrivé au stade où vous voulez tellement mourir que la mort des autres vous indiffère parce qu'un avion qui s'écrase c'est tout de même la mort de centaines de personnes qui ne la souhaitaient pas.
Je pense que c'est le désespoir qui vous fait dire ça, mais dans le fond vous n'y pensez pas réellement, car c'est un désir de mort sans que c'en soit un.
*
A ce sujet en ce qui concerne le monde spirituel il est dit que les paroles et les pensées sont dynamiques et donc peuvent provoquer ce que l'on désire ardemment tout dépend comment ça a été formulé, heureusement que les gens ne savent pas trop comment ça agit mais il y a des lois là dessus et certains les connaissent. Quand certaines personnes se plaignent qu'il leur arrive plein de tuiles ou d'autres c'est le contraire, elles devraient se demander si ça ne vient pas de leurs pensées et paroles, et ils se peut qu'elles utilisent ces lois sans le savoir.
*
C'est bien que vous partiez à la Réunion quel que soit votre état, c'est même important de mon point de vue, ça peut vous faire du bien avec le soleil et la mer... Vous verrez bien à votre retour...vous serez peut être content d'avoir fait l'effort, non pas pour le voyage lui même mais par le fait d'avoir cet effort.

En attendant, tenez bon et bonnes vacances
*
Amitiés
Léonie

Bonne nuit et aussi bon voyage

40. Le jeudi, mars 16 2017, 07:14 par ver00

Bonjour Léonie et Zorg ,

J'ai conscience d'être un peu brutale, Zorg, mais je sais que je peux me le permettre; vous comprendrez ma réaction, vous êtes intelligent, je ne cherche qu'a vous faire réagir, puisque la douceur de Léonie ne suffit pas. Et, puis , justement, il y a longtemps que je vous ai dit de lire mon blog, que ça pourrait vous faire du bien, vous qui ne pouvait rien faire, vous qui pouvez le comprendre, et surtout envisager comment il peut changer l'avenir et calmer vos angoisses .

Bien à vous et à Léonie .

41. Le jeudi, mars 16 2017, 16:51 par zorg-f

bonjour
vous pouvez tout vous permettre dans l'état où je suis rien ne peux plus me toucher ou me blesser. Nous n'avons pas la même pathologie, mes 12 internement en psychiatrie m'ont appris beaucoup de choses, j'ai tout vu même le pire, mais je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme moi.
Je suis allé voir votre blog,, vous y parlez beaucoup de l'inconscient. Moi pendant huit ans de psychanalyse je l'ai fouillé à la recherche de la cause de ma souffrance. J'ai trouvé partiellement que c'était ma petite enfance qui m'avait inoculé ce virus. Mais cela ne m'a pas guéri pour autant.
J'étais intelligent mais je ne suis plus, l'angoisse est beaucoup trop forte pour que je puisse encore penser. J'étais créatif et curieux de tout, tout cela a été effacé par la souffrance que je vis. Je suis surmédicalisé, je suis devenu dépendant des anxiolytiques que je prends à dose colossale sans qu'ils me soulagent.
Vous n'êtes pas la seule à être brutal avec moi, ma femme et mes amis le sont, ils ne savent plus quoi faire pour m'aider.
Les troubles anxieux généralisés sont une maladie redoutable qui ne font que s'aggraver avec l'âge et la perte de son autonomie. Je suis dans une situation inextricable où j'aurais des décisions importantes à prendre et dont je suis incapable.
Je pars demain pour un voyage périlleux à la réunion et je n'attends pas du soleil ni de la chaleur la disparition de mon angoisse, bien au contraire. Mais j'ai décidé de tenter l'expérience, ce n'est pas pire que l'internement.
Quant aux médicaments aucun n'a été efficace même l'abilify que vous prenez. Par ce que je ne suis pas bipolaire. J'ai subi sans succès pendant ma dernière hospitalisation des stimulations magnétiques intracrâniennes. Quant aux thérapies j'en ai fait le tour. Je suis le seul à pouvoir me guérir et je ne sais pas comment faire.
Je vais aller faire un tour sur votre blog.
Merci d'être venu me dire bonjour.

42. Le jeudi, mars 16 2017, 18:42 par ver00

Bonsoir Zorg ,

Vous ne comprenez pas ce que je veux vous dire ! Mon blog explique l’avènement du nouveau monde , qui est en train de commencer . Croyez le ou pas, mais déjà bcp de personnes me suivent , je ne suis plus seule dans cette grande entreprise ! Alors, nos problèmes personnels , franchement, à coté du bonheur pour tous ! Ils doivent disparaitre comme par enchantement .

Bien à vous .

Véronique .

43. Le jeudi, mars 16 2017, 20:17 par zorg-f

c'est marrant, c'est le thème de la greffe. L'avènement d'un Nouveau Monde.

Bonne soirée

44. Le jeudi, mars 16 2017, 20:33 par ver00

Vous voyez que nous sommes en phase; maintenant, votre angoisse va partir .

Merci , à vous aussi .

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