L'hystérie, cette saloperie.

http://www.jle.com/fr/revues/pnv/e-docs/hysterie_et_vieillissement__261348/article.phtml?tab=texte Dépression et hystérie La possibilité de survenue d'une décompensation dépressive dans l'évolution d'une pathologie hystérique est constamment soulignée. Il est aussi admis que des patients ayant un diagnostic de troubles bipolaires soient considérés comme ayant des troubles de la personnalité, en particulier hystérique [19]. Il est vrai qu'en tenant seulement pour possible une telle évolution, le risque est faible de se tromper étant donné la fragilité psychologique de ces sujets, la variabilité du concept d'hystérie et les aléas des réactions de l'entourage dans le contexte du vieillissement. Quoiqu'il en soit, cette disposition affective est parfaitement explicable par la mauvaise qualité de la construction narcissique des hystériques et la difficulté est, pour le clinicien, d'arriver à repérer ces moments de décompensation dans des présentations qui ont parfois usé les capacités de tolérance ou d'empathie auxquelles le praticien devrait pourtant être enclin. La souffrance dépressive peut altérer l'éclat des symptômes. Elle doit être évoquée devant une tristesse excessive avec un retrait des investissements habituels et un certain degré de ralentissement. Une anxiété intense est souvent associée. L'ensemble du tableau n'est pas seulement la conséquence d'une perte d'objet douloureusement ressentie. Il est aussi la révélation de la vacuité soudainement perçue des identifications habituelles. Dans les situations les plus préoccupantes, ce tableau peut prendre la forme d'un état régressif marqué avec un refus d'alimentation et des conséquences somatiques importantes. La fixation des symptômes se résume alors à un état de prostration avec dénutrition, déshydratation et survenue éventuelle d'escarres. Dans une forme plus torpide, la dépression peut conduire à des consommations médicamenteuses ou alcooliques d'allure toxicomaniaque. Ces consommations sont culpabilisées et elles donnent lieu à un isolement social qui peut majorer le trouble ou avoir la fonction d'une demande d'aide paradoxalement exprimée. Enfin, des conduites suicidaires ne sont pas rares. Même si elles sont apparemment assez bénignes, la précarité des conditions somatiques peut engager le pronostic vital.
J'ai vu mon thérapeute ce matin. J'étais en pleine attaque de panique. Quand il m'a vu il a eu peur et m'a tout de suite dit qu'il ne pouvait pas continuer à me suivre. Qu'il ne savait pas quoi faire pour moi et que par honnêteté il préférait arrêter les séances. Ma femme qui m'accompagne (à sa demande) a éclaté en larmes et a demandé de poursuivre. Pour elle je pense il m'a donné un autre rendez-vous. Nous avons un peu parlé et je lui ai dit que j'étais hystérique. Il a confirmé mon diagnostic. Lorsque je suis rentré chez moi je suis allé voir sur Internet ce qu'on racontait sur l'évolution de l'hystérie au long terme. J'ai lu un article très intéressant ou je me suis reconnu parfaitement. Échec des traitements chimiques, parcours chaotique sur le plan psychiatrique, tentatives de suicide ratée. Diagnostic de bipolarité souvent posée par erreur, angoisse intense et surtout le pire évolution catastrophique et très lourde vers un état grabataire et un mode délirant. Voilà donc ce qui m'attend, ce n'est pas réjouissant. Je ne peux pas m'en sortir tout seul, l'hystérie a pris le dessus sur moi, elle est en train de gagner la partie. J'ai quitté mon théâtre où je pouvais m'exprimer, où je pouvais transcender ma névrose dans mon travail. L'angoisse m'a fait abandonner tous les exutoires que j'avais trouvé, l'écriture, la poésie et la peinture. Le sport aussi où je pouvais me fatiguer physiquement et me mettre en scène également. Je crois que Freud n'a jamais guéri un hystérique, je crois qu'on ne guérit jamais, on n'en sort par d'autres moyens. Une position sociale ou l'hystérie peut être un moteur positif. C'est pour ça que je continue à me déverser sur ce blog puisque j'ai besoin de spectateurs de plus en plus rares hélas. Qui peut s'intéresser à ce monologue répétitif ? Le problème c'est que je joue ma vie. Mon thérapeute m'a dit que la vie se résumait au fait de respirer. Je suis bien sûr pas du tout d'accord avec cette proposition. C'est mon corps qui respire mais c'est mon âme qui pense et qui existe. Je respire encore bien que j'ai le souffle court mais je ne pense plus, je n'existe plus ou presque plus. Vous allez me dire que mettre des étiquettes ne sert à rien. Et moi je vous répondrais que c'est essentiel, car le traitement qu'il soit chimique ou psychothérapique dépend essentiellement du diagnostic posé. On ne traite pas de la même façon un dépressif, un mélancolique ou un hystérique. L'hystérie a disparu du vocabulaire des psychiatres modernes, au mieux comme dans mon cas il fait parti des troubles de la personnalité. J'ai parcouru mon blog avant-hier, c'est quand même le récit d'une longue chute progressive ponctuée par-ci par-là de petite remontée brève. Je souffre comme un martyr, je ne sais plus quoi faire de moi, je suis devenu asexué pour ne pas répondre aux fantasmes sadomasochistes qui polluent mon esprit. Je n'ai presque plus de médicaments, ça ne change rien, ce n'est pas pire, ce n'est pas mieux. J'ai décidé de continuer dans ce sens et d'arrêter la depamide. Puisque je ne suis pas bipolaire ça ne sers à rien de bouffer cette saloperie qui me ronge mon foie. Je risque seulement de souffrir encore un peu plus car c'est un médicament très sédatif (mon psychiatre a évoqué cette possibilité lors de mon dernier rendez-vous, il me l'a suggéré, comme s'il me laissait le choix. Je crois que lui aussi il a laissé tomber). Merci papa, merci maman de m'avoir légué ce lourd héritage, merci de m'avoir élevé comme un chien, sans respect ni amour. Vous avez fait de ma vie un enfer, je ne sais pas si je pourrais vous pardonner un jour. Chez moi le bonheur c'était un gros mot, la sexualité c'était sale, l'amour ça n'existait pas. Vous m'avez élevé dans la honte et dans la culpabilité et vous avez fait de moi un monstre affectif. Ce que je ne peux pas vous pardonner c'est le mal que je fais maintenant à ma famille et mes enfants, moi qui est tout fait pendant ma vie pour ne pas être comme vous et pour ne pas infliger à mes enfants et à ma femme ce que j'ai subi pendant mon enfance. Dieu ne peut rien pour moi, personne ne peut rien pour moi. Je suis le seul à pouvoir faire quelque chose et je n'en ai plus le pouvoir. J'ai complètement perdu le contrôle. Je suis en train de m'enfoncer dans une profonde dépression qui hélas est classique chez l'hystérique. Seigneur ayez pitié de moi.

Commentaires

1. Le samedi, mai 28 2016, 01:23 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Ce qui viennent sur votre blog même s'ils sont peu nombreux pensent à vous et vous aiment sinon ils seraient déjà partis. Il faut savoir que les gens bien portant pour beaucoup n'aiment pas trop fréquenter les malades, mais un jour quand ça leur arrivera ils se rappelleront des personnes qu'ils ont évité croyant être invulnérables et regretterons de n'avoir pas été là pour elles quand ils n'auront personne pour les soutenir.
Votre thérapeute vous a dit que la vie se résumait au fait de respirer,, eh bien je pense que sa vie ne doit sans doute pas être comblée pour avoir sorti ces mots. La vie est quelque chose de grandiose et sacrée, c'est une énergie indescriptible, il n'y a pas de mot de toutes les façons pour exprimer ce qu'elle est et les corps sont un véhicule qu'elle utilise dans la création.
Vous savez les thérapeutes ont leur petite vie comme n'importe quel humain et peuvent tout aussi bien ne pas être bien dans leur baskets, mais savoir bien le cacher. Tous les humains ont leurs névroses et vivent comme ils peuvent avec, bien sûr tout est dans le degré.

Ce que je vois c'est que vous n'avez pas pardonné et c'est la raison pour laquelle la paix ne peut arriver. J'ai été comme vous à un moment quand un ami m'avait dit que le pardon m'aiderai, j'ai rejeté son conseil mais après un certain temps j'ai repensé à ses paroles et me suis dit qu'il avait peut être raison et j'ai fait le travail du pardon, car c'est un travail à faire sur soi, il ne suffit pas d'y penser uniquement et le miracle a eu lieu. Si vous ne pouvez vous tourner vers Dieu vous pouvez vous tourner vers votre père qui n'est plus là et lui parler comme s'il était là et lui demander de vous aider car là où il est il le peut. Je sais que ça va vous paraître étrange, mais c'est la vérité. Une amie a retrouvé la paix de cette façon et sa vie à carrément changé, elle a vu son père avec un autre regard que celui de l'enfant blessé et c'est ce que j'ai vécu aussi. Beaucoup d'êtres humains névrosés sont des enfant blessés et personne n'a su leur donner le mode d'emploi pour se reconstruire, la psychiatrie ne va pas assez profondément pour ça, c'est la raison des échecs et non le fait que les malades soient irrécupérables et puis ils jettent vite l'éponge, c'est bien une preuve qu'il y a un problème à ce niveau.
Ce que je vois c'est que dans votre commentaire vous êtes passé de votre futur dont vous avez brossé le tableau alors que vous n'y êtes pas encore, puis vous êtes retourné dans le passé pour raviver votre douleur, il y a eu très peu de présent. Vous êtes prisonnier de vos pensées, elles vous harcèlent et vous leur donnez du pouvoir sur vous, c'est un cercle vicieux duquel il serait bon de sortir mais le voulez vous vraiment?
Voici ce qu'à écrit une connaissance sur un forum de spiritualité :

"Quand on souffre atrocement, il y a un moment où l'égo-mental éprouve une certaine jouissance à cet état, il se sent exister pleinement de cette façon.
Il pourrait exister par la joie simple et le contentement de vivre au présent mais c'est plus difficile.
Il y a moins de possibilité pour lui de préhension du vécu.
Exister par l'insatisfaction permanente c'est plus à portée:
Observe le phénomène se manifester et si tu es vigilent, tu peux pas le louper.
Dès que tu commences à gémir ou à te plaindre, il y une part de toi qui installe l'émotion durablement dans un couffin douillet pour en jouir.
Et oui l'égo est un personnage énergétique tordu et pervers, il faut le mettre à nu, le démasquer."

Vous me direz si ce n'est pas un peu ce qui vous arrive.
En tous les cas sachez qu'il n'y a rien de perdu tant qu'il y a la foi et c'est ce qui vous manque.

Je vous souhaite une bonne nuit et du courage pour vous en sortir.
Amitiés
Léonie

2. Le samedi, mai 28 2016, 12:11 par zorg-f

bonjour.
Je ne crois pas Léonie. Je n'éprouve aucune jouissance à souffrir mais seulement du désespoir. L'angoisse est si forte et si tenace qu'elle est en train d'avoir raison de moi. Cela me désespère de ne rien pouvoir faire contre elle. Ce matin je me suis jeté dans l'eau glacée de ma piscine ce qui auparavant me calmait un peu. Maintenant c'est fini, ça ne marche plus. J'ai dû reprendre du nozinan hier car c'était intenable et que je voulais encore me suicider.
Et comme si ça ne suffisait pas ma maison me pose beaucoup de problèmes. Je viens de découvrir hier que des verts avaient attaqué la charpente d'un appentis. Il n'y a pas une journée ou quelque chose ne casse pas et moi je ne peux plus gérer ça. C'est trop lourd pour moi, je ne peux plus à entretenir mon jardin qui est envahi de petits chênes qui remplace la pelouse. C'est un vrai cancer comme celui qui me ronge.
Je vais essayer de tenir encore cette journée.
Amitiés

3. Le mercredi, juin 1 2016, 23:58 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Vous savez la connaissance dont je vous ai mis le commentaire a été dépressive pendant plusieurs années avec plusieurs tentatives de suicides et c'est par la méditation et le yoga qu'elle en est sortie. Autour de moi il y a tout plein de personnes comme ça que la pratique du yoga et la méditation ont sorti de l'impasse dans lequel elles étaient. Je pense que peut être ce serait une solution, d'ailleurs vous aviez un jour parlé de vous mettre au yoga, qu'en pensez-vous?.
Je pense que l'inaction et le repli sur vous empire votre état.
Pour ce qui est du nozinan, avant qu'on vous le prescrive vous pouviez vous en passer, aussi là je pense que c'est votre corps qui le réclame parce que c'est un médicament très addictif, j'en ai fait la triste expérience ainsi que mon beau père, mais je m'en suis débarrassée, ça n'a pas été facile mais je n'ai pas lâché l'affaire, j'ai même fait des séances d'acupuncture pour ça., c'est une vrai cochonnerie, enfin c'est vous qui voyez ce qui est le mieux pour vous.

Je vous souhaite de vous en sortir, ça fait plusieurs fois que je le dis et je le dirais encore.
Bonne nuit.
Amitiés
Léonie

4. Le samedi, juin 4 2016, 12:47 par zorg-f

je vous répondrais plus tard.j'ai des capricornes qui attaquent ma charpente d'abri de jardin ainsi que mon local piscine.c'est trop je peux pas faire face.

5. Le dimanche, juin 5 2016, 13:18 par zorg-f

je deviens fou.

6. Le lundi, juin 6 2016, 23:43 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Vous dites :

Et comme si ça ne suffisait pas ma maison me pose beaucoup de problèmes. Je viens de découvrir hier que des verts avaient attaqué la charpente d'un appentis. Il n'y a pas une journée ou quelque chose ne casse pas et moi je ne peux plus gérer ça. C'est trop lourd pour moi, je ne peux plus à entretenir mon jardin qui est envahi de petits chênes qui remplace la pelouse. C'est un vrai cancer comme celui qui me ronge.

Je suppose que vous angoissez pour ces problèmes matériels qui sont de mon point de vue plus que secondaire vu votre état. Perso avec les grosses pluie, il pleuvait dans ma cuisine et nous n'avons même pas été voir dans le grenier d'où venait la fuite, nous savons que nous irons voir mais ça ne nous a pas affecté plus que ça et c'est comme ça pour tout à la maison, nous savons que ça ne sert à rien de se mettre dans tous ses états pour ce qui est matériel ça n'en vaut pas le coup, la vie est plus importante que tout ça.
Pourquoi ne trouveriez pas quelqu'un pour faire ce travail à votre place? Il y a toujours de solutions quand on ne plus faire certaines choses par nous-mêmes, vous n'arrivez pas lâcher prise sur les évènements, tout ce qui se passe dans votre vie et source d'angoisse même les bonnes choses, c'est peut être là qu'il y a un travail à faire mais en étant assommé par la chimie vous ne le pouvez pas. Il n'y a que la grâce qui pourrait vous sortir de là, peut être que cette chance vous sera donnée, qui sait, en tous les cas je vous le souhaite de tout coeur.

Je vous souhaite une bonne nuit, et continuez à tenir bon vous avez encore des choses importantes à faire en ce monde.

Amitiés.

Léonie.

7. Le vendredi, juin 10 2016, 19:19 par zorg-f

bonjour.
Oui ma maison m'écrase. Auparavant lorsque je travaillais et que j'étais en pleine forme c'était un plaisir pour moi de m'en occuper. Maintenant tout est devenu trop grand, les arbres surtout. Tout lâche, ma cabane de piscine qui est en bois et qui est délabré.
Le problème est un problème financier, Je ne sais pas si je vais pouvoir déléguer à des artisans les travaux à faire. Cela me ronge et ajoute encore à mon angoisse. Je préférerais dépenser mon argent autrement,, en faisant plaisir à ma femme, en allant au restaurant ou en faisant des voyages.
J'ai vu mon psychiatre en urgence avant-hier, je lui dis que le nozinan n'avait aucune efficacité sur moi il ne calme pas mon angoisse. Il m'a prescrit du tercian qui est une molécule très voisine et qui a comme inconvénient majeur d'entraîner des photo sensibilisation très importante. Je n'ai donc plus droit au soleil,, même avec de l'écran c'est dangereux. Je devrais aller à la plage en pantalon et en tee-shirt à manches longues si possible anti uv ! J'aurais le droit à un bain et après retour à l'ombre !
Comme je souffrais trop j'ai commencé le tertian hier, et j'ai fait une crise d' angoisse ce matin. Donc ça ne marche pas.
Mais la chose la plus difficile pour moi à gérer est le mariage de ma fille dans trois semaines. Je suis un dans un tel état que je n'imagine pas pouvoir la conduire à l'église et me conduire correctement pendant la réception qui suivra. C'est un drame pour moi de gâcher cette fête si je ne suis pas bien. Je serais tellement malheureux et ma fille aussi.
Alors je ne sais plus quoi faire, je sais maintenant que les médicaments n'ont aucun effet sur moi. J'étais bien l'année dernière avec exactement le même traitement que maintenant sans le tercian. Il y a donc autre chose, quelque chose en moi qui ne veux pas que je guérisse. Une partie de moi-même qui me tire vers le fond et qui ne veut pas que je vive. Le thérapeute que je voyais a déjà jeté l'éponge, trop compliqué pour lui !
La grâce ne m'a pas touché pour l'instant, il faudra peut-être attendre le jour de la mort comme Rimbaud pour me soumettre.
Bonne soirée

8. Le samedi, juin 11 2016, 22:55 par ver00

Bonsoir Zorg

Je ne peux écrire longtemps, ma fille dort au dessus et entend chaque touche.Je reviendrai vous soutenir comme je peux. Je le fais souvent en parlant de moi comme exemple, je doute que ça vous aide. Mais par quel bout commencer ? En 2 mots, tout est histoire de construction de l'égo ? Mais vous n'aurez de paix que dans le pardon , vos parents étaient des cons , excusez les ! J'ai fait de même avec les miens ! Et je réussis à les aimer de nouveau , mais bcp moins qu'avant. Je dois quitter, je viens peu, mais je reste la, avec vous dans ce combat pour le bonheur ou sinon, contre le malheur. Bisous.

9. Le dimanche, juin 12 2016, 11:51 par zorg-f

bonjour.

Merci d'être là. Pour moi et ma femme la série noire continue. Ce matin coup de téléphone de la gendarmerie. Notre petit lévrier a encore mordu quelqu'un. Il va falloir la faire euthanasier. Quant à moi je vais toujours aussi mal,le tercian n'a aucun effet sur moi.

Il va simplement m'empêcher de vivre et d'aller librement au soleil avec mes amis cet été.
Je le prends quand même en espérant qu'il va finir par agir.
Quant à mes parents, mon père est mort et ma mère est un peu plus présente. Mais c'est trop tard, de toute façon la rancoeur ne sert à rien, je leur ai pardonné mais le mal est fait.
Je vous embrasse.

10. Le lundi, juin 13 2016, 14:07 par Ninhursag

Bonjour Eric

Dites vous bien que les déboires de la vie courante se rencontre chez tout le monde et que chez certains c'est carrément la catastrophe, il suffit pour cela d'écouter les autres pour s'en rendre compte et se dire que tous sommes à plaindre. En réalité, le fait d'être dépressif amplifie ces déboires.
Pour votre petit chien c'est bien triste de devoir l'euthanasier, n'aurait-il pas été préférable de lui mettre une muselière ou trouver une autre solution?
S'il fallait euthanasier tous les humains qui commettent des violences, il y en aurait beaucoup, c'est injuste de prendre ce droit sur un animal qui ne peut se défendre d'un tel jugement quand on sait que l'homme fait pire que lui.
A propos du Tercian, s'il ne vous fait rien, pourquoi le prendre? je trouve qu ça n'a pas de sens, d'autant qu'il provoque d'autres problèmes.
Pour ce qui est du pardon, d'après mon expérience, le véritable pardon libère et amène la paix, s'il n'y a rien de tel c'est qu'il n'a pas eu lieu. Personnellement j'ai cru avoir pardonné à mes parents pendant des années, (30 ans), et j'étais fière de mon exploit, d'autant qu'autour de moi on me demandait comment j'ai pu pardonner après tout ce que j'avais subi, et puis je suis tombée dans la dépression après des harcèlements moraux au travail (la direction et des collègues) et là tout ce que je croyais avoir réglé est revenu à la surface et un ami médecin m'a dit que je n'avais pas pardonné et j'ai réalisé qu'il était dans le vrai, et là je suis tombée de haut et me suis demandée quel était donc le vrai pardon.. C'est venu tout seul quand j'ai essayé de comprendre la vie de mes parents, l'éducation qu'ils avaient reçu étant enfant et là je me suis aperçue qu'ils avaient eu leur lot de souffrances qu'ils ont inconsciemment reporté sur leurs enfants, c'est un cercle vicieux qu'il fallait casser pour se libérer et le vrai pardon provoque cela.
Seriez-vous capable de décrire ou d'écrire sur l'enfance de vos parents.? La clé est peut être là.

Je vous souhaite une bonne journée et surtout prenez soin de vous, cessez de vous martyriser.
Amitiés

Léonie

11. Le mercredi, juin 15 2016, 18:26 par zorg-f

bonjour

le tercian me soulage partiellement. Mon psychiatre me l'a prescrit pour refroidir mon angoisse et me permettre de marier ma fille. Normalement je devrais arrêter progressivement ensuite.
Les ennuis continuent : à la suite d'un traumatisme sur l'oreille gauche (gifle) j'ai perdu 40 % de l'audition J'ai été voir un de mes confrères et ami qui n'avaient jamais vu ça ! Décidément je n'ai pas de chance, mon tympan n'a pas explosé mais les lésions se sont faites de façon postérieur niveau de l'oreille interne. J'ai peu de chances de récupérer et en plus cela me donne des acouphènes.
Vous me parlez de l'enfance de parents. Celle de mon père a été épouvantable, à sa naissance il a dû être séparé de sa mère car celle-ci a présenté des troubles psychiatriques graves. Du côté de ma mère c'est plus difficile car elle en parle peu. Mais il semble que les choses n'étaient pas simples non plus. Sa mère était dépressive, sa soeur psychotique et son père avait une vie double.
Un de mes amis pense que je suis ce qu'on appelle un enfant symptôme, que je porte la faute de quelqu'un de ma famille, mon précédent thérapeute m'a fait faire un arbre généalogique où figurait tout ceux qui n'allaient pas bien. Il y en avait beaucoup.
est ce génétique ou transmissible voilà la question ?
En tout cas c'est du lourd, du très lourd. Et ce qui est passé appartient maintenant au passé que je ne peux pas modifier.
Pour conclure je dirais que cet hiver a été le plus difficile à vivre depuis que je suis malade, car je n'ai pas pu accepter la récidive après les quatre mois extraordinaires que j'avais passés. Je m'étais retrouvé, j'avais retrouvé confiance en moi et estime de moi et surtout l'angoisse avait disparu.
L'avalanche de problèmes matériels que j'ai eu à subir tout l'hiver et qui ne sont pas encore réglés n'arrange rien. Il y a aussi et c'est normal nos enfants qui font appel à nous de plus en plus souvent lorsque leurs enfants sont malades. Tout cela me stresse énormément et m'empêche de retrouver mon équilibre. J'aurais besoin d'un peu de tranquillité et aussi de m'occuper un peu de moi et de ma femme.
À bientôt

12. Le mercredi, juin 15 2016, 23:36 par ver00

Bonsoir Zorg

Oui, enfant symptôme, je me sens comme ça aussi quand je vois les travers des miens; père, sœurs.....grand père. Lol, quelle satisfaction de porter leurs croix ! je m'en fous maintenant, j'emmerde tout le monde, faites comme moi, jonglez pour vous maintenir hors de l'eau, et balayez vos principes !

Bisous,j'ai peut être tort ? Bref, faites comme bon vous semble !

13. Le vendredi, juin 17 2016, 11:14 par zorg-f

bonjour

vous savez l'état des lieux n'est pas brillant. Je survis c'est tout et je tiens avec les médicaments. Je me fous de tout, plus rien ne m'intéresse, je n'ai envie de rien à part mourir. Je n'ai plus de sentiments,plus d'affects, ça doit être à cause des médicaments ou des tonnes de souffrance que j'ai accumulée. Quoi qu'il en soit je dois marier ma fille dans 15 jours ! Pour quelqu'un qui ne peut plus sortir de chez lui ça va être difficile.
Je ne comprends pas ce qui m'est arrivé, je ne comprends pas cet effondrement, je suis aux portes de l'hôpital psychiatrique,, si je lâche encore un peu je n'ai plus qu'à pousser la porte et ça c'est pire que la mort.
Vous n'avez ni tort ni raison, vous êtes encore dans la vie et moi je n'y suis plus. Je crois que c'est moi, mon inconscient qui veut que ce soit ainsi. L'homme que j'étais avant a été effacé, cet idéal de l'homme que j'avais rêvé et qui n'était certainement pas moi. Je crois que c'est maintenant que je suis vraiment moi, quelqu'un de profondément névrosé et d'extrêmement abîmé.
Je ne sais pas si ma femme va tenir longtemps,, peut-être va-t-elle me quitter, le monde s'effondre autour de moi.
À bientôt

14. Le vendredi, juin 17 2016, 21:32 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Vous êtes un enfant de parents qui avaient des problèmes avant qui venaient sans doute pour eux aussi de leur propre parents, enfant ça peut remonter sur plusieurs générations, et c'est en lisant Alice Miller que j'ai compris cela et une bonne partie de ces problèmes venaient de l'éducation qui avait lieu dans chaque génération, donc ce n'est pas génétique, mais une transmission à travers l'éducation et les conditionnements, mais ce n'est pas une fatalité si dans une génération il y a une prise de conscience de ce processus et qu'il est décidé de stopper ce processus en éduquant ses enfants d'une face contrairement à celle qui a toujours primé et je pense que c'est ce que vous avez fait pour vos enfants, vous vous êtes élevés contre l'éducation que vous avez eu, vous payé en quelque sorte l'audace que vous avez, eu en cassant un lien mortifère. J'ai vécu aussi ce genre de chose et en ai souffert .

Vous dites par ailleurs :
Je crois que c'est moi, mon inconscient qui veut que ce soit ainsi. L'homme que j'étais avant a été effacé, cet idéal de l'homme que j'avais rêvé et qui n'était certainement pas moi.

Effectivement votre inconscient qui recèle l'être que vous êtes en réalité a effacé l'homme ou plutôt la personnalité que vous étiez et qui n'étais pas vous mais la personnalité qui avait été crée de toute pièce par l'éducation. Maintenant vous êtes bloqué entre deux parce que vous ne voulez pas lâcher l'homme que vous étiez, c'est la seule identité que vous connaissez et vous avez peur d'entre dans le néant si vous lâchez prise, hors ce lâcher prise serait salutaire car il vous mènerait à l'homme que vous êtes en réalité mais que vous connaissez si peu, pourtant il vous a été révélé plus d'une fois à travers l'art, dans certaines expériences et la dernière en date remonte à cet été où vous avez été si bien mais la peur vous ramené au centre, vous n'êtes donc plus vraiment la personnalité d'autrefois qui n'était pas vous et inconsciemment vous rejetez celui que vous êtes réellement préférant une autre identité souffrante qui s'est construite pour pallier à ce non choix et qui n'est pas vous, cette identité névrosée est une pure illusion à laquelle vous vous êtes identifié. Vous êtes comme on dit chez nous "le derrière entre deux chaises". Les médicaments en plus vous aident à rester dans cet entre deux comme car vous n'avez plus à penser ou alors vous pensez en boucle.
En tous les cas votre fille se marie et il vous faut continuer ce que vous avez fait jusqu'ici pour elle et les autres, à savoir casser le lien et il vous faut le casser définitivement, vous avez commencé et vous devez aller jusqu'au bout sinon il restera une ombre au tableau.
L'éducation de vos enfants et leur bonheur est la vraie réussite de votre vie car vous avez permis à ce qu'un cercle infernal soit cassé, il vous reste à le détruire complètement en restant en vie et en retrouvant la paix, vous vous êtes sacrifié sans le savoir, mais tout n'est pas perdu et dans le fond de vous vous le savez mais vous doutez encore.
Si votre femme devait vous quitter sans doute l'aurait-elle fait bien avant, si elle est toujours là c'est qu'elle vous aime plus que vous ne le croyez, mais votre mental aime bien vous tourmenter en vous faisant croire qu'elle va se lasser et vous quitter, c'est comme ça que votre ancienne personnalité survit....par du chantage.
Aussi essayez de ne penser qu'au mariage de votre fille et du bonheur que vous allez lui procurer en l'accompagnant et ne vous souciez pas du qu'en dira t-on des autres qui n'a aucune importance comparer à ce que vous allez accomplir à savoir finir le travail que vous avez commencé. Il vous reste aussi à avoir de la compassion pour vos parents et ancêtres qui ne sont que des victimes aussi qui n'ont pas su ou pu se révolter et changer ce qui perdurait.
Je vous souhaite donc une très belle cérémonie et prierait pour vous.

Bonne soirée.
Amitiés.

Léonie

15. Le vendredi, juin 17 2016, 21:37 par Ninhursag

Un petit coucou aussi à Ver00 toujours fidèle et qu se bat comme une vraie lionne.

Bonne soirée et amitiés aussi

Léonie

16. Le samedi, juin 18 2016, 00:36 par ver00

Bonsoir Zorg, Léonie

Merci Léonie pour votre cc.Je me bats, oui et non, je bois, je fais du sexe virtuel, je survis.C'est pourquoi je dis à Zorg ; Balayez vos principes ! Le nerf de notre guerre, c'est le sexe. En tout cas pour moi , je n'ai connu qu'un homme, et ce n'était pas suffisant.Aussi, je me limite au virtuel, pour ne pas être trop salope.Bref, je fais comme je peux, pour assouvir mes besoins profonds, et envahissants qui se manifestent en balayant mon bien être. Tous les moyens sont bons, Zorg, trouvez le votre !

17. Le samedi, juin 18 2016, 16:38 par zorg-f

L'éducation de vos enfants et leur bonheur est la vraie réussite de votre vie car vous avez permis à ce qu'un cercle infernal soit cassé, il vous reste à le détruire complètement en restant en vie et en retrouvant la paix, vous vous êtes sacrifié sans le savoir, mais tout n'est pas perdu et dans le fond de vous vous le savez mais vous doutez encore.

bonjour Léonie. Oui c'est la seule chose qui compte, ma femme et moi avons réussi l'éducation de nos enfants. Maintenant j'aimerais guérir pour pouvoir en profiter pleinement et pour pouvoir les aider.

il faut que j'écrive un discours pour le mariage. Je sais qu'il ne faut pas que je parle de moi et j'en brûle d'envie, c'est le mariage de ma fille pas le mien !
ver00 le sexe et l'alcool ne m'apportent plus rien, pour moi c'est mortifère. J'ai le vin triste et le sexe triste, d'autant plus que j'ai certaines pulsions que je n'accepte pas. Autrefois j'adorais faire la fête, boire un peu trop et puis faire l'amour à ma femme, c'était bon, c'était joyeux et dans la vie. Maintenant tout ce que je fais me rends triste, chaque geste ordinaire de la vie m'apporte de la tristesse. Je ne suis plus content de rien,, tout m'ennuie et me laisse indifférent. C'est peut-être les médicaments,le tercian qui efface mes émotions. Ou la dépression tout simplement.
Mon quotidien et marqué tous les jours par un emmerdement, aujourd'hui c'est mon beau-père qui s'est cassé le bras, hier c'était ma petite fille âgée de quelques mois qui a fait une chute d'un mètre 50, heureusement elle n'a rien. Avant-hier c'était la convocation à la gendarmerie à cause de mon chien. Ça n'en finit pas, j'ai l'impression que la vie veut m'écraser comme ce malheureux Job. Moi je ne renierai pas Dieu puisque je n'y crois pas, il devrait me laisser tranquille, il perd son temps avec moi.
si je reviens en arrière de quelques années je crois que j'ai eu beaucoup de chance mais qu'elle m'a abandonné. Il va falloir que je me batte pour la faire revenir, car rien ne vient par hasard,aide toi et le ciel t'aidera.
Vous allez rire mais je voudrais être vertueux, rien n'est plus ennuyeux que la vertu .autrefois mes amis m'appelaient pour me provoquer « la crapule cynique ». Mais c'était une attitude défensive pour me protéger lorsque mon ego était en danger. Je devenais infecte je savais trouver le mot qui blesse.
Non, ce n'est pas une affaire de principe. Peut-être plus un problème narcissique. Je refuse de me livrer à des conduites sexuelles ou autres qui me laisseraient encore plus anéanti. C'est ce que j'ai écrit dans la greffe quand Adolphe cède à ces fantasmes sadomasochistes et qu'il est détruit. J'aime beaucoup romane Polansky, vous devriez revoir ce film extraordinaire la Vénus à la fourrure. Tout le cinéma de Polansky tourne autour du sadomasochisme comme lune de fiel par exemple.
Le sadomasochisme fait parti de ma névrose c'est peut-être lui qui me détruit mais je crois que j'ai dépassé ces choses-là, c'est derrière moi maintenant. Le passage à l'acte ne soulage plus mes angoisses, rien ne les soulage plus même pas le tercian.
Je voudrais redevenir moi-même avec mes défauts et mes qualités, mes faiblesses, mes bassesses, je voudrais redevenir humain tout simplement et pouvoir aller me baigner sans penser que les médicaments que je prends m'empêche d'aller au soleil. Et si par hasard je pouvais parfois faire l'amour à ma femme et si l'angoisse lâchait rien qu'un instant pour m'occuper de mes petits-enfants je serais le plus heureux des hommes.
Je ne demande rien d'autre.
À bientôt

18. Le samedi, juin 18 2016, 23:23 par ver00

Bonsoir Zorg

Vous me paraissez un peu mieux, votre pensée est vivante. Vous avez raison, sans doute, de chercher la vertu , moi, je ne la supporte plus, j'ai assez donné. Ma fille est pharmacienne depuis le 14 juin, et mon fils infirmier a un CDD de 3 mois en vue d'un poste à pourvoir dans les maladies du sang au CHRU de Lille. Finalement, on n'a pas foiré leur éducation, mon fils est homo, mais bon, la faute à qui ? Je crois que tout compte fait je me fous de tout. Chacun fait ce qu'il peut. Et c'est bien. Zorg, soyez cool !

Bisous.

Véronique.

19. Le dimanche, juin 19 2016, 23:51 par Ninhursag

Bonsoir Zorg

En vous lisant ce soir, je vous trouve aussi un peu mieux comme le dit Vér00
J'ai vu le film de Polanski (La Vénus à la fourrure) dont vous parlez il y a deux semaines à la télé, j'ai bien aimé, d'ailleurs j'aime bien les films Polanski.
Sinon, vous dites :
Je voudrais redevenir moi-même avec mes défauts et mes qualités, mes faiblesses, mes bassesses, je voudrais redevenir humain tout simplement.

Etes vous sûr que cet homme que vous décrivez est bien vous-même?
Perso je dirais que non, c'est d'ailleurs le problème de tous les êtres humains en sommeil.
L'humain véritable n'est rien de tout ça, mais l'éducation et les conditionnement peut faire qu'il soit comme cela. La réalité est que nous vivons avec un masque et qu'il y a un moment où le masque devient gênant quand l'être que nous sommes en réalité commence à se réveiller mais le retirer peut être déstabilisant et ça peut expliquer certains états que le psy. appellera dépression mais le religieux, "la nuit noire de l'âme" et personnellement je pencherais plus pour le 2ème cas. Pour l'heure comme je vous l'ai dit vous êtes entre vous deux vous-même...dans une sorte de vide, Vous ne savez plus quel loups nourrir et les deux réclament votre attention vous mettant dans tous vos états.
Vous dites encore qu'avant vous aviez de la chance, mais croyez vous qu'il existe des êtres humains qui vivent toute leur vie avec de la chance, d'ailleurs qu'appelez vous de la chance?
Nous vivons dans un monde duel donc avec des contraires, du moins c'est l'esprit qui le veut. Là où vous voyez de la malchance d'autres ne voient que des aléas de la vie et que c'est normal. D'ailleurs quand on regarde bien les choses parfois il y a une série de problèmes puis ça se calme ça va mieux et on voudrait que ça soit toujours comme ça mais c'est impossible. Celui qui accepte cela ne souffre pas, ce qui fait souffrir c'est le désir que tout soit lisse, donc nous sommes responsables de notre propre souffrance par nos désirs inassouvis et quand nous ressassons le passé nous sommes et que nous en souffrons encore plus responsables, quel est l'intérêt de se flageller de la sorte ? Après cela on cherche un coupable à l'extérieur pour éviter de voir la vérité en face et de cette façon de se déresponsabiliser.
Les angoisses à mon avis viennent de toutes ces insatisfactions et peurs qui nous gouvernent et manipulent par l'intermédiaire du mental. En prendre conscience est une chose mais travailler dessus pour reprendre le contrôle en est une autre et tant qu'il n'y a pas de désir puissant pour le reprendre on est voué à continuer de souffrir.

En tous les cas il vous faut être courageux pour ce mariage et surtout mettre vos problèmes de côté pour que tout aille bien et que vous n'ayez pas à souffrir ensuite de n'avoir pas été à la hauteur et le bonheur de votre fille en dépend.

Je vous souhaite une bonne nuit.
Amitiés
Léonie

20. Le lundi, juin 20 2016, 00:43 par Ninhursag

Bonsoir Ver00

Je vois que votre fils est à Lille, le mien aussi vit là bas, il est prof. d'anglais.
Vous dites :
Finalement, on n'a pas foiré leur éducation, mon fils est homo, mais bon, la faute à qui ?
Etre homo n'est pas une question d'éducation ni une maladie et il n'y a pas de faute de qui que ce soit à chercher. L'être humain en vérité est un être androgyne, le corps n'est qu'un véhicule ou un vêtement c'est comme on veut, mais l'être que nous sommes tous réellement est à la fois masculin et féminin, nous avons les deux polarités en nous (anima, animus), aussi il se peut qu'une des deux polarités domine et n'en a rien à faire que le corps soit celui d'une fille ou d'un garçon, elle s'exprime tout simplement. L'être complet est celui dont les deux polarités fusionnent pour donner l'androgyne primordial mais là c'est une autre histoire trop longue à expliquer, mais je mets un lien à la place : http://users.skynet.be/lotus/andro/...
Aussi je pense qu'il ne faut pas voir du mal dans le fait que ton fils ait choisi de vivre ce qu'il est et non ce que la société voudrait qu'il soit, il en va de son bonheur, déjà que ce n'est pas facile pour lui dans cette société bourrée d'intolérance et de préjugés, ne faites surtout pas comme elle.

Je vous souhaite aussi une bonne nuit.
Amitiés
Léonie

21. Le lundi, juin 20 2016, 00:49 par Ninhursag

Conte soufi : Le père, l’enfant et l’âne

*
Un jour, un enfant pose une question à son père :
- Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?
Ne sachant que répondre à cette interrogation, le père propose à son fils de le suivre.
Ils sortent de la maison, le père sur le vieil âne et le fils suivant à pied.
Les gens du village accusent :
- Son père est un père indigne ! Il monte son âne quand son fils le suit à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.
*
Le lendemain, ils sortent de nouveau, mais cette fois le père installe son fils sur l’âne et l’accompagne en tenant la bride. Les voisins disent alors:
- En voilà un fils indigne : il ne respecte pas encore son vieux père et le laisse aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.
*
Le jour suivant ils s’installent tous les deux sur l’âne puis quittent la maison. Les villageois critiquent à nouveau le père et le fils :
- Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.
*
Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l’âne trottinant derrière eux. Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire :
- Voilà qu’ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C’est le monde à l’envers !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.
*
Arrivés à la maison, le père dit à son fils :
- Tu me demandais l’autre jour le secret du bonheur. Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu’un pour y trouver à redire.
*
FAIS CE QUE TU AIMES ET TU SERAS HEUREUX !!

22. Le lundi, juin 20 2016, 20:47 par zorg-f

oui mais je n'aime plus rien,j'aimerais aimer de nouveau,avoir envie!
je n'ai plus envie de rien, la seule chose qui me rend heureux c'est quand je me couche le soir. Parce que je sais que la souffrance va enfin cesser.

Mon PC donne de graves signes de fatigue, dont vous inquiétez pas si je ne parle pas pendant quelque temps.
le trecian calme partiellement mais angoisse, les rend supportable. Ça ne résout rien, c'est un couvercle sur une cocotte-minute qui ne demande qu'à exploser.
J'espère que j'aurais la force et le courage de l'arrêter cet été.

Nous préparons le mariage notre fille et ce n'est pas une mince affaire surtout pour moi qui marche au ralenti.
Mais c'est vrai que quand on fait ce qu'on aime on est heureux, c'est une évidence.
Peut-être que ma vie ne me convient pas, je le pense de plus en plus. Il faudrait que je fasse un grand coup de ménage que je me débarrasse de tout le matériel qui m'encombre. Une vie simple dans une maison simple ou on pourrait consacrer son énergie et son temps à autre chose qu'à faire des réparations.
mon ordinateur vient de planter sans prévenir. Il a redémarré sans raison, il est comme moi, il perd la tête.
À bientôt

23. Le mardi, juin 21 2016, 18:49 par ver00

CC Léonie et Zorg

Merci Léonie pour votre explication de l'homosexualité et votre gentillesse ! Vous êtes vraiment quelqu'un d'exception ! Le net cible vraiment les personnalités que l'on aime !

Zorg, c'est une idée géniale, changer tout ! vous allez peut être repartir à zéro, perdu pour perdu !

Bisous à vous 2.

24. Le mercredi, juin 22 2016, 11:37 par zorg-f

bonjour

aujourd'hui c'est mon anniversaire et je ne pense qu'à la mort. Quelle tristesse. Il y a un an j'allai si bien, je n'y comprends rien.
Bonne journée à vous tous

25. Le jeudi, juin 23 2016, 00:32 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Vous dites :
Il y a un an j'allai si bien, je n'y comprends rien.
*
Il n'y a rien à comprendre, vous avez laissé tout simplement la vie couler en vous, un très beau lâchez prise...... Si vous avez réussi cet exploit, il n'y a pas de raison que vous le réalisiez de nouveau. Pour l'heure vous vous focalisez sur cet épisode avec plein de regrets qui empêchent la vie de circuler. Vous n'arrivez pas à vider votre esprit du passé et des aléas de la vie, vous voyez tout en noir, ce qui ne peut évidemment pas vous aider.
C'est dans un mental silencieux que la paix peut advenir.....pensez-y.

Je vous souhaite une bonne nuit ainsi qu'à Ver00

Amitiés
Léonie

26. Le jeudi, juin 23 2016, 12:00 par zorg-f

bonjour

hélas Léonie, mon mental hurle. Je ne contrôle plus rien malgré les médicaments. Ce matin j'ai voulu tailler mes haies. Je hurlais d'angoisse. Je ne crois pas pouvoir assister au mariage de ma fille et d'un autre côté il me semble impossible de ne pas y être. Dans les deux cas ça va lui faire trop mal et à moi aussi.

Mon état s'aggrave de plus en plus et je ne sais plus quoi faire sinon attendre un miracle qui ne vient pas.

Choisir entre la corde et l'hôpital psychiatrique à vie est un choix facile. C'est la décision qui est difficile. Priez pour moi cher Léonie.

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