Mille et une mort.

Alors c'est fini, je suis sur le départ. J'ai rangé mes affaires, j'ai fait ce que je devais faire pour soulager ma femme des tâches trop lourdes pour elle. Les signes sont là. Plus rien ne me retient. Je le sais et je le sens, c'est terrifiant. On a la vie chevillée au corps, on n'y tient plus qu'à tout. Même quand la souffrance devient insupportable et que rien ne peut plus la soulager et qu'on accepte pas de vivre comme ça, la vie vous retient, vous tient dans sa main. Elle ne veut pas lâcher prise, pourtant tout est perdu. Il n'y a plus aucun espoir, tu le sais bien. Comme c'est difficile de renoncer à vivre et de se faire mal pour rompre le fil. Mourir ce n'est pas facile. Même quand c'est de mort naturelle, mais se donner la mort, se jeter dans le vide sans savoir si on va réussir, si on va pas se faire encore plus mal et s'estropier à vie comme si on ne l'était pas assez. Il ne faut pas se rater, ce doit être un sans-faute. C'est un acte responsable pour certains, lâche pour d'autres. C'est un faux problème, le problème est de savoir pourquoi on souhaite mourir. Les autres ne peuvent pas comprendre. On fait du mal à ceux qu'on aime, on peut même les détruire, gâcher leur vie alors qu'on a tout fait pour que soit belle et douce et intelligente aussi. J'ai essayé de transmettre à mes enfants le peu de choses que je savais, j'ai surtout essayé de leur épargner les souffrances que j'ai vécues pendant ma jeunesse pour ne pas qu'ils soient comme moi. Je ne veux pas qu'ils souffrent et qu'ils vivent le martyr que je vis maintenant et qui me fait écrire ces lignes. Je ne sais pas si je pourrais, je ne sais pas si j'aurais le courage et la force. Je pense que non et pourtant je ne vois pas d'autres solutions. Je ne peux pas continuer comme ça, je ne veux pas que mes enfants voient ma déchéance, je ne veux pas être plaint. Je suis prêt à partir pour mon dernier voyage, il me faut juste un petit peu de courage, celui du désespoir absolu, celui qui vous fait commettre l'irréparable. Je suis plein d'amour que je ne peux plus exprimer, je déborde de souffrance et je me sens seul. Chaque souffrance est unique. Aucune ne ressemble à l'autre. Pourtant certaines vous emmènent vers la mort de façon inéluctable. On a beau se battre comme un fou, c'est nous qui devenons fous. Je ne parlerai pas de mes 10 années de souffrance, du parcours du combattant que j'ai mené, de psychiatre en psychothérapeute, de thérapeutes en psychanalystes. D'hôpitaux en clinique. D'espoir déçu et d'illusions perdues. Ce n'est pas un testament, ni une leçon de choses. C'est l'histoire d'un homme qui a tout perdu et qui ne veut pas perdre plus encore, c'est trop douloureux la déchéance et la souffrance. Je n'attends plus rien de la médecine et des psychiatres, je n'attends plus rien des thérapeutes. Ils me lâchent les uns après les autres. Je me souviens quand j'exerçais et que j'étais dépassé j'avais au moins le courage et l'honnêteté de passer la main et d'envoyer à quelqu'un que je jugeais plus compétent que moi le patient pour qui je ne pouvais plus rien. Mais la psychiatrie est une grande nébuleuse, une sorte de secte, où on exerce la médecine de Molière. Ils font n'importent quoi avec les outils dont ils disposent. Les médicaments dont on ignore l'action aux effets secondaires redoutables. Des électrochocs qui parfois marchent ou ne marche pas. Je ne veux plus aller à la clinique essayer des médicaments qui me font souffrir 1000 morts et qui ne marchent jamais, je ne veux plus passer des heures à tourner en rond dans le parc, je ne veux plus de cette non vie. Je ne veux pas terminer mon existence comme ça. Je ne veux plus tomber entre leurs mains, je n'ai plus confiance. Alors qu'est-ce qu'il me reste comme choix ? Je ne veux plus de ces matins terrifiants où je me réveille terrassé par l'angoisse qui me fait hurler, qui me fait si mal et qui me détruit peu à peu. Je ne veux plus me souvenir de celui que j'étais avant, je ne veux plus voir les photos de tous ces moments heureux que j'ai vécus, je vis un cauchemar éveillé et c'est insupportable. Je ne sais pas quelle maladie j'ai, vraiment je ne sais plus. C'est de la souffrance pure, comme du cristal. C'est le feu qui me consume et qui me brûle toute la journée des pieds à la tête. C'est cette lutte incessante qui n'épuise maintenant et à laquelle je ne peux plus faire face. C'est trop, trop c'est trop. Il faut que ça cesse. Je souffre trop pour vivre et rien ne peut calmer ma souffrance. Je fais du mal autour de moi, à ma femme et mes enfants. Ça m'est insupportable car je les aime. C'est pour ça qu'il faut partir en beauté ! Avant qu'il ne soit trop tard que je n'ai plus mon libre arbitre. Léonie me dira que mon âme continuera à souffrir éternellement, je prends le risque. Qu'est-ce qu'il y a après ? Qu'est-ce que je vais trouver ? Voilà je suis prêt et j'attends d'avoir le courage. on ne devrait pas mourir en été. Il fait si beau. Dieu que j'ai aimé le soleil.

Commentaires

1. Le vendredi, mai 20 2016, 00:05 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Je vous ai dit tout ce que je savais sur l'après vie parce que j'ai vécu des choses pour lesquelles il n'y a pas de mot pour le raconter et je vois juste que partir comme vous le désirez est de loin la plus mauvaise option à mon avis, mais c'est votre vie, personne n'est responsable d'elle à part vous aussi peut être que vous êtes le plus à même de décider ce qui est bon pour vous enfin je dirais plutôt que c'est votre mental ce vieux singe limité qui décide pour celui que vous êtes réellement, bref c'est la plus belle illusion qui ait été donné à l'être humain.........un mental/ego qui décide de la vie ou de la mort de l'être réel qui vit en chacun mais ça vous le découvrirez de l'autre côté mais évidemment il sera trop tard, mais si c'est votre choix personne n'y peut rien.

Je vous souhaite QUAND MEME de trouver cette paix que vous recherchez avant .....
Bonne soirée
Amitiés
Léonie

2. Le vendredi, mai 20 2016, 00:09 par Ninhursag

Je vous mets un petit texte de SRI AUROBINDO un grand maître spirituel Indien :

La secrète connaissance – Livre I – Chant 4
La vérité que le mental ne pouvait connaître dévoile son visage, nous entendons ce que des oreilles mortelles n'ont jamais entendu, nous sentons ce que les sens terrestres n'ont jamais senti, nous aimons ce que les cœurs mortels repoussent et craignent ; notre mental se tait face à l'éclat de l'Omniscient ; des chambres de l'âme, une Voix appelle ; dans l'intimité dorée d'un feu immortel, nous rencontrons l'extase d'une réunion avec la Divinité.
Chacun de ces signes témoigne d'un plus grand moi qui demeure en nous, inconnu à nous-mêmes ; de temps à autre seulement survient une influence plus pure, une marée de vagues plus hautes s'empare de notre vital, une Présence plus divine fait progresser l'âme. Ou bien quelque chose d'autre fait irruption à travers notre écorce terrestre — Grâce et Beauté d'une lumière spirituelle, murmure d'une langue de feu céleste. Nous percevons en nous la présence d'un étranger sublime qui existe et agit, invisible, tout comme s'il ne l'était pas ; il suit la lignée des naissances sempiternelles bien qu'il semble périr en même temps que son enveloppe mortelle.

Assuré de l'Apocalypse à venir, il se moque des moments et des heures ; grand, patient, calme, il regarde passer les siècles, en l'attente du miracle progressif de notre transformation dans le cadre du processus sûr et délibéré d'une force à l'échelle du monde, et de la longue marche d'un Temps révélateur. Il est l'origine et le chef d'orchestre, il est le silence au-dessus de la tête, la Voix intérieure, la vivante Image installée dans le cœur, l'immensité sans murs et le point insondable ; il est la vérité de tous ces mystérieux ballets dans l'Espace, le Réel vers lequel nos efforts nous conduisent, le sens secret et superbe de notre vie. Trésor de miel dans les ruches de Dieu, Splendeur qui brûle dans un manteau de nuit, il est notre gloire de la flamme de Dieu, notre fontaine dorée des délices du monde, l'immortalité enveloppée dans une cape de mort, la forme de notre divinité non née.
Il est le gardien de notre destinée dans les profondeurs intérieures où sommeille la semence éternelle des choses éphémères. Toujours nous portons en nous une clé magique cachée dans l'enveloppe occulte de la vie. Un Témoin brûlant dans son sanctuaire regarde au-delà du Temps et des murs aveugles de la Forme ; une Lumière intemporelle se tient dans ses yeux voilés ; il voit les choses secrètes qu'aucun mot ne peut exprimer, il connaît le but du monde inconscient ainsi que le cœur de ce mystère qu'est l'odyssée des ans.

Mais tout est voilé, subliminal, mystique ; l'Intuition du cœur et une capacité d'intériorisation sont nécessaires, ainsi que le pouvoir d'un regard spirituel.
Sinon, pour le regard à courte vue de notre mental en cours de développement, notre destination incertaine suggère un voyage sans but, orchestré par une sorte de jeu de probabilités ou quelque Volonté de hasard, ou encore par une Nécessité sans but ni raison forcée à émerger et exister contre son gré. Dans ce champ intense ou rien ne semble évident ni sûr, notre existence même nous semble douteuse, notre vie une expérience floue, l'âme une lumière intermittente dans un monde ignorant et bizarre, la Terre un grossier accident mécanique, le tout un filet de mort dans lequel nous ne survivons que par chance.
Tout ce que nous avons appris apparaît comme une hypothèse douteuse, l'entreprise menée à bien, un passage ou une phase dont la finalité ultime échappe à notre vue — expression du Hasard ou d'un Destin fortuit. A peine sortis de l'inconnu, nous pénétrons dans un autre inconnu. Les ombres grises de questions sans réponses dansent sans cesse autour de notre éphémère existence terrestre. Les mystères indéchiffrables de l'Inconscient obscur s’alignent, insolubles, derrière la ligne de départ de la Destinée. Une Aspiration dans les profondeurs de la Nuit, semence d'un corps périssable et d'un mental à demi éclairé, solitaire, projette sa langue de feu conscient vers une Lumière immortelle à jamais perdue ; elle n'entend, comme unique écho de son appel, qu'une faible réponse dans le cœur ignorant de l'homme et ne rencontre, sans comprendre ni la raison de la souffrance, ni le pourquoi de sa venue ici-bas, que le consentement de Dieu au paradoxe de la vie et l'énigme de la naissance de l'Immortel dans le Temps.

Léonie

3. Le vendredi, mai 20 2016, 11:02 par zorg-f

bonjour.

Ce matin j'ai tellement d'angoisse que je ne peux même pas vous lire. Les mots flottent devant mes yeux comme des fantômes.

Avant-hier j'ai essayé de me pendre. Heureusement j'ai testé la résistance à la ceinture et elle s'est rompue.
Avant-hier en fin d'après-midi j'ai vu mon psychologue qui m'a aidé, lorsque je suis sorti j'allais mieux. Hier j'ai vu mon psychiatre, je ne lui ai pas tout dit de mes tentatives de suicide pour ne pas qu'il m'hospitalise de force. Il a accepté que j'arrête le nozinan et je me retrouve avec juste un comprimé d'athymil 10 mg. Et mon cher Lexomil.
Il m'a dit que c'était à moi de reprendre ma vie en main, qu'il ne pouvait rien pour moi, c'est ce que m'a dit aussi mon psychologue. Il n'y a que moi qui puisse m'aider et je ne peux pas ou plutôt je ne sais pas comment faire.
Demain je dois aller à une communion, j'en crève de peur, je ne vois pas comment je vais résister à l'angoisse dans cette église et ensuite pendant le repas.
Mon psychiatre m'a dit qu'il restait encore assez de force en moi pour réagir. Il est optimiste.

Je vous lirai quand j'irai mieux et quand l'angoisse aura un peu lâché. mes doigts sont jaunis par le tabac, il l'a remarqué.
Il faudrait un miracle pour que je remonte la pente. Je devrais être content d'avoir moins de médicaments, mais là aussi ils me manquent. Je ne sais vraiment pas ce que je veux. Il est 11:00 je n'ai encore rien fait, je vais aller prendre ma douche et tenter de m'habiller.

Merci d'être toujours la.

4. Le vendredi, mai 20 2016, 13:52 par Ninhursag

Bonjour Eric

La ceinture s'est rompue, eh bien la mort ne veux pas de vous elle aime bien prendre les décisions elle même en général et n'aime que l'on fasse son travail (dixit mon frère qui est médium). Les psy. ont compris que votre problème est autre que psychiatrique et que vous seul pouvez vous en sortir, je pense depuis le début que c'est un problème d'ordre spirituel. C'est à vers votre coeur que devez vous tourner et lui parler le plus possible, ça vas vous paraître idiot mais pourtant il n' y a que ceux qui ont accepté ce fait qui le savent.
Vous dites : Il est 11:00 je n'ai encore rien fait.
Eh bien je ne vois pas où il y a un problème, ça nous arrive souvent à mon mari et moi (surtout moi d'ailleurs), on en rigole tous les deux et c'est une façon de ne pas se prendre la tête pour les horaires et les qu'en dira t-on, et si tout le monde en faisait au tant il y aurait moins d'êtres humains stressés d'ailleurs dans les pays chauds les personnes ont bien plus cette mentalité qui consiste à pas vivre à 100 à l'heure et se créer grâce au mental des films qui n'ont pas lieu d'être. Par exemple vous vous mettez DEJA la pression pour communion de demain hors c'est le futur, vous n'y êtes donc pas encore mais votre mental s'y projette, résultat au lieu de profiter de l'instant présent en faisant quelque chose vous COGITEZ inutilement sur le futur.
Bref vous vivez dans le PASSE (qui n'est plus) et le FUTUR (qui n'est pas encore) et jamais au PRESENT et cela depuis longtemps, comment donc pouvez vous vivre en PAIX?....c'est impossible parce que la paix n'existe que dans le PRESENT et sachez que la plupart des êtres humains font comme vous sauf qu'ils ont des moments où il vivent dans le présent, ce qui les équilibre quand même, mais à partir du moment où il n'y a plus de présent du tout, c'est la porte ouverte à n'importe quoi. Quand vous avez été heureux l'été dernier c'est que vous viviez dans ce présent, ce fut momentané parce que vous avez retrouvé la routine (PASSE/FUTUR) à votre retour, d'ailleurs c'est bien connu que lorsqu'on part en vacances on casse la routine et ça fait du bien, aussi l'idéal serait de casser cette routine le plus souvent possible durant la vie.
La réalité est que vous voulez vivre tout simplement et retrouver la paix et cela dépend de vous, c'est le mental qui cogite qui est responsable des angoisses et qui a besoin de discipline, à mon avis, c'est ce que la vie m'a appris et c'est aussi ce que disent les grands maîtres spirituels du passé et du présent.
Vous n'avez pas confiance en vous-même, mais je continuerai à avoir confiance en vous..;-)

Je vous souhaite une bonne journée et tenez bon pour le sevrage.
Amitiés
Léonie

5. Le vendredi, mai 20 2016, 19:24 par zorg-f

c'est vrai,je m'accroche.et merci d’être là.

6. Le samedi, mai 21 2016, 08:29 par Annsuhin

Bonjour,
Il y a une chose qui m'étonne, c'est que vous ne semblez jamais chercher à repérer ce qui dans le concret de votre vie, génère ces angoisses.
Pourquoi ne pas essayer ?
Apparemment, vous donner la mort ne semble pas être la solution.
Alors, peut être pouvez-vous tenter d'observer les moments, les situations où l'angoisse survient quitte à les ecrire.
Aujourd'hui, elle semble être continue mais à vous lire
depuis longtemps, je crois qu'il n'en a pas toujours été ainsi. C'est pourquoi dans un premier temps, vous pouvez peut être noter les premiers moments où elle est venue vous envahir.
Je ne sais ce que vous penserez de ce conseil. En tous les cas, je vous souhaite vivement d'aller mieux.
Bon courage.
Annsuhin

7. Le dimanche, mai 22 2016, 15:07 par zorg-f

bonjour

c'est difficile de vous répondre. L'angoisse installe automatiquement et systématiquement dès que je me réveille le matin. Il suffit que je pense au déroulement de la journée pour que je sois ravagé. Le pire c'est quand je prends ma douche. Ce matin j'ai littéralement explosé, j'ai hurlé toute la matinée. Je suis épuisé.

Hier j'ai dû me lever tôt pour partir au baptême. J'ai devancé l'angoisse dans l'action et je pensais qu'elle me ravagerait pendant la messe. Ça n'a pas été le cas, j'ai tenu le coup en essayant de chanter avec les autres. C'est pendant le repas que l'angoisse est arrivée. J'ai passé le déjeuner à me lever toutes les cinq minutes pour aller dehors. Les jeunes qui étaient la avait prévu pour m'aider de me faire fumer du cannabis. Ils n'ont pas pu s'en procurer. J'étais mal mais c'était gérable. Hier soir j'ai regardé un film avec Isabelle Huppert et Gérard Depardieu : «valley of love » je ne suis pas sûr du titre. c'est l'histoire de deux parent dont le fils s'est suicidé. Il leur a écrit une lettre à chacun en leur donnant rendez-vous dans la vallée de la mort. Pendant le film mon angoisse est partie,, je me suis identifié à ce suicidé. J'ai imaginé que ça pouvait être moi. Exactement comme dans l'été meurtrier.
Je ne sais pas ce qui me provoque l'angoisse, ne plus pouvoir vivre, voir les autres vivre et moi me détruire, penser à ce qui m'attend si je continue comme ça. Je n'ai jamais été aussi mal depuis que j'écris sur ce blog. D'ailleurs je n'écris plus rien d'intéressant. Je suis à la dérive et j'attends la mort avec impatience. Il y a aussi le mariage de ma fille au mois de juillet, je dois être la debout et je sais que je ne pourrais pas. C'est un drame pour moi et une grande source d'angoisse. J'ai réussi à marier mes deux premières filles alors que j'étais déjà malade. Mais j'étais beaucoup moins abîmé que maintenant.

Hier à l'église j'ai essayé de prier, moi la brebis égarée dans un chemin de souffrance auquel je ne comprends rien.pourquoi si Dieu existe m'impose-t-il une telle épreuve. Pourquoi me faire si mal ? Pourquoi mettre mon âme en danger ? Pourquoi vouloir détruire ma famille ?
Je finis par penser que j'ai une maladie métabolique, que dans mon cerveau quelque chose de marche plus et qu'il ne faut pas chercher plus loin. J'attends la folie qui va venir mais je préférerais que la mort m'emporte avant.
Je n'ai plus de courage, je n'ai plus de force, j'ai baissé les bras et je suis épuisé.
ma femme est partie il y a quelques instants voir ma fille et son petit garçon, je n'ai pas pu les accompagner, je ne m'en sens pas la force. Je vais passer mon après-midi sur mon divan avec mes chiens et mes cigarettes à broyer du noir et à attendre la crise d'angoisse de demain matin. Ainsi sont toutes mes journées désormais.
Auparavant dans l'action l'angoisse cédait,, maintenant c'est l'inverse, plus je me bas et plus je souffre.

Merci de m'avoir répondu.

8. Le dimanche, mai 22 2016, 17:47 par annsuhin

Oui, ça fait deux fois que vous dites que l'angoisse disparait au cours de films que vous avez regardés. Est ce que vous pouvez vous rappeler vos pensées au cours de ces séances ?
Je me demande parfois si ce blog où vous vous exposez
n'est pas aussi générateur d'angoisses.
J'ai l'impression aussi qu'à chaque fois que vous faites un pas de côté par rapport à vous, comme à la messe où vous avez essayé de chanter , l'angoisse disparait.
Vous dites que l'angoisse apparaît le matin quand vous pensez au déroulement de la journée.
Pourquoi alors ne pas vous concentrer sur le moment présent, comme vous l'a si souvent conseillé Léonie, en vous disant qu'il n'y a pas de raison que ça change et qu'il faut faire avec ce que vous êtes.
Arrêtez de vous maltraiter, vous ne méritez pas tout cela.
Bien à vous,
Annsuhin

9. Le lundi, mai 23 2016, 12:06 par zorg-f

bonjour.

Difficile de vous répondre. Pour l'été meurtrier je me suis identifié au personnage d'Isabelle Adjani qui voulait venger sa mère après son viol. Elle avait bâti toute une histoire fausse et avait rendu son père paraplégique lorsqu'il avait regardé comme une femme. Elle devient folle lorsqu'elle se rend compte que son père a accompli lui-même la vengeance qu'elle comptait faire elle-même en se trompant de cible.
Pour l'autre film, c'est la spiritualité que je cherche tant Ce garçon qui se suicide et qui donne rendez-vous à ses parents après sa mort dans la vallée de la mort. On ne sait pas pourquoi il s'est donné la mort mais il semble qu'il veuille réconcilier ses parents et leur dire son amour.
J'ai dormi 11:00 cette nuit tellement j'étais épuisé par la journée d'hier. Ma première pensée anxiogène a été de savoir comment j'allais gérer la garde de mes chiens pendant le mariage de ma fille. L'angoisse s'est installée alors automatiquement comme d'habitude. J'ai voulu devancer l'attaque de panique qui allait suivre. J'ai fait du rameur, un peu de méditation,, j'ai pris ma douche alors que je n'avais qu'une envie c'est de me laisser envahir. Je suis allé ensuite faire quelques courses et puis en rentrant chez moi j'ai fait quelques bricoles. Rien n'y fait l'angoisse est la. Comme si elle se vengeait de ne pas m'avoir envahi ce matin, ça va être pour cet après-midi ou pour ce soir. L'instant présent là où je vous écris c'est l'angoisse. Je ne peux pas le vivre.

Quant à mon blog il m'a beaucoup aidé au début. J'étais fier d'être lu, d'écrire parfois des choses intéressantes. Il me donnait l'impression d'exister. C'était un déversoir.
Je n'ai pas envie de le laisser mourir comme je suis en train de le faire pour moi-même, j'ai besoin de votre soutien, de ceux qui me répondre et qui m'encourage ou qui m'aide.
Je me maltraite pas,, c'est la maladie qui me maltraite. Et je ne sais plus comment faire pour ne pas sombrer complètement. Il faut absolument que je revienne dans la vie, que je sorte de chez moi, que je bouge que je travaille dans mon jardin, bref que je vive. Mais il y a quelque chose en moi qui ne veux pas, qui ne veut plus hélas je ne comprends pas.
Je passe des heures sur Internet à lire tout ce que je peux lire sur les troubles anxieux généralisés, cela ne me sert à rien, sinon m'enfoncer davantage.
La façon que j'ai d'exposer mon angoisse devant tout le monde est pour mon psychiatre tout à fait inhabituel, il m'a dit qu'il n'avait jamais vu quelqu'un comme moi.
Après avoir essayé tous les médicaments possibles et imaginables il a baissé les bras et m'a dit que c'était une question de caractère, de façon d'être.
Mois avant je n'étais pas comme ça même si j'étais d'un caractère anxieux, cette anxiété chronique ne prenait jamais le dessus.
J'ai l'impression que je suis mal parti et que si je ne réagis pas je vais à la catastrophe.

Je ne vois pas d'autres choses à vous dire sinon que lorsque j'étais en Corse au mois de septembre l'angoisse a lâché complètement pendant une excursion sur une île déserte. Je crois que c'est ma vie qui ne va pas, c'est la vie que je me suis construite et qui m'étouffe maintenant. Je n'ai rien décidé, j'ai tout fait par rapport à mes parents, contre eux, pour me venger et pour leur montrer qu'on pouvait vivre autrement. Mais était-ce vraiment ce que je souhaitais ?
alors je pense qu'il faudrait que je change tout, mais je ne sais pas comment faire et par quel bout commencer. Surtout que dans l'état ou je suis toute décision ou tout action est pratiquement impossible.
Bien à vous

10. Le lundi, mai 23 2016, 13:35 par annsuhin

Bonjour,
Il y a un livre qui vous parlera peut être : La voie mystique de l'angoisse de Michel Laroche, métropolite byzantin, une sorte de prêtre orth odoxe.
Je viens de lire un autre de ses livres, La voie du silence, qui m'a beaucoup plu.
Bon courage.
Annsuhin

11. Le lundi, mai 23 2016, 17:58 par zorg-f

merci

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