La fin bâclée de La Greffe

peut-être mon dernier billet. Il reflète la pauvreté de mon esprit qui est de plus en plus ravagé par la souffrance. N'y tenant plus j'ai repris le nozinan pendant une journée et demie, je souffre toujours autant, ce médicament est donc inactif et inutile. Alors je commence à faire n'importe quoi, à m'automediquer. Je reprends un anxiolytique qui m'avait été prescrit l'année dernière à cette époque-là quand j'ai commencé aller mieux. C'est un vieux médicament :l'atarax. J'espère qu'il fera quelque chose car hier j'ai passé ma matinée à tenter de me prendre. Cela paraît risible, mais ce n'est vraiment pas drôle. Je suis monté trois fois sur mon échelle en ayant raccroché la ceinture autour de mon cou, je me suis laissé tomber doucement, la douleur a été atroce et à chaque foi j'ai repris appui sur l'échelle. J'ai tout rangé, je suis retourné dans ma maison, la souffrance revenant trop forte j'y suis retourné et j'ai encore essayé. J'ai trop peur, je ne peux pas.
« La mort n'est pas le bout de la vie. Elle en fait partie. » Haruki Murakami. Pendant les jours qui suivirent clémentine eu de plus en plus de mal à occuper les enfants qui ne supportaient plus le confinement dans leur petite chambre d'hôtel. Elle dû déployer des trésors d'ingéniosité pour tuer le temps. Le cimetière du Père-Lachaise est le plus grand de Paris, c'est un petit village avec ses avenues, ses rues et ses sentiers. Pour ne pas s'y perdre il est vivement conseillé de disposer d'un plan où est mentionné l'emplacement des tombes des hommes célèbres qui y sont inhumés. C'est pourquoi le cimetière du Père-Lachaise est autant visité. Ils partirent tôt après avoir avalé un copieux petit déjeuner. Ils empruntèrent les transports en commun et arrivèrent vers 14:30 devant l'entrée du cimetière. On y pénétrait par une porte de pierre qui s'ouvrait sur l'avenue principale. Catherine avait envoyé par SMS les coordonnées de la concession d'Abraham Mors. Elle se situait dans la partie nord-est du cimetière. Il faisait beau et sec, on sentait que le printemps n'était pas loin. Ils s'étaient habillés simplement, Adolphe avait mis son manteau gris et clémentine une gabardine noire. Les enfants étaient en jean et blouson. Adolphe franchit la porte de pierres suivi de sa famille. Il marchait vite trouvant sans peine son chemin dans le dédale des petits sentiers. Les enfants traînaient parfois en arrière pour escalader les tombes comme s'ils étaient dans un parc de jeux. Clémentine les réprimanda en leur demandant de respecter les morts. Pour eux la mort était une abstraction de même que les monuments qui y étaient consacrés. Ils n'y voyaient qu'un extraordinaire terrain de jeu avec plein de petites maisons rigolotes à escalader ! Ils parvinrent au bout d'un quart d'heure devant le caveau de la famille Mors. Ils étaient en avance mais le caveau était déjà ouvert et les employés des pompes funèbres présents. Ils avaient déposé le cercueil de Zachary sur des tréteaux recouverts d'un voile blanc. Non loin était garée une grosse limousine noire, le corbillard. Une dizaine de minutes plus tard apparurent au bout du chemin trois silhouettes de femmes. Deux marchaient côte à côte et la troisième un peu en arrière se tenait seule. Adolphe ne fit rien pour aller à leur rencontre, il les laissa s'approcher et reconnut bientôt Catherine et une femme brune qu'il ne connaissait pas. Catherine salua Adolphe et clémentine et présenta son amie. C'était Judith la psychanalyste, l'ancienne voisine de Zachary. Elle lui dit quelques mots. -Quelle tristesse, j'ai essayé de l'aider, j'ai fait ce que je pouvais. En vain puisque nous sommes là aujourd'hui. La troisième silhouette s'approcha et s'arrêta à quelques mètres du groupe en les saluant d'un signe de tête. C'était une très belle femme toute de noir vêtu. Elle marchait doucement comme s'il ne voulait pas faire de bruit, des boucles d'oreilles rouges faisaient comme deux larmes de sang sur son visage aux yeux dissimulés par des lunettes de soleil noir et encadré par une chevelure noir de jais. Catherine murmura à l'oreille d'Adolphe : -c'est Anna. -C'est une femme extraordinaire, je comprends pourquoi il l'a aimé passionnément. Le prêtre arriva enfin. Il proposa au petit groupe de se tenir devant le cercueil. Il dit le nom du défunt et prononça une bénédiction. Il demanda ensuite à chacun de bénir le cercueil et lorsque ce fut fait il proposa un moment de recueillement. C'est alors que quelque chose d'étrange se produisit. Il n'eut plus un bruit, les oiseaux ne s'arrêtèrent pas de chanter , Adolphe ne les entendit plus. Il releva la tête, regarda autour de lui, les autres n'avaient pas bougé et se recueillaient. Ils semblaient immobilisés dans le temps, figés comme des statuts. Il leva les yeux vers le ciel et peu à peu il disparut. Les nuages, le bleu du ciel, plus rien, une sorte de néant. Plus de bruit, plus de temps, plus d'espace et pourtant il se sentait infiniment bien comme s'il appartenait au monde, comme s'il ne faisait qu'un avec tout ce qui l'entourait, c'était océanique. Adolphe bougea sa main et la posa sur un petit muret, elle traversa la pierre comme si elle n'existait pas. Le sol sur lequel reposait lui semblait mouvant, il n'osa pas bouger de peur d'être englouti. Toute la structure physique de la matière semblait être modifiée et lui était comme un nageur, dans une eau tiède infiniment accueillante et rassurante. Que se passait--il ? Il savait qu'il était le seul à ressentir ce qu'il était en train de vivre. Il savait qu'il était inutile ou peut-être dangereux de questionner sa femme qui se tenait à ses côtés. Peut-être sa main traverserait-elle son corps comme la pierre du petit mur. Alors il ne fit rien, il se laissa porter par cette vague qui l'emmenait je ne sais où, sans peur ni interrogation. Il attendit et puis c'est le bruit qui revint d'abord, peu à peu le monde se reconstitua, le ciel réapparu et le temps recommença de s'écouler. Il devinait que ce qu'il venait de vivre n'avait rien à voir avec son nouveau cerveau, c'était autre chose. Une expérience mystique, un voyage dans le monde de l'implicite ou du réel. Le prêtre redressa la tête, adressa ses condoléances à ceux qui étaient présents et s'en alla. Les croque-morts soulevèrent le cercueil de Zachary pour le faire glisser dans le caveau. Lorsqu'il fut en place ils s'écartèrent pour permettre à chacun de déposer un peu de terre ou une fleur sur le cercueil. Anna qui était toujours restée à l'écart attendit que chacun est déposé quelque chose pour s'approcher de la tombe. D'un regard elle leur demanda de la laisser seule. Lorsqu'elle le fut elle s'agenouilla devant le tombeau, elle pencha sa tête dans le caveau et parla à Zachary. -Mon amour, tu sais je t'ai toujours aimé. Je n'ai jamais cessé de t'aimer. Mais tu n'aurais détruite, alors je me suis enfui pour sauver mon âme. Je sais que tu m'entends là où tu es, je sais que ces paroles vont apaiser ton chagrin et ton désespoir et je vais te donner pour ton dernier voyage ce que j'ai de plus précieux. Elle défit avec précaution ces précieuses boucles d'oreilles et les jeta au fond du trou ou reposait son amant, son amour perdu. -Bon voyage mon amour, va en paix et pardonne moi du mal que je t'ai fait. Elle se releva, rajusta ses lunettes de soleil pour qu'on ne vit pas ses larmes. Elle partit doucement sans dire au revoir . Bientôt sa silhouette disparut le long de l'allée. Tout le monde avait compris, personne ne dit rien, c'était inutile comme la mort de Zachary. C'est Adolphe qui décida de partir le premier, il prit le bras de sa femme, la main de sa petite-fille pendant que son fils tenait celui de sa femme et ils s'en allèrent lentement, serrés les uns contre les autres, unis par quelque chose de nouveau et d'éternel. Catherine et Judith les regardèrent partir, disparaître peu à peu. Ils ne se reverraient jamais plus, c'était la fin de l'histoire. Il fallait qu'un meurt et que l'autre vive. C'est l'amour qui a tranché, c'est la plus grande force et la plus dangereuse aussi.

Commentaires

1. Le dimanche, avril 24 2016, 13:03 par Ninhursag

Bonjour Eric

Eh bien je ne trouve pas que cette fin est bâclée, elle est sobre et colle plus à la réalité que si elle avait été enrobée. Il est clair que cette histoire est un peu la vôtre, l'ouverture qu'à vécu Adolphe est celle que vous avez sans doute vécu à un moment de votre vie et que intérieurement vous savez que la vérité est dans cette ouverture mais ne savez comment la retrouver, mais il ne s'agit pas de la retrouver mais d'utiliser cette expérience pour aller de l'avant et découvrir ce qui se cache derrière, le voile a été soulevé mais il doit être ôté complètement et seulement à ce moment la paix descendra et la souffrance disparaîtra.
Nous avons deux loups en nous, qui sont représentés chez vous par Zacharie et Adolphe, le loup destructeur est mort et enterré, il ne reste l'autre loups qui était à la recherche de lui-même et il est bien en vie et je pense que vos tentatives de suicides multiples ratées sont la réponse. Quand au Nozinan (50 gouttes, dose de cheval) s'il ne vous a rien fait c'est que votre organisme a depuis longtemps érigé des barrières contre tous les poisons que vous absorbez, ce qui veut dire qu'il veut vivre aussi. Tous ces petits soldats en vous sont vaillants vous pouvez en être sûr, peut être serait-il temps de leur laisser un peu de répit et les aimer pour toute l'attention qu'ils ont pour le corps.
Quand à Anna c'est une grande Dame, elle a aimé et pardonné, mais elle a su aussi choisir entre la vie et la mort. Alors soyez comme elle et Adolphe.....toute votre histoire tend vers cela et ce depuis toujours et c'est aussi toute l'histoire de l'humanité qui tend vers ce scénario, sauf que beaucoup n'ont pas encore vécu l'ouverture que vous avez eu et qui est le point de départ du changement.

Continuez donc sur ce que vous avez décidé dernièrement à savoir le sevrage même si vous souffrez, au bout il y aura le changement.

Je vous souhaite un bon dimanche et que la paix vienne en vous.
Amitiés
Léonie

2. Le dimanche, avril 24 2016, 17:16 par zorg-f

merci leonie,si un jour je guéris j'aimerais vous rencontrer et vous remercier. en attendant je souffre toujours et encore comme si rien ne pouvais arrêter ce flot.

a bientot

3. Le lundi, avril 25 2016, 22:13 par ver00

Bonsoir Zorg

J'ai essayé aussi, de me pendre à une clinche de porte ; je ne peux pas, ça m 'étouffe ! Tant mieux, on n'est peut être pas si malade que ça ! Bisous.

4. Le lundi, avril 25 2016, 22:58 par Ninhursag

Bonsoir Eric et Vér00, la mort ne veut pas de vous, mais la vie oui parce que vous avez quelque chose à accomplir à savoir vous connaître et vous retrouver et c'est ce que tous les humains devraient pouvoir faire, ça éviterait toutes les névroses dont tout le monde est plus ou moins atteint. Nous sommes les seuls maîtres de notre destin, mais pour cela il nous faut rejeter tous ce qui nous enchaine. Vous n'êtes pas malades, vous ignorez simplement "Qui vous êtes" et inconsciemment ça travaille en vous. Beaucoup d'êtres humains ne savent pas "Qui" ils sont mais ils sont tellement endormis que ça ne les dérange pas mais lorsque que la question vient à se poser à l'esprit, ça peut déstabiliser la personnalité qui est duelle et la diviser un peu pus. Il y a celle qui veut mourir et celle qui veut vivre et celle qui veut vivre est plus forte parce qu'elle sait que la mort ne résoudra pas le problème mais au contraire va poser encore plus de problème à la vie qui continue au delà de la mort, c'est quelque chose qui peut paraître insignifiant mais c'est d'une importance capitale.
La guérison est possible mais pour ça il est impératif de lâcher prise sur tous nos attachements qui sont multiples et variés et la plus importante est l'attachement à son image qui est une véritable auto contemplation qui anesthésie la plupart des êtres humains.
La souffrance vient de tous ces attachements y compris l'attachement à ses souffrances.
C'est de l'autoflagellation en fait.

Je pense que vous pouvez guérir tous les deux, vous avez les armes pour ça à savoir votre histoire personnelle que vous connaissez à peu près bien, mais maintenant que vous savez d'où viennent vos souffrances actuelles à savoir du passé, vous ne voulez pas les lâcher comme si votre vie en dépendait et vous êtes prêts à mourir pour elles, ce qui est contradictoire, mais c'est bien là. Qu'est ce qui vous empêche de jeter ce passé aux orties et vivre le présent pleinement?
Cherchez bien...........il vous faut trouve la réponse et elle est intérieure et non extérieure.

Je vous souhaite à tous les deux d'aller mieux et si possible d'accéder à la guérison car vous la méritez depuis le temps que vous combattez.

Je vous envoie tout l'amour qui me vient du fond du coeur. Prenez soin de vous de cette vie qui est sacrée et soyez votre propre lumière comme le disait J. Khrisnamurti.
Amitiés

Léonie.

5. Le mardi, avril 26 2016, 11:50 par zorg-f

trop de souffrance,j'ai cédé 50 gouttes de nozinan hier et 50 ce matin plus le lexomil et l'atarax.je suis defoncé mais je souffre toujours autant.je ne sort plus de chez moi,ma femme me tient à bout de bras.elle n'en peux plus.
demain rdv chez mon psychiatre,aprés demain chez le psycho.c'est l'enfer et la chute.

6. Le mardi, avril 26 2016, 11:52 par zorg-f

ver00 je deviens malade à en crever.je vais finir à l'HP.

7. Le jeudi, avril 28 2016, 11:30 par zorg-f

suite de l'histoire.
J'ai vu mon psychiatrie hier. Il m'a demandé d'arrêter les antidépresseurs !
J'ai vu mon psychothérapeute ce matin. J'étais en pleine crise angoisse. Quand il m'a vu la première phrase qu'il a prononcé c'est : «il faut vous faire hospitaliser.je ne peux rien pour vous. »
Ma femme était présente, il demande qu'elle vienne avec moi.je ne sais pas si c'est ma psychothérapie ou la sienne.
Je me sens complètement abandonné et seul. Aussi bien mon psychiatre que mon psychothérapeute baissent les bras devant l'aggravation inexorable de mon état.
Il a dit que j'étais en train de m'autodétruire ce qui est vrai. Il ne m'a proposé aucune solution, aucune piste pour empêcher cette autodestruction. Il m'a dit que je ne faisais rien,, que je n'étais pas dans l'action. Bien sûr que je ne fais plus rien, mais si je faisais quelque chose je ne serai pas chez lui.
Je ne sais pas où je vais ou plutôt je le sais trop. Je vais vers l'hôpital psychiatrique où je n'aurai plus mon libre arbitre pour pouvoir mettre fin à mes jours. Il faut que je le fasse avant tant que j'en ai encore la possibilité. Je ne sais pas pourquoi je m'accroche à la vie ou plutôt à la non vie que je mène maintenant.

8. Le vendredi, avril 29 2016, 01:26 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Le suicide comme je vous l'ai dit n'est surtout pas la solution, au contraire, c'est ce qu'il y a de pire, vous voulez échapper à la souffrance en mourant mais vous oubliez que c'est votre corps que vous allez faire disparaître et que votre souffrance continuera et sera pire, mon frère qui est médium et voit les décédés pourrait vous brosser le tableau de ceux qui restent prisonniers de leur souffrance de l'autre côté du voile et ils sont légions, je pense que votre esprit scientifique et cartésien va sans doute vous empêcher de croire en cela, mais tout ce que je peux dire c'est que la guérison ne peut se faire qu' en incarnation et il a une partie de vous qui s'accroche parce qu'elle sait cela pendant que votre ego dit le contraire, c'est un combat entre les deux loups dont je vous ai déjà parlé et que le loup qui gagne est celui que l'on nourrit.
Vous avez essayé d'arrêter les médicaments mais depuis le temps que vous en prenez il aurait fallu faire cela avec de l'aide extérieure parce que votre corps est habitué aux médicaments et réclame sa dose même si consciemment vous arrivez à les arrêter.
Le fait que vous vous soyez précipité sur autant de médicament mardi fait penser à un problème de manque. On devient addict très vite au Nozinan, j'en sais quelque chose car en deux semaines j'étais addict et pour l'arrêter j'ai du faire des séances d'acupuncture par que n'y arrivais pas, j'arrêtais puis je me rejetais dessus.

Ne lachez pas Eric, faites vous aider pour vous sevrer en douceur et non n'importe comment.

Bonne nuit
Amitiés
Léonie

9. Le samedi, avril 30 2016, 17:46 par zorg-f

bonjour Léonie.

Je n'ai personne pour m'aider, il faut que je me débrouille tout seul. J'ai fait une tentative de retour dans la vie en accompagnant ma femme garder mes petits-enfants pendant deux jours. L'angoisse était si forte que je n'étais pas présent à eux, j'ai dû inventer une histoire, que j'étais malade et que j'avais mal à la tête. C'est donc un échec, la vie ne veut plus de moi ou plutôt je suis incapable de retourner dans la vie tant la souffrance que je vis est inhumaine.
Plus que tout je désire la mort qui me délivrerait de cette souffrance si elle était naturelle. Je voudrais que ma vie s'arrête maintenant, que ma famille ne se souvienne que d'un père attentif et heureux de vivre et qu'elle n'assiste pas au spectacle tragique de ma déchéance.
Je n'ai jamais été aussi bas, je n'ai jamais autant souffert, je n'ai jamais été aussi désemparé. Quand je réfléchis bien la fin me parais inéluctable, c'est l'hôpital psychiatrique pour le restant de mes jours.
Quant à mon âme je ne sais pas ce qu'il arriverait si je me suicidais. Je ne dispose pas hélas de médicaments ou de poison qui pourrait me donner une mort rapide et douce. Pourtant je suis médecin.
je suis dans une impasse, dans un piège. Je ne sais plus qui je suis, je perds tous mes repères, je suis à la dérive et je m'attends au pire.
Portez-vous bien cher Léonie.

10. Le dimanche, mai 1 2016, 12:59 par Ninhursag

Bonjour Eric

Vous dites que vous ne savez plus "Qui" vous êtes, je dirais que c'est la question que se posent à un moment de leur vie tous ceux qui basculent dans le monde spirituel c'est le début d'un questionnement sur soi et c'est là qu'il est important de continuer à vivre pour trouver cette réponse. Tant que nous ne nous posons pas cette question c'est que nous nous satisfaisons de ce que nous sommes mais qui n'est pas "Qui" l'on est réellement, en fait on se satisfait du masque qui nous sert d'identité. La ce que je vois c'est que votre ego se bat pour ne pas laisser la place à qui vous êtes car tous les humains vivent à travers l'ego qui n'est pas "Qui" nous sommes et il n'y a que lorsque l'on arrive à ce point très douloureux d'ailleurs pour tous ceux qui sont passés par là que le lâcher prise peut permettre notre conscience de basculer dans l'être que nous sommes réellement. Tous les êtres que vous côtoyez en réalité ne savent pas "Qui" ils sont, du moins ils pensent le savoir, mais c'est à l'ego qu'ils sont identifiés et qu'ils prennent pour leur véritable identité et vous étiez comme eux. La dépression est le passage entre ce que l'on croit être et ce que l'on est réellement, c'est un passage où il y a une guerre entre l'ego et l'être ou plus simplement entre les deux loups tout simplement parce qu'à un moment donné on commencé à donner à manger aux deux loups en même temps. Bref tant qu'on est dans l'ego on nourrit un seul loup, celui qui n'est pas, mais la souffrance passée a réveillé l'autre loup qui n'est que notre véritable nature faite de paix et d'amour. Aussi ne gâchez pas ce qu'il vous reste à vivre pour rater cette occasion d'être ce loup, peut être avez vous besoin d'aller jusqu'au fond pour toucher cela car le loup que vous nourrissiez est très puissant, il s'est forgé une carapace dure à briser suite aux souffrances vécues, mais pour ça faudrait arrêter de le nourrir, ce que vous avez réussi à faire cet été pendant un temps.

Je vous mets deux liens qui peuvent peut être vous apporter quelque chose (l'un en texte, l'autre en vidéo, mais c'est la même chose).

https://www.youtube.com/watch?v=Sc8...

http://www.inner-quest.org/Ramana_Q...

Je vous souhaite un bon Dimanche.
Amitiés
Léonie

11. Le lundi, mai 2 2016, 22:31 par ver00

Zorg

Ou êtes vous ? Je n'ai pas vu votre appel au secours. Pardon. Pour moi, la dépression vient essentiellement d'un manque d'estime de soi.Il faut dépasser ça, mais vous n'y arrivez pas. Après vous pourrez reconstruire votre être. Vous êtes entrain de vous changer, et c'est douloureux. Vous changez de valeurs, de personnalité. Votre conscience bouge, elle s'agrandit d'une part de votre inconscience, qu'il était bien pratique, avant, de laisser dans l'inconscient. De cette honte, que vous avez, de vous même, faites une fierté ! Comme j'ai fait !. Venez lire mon blog, et vous comprendrez ce que je veux dire. Que les malades psychiques, ne sont pas malades, qu'ils sont en recherche de leur vraie identité, et qu'en attendant de la trouver, ils sont sans, et souffrent énormément. Écrivez comme moi, sans l'aide d'une histoire factice, écrivez vos pensées, votre souffrance pour commencer,puis tout va prendre forme......et vous commencerez à répondre à vos questions existentielles, comme je l'ai fait dans mon blog, et vous serez sauvé. Normal que vous ne faites rien, votre quête spirituelle est primordiale, prioritaire et vous le savez bien .
Bisous.

12. Le mardi, mai 3 2016, 12:40 par zorg-f

je suis la, dans une immense détresse. Je n'ai plus grand-chose à écrire sinon que je suis une boule de souffrance. Je ne pense plus, je n'agis plus, je souffre c'est tout.
je n'ai pas pu arrêter les antidépresseurs comme l'a demandé mon psychiatre,, je n'ai pas pu arrêter le nozinan.
Je l'ai appelé encore hier pour savoir ce qu'il fallait que je fasse avec les médicaments. Il ne m'a pas appelé alors il faut que je me débrouille tout seul.
Je ne peux plus accéder à votre blog quand je clique sur votre pseudo.
Ce que je peux écrire aujourd'hui c'est que l'angoisse qui me maintient dans un état d'immobilité forcée me rend fou de rage de colère.
Pour tout arranger je suis dans la série noire des pannes matérielles. Je ne peux pas utiliser un outil, ou autre chose sans qu'il tombe en panne. Tout ce que je touche tombe en panne comme si j'étais rendu au bout d'un cycle, comme moi qui suis en panne.
Je suis obsédé par le suicide qui est une fuite je sais. Mais comme je ne peux plus sortir de chez moi et que j'ai ma fille à marier cet été je préfère mourir qu'elle me voit comme ça.

Merci pour les bisous.

13. Le mardi, mai 3 2016, 19:34 par ver00

Cette souffrance....ne peut venir que du refus de votre état. Pour moi aussi, ce fut horrible, de passer de la santé de l'esprit à la maladie. Même si la société nous met au rebut, dites vous qu'elle a tort .C'est ce que j'écris dans mon blog. Nous sommes des pionniers ; nous agrandissons notre conscience, d'un inconscient pour lequel nous n'étions pas adaptés.Voila pourquoi, c'est si difficile ! Cette prise de conscience d'une mauvaise appréhension du monde jusque la. Le besoin d'y remédier, de se changer, avant que tout ne soit fini. Je dois quitter. je reviendrais vers vous. A bientôt.

14. Le mardi, mai 3 2016, 22:43 par ver00

je précise ; pas adaptés à cause de notre éducation, mais cette agrandissement de conscience nous est nécessaire ; cela veux dire trouver enfin notre vrai souhait d'être penseur et si possible acteur pour cette pensée. J'ai révolutionné mon regard sur le monde et c'est à la suite d'une manie pour les pauvres à Emmaüs que j'ai compris que je devais aussi agir ; je fais partie des restos du cœur depuis.

Je vous refais de gros bisous.

15. Le mercredi, mai 4 2016, 17:54 par zorg-f

non la souffrance c'est ma maladie.une angoisse flottante et incontrôlable qui m'a menée la ou je suis.un pauvre type sous nozinan qui ne peut même plus aller au soleil à la plage.
je pense maintenant qu'il s’agit peut être d'une maladie du système nerveux comme une autre.

bises desesperées

16. Le mercredi, mai 4 2016, 20:41 par ver00

Non, il ne faut pas croire ça ! Ça ne vous laisse plus aucune marge ! Et c'est faux à mon avis ! Ne vous mettez pas dans une impasse , Zorg ! Tout a une cause ! Votre souffrance a une cause. Je ne vous aide pas beaucoup mais j'essaie de me sauver moi même.Je sais maintenant que mon mal être est venu à cause de la nullité de ma vie ; mon métier, mes enfants ne suffisaient pas mon bonheur. Je voulais autre chose, l'amour ? Et, ça ne marchait pas, j'ai compris que ça venait de moi, et j'ai voulu me changer. (quelle souffrance ! )J'ai du pour ça aborder les concepts de conscience et d'inconscience. Et maintenant , je ne pense plus qu'à écrire mes idées ; elles peuvent vous faire du bien , vous aider à comprendre comment fonctionne notre cerveau.Même si c'est MA vérité, certains post vous feront voir la vie différemment. Qui sais ? Vous vous cherchez , Zorg, vous avez détruit votre personnalité, votre conscience étriquée de la vie, et vous ne savez comment en reconstruire une ! Essayez de suivre mon cheminement, peut -être serez vous un peu éclairé. je ne vois pas ce que je peux faire d'autre pour vous. Amitiés.

17. Le vendredi, mai 6 2016, 00:10 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Ver00 a écrit :
Zorg, vous avez détruit votre personnalité, votre conscience étriquée de la vie, et vous ne savez comment en reconstruire une ! Essayez de suivre mon cheminement, peut -être serez vous un peu éclairé.

Voilà des paroles plus que sensées, et comme elle dit si bien votre conscience s'est modifiée et vous ne l'acceptez pas, vous vous cramponnez inconsciemment à votre passé qui est révolu.
Par exemple vous angoissez parce que des appareils tombent en panne en série, chose qui arrive à bien des gens, alors que ce n'est pas quelque chose de bien grave en soi,. Vous donnez trop d'importance à de petites choses et vous vous pourrissez la vie ainsi.
Votre psy parle de sevrage mais n'y aurait-il pas un moyen médical de le faire plutôt que de vous laisser seul dans cette démarche?
Par ailleurs vous dites que vous préférez mourir que d'aller au mariage de votre fille tel que vous êtes, ce qui veut dire que le regard des autres vous importent plus que le bonheur de votre fille d'avoir son père à ses côtés sans compter qu'un suicide gâcherait carrément son mariage et que le souvenir qu'elle aura de vous ne sera pas votre souffrance mais votre suicide. Avez-vous pensé à cela? Mérite t-elle cela?. Vous devez vous battre pour être à ses côtés cet été et ne pas vous occuper de ce que penserons les autres, sinon on pourrait y voir de l'égoïsme puis que tout se rapporte à vous. L'amour aux autres se donnent de mille façons surtout en s'oubliant quand on le donne. Votre famille vous aime ne l'oubliez pas.

Relisez les paroles de Ver00 peut être allez vous y découvrir une petite lumière.

Bonne nuit à vous et à Ver00 si elle passe par là.
Amitiés
Léonie

18. Le vendredi, mai 6 2016, 12:17 par zorg-f

vous avez raison, mais vous ne me connaissez pas, si vous étiez devant moi vous vous rendriez compte de l'état dans lequel je suis.
Bien sûr qu'un suicide détruirait ma fille à tout jamais. Pourtant je sais qu'il aura lieu, je ne pense plus qu'à ça.
Même le psychologue que je vois maintenant ne voit pas d'autre alternative qu'une hospitalisation. J'ai replongé dans le nozinan. Je suis totalement épuisé, je n'ai plus aucune force physique ni mentale.
Ce n'est pas de l'égoïste même si je suis autocentrée sur moi-même à cause de l'infernale souffrance que je vis, c'est du désespoir de m'être tant battu et d'avoir échoué.
Au début j'ai joué avec la maladie comme on joue avec une bête fauve, j'étais bien imprudent car elle m'a mangé.
J'ai mon adorable fille, ma deuxième et son petit garçon à la maison, ils sont partis au marché sans moi, je ne pouvais pas les accompagner.
Je suis mort à l'intérieur, il ne reste plus qu'à terminer le travail.

Je suis désolé d'être aussi noir.
Amitiés à vous deux

19. Le mardi, mai 10 2016, 05:50 par ver00

Zorg

Allez dans mon blog, je vous en conjure ! Sinon mourrez ! Votre peur de ne pas être parfait, vous empêche de l'être ! Il est encore temps de tout gouter, de croquer la vie à pleine dent ! pour parfaire votre esprit, qui a besoin de nourriture variée ! Tout est bon dans le monde ! Après, si votre esprit est trop timoré, il va se mettre dans un coin, dans le noir, par peur d'être prit par un corps qu'il n'aura pas fait ? lol.Il faut le faire, avant qu'il ne soit fait, non ? L'inconscient est vrai , c'est l'esprit vrai de la personne et son cheminement à l'extérieur, c'est la conscience. Si l'inconscient a fait le tour de ce qu'on lui a donné, il meurt, que voulez vous qu'il fasse en prison, à rien faire dans une tête .

Bisous.

PS ; la mort est le sommeil de la vie , l'allée a l'ombre et la lumière. Seulement, un petit tour pour rien, histoire de se rafraichir les idées, avant le retour.

20. Le mardi, mai 10 2016, 11:51 par zorg-f

c'est fait et je meurt.je suis allé sur votre blog,vous êtes pleine d'allant et sur la voie de la guérison,vous avez de la chance.
la peur d'être parfait, c'est derrière moi. C'est à cause de mes parents qui étaient tellement irresponsables. Alors j'ai voulu leur prouver qu'on pouvait faire autrement et j'ai voulu être parfait.
Maintenant je suis détruit et j'essaie seulement de rester en vie, de ne pas faire une autre tentative de suicide qui m'emmènerait inévitablement à l'hôpital psychiatrique public. La donne a changée, je n'ai plus les bonnes cartes en main. J'ai perdu la partie et c'est catastrophique. C'est le drame de ma vie de ne pas avoir pu malgré tous les efforts que j'ai faits prendre le dessus sur cette maladie qui chez moi n'a pas de nom.
J'ai été un bon petit soldat. J'ai réussi cet été l'impensable, redevenir moi-même et puis la récidive a été à la hauteur de ma guérison provisoire. Je crois que je n'ai jamais autant souffert et que je n'ai jamais été aussi bas.
Il est presque 12:00, je n'ai pas pris ma douche, je n'arrive pas à m'habiller je n'arrive plus à rien faire. Je crois qu'on appelle ça la dépression.

À bientôt

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