Goutte après goutte.

Je diminue tous les jours d'une goutte chaque prise de Nozinan. Je souffre toujours autant, pas plus, pas moins. J'ai vu le psychologue, il a l'air bien mais semble ne pas vouloir me prendre comme patient. Sans doute trouve-t-il mon cas trop grave. En tout cas il m'a dit que l'hypnose ne pouvait pas marcher chez moi car je prenais trop de médicaments. Encore une mauvaise nouvelle. À la maison tout tombe en panne, ma chienne fait de l'eczéma sûrement à cause de ma souffrance. Bref rien ne va plus. Il va falloir pourtant que je tienne. Je veux aller au bout de ma démarche. Prendre le même traitement que cet été où j'allais bien. Je passe mon temps sur Internet sur des forums à lire le témoignage des autres, à chercher des pistes, des espoirs, des idées pour m'en sortir. J'ai vu une vidéo d'hypnose sur l'enfant intérieur. Si je pouvais aller le voir et lui parler, le rassurer, le pacifier je pourrais peut-être être guéri. Et pour cela il faudrait que je lâche prise et que je puisse entrer en transe hypnotique ce qui n'est pas le cas. Pourtant comme il me ressemble celui-là, cet enfant meurtri et apeuré, tétanisé par la peur et par le manque d'amour. Je survis comme je peux, ma femme me porte à bout de bras, cet été la troisième fille se marie et il faut qu'elle est un père. J'ai rendez-vous la semaine prochaine chez mon psychiatre. Je crains qu'il n'apprécie que modérément ma révolte et qu'il me mette à la porte puisque je ne veux pas prendre ses médicaments. Nous verrons bien. Le psychologue m'a demandé de venir avec ma femme pour mieux m'évaluer, il faut dire que j'étais dans un tel état lorsque je l'ai vu qu'il a dû avoir du mal à se faire une opinion précise sur moi. J'étais confus, et imprécis. Il faut dire aussi que résumer en trois quarts d'heure 10 ans de souffrance est un exercice difficile de contraction de texte. La seule chose positive que j'ai pu observer depuis que j'ai diminuer les médicaments c'est que j'ai moins d'envie suicidaire et que je suis peut-être un peu plus actif. Pour le reste l'angoisse me fait vivre un enfer au quotidien.

Commentaires

1. Le mardi, avril 5 2016, 00:41 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Aujourd'hui c'est mon anniversaire, et je viens vous souhaiter une bonne chance dans votre entreprise pour sortir de cet enfer que sont vos angoisses.
Vous avez raison de diminuer les médicaments car ils peuvent induire un suicide et les psy. le savent très bien. Aussi souffrir sous médicament et souffrir sans, c'est toujours souffrir mais la seule différence est que vous pouvez avoir de l'énergie pour faire certaines choses alors que sous médicament vous ne pouvez plus rien faire. Vous avez raison de vouloir retrouver l'état où vous étiez cet été, car cela montre que c'est possible d'aller mieux et de pouvoir espérer.
Il vous faut être conscient pour vous occuper de l'enfant intérieur, hors sous médicaments, vous êtes inconscient, donc aucun travail psychologique ne peut être fait et c'est pour ça que l'hypnose n'a pas pu marcher sur vous.
Lire les autres peut aussi vous donner des pistes de thérapies que vous n'avez pas encore essayé.

En tous les cas gardez espoir, pour vous même et votre famille, ne lachez jamais
Bonne nuit à vous
Amitiés

Léonie

2. Le mardi, avril 5 2016, 11:50 par zorg-f

bon anniversaire leonie.je vous souhaite le meilleur,pour vous et votre famille.

3. Le vendredi, avril 8 2016, 21:37 par Ninhursag

Merci Eric pour vos souhaits.
Moi aussi je vous souhaite le meilleur et surtout de vous retrouver pour profiter de votre petite famille qui s'agrandit.

J'ai appris une chose depuis que je suis petite dans l'adversité, c'est qu'il ne faut jamais baisser les bras et il semblerait que vous ayez appris cela aussi et il n'y a que si vous n'oubliez pas ce précepte que vous pouvez vous en sortir un jour. Perso je l'ai oublié pendant un moment de ma vie mais c'est le reprenant que tout à changé, aussi gardez espoir aussi longtemps que la vie coulera en vous.

Bonne soirée à vous
Amitiés
Léonie

4. Le samedi, avril 9 2016, 17:39 par zorg-f

pour combien de temps ? Le sevrage du nozinan est extrêmement pénible.j'ai de plus en plus d'angoisse et je me terre chez moi.
Avant-hier j'ai réussi à faire la route tout seul pour aller voir mon psychiatre. Il a accepté la modification de traitement. J'avais peur qu'il me mette à la porte. Pour le reste c'est un combat pour je ne vois pas la fin. J'ai ma petite fille à la maison et pour elle je fais des efforts désespérés pour ne pas montrer mon mal-être.

À bientôt

5. Le samedi, avril 9 2016, 20:38 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Je passe en coup de vent pour vous laisser un petit lien que je trouve intéressant que voici :
Vous me direz ce que vous en pensez

http://www.alternativesante.fr/trou...

Sinon vous avez raison de vous sevrer du Nozinan même si c'est dur, comme je vous l'ai dit, mon beau père à du être sevré d'office du jour au au lendemain par le psy car il devenait fou avec ce médicament mais une autre molécule lui a été administrée pour à la place, il n'a plus de crises de folies mais l'autre médicament le rend apathique, il ne fait plus rien et ne veut voir personne. Dans la maison de retraite où il est, Il a été quelques jours sans médicaments et il a recommencé à vivre, à lire, à sortir dans le parc mais le traitement à été reconduit et il est redevenu apathique. Bref les médicaments ne sont pas la panacées quoiqu'on en dise.

6. Le dimanche, avril 10 2016, 11:44 par zorg-f

bonjour

votre lien ne marche pas ! Moi aussi je deviens fou. J'ai lu que les dépressions chroniques pouvaient au long terme se transformer en psychose. J'ai lu aussi qu'il y avait des dégâts au niveau de l'hippocampe. Si sur le plan physiologique mon cerveau ne peut plus fonctionner correctement cela pourrait expliquer l'aggravation inexorable de mon état. Hélas on ne prescrit pas d'I.R.M. systématique chez les dépressifs. Ça n'avançait pas grand-chose sur le plan thérapeutique mais ça permettra peut-être de comprendre ce qui se passe.
En attendant je souffre toujours autant, mon périmètre de vie se réduit au strict minimum. Hier soir des amis sont venus dîner, je suis parti me coucher avant qu'il s'en aille les laissant avec ma femme. Je ne peux plus rester en compagnie,, je ne peux plus parler ni échanger.
Amitiés

7. Le mercredi, avril 13 2016, 02:06 par Ninhursag

Bonjour Zorg

Il est tard, mais je vous remets le lien avant de filer au lit.

http://www.alternativesante.fr/trou...

Amitiés
Léonie

8. Le mercredi, avril 13 2016, 20:37 par zorg-f

bien d'accord avec cet article. D'autant plus que je ne suis pas bipolaire. Le diagnostic de bipolarité a été posé chez moi lors de ma première hospitalisation car mon psychiatre trouvait que je remontais trop vite.
Chez moi ce ne sont pas les troubles de l'humeur qui sont au premier plan ni au deuxième car il n'y en a pas mais les troubles anxieux généralisés. L'angoisse permanente que je vis est en train de me détruire complètement.
Mais quand un psychiatre à une idée dans la tête et quand on vous a collé une étiquette de bipolaire il est pratiquement impossible de leur faire changer d'avis.
Après avoir ravagé mon cerveau la maladie qui me cloue sur mon divan est en train d'attaquer mon corps. Je n'ai plus de force, je suis toujours fatigué, épuisé. Je ne trouve la paix que dans le sommeil.
J'ai commencé la désintoxication, je voudrais arrêter tous les médicaments saufs le Lexomil pour l'instant. Mais pour ce faire à chaque molécule supprimée il faudrait que je trouve un substitut comme une activité sportive ou intellectuelle et pour l'instant je suis trop mal pour mettre en place de tels mécanismes. Personne ne peut passer sa vie à ne rien faire en contemplant les arbres où il voudrait se prendre.
Donc si je veux arrêter les médicaments il faut que je me bouge et la c'est compliquée car je ne peux plus bouger.
Je vais continuer à vous raconter mon histoire tant que j'en aurais la force, car l'envie je ne l'ai plus.
Amitiés

9. Le jeudi, avril 14 2016, 14:38 par zorg-f

ça deviens intenable,je vais me tuer.

10. Le lundi, avril 18 2016, 00:42 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Vous avez commencé à vous sevrer et ça risque de majorer la souffrance, aussi il vous faut tenir bon car votre corps doit s'habituer à se passer des médicaments pour retrouver de la force, aussi je ne sais pas si pratiquer une activité peut être facile. Etes-vous accompagné pour ce sevrage?
Continuez à me raconter tant que vous pouvez, ne lâchez pas, si ça peut vous aider, je serais là pour vous lire.
Bonne nuit à vous et ne faites pas cette bêtise que de vous tuer, ne serait-ce que pour les conséquences de l'autre côté qui risquent d'être pires, car cette souffrance vous suivra et il n'y a qu'ici bas que ce problème puisse être résolu.
Amitiés
Léonie

11. Le lundi, avril 18 2016, 12:31 par zorg-f

bonjour

j'ai presque fini le sevrage du nozinan, plus que quelques jours et ce sera fini. J'ai également diminué les antidépresseurs pour retourner à la dose que j'avais cet été.

Je souffre atrocement et l'angoisse me lâche pas. Paradoxalement ce n'est pas pire qu'avant, c'est différent. Je suis plus éveillé et plus actif surtout depuis que j'ai vu mon nouveau psychothérapeute dont je vous parlerai plus tard.
J'aimerais tant mourir et je n'arrive pas. Je sais que le suicide chimique ne marche pas et n'aura comme conséquence que de me renvoyer à l'hôpital psychiatrique où on m'assommera de médicaments. La vraie mort je suis incapable de me l'infliger.
À bientôt

12. Le jeudi, avril 21 2016, 00:39 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Je pense qu'il y a une différence entre souffrir sous traitement ou sans traitement, car sous traitement toute énergie est supprimée, aussi aucun combat lucide n'est possible, de plus l'un comme l'autre vous êtes dans le même état alors à quoi bon s'empoisonner pour rien.
Je vous souhaite de réussir à vous sevrer des médicaments et de retrouver le mieux que vous aviez eu l'été dernier et si c'est arrivé c'est que tout espoir est permis, alors tenez bon.

Bonne nuit à vous
Amitiés
Léonie

13. Le jeudi, avril 21 2016, 11:02 par zorg-f

bonjour
ça devient intenable, tous les matins je fais des crises angoisse épouvantables. Avant-hier n'y tenant plus j'ai pris 50 gouttes de nozinan ce qui est énorme. Ça ne m'a rien fait.
J'ai l'horrible pressentiment que je vais terminer à l'HP.
Je ne sais plus quoi faire.

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