Projet de vie.

Tes défenses sont beaucoup trop forte pour que ton esprit s'ouvre et que tu te souviennes, tu boiras une drogue qui s'appelle l'iboga. C'est un puissant hallucinogène qui fait remonter les souvenirs à la surface. Ça peut être dangereux et c'est pour ça qu'il faudra que je t'accompagne dans ton voyage. C'est l'équivalent d'une psychanalyse réussie, mais ça ne dure pas des années, quelques heures suffiront je l'espère. Il me faudra quelques jours pour me procurer la plante, tu vas être vacances pendant ce temps. Tu n'es plus obligé de faire les exercices avec moi, vas te promener au village ou dans la forêt, tu es libre.
Adolphe ne profita pas totalement de cette liberté. Il se surprit à continuer de pratiquer le yoga et la méditation, mais à l'heure de l'interrogatoire quotidien il partait au village où il buvait une bière à la terrasse du seul café.

Au bout de quelques jours il devint un habitué du café. Comme le village était petit et les habitants peu nombreux il fut vite repéré. Un jour un homme s'assit en face de lui. C'est toi qui vis avec Mathieu lui demanda-t-il.
Oui.
Tu es un de ses amis.
Non, il m'a sauvé la vie cet hiver lorsque je me suis perdu dans la forêt.
Pourquoi es-tu resté ?
Je n'ai pas envie de répondre à cette question.
Comme tu voudras. C'est un homme étrange ce Mathieu, il s'est installé ici il y a une dizaine d'années. Il vit seul sans femme ni enfant. , c'est notre guérisseur. Dans le village quand quelqu'un va mal et que le médecin n'a pas pu le guérir il va chez Mathieu. Il ne guérit pas tout mais il a de grands pouvoirs. Il a guéri ma soeur d'un cancer de la peau et mon oncle d'un mal incurable qui avait attaqué ses intestins.
Puisque tu en parles, tu permets que je te tutoie. Je suis là un peu pour ça aussi.
Quelle est ta maladie ?
La pire mon ami, celle qui ronge l'âme.
L'autre ne répondit rien. Il termina son verre et se leva. Il lui frappa l'épaule de la main amicalement en lui disant que finalement il avait répondu à sa question.
Adolphe haussa les épaules, ça n'a pas d'importance !
Quelques jours plus tard Mathieu annonça qu'il avait enfin réussi à se procurer la plante. J'ai eu beaucoup de mal car c'est une plante ou plutôt l'écorce de la plante dont le commerce est interdit car elle est considérée comme une drogue. Ce soir tu iras planter ta tente et tu commenceras le jeune.
Adolphe alla la chercher, elle était toujours accrochée à son sac à dos là où il avait laissé lorsqu'il était arrivé. Il déplia, la fixa sur le sol et retrouva avec bonheur son vieux sac de couchage et sa petite lampe alcool qui l'avait accompagnée pendant tout son voyage. Le livre était là aussi. Du côté de chez Swann, il ne l'avait pas ouvert depuis bien des mois.
Mathieu lui apporta une bouteille d'eau et lui souhaita bonne nuit.
Adolphe se recroquevilla dans son sac à dos, alluma sa lampe à alcool et tenta de lire. Il n'y parvint pas. Il mit beaucoup de temps à s'endormir peut-être parce qu'il n'était pas assez fatigué.
Les trois jours lui parurent interminables, dans la journée il allait marcher dans la forêt, Mathieu était devenu invisible. Tous les soirs lorsqu'il rentrait se coucher il y avait la bouteille d'eau dans la tente.
Arriva enfin le troisième soir. Il était peut-être vingt et une heures quand Mathieu vint le chercher.
Il lui demanda de s'installer dans la grande pièce commune et s'éclipsa quelques instants dans sa chambre. Lorsqu'il reparut il était à moitié nu, habillé seulement d'une peau peut-être d'antilope qu'il avait nouée autour de ses reins. Autour de son front il y avait un bandeau ou était incrusté des pierres de toutes les couleurs, à son cou était accroché un collier fait de coquillages et de pierres également. Ses poignets portaient des bracelets de cuivre et d'argent orné de motifs curieux comme ce que font les aborigènes australiens, des dessins complexes réalisant des arborescences presque végétale et des circonvolutions labyrinthiques. Il portait les mêmes au niveau des chevilles. Ses pieds étaient nus et ses mains tenaient un grand tambour décoré de plume et de pierres polychromes.
Il se plaça face à lui et lui tendit un bol rempli d'un liquide brunâtre et lui demanda de le boire.
Le liquide avait un goût âcre et amer.
Bien dit Mathieu ton trip va commencer bientôt. Je serai toujours avec toi, ne quitte jamais le son du tambour. À ces mots il commença à frapper doucement le tambour et à chanter une étrange mélopée. Sa voix était douce, le tambour rythmait et renforçait la voix de Mathieu.
La drogue agit très vite, il tomba dans un trou noir où il perdit la notion du temps. C'était un endroit effrayant et rempli de cauchemar. Il reconnut ceux de son enfance. Les monstres étaient partout, prêt à l'engloutir. Il fuyait comme dans une mer déchaînée cette horde qui le poursuivait. Il entendit une voix dans sa tête. Que vois-tu ?
Les monstres de mon enfance.
Écoute le tambour, suit le chemin qu'il t'indiquera répondit la voix.
Au loin à l'horizon il y avait une lueur. Il lui semblait qu'il nageait, qu'il se débattait pour échapper à ce cauchemar. Il entendait l'étrange musique, curieusement apaisante, elle lui donnait de la force. Il échoua bientôt sur une sorte de plage. Devant lui il voyait l'océan déchaîné et les monstres qui l'habitait. Ils restaient à distance. Il n'y avait pas de ciel mais une voûte rocheuse d'où partaient des éclairs et qui suintait un liquide noirâtre qui tombait dans la mer en creusant d'énormes vagues. Il se souvint de sa première souffrance et il la reconnut.
Il s'assit sur la plage pour reprendre des forces. Le tambour se faisait de plus en plus fort et la musique plus rapide, tout d'un coup il aperçut derrière ses yeux comme un écran d'ordinateur.
Que vois-tu dit la voix ?
Je vois un écran d'ordinateur.
Regarde ce qu'il y a sur l'écran.
C'était exactement comme sur un vrai ordinateur, mentalement il ouvrit l'explorateur des fichiers. Il n'y en avait des centaines. Certains représentaient des images qu'il connaissait. C'était ses souvenirs.
Que vois-tu maintenant dit la voix.
Je vois mes souvenirs inscrits sur des fichiers.
Cherche ceux qui n'ont pas d'images.
Adolphe fit défiler tous les fichiers les uns après les autres, il en trouva deux qui étaient noirs.
Il s'adressa à la voix. Je les ai trouvés.
Surtout ne les ouvre pas. Supprime les.
Mentalement Adolphe les envoya dans une sorte de brèche il y avait sur l'écran, un trou noir.
As-tu fait ce que je t'ai demandé ?
Oui.
Continue à écouter la musique et le tambour, tu as de nombreuses heures devant toi pour explorer le monde de ton esprit. Il n'y a plus aucun danger maintenant.
Devant lui la mer était devenue calme, comme un lac. Les monstres étaient partis et la voûte de pierre avait pris une couleur ivoire légèrement opalescente.
Il chercha les outils qu'il avait à disposition. Il trouva un icône qui représentait un cerveau.
Il ouvrit le fichier. C'était un système qui permettait de se connecter un autre esprit. Il y avait un sous icône qui était activé. C'était le cerveau de Mathieu. C'est de là que venait la voix.
Il tenta de l'activer de son côté. Impossible l'accès était bloqué.
Il y avait beaucoup d'autres icônes, certains représentaient le temps, d'autre le voyage avec un globe terrestre comme symbole. Il cliqua dessus. Une carte du monde apparu et lui sembla qu'il avait la possibilité de se déplacer sur cette carte. Il chercha à Pont-Croix, il trouva le village, cliqua dessus. Accès refusé.
Il chercha longtemps, partout les chemins d'accès étaient refusés. Puis son environnement commença à devenir transparent, à travers la voûte il commençait à percevoir la pièce où il était assis, il voyait aussi Mathieu le chaman avec son tambour. C'est là qu'il dut s'endormir.
Quand il se réveilla c'était encore la nuit, Mathieu se tenait devant lui habillé normalement.
Ta transe a duré presque deux jours, comment te sens-tu ?
Adolphe se sentait merveilleusement bien. Il n'avait jamais été aussi bien. Il lui semblait être un autre homme, l'angoisse et la peur qui l'habitait depuis si longtemps n'existait plus. Il se souvenait de tout ce qu'il avait vécu pendant sa transe.
Tu as supprimé mes souvenirs Mathieu ?
C'est toi qui l'a fait.
Oui mais tu m'as aidé.
Seul tu ne serais pas parvenu, tu aurais ouvert les fichiers sans image et ton esprit aurait été brûlé.
Je ne serai jamais ce qu'il y avait dedans.
Quelle importance. Ce qu'il y avait dedans c'était la cause de ta douleur et de ta souffrance.
J'ai entendu une voix qui m'a guidé tout le temps et je sais que c'est la tienne. J'ai vu dans mon cerveau qu'on pouvait communiquer avec un autre esprit. J'ai tenté de le faire et cela m'a été interdit. Comme bien d'autres choses d'ailleurs.
Ce que tu entrevu Adolphe c'est ton cerveau quantique et ses immenses possibilités. Les accès sont fermés car tu n'es pas encore assez initié pour pouvoir t'en servir. Tu as raison c'est par cette voie que je t'ai guidé, je m'étais connecté à ton esprit.
Je suis guéri maintenant.
Oui Adolphe, tu es guéri et tu es libre de partir. Tu peux aussi choisir de rester pour continuer ton initiation et pour devenir un éveillé.
Je ne sais pas si j'en ai envie, à quoi cela me servirait-il ?
Tu aperçut tous les outils dont tu disposes,  tu pourrais voyager dans le temps, te déplacer dans l'espace, interagir avec la matière et la modifier.
À quoi cela me servirait-il ?
À protéger le monde, c'est ce que nous faisons. Nous ne sommes qu'une poignée, pas plus d'un millier à veiller sur l'humanité. Nous sommes les gardiens.
Je ne m'en sens pas digne ni capable. Je voudrais retrouver ma famille et reconstruire ma vie.
Si c'est ta volonté, tu es libre maintenant. Tu peux partir quand tu veux et si un jour tu veux revenir je t'accueillerais

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Je continue en vain et malgré tout à écrire mes conneries sur ce blog. Hier un de mes amis virtuels m'a annoncé qu'il avait un cancer. Il a à peu près mon âge. Il m'a confié sa peine et son inquiétude à ne pas pouvoir peut-être accomplir les projets qui l'avaient. Pour lui la vie est agréable, il a plein de projets pour sa famille, pour lui peut-être. Des moments agréables, des voyages, des dîners avec des amis. Je l'ai laissé parler, je l'ai écouté avec peine car l'angoisse était si forte qu'elle me bouchait presque les oreilles.
Moi je n'ai aucun projet de vie, je n'ai que des projets de mort. C'est la conclusion de ma réflexion après cette discussion. Je lui ai dit que j'échangerais volontiers sa maladie contre la mienne. En fait je n'attends que ça. Qu'enfin cela cesse. Que la torture et l'incertitude s'arrête. Que les tentatives de suicide et les hospitalisations en psychiatrie ne soient plus qu'un mauvais souvenir. Que mes enfants et ma femme puisse enfin avoir la paix lorsque je ne serai plus la pour les torturer.
J'ai passé quatre jours tout seul. J'ai réussi à gérer ma vie, si on peut appeler ça une vie. Se lever, se laver, s'habiller, faire son petit déjeuner, partir aller faire les courses. S'occuper des chiens, les emmener marcher sur la plage. Prendre un thé vers 17:00 et puis aller m'abrutir sur les jeux vidéo ou au moins j'arrête un peu de penser.
Préparer son repas, ranger la cuisine, prendre ses gouttes et ses comprimés et m'effondrer vers 21:00 et dormir dix heures comme une souche sans aucun rêve. Je n'ai plus aucune sexualité à cause du nozinan, je dirais que c'est plutôt confortable ça m'épargne une souffrance de plus.
Je ne peux pas terminer mon livre, je n'arrive pas à écrire les quelques pages qui restent. D'abord parce que je me rends compte de sa médiocrité et de son infantilisme, deuxièmement parce que peut-être je ne peux pas me résoudre à inhumer Zachary.
Ma psychothérapie me ramène à mes terreurs d'enfance. On dirait qu'il le faisait exprès. Mais me terroriser m'entraîne à des paroxysmes anxieux qui sont ingérables. Quand j'étais enfant je ne me voulais pas aller à la piscine pour ne pas me trouver nu avec les autres, j'étais complexé par ma maigreur et par mon corps. J'ai demandé à ma mère pourquoi elle ne me forçait pas à y aller. Elle m'a répondu que je faisais des crises épouvantables.
Le cadre de ma psychothérapie me replace dans cette angoisse de la contrainte de faire quelque chose qui m'effraie plus que tout. Est-ce que c'est une bonne façon de me traiter ? Soigner le mal par le mal. Je n'en suis pas sûr et j'ai peur que je refuse bientôt d'y aller. Sa position vis-à-vis moi depuis mon suicide s'est considérablement durci. Devrais-je être puni d'avoir fait une bêtise qui n'en était pas une.
Il faut que j'ai un projet de vie sinon je vais devenir fou. Il me dit que je suis un peintre. Moi je sais que ce n'est pas vrai. Je barbouille un peu quand je vais bien, quelquefois c'est joli. Mais ce n'est pas ce dont je voudrais tendre. Je préfère aller jouer au golf ou marcher sur la plage que de m'enfermer pour tenter de peindre. Ce n'est pas une passion pour moi seulement un exutoire. Enfin c'était un exutoire quand j'étais encore assez présent à moi-même pour y trouver un peu de plaisir.
Je ne voudrais plus rien faire qui me rappelle ma souffrance si j'allais un peu mieux. Je voudrais tout effacer, même ce blog. Même mes poésies. Je voudrais redevenir l'insouciant d'avant.
À ce sujet ma mère m'a dit que je n'avais jamais eu aucun projet de vie, à part mon travail et ma famille rien d'autre ne comptait. J'étais finalement très seul sans le savoir. Je pensais n'avoir besoin de rien d'autre pour être heureux, et je me sentais heureux. Pourtant je m'étais construit une forteresse inviolable ou personne ne devait pénétrer à part mes proches. Je n'allais jamais aux colloques, ni au congrès, et lorsque je le faisais exceptionnellement c'était une grande source d'angoisse pour moi.
Ma femme va arriver ce soir, je pense que je vais m'effondrer devant elle. Ça fait quatre jours que je parle à mes murs et à mes chiens. On ne peut pas vivre comme ça complètement coupé du monde. C'est pourtant ce qui m'arrive et que ma femme à juste titre ne peut pas supporter.
Je fais beaucoup de fautes de frappe et de syntaxe car mon logiciel de reconnaissance vocale marche de moins en moins bien, il est comme moi. Et comme je suis de moins en moins vigilant je laisse passer les coquilles sans m'en rendre compte alors que je fais extrêmement attention.
Ça en dit long sur mes capacités de concentration.
Cet après-midi lorsque je promenais mes chiens j'ai aperçu des gens qui jouent au golf, j'aurais dû y être moi aussi comme avant. Encore une chose que je ne peux plus faire.
Et toi le ciel t'aidera, je n'arrête pas de me forcer à tout et rien ne vient. C'est désespérant.
Avant de vous quitter il faut que je vous dise ce qui a changé aussi. Quand je publiai un article, j'avais une certaine joie, parfois de la satisfaction ou de la fierté avoir trouvé quelque chose d'intéressant. Cela me confortait dans l'espoir que j'avais de m'en sortir. Maintenant c'est dans la douleur et dans la difficulté que je publie.
Dans mon bouquin stupide il y a eu une évolution bizarre qui n'était pas prévue au programme. J'ai inventé quelque chose concernant Adolphe et sa guérison. Grâce à une drogue nommée l'Iboga et au chaman Mathieu il réussit à effacer de sa mémoire tous les souvenirs traumatiques. J'ai trouvé des témoignages sur Internet, des gens qui ont essayé cette drogue et qui ont vu dans leur inconscient comme un écran d'ordinateur, c'est l'image qu'ils ont. Alors je me suis lancé dans une fiction darwinienne ou une mutation affecte l'espèce humaine et permet chez certains individus un éveil de conscience au cerveau quantique. Ce n'est pas une fiction au sens strict du terme car certains neurobiologistes pensent que le cerveau humain à ce potentiel.
C'est peut-être la dernière bouteille que je vous jette à la mer, ma dernière tentative désespérée d'exister.

Commentaires

1. Le mardi, janvier 19 2016, 01:02 par Ninhursag

Bonsoir Eric

J'ai lu avec beaucoup de plaisir ce que vous avez écrit sur Adolphe car bien que n'ayant jamais touché à aucune drogue, j'ai vécu en partie ce que vous avez écrit, ce n'est pas une fiction, l'éveil existe bien, nous avons un potentiel inexploré qui dépasse l'entendement. L'écran télé je connais cela, pendant plusieurs années il suffisait que je ferme les yeux pour que l'écran apparaisse, j' y ai vu des tas de choses et si devais écrire un livre sur cette aventure qui dure toujours je pense que je ne pourrais trouver les mots adéquats. Vous avez eu une inspiration à mon avis qui est le chemin qui s'ouvre à vous, Zacharie doit être enterré et Adolphe doit continuer son initiation qui d'ailleurs n'empêche pas une vie de famille parallèlement.
Je pense par ailleurs que votre psy vous pousse à vos derniers retranchement pour vous aider à retrouver vos fichiers pour les effacer, et ça me rappelle beaucoup l'ami (médecin) qui a fait de même avec moi et ça a été payant. Il vous faut aller jusqu'au bout, c'est dur et douloureux mais c'est la seule solution, à savoir regarder en face cette souffrance pour la dépasser et dissoudre et vous apercevoir qu'enfin de compte que vous vous étiez attaché à cette souffrance au point de ne plus pouvoir l'abandonner alors qu'elle fait partie du passé et que seul le présent est important. Vous seul pouvez effacer votre passé de souffrance en décidant que ça ne vous appartient plus, vous seul avez la clé de votre inconscient.
Par ailleurs j'aime bien vos peintures, d'ailleurs je les enregistre sur mon PC avec l'espoir à chaque fois que je le vois que vous guérirez.
Vous existez bel et bien mais votre mental vous dis le contraire et cela depuis très longtemps déjà et ce, peut être depuis votre enfance, votre mental vous ment.......et vous le savez ou alors vous ne voulez pas savoir.
En tous les cas vos derniers écrits m'ont comblé de joie car ils relatent des choses importantes qui concerne tous les êtres humains et c'est dommage que vous ayez perdu la joie de publier.

Tenez bon continuez vos séances, je pense que ça vaut le coup mais si vous regardez bien les choses en face, quand un dénouement risque d'avoir lieu vous vous sauvez et arrêtez la thérapie en cours, comme un peu pour l'hypnose, vous fuyez la guérison inconsciemment peut être mais c'est ce que je perçois depuis longtemps, car celle-ci risque de laisser un vide qui vous fait peur, hors dans ce vide il y a la porte de sortie. A vous de voir et de vous accrocher.

Je vous souhaite une bonne nuit et à plus tard pour la suite d'Adolphe et Zacharie qui m'intéresse au plus haut point.

Amitiés
Léonie

2. Le mercredi, janvier 20 2016, 11:59 par zorg-f

bonjour

merci pour vos compliments sur ma peinture. Je suis dans un état d'immense détresse psychologique. J'ai tout laissé tomber, je me laisse complètement aller, je ne suis que souffrance et angoisse. Merci de me soutenir encore. Je suis en train de tout détruit autour de moi, moi le premier. Je ne sais plus quoi faire. Je ne vois pas quoi vous dire de plus. Il n'y aura pas de miracle. Ça va se terminer très mal cette histoire de fou ! Car je deviens fou.
Ce que vous avez lu je l'ai écrit quand j'étais interné. Tous les jours je me mettais à petit bureau dans ma chambre et j'écrivais. J'avais de l'énergie et de l'espoir. Vous rendez-vous compte que je ne peux peut-être plus vivre que dans un milieu enfermé. Vous rendez-vous compte de ce qui va m'arriver si je ne peux pas réagir.
Ma femme est partie faire des courses ce matin, je n'ai pas eu la force de l'accompagner. Je suis prostré sur mon divan à ruminer des idées noires et à penser à mon passé qui devient de plus en plus nébuleux et lointain.
Priez pour moi,soyez présente comme vous l'avez toujours été. Moi je m'en vais en enfer.
Amicalement

3. Le samedi, janvier 23 2016, 01:57 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Je passe en coup de vent avant d'aller me coucher parce qu'il est tard.

Vous dites que vous allez mieux quand vous êtes interné, peut être vous faudrait-il un séjour plus long pour justement vous stabiliser ? Il faut du temps pour remonter la pente hors vous sortez dès qu'un mieux se fait mais la pente n'est pas totalement remontée, c'est comme monter une boule sur une pente et de penser qu'on peut la relâcher sous prétexte qu'elle est presqu'en haut, automatiquement elle redescend si elle n'est pas au sommet et c'est ce que vous faite... Qu'en pensez vous?.

Bonne nuit et courage tenez bon, je prierais pour vous.

Amitiés.

Léonie

4. Le mardi, janvier 26 2016, 11:44 par zorg-f

bonjour

je vous réponds par des mots alors que ce serait avec des larmes qu'il faudrait que je le fasse. L'hospitalisation n'arrangerait rien, je quitterai pendant quelque temps le monde réel et tout recommencera lorsque je ressortirai.

Je ne sais pas si c'est le nozinan qui est responsable de mon effondrement. Il n'agit absolument pas sur mon angoisse mais m'empêche d'agir. Je ne fais pratiquement plus rien. Hier soir je n'ai pas pu manger et je me suis couché à 20:30. Je n'ai pas pu dormir, je voulais seulement me reposer tellement j'étais épuisé.
Je cherche mes mots et je n'en trouve aucun. Je n'ai pas pu aller au marché ce matin, je ne peux plus rien faire. L'amour que je pense avoir pour mes enfants et ma femme est impuissant face à la force de la dépression que je traverse. Rien ni personne ne va pouvoir me retenir à m'autodétruire.
Je raconte toujours la même chose, et mes propos sont de plus en plus négatifs. C'est de très mauvais augure.

Amitiés à vous

5. Le mercredi, janvier 27 2016, 01:48 par Ninhursag

Bonjour Eric

Je repasse en coup de vent car il presque 2 heures du mat.
Je pense que les médicaments vous détruisent peut être bien plus que rien du tout et le Nozinan est une cochonnerie, je vous ai parlé de mon père dans un commentaire et j'en ai pris aussi pas très longtemps car on ne peut fonctionner avec ça mais en 15 jours j'étais déjà acro., je j'ai arrêté de les prendre et suis allée voir un acupuncteur et homéopathe pour m'en débarrasser.
Souffrir pour souffrir autant être encore conscient. Enfin ce n'est que mon point de vue là dessus, ai tort ou raison, je n'en sais rien mais la seule chose que je sais c'est que je m'en suis sortie sans eux.

Je prie le ciel pour que vous sortiez de ce trou et que la paix vienne vous délivrer.
Amitiés

Léonie

6. Le jeudi, janvier 28 2016, 18:38 par zorg-f

bonjour

je vais être réhospitalisé ,je crève de peur et comme si ça ne suffisait pas non pc est en vrac.je n'ai plus accès a l'interface de mon blog.

amities

7. Le vendredi, janvier 29 2016, 00:08 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Gardez espoir, car c'est uniquement sur lui que peut compter chaque être dans la souffrance car sans lui la vie n'existerait plus sur terre depuis des lustres. Vous n'avez d'autre choix que de vous battre jusqu'au bout. Pour votre PC ce n'est que du matériel et ça peut s'arranger, aussi voyez là qu'une petite avarie sans importance.

Esssyez de vous retaper à nouveau comme vous l'avez déjà fait, pour vous permettre d'y voir plus clair pour comprendre pourquoi vous avez des moments où vous vous retrouvez.

Je vous souhaite de sortir de ce long tunnel qui peut être n'est qu'un moyen de retrouver l'être que vous êtes réellement et que vous n'avez jamais été et je crois que cette épreuve est celle qui attend tout être humain sur cette terre.

A plus tard
Amitiés
Léonie

8. Le vendredi, janvier 29 2016, 11:21 par zorg-f

j'ai réparé en partie le pc.pour le reste je m'attends au pire.je suis tellement agité que je crains que mon séjour a la clinique soit impossible.mon psy m'a menacé d'un transfert en HP si je ne me tenait bien!
et puis que vas t'il me donner comme traitement?

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