Comme je suis triste.

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Comme je suis triste ce matin. Cela n'a rien à voir avec les événements tragiques d'hier. J'en ai assez de me battre contre des forces qui me dépassent. Je ne supporte plus la vue de mes boîtes de médicaments. Je ne supporte plus de n'avoir envie de rien. Je ne supporte plus de ne pouvoir rien faire. J'avais peut être placé la barre un peu haut. Je croyais être capable de rebondir, de m'adapter à cette nouvelle vie de retraité ou j'ai l'impression de ne pas exister.
Hier je suis allé à l'anniversaire de mon petit-fils. Il y avait beaucoup d'enfants qui riaient et qui jouaient. Leurs parents étaient heureux, ce sont mes enfants et moi maintenant je suis vieux et je ne le supporte pas. Pas plus que d'aller me déverser deux fois par semaine chez mon psychothérapeute.
J'ai l'impression d'être au bout du chemin, d'avoir usé toutes les ruses et les stratagèmes pour retrouver ma route. Mais le désert que je traverse deviens de plus en plus aride et inhospitalier. Une simple goutte d'eau me redonnerait la vie. Je suis avide de revivre.
Je ne supporte plus cette angoisse permanente, ces paroxysmes anxieux et ses attaques de panique qui me frappe tous les jours.
Je ne supporte pas de ne plus pouvoir lire, de ne plus pouvoir rire et m'émerveiller devant la beauté du monde qui m'entoure et devant l'amour de ma femme me donne encore.
Parfois pour pimenter mon supplice je reviens à la vie pendant quelques heures. Alors je crois que je vais guérir, je fais plein de projets qui s'évaporent très vite. Je me bats comme un diable, j'essaie d'écrire. Je trouve que cela ne vaut rien. Je regarde en arrière derrière moi, les photos d'autrefois, les petits mots de mes enfants, toutes ses joies. On me dit que j'ai eu de la chance d'avoir été heureux, que pour certains la souffrance commence beaucoup plus tôt. Je ne trouve pas que c'est une chance d'avoir été heureux et de vivre le malheur ensuite.
Je me suis trompé sur tout. Je n'avais pas prévu l'avenir, envisagé qu'une telle catastrophe puisse m'arriver. Je croyais dur comme fer que je mourrais à 60 ans. C'était une intuition plutôt intelligente, elle m'aurait évité de vivre ce calvaire.
Comme je suis triste ce matin de me sentir si mal et si désespéré. J'ai fait de la méditation, celle des émotions douloureuses. C'est très difficile. Pour moi presque impossible d'élargir ma conscience au-delà de ma souffrance, de mettre de la distance entre ce que je vis et le bonheur des autres.
La souffrance morale est perfide, elle vous détruit doucement dans d'infinies souffrances. Elle vous use à petit feu en vous laissant juste assez de vie pour souffrir encore un peu. Il faut pourtant que je me batte, que j'aille au-delà de moi-même chercher des solutions pour rompre ce piège dans lequel je me suis mis moi-même pour des raisons qui m'échappent. La vie que je mène me déplais infiniment, je me trouve nul et sans intérêt.
Hier soir j'ai écrit un poème qui vaut ce qu'il vaut. C'était peut-être inutile et vaniteux de ma part de vouloir là encore appartenir au monde en y déposant un grain de sable, une poussière sans intérêt qui ne changera rien au cours de l'histoire.
Il va falloir encore affronter cette journée, mettre un pied devant l'autre, trouver la force de vivre. Attendre le soir que l'angoisse se tasse pour enfin dormir et oublier mon malheur. Et savoir que demain tout va recommencer, que ce sera peut-être encore plus dur et qu'il faudra que je pioche dans les boîtes de médicaments. Elles sont rangées dans une boîte de macarons que nous avions achetés autrefois lors d'un voyage à Paris. Si j'avais su l'usage que j'en ferai maintenant je crois que j'aurais hurlé.
Je meurs et je dépéris, je me délite, je me détruis tout doucement. J'ai fait une lampe avec une mandarine pour ma petite fille. Elle a dit à sa mère : « pourquoi papy n'a pas confiance en lui, il est extraordinaire ! »
Mais non je ne suis pas extraordinaire, je suis l'ombre de moi-même et je n'ai que des restes à proposer aux autres. De l'homme que je fus et qui n'existe plus. Je ne m'en remettrai jamais, je n'y arriverai pas, c'est beaucoup trop difficile.
Il m'a été donné il y a deux jours un instant de vie, un ami m'a invité à jouer au golf, c'est un ancien patient. J'y suis allé plein de peur et de terreur, et miracle je n'ai pas été trop ridicule et la souffrance a un peu lâchée. Je suis allé ensuite boire un verre avec lui comme autrefois. Et puis je suis parti prétextant une course car je commençais à me sentir mal. J'ai changé le pneu de mon tracteur, j'ai préparé le dîner pour ma femme, j'étais un peu dans la vie, c'était agréable. Mais ces instants sont trop brefs et de plus en plus rares. Je suis aspiré vers le fond comme si j'étais enchaîné par des poids beaucoup trop lourds pour moi.
Je ne sais plus quoi vous dire à part mon infinie tristesse et mon désespoir de ne rien pouvoir faire pour aller un peu mieux.

Je ne prie pas les dieux et je ne crois plus en rien. Je ne me réjouis pas de ce qu'on m'inflige. J'irai jusqu'au bout, j'essaierai malgré tout de survivre le plus longtemps possible. Jusqu'à ce que ça lâche, que je détruise tout et qu'on n'en parle plus.

Commentaires

1. Le mercredi, novembre 18 2015, 00:31 par Ninhursag

Coucou Eric

Votre petite fille à tout dit en disant à sa mère : « pourquoi papy n'a pas confiance en lui, il est extraordinaire ! »
La vérité sort de la bouche des enfants dit-on, vous pouvez le croire, car ils sont encore purs, un état que l'on perd à l'âge adulte.
Elle a donc vu chez vous ce qui n'allait pas. Vous n'avez pas confiance en vous et vous voyez du négatif dans tout ce que vous faites comme si vous faisiez un devoir qu'il faudrait noter, mais l'heure n'est plus dans la compétition, d'ailleurs la vie n'est pas une compétition, c'est ce qu'on nous fait croire en oubliant qu'un jour on ne sera plus compétitif et il nous faudra réapprendre à vivre pleinement et simplement sans chercher le moindre grain de sable.
Quand vous cesserez de vous cramponner au vieil homme vous irez mieux.
En tous les cas profitez du moindre répit et peut être que grâce à tous ces petits morceaux de bonheur vous arriverez à retrouver une vie heureuse. J'ai découvert sur le tard que le vrai bonheur c'est d'être soi-même dans le lâcher prise et c'est à portée de tout le monde si on accepte de tenter l'expérience en se débarrassant de ses vieux schémas et je pense que c'est à votre portée.

Bonne nuit

Amitiés
Léonie

2. Le mercredi, novembre 18 2015, 19:26 par zorg-f

merci d'être encore là.
Je crains que je m'apprête à passer le pire hiver depuis que je suis malade. Ça craque de partout. Je suis face à ma névrose, mon hystérie puisqu'il s'agit de ça. Je refoule tellement que je l'avais oublié mais mon thérapeute me met face à elle.
Je souffre énormément et constamment sans pratiquement de répit. La seule chose positive c'est que je ne veux plus me suicider. Parce que je ne peux pas tout simplement, mais je désire la mort, je voudrais trouver la paix à n'importe quel prix.
On ne guérit pas de l'hystérie masculine, certains ont la chance de faire avec, moi pour des raisons qui m'échappent elle a explosé. Je ne veux plus lire d'articles à ce propos car je pense qu'ils m'empêcheront d'avancer. Je ne sais pas ce que mes parents m'ont fait quand j'étais petit, mais c'est un joli massacre.
Voilà 10 ans que je souffre, voilà 10 ans de vie gâchée et je n'ose pas imaginer la suite.
Ce matin j'ai fait une attaque de panique épouvantable, je me suis obligé à pratiquer des exercices respiratoires pour y mettre un terme. Je me suis traîné au golf où j'ai joué son plaisir ni joie. Le principal c'est que j'ai pu le faire, que je sois resté un petit peu dans la vie. L'enjeu maintenant c'est ça, ne pas décrocher complètement de la vie.
Émotionnellement j'explose, il y a trop de choses que je vais devoir gérer comme les fêtes de Noël ou le mariage de ma troisième fille. Je voudrais tellement être suffisamment bien pour partager avec eux ces moments de joie. Je serais prêt à n'importe quoi.
Les répits sont rares et de courte durée, quelques minutes par jour à plus. Le reste n'est qu'une lutte contre l'angoisse qui me mine en permanence.
Je suis épuisé bien sûr et mon corps souffre autant que mon âme. Mais il résiste, la mort ne veut pas de moi pour l'instant.
Amitiés

3. Le lundi, novembre 23 2015, 00:56 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Vous dites : "Ça craque de partout. Je suis face à ma névrose, mon hystérie puisqu'il s'agit de ça. Je refoule tellement que je l'avais oublié mais mon thérapeute me met face à elle."

Eh bien je crois que ça veut dire qu'il y a encore pas mal de choses à évacuer en vous, c'est douloureux ce travail mais je pense qu'il est nécessaire d'aller jusqu'au bout pour déloger ce qui provoque ces névroses.
Ne regardez pas les 10 ans qui sont derrières vous mais regardez devant, je pense que vous arriverez à vous en sortir quoique vous pensiez et vous ferez Noël et irez au mariage de votre fille et tout ira bien. Là vous êtes entrain de penser en négatif à des évènements qui n'ont pas encore eu lieu, donc vous vous créez des angoisses en ce moment à propos de rien du tout. Le passé est passé et le futur n'est pas, donc c'est bien le moment présent que vous êtes entrain de vivre mais vous ne le vivez pas ou vous le vivez mal parce qu'il est rempli de pensées du passé douloureux donc révolu et du futur non encore appréhendé, avouez que votre esprit se complique l'existence, mais rassurez vous tout le monde fait ça tant qu'il n'a pas été compris que la vie se vit pleinement dans le moment présent. Lorsque vous mangez une pomme vous ne pensez pas à la pomme que vous aviez mangé il y a 10 ans ni à celle que vous mangerez "peut être les jours prochains, vous mangez tout simplement cette pomme en la savourant dans le moment présent eh bien la vie c'est pareil. Pensez y.....
Je vous souhaite une bonne nuit.

Amitiés
Léonie

4. Le lundi, novembre 23 2015, 11:56 par zorg-f

bonjour.

Tous les matins depuis 10 jours je fais de la méditation en pleine conscience enfin j'essaye avant d'être massacré par l'angoisse. Cette méditation est celle de l'instant présent. Je n'y arrive pas parce que mon instant présent c'est l'angoisse. Il n'y a rien d'autre que cela.
Quand j'essaie d'écrire mon livre ou Adolphe va guérir alors que moi je vais de plus en plus mal c'est de la pure fiction. C'est du mensonge. J'aimerais pouvoir prendre le même chemin qu'Adolphe. Pouvoir effacer mes souvenirs douloureux à tout jamais.
Mon thérapeute m'a dit que je ne guérirait jamais et m'a fais comprendre que la seule solution était d'accepter ma souffrance. J'ai pu le faire cet été, je ne sais pas pourquoi, j'ai réussi à inverser la tendance des idées noires et négatives.
Depuis que je suis malade je n'ai jamais été aussi en danger que maintenant.

Je ne mange plus de pommes, et si je les mange elles n'ont aucun goût. Je n'ai plus jamais de répit, ma vie c'est l'angoisse, l'attaque de panique ou la crise d'angoisse avec tous les degrés possibles entre ses différentes manifestations. Le résultat c'est que je ne peux plus rien faire et que je suis totalement apathique. Mon intelligence s'en va peu à peu, je m'abîme au fil des jours sans rien pouvoir faire.
Cet après-midi j'ai rendez-vous chez mon thérapeute, je ne peux plus y aller seul à cause de l'angoisse, j'ai peur d'avoir un accident de voiture. Ma femme m'accompagne.

À bientôt

5. Le samedi, novembre 28 2015, 00:05 par Ninhursag

Bonjour Eric

Vous êtes conscient que vous avez eu une période où vous alliez mieux, mais j'ai comme l'impression que vous rejetez cela alors que c'est la preuve que vous pouvez allez mieux, peut être que vous vous interdisez d'être heureux de plus votre thérapeute dit que vous ne guérirez jamais mais comment peut il le savoir? Perso je sais que c'est possible parce que j'y ai cru jusqu'au bout et de plus j'ai la conviction que vous pouvez vous en sortir, en fait j'y crois plus que vous parce que j'ai déjà mené le combat, je sais qu'il est dur mais je sais aussi que c'est possible.
Continuez à méditer en pleine conscience, (c'est ce que j'ai fait aussi), et ne vous arrêtez pas aux échecs, ils sont normaux, car les progrès ne viennent pas du jour au lendemain, les premiers pas sont tous petits.
Donc gardez en tête votre réussite récente pour essayer de la reconduire.
Ne vous condamnez pas d'office devant l'échec qui un jour se transformera en victoire et Adolphe en est l'exemple même si c'est une fiction qui a mon avis vient du plus profond de vous, c'est l'enfant intérieur qui vous dicte ce chemin, il vous suffirait d'avoir la foi et je pense quand vous alliez mieux vous aviez la foi donc vous pouvez la retrouver, puisque vous l'avez touchée.
Gardez courage, vous en avez eu beaucoup jusqu'à maintenant et vous en avez encore en réserve.

Bonne nuit .
Amitiés
Léonie

Je vous souhaite

6. Le samedi, novembre 28 2015, 12:03 par zorg-f

bonsoir Léonie.
Mon ange gardien !
Non je ne rejette pas cette période où il allait mieux. Bien au contraire je la regrette de toute mon âme. Cette récidive qui est je crois la pire que j'ai vécu m'anéantit et me met dans un désespoir sans limite puisque mon psychiatre chimique que j'ai vu hier ne m'a proposé que le Tercian comme exutoire à ma souffrance en ajoutant qu'il n'avait jamais vu quelqu'un comme moi.
Je crois qu'on moi il y a quelque chose qui ne veut pas guérir, je ne veux pas vivre comme je vis, je n'y arrive pas. C'est un cercle vicieux qui s'est installé l'angoisse m'empêche d'agir, et l'inaction entraîne l'angoisse. Alors je hurle de rage et de désespoir de ne pouvoir m'en sortir, trouver les solutions.
Tous les matins lorsque je me réveille j'attends comme un drogué la crise angoisse et je ne fais rien pour l'empêcher. J'attends la mort aussi et paradoxalement je fais tout pour l'éviter. Je vais donc obéir à mon psychiatre et prendre du Tercian pendant quelque temps pour rompre ce cercle vicieux. J'espère seulement que j'arriverai à l'arrêter. Car si en théorie il n'y a pas de dépendance chimique il y en a une psychologique comme celle des cigarettes que je fume pour rien.
Bientôt nous allons fêter l'anniversaire de ma femme dans un restaurant, je n'ose pas imaginer l'état dans lequel je vais être. Il va falloir que je me drogue pour tenir. Ensuite il ira Noël ou tout le monde sera à la maison.
Le sort s'acharne sur moi, un de mes chiennes qui est pourtant très douce a mordu une dame qui nous harcèle depuis huit jours. Prétextant qu'elle à la rage ! Nous avons été obligés d'aller chez le vétérinaire, la chienne devra subir trois visites obligatoires et inutiles. Ces gens veulent que nous fassions euthanasier la chienne. Il n'en est pas question. Par contre elle fugue en sautant par-dessus les haies qui entourent la maison. Je ne peux pas faire plus. Je ne vais pas quand même pas électrifier plusieurs centaines de mètres de clôture. Tout est comme ça dans ma vie en ce moment, tout est en panne, rien ne marche et les artisans ne viennent pas. Pour moi c'est la même chose, je pars à la dérive. J'ai une maison beaucoup trop grand pour moi et pour ma retraite qui n'y suffira bientôt plus. Elle est invendable, ça m'obsède. Je voudrais au moins avoir la paix de ce côté-là.
C'est la vie peut-être,, c'est l'échec d'une vie. Je n'avais pas imaginé qu'un jour je serai en retraite, malade et bientôt vieux et surtout extrêmement malheureux.
Je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait mais je l'appréhende et je pense qu'il est pour beaucoup dans mon angoisse.
Amitiés à vous

7. Le lundi, novembre 30 2015, 23:34 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Vous dite : "C'est la vie peut-être,, c'est l'échec d'une vie. Je n'avais pas imaginé qu'un jour je serai en retraite, malade et bientôt vieux et surtout extrêmement malheureux.
Je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait mais je l'appréhende et je pense qu'il est pour beaucoup dans mon angoisse."

Peut être que de ne voir que du négatif dans votre vie alimente l'angoisse.
Vous occultez la partie de cette vie où vous avez été heureux pour ne garder que le plus mauvais, de plus on oublie que s'attacher aux choses provoque de la souffrance ultérieurement car tout est impermanent, que seule le détachement peut amener à trouver la paix. Se détacher ne veut pas dire rejeter ce qui nous entoure, mais accepter que tout ce qui nous entoure tôt ou tard ne nous appartiendra plus et en profiter tant que c'est possible.
Vous n'avez toujours pas accepté votre retraite et vous n'acceptez pas votre âge et tout ça ne fait qu'augmenter votre stress vous y êtes attaché.
En gros vous ne vous aimez pas tel que vous êtes. Vieillir physiquement est le chemin de tout être humain mais psychologiquement il est possible de rester jeune et c'est de loin le plus important car cela permet de rester en contact avec les autres jeunes ou vieux, pour ça il est nécessaire d'entretenir ce potentiel (lecture, peinture, dessin, rencontres), hors si vous abandonnez cela il est clair que vous ne pouvez que vous sentir encore plus vieux que vous n'êtes.
Sinon votre chienne en mordant la dame savait ce qu'elle faisait, elle a senti que cette personne n'était pas sympathique et les animaux savent bien reconnaître les personnes qui ne les aiment pas. Je me souviens au début où j'ai connu mon mari, (il n'aime pas les chiens, il en avait peur), il se faisait mordre par le chien d'une voisine quand il venait me voir alors que les autres personnes n'avaient pas ce problème, on aurait cru que le chien savait cela, comme le chien était petit, il mordait pas bien fort mais il montrait par ce fait qu'il avait une dent contre mon mari.;-)
Laissez donc votre chienne vivre sa vie, surtout s'il n'y a que cette dame qui a des problèmes avec elle, s'il fallait tuer toutes les personnes qui ne peuvent pas mordre mais se font un plaisir à faire du mal d'une autre façon on en tuerait plus que des chiens.
A part cela, vous devez aller au restaurant sans arrières pensées en vivant le moment présent
Passez Noël de la même façon et vous verrez que ça change tout.

Je vous souhaite une bonne nuit.
Amitiés
Léonie

8. Le jeudi, décembre 3 2015, 17:33 par zorg-f

bonsoir Léonie.

Débarrassons-nous d'abord du problème de la chienne. Elle fugue, elle va tuer des poules, elle a mordu quelqu'un. Je vais installer si j'arrive des clôtures et électriques. Sinon il faudra que je m'en débarrasse, que je la donne ou que je la fasse euthanasier.
La dame qu'elle a mordue est complètement phobique et a peur d'avoir la rage.
Maintenant parlons de moi. Je suis complètement dévasté par une souffrance qui atteint des intensités que je n'ai jamais connues auparavant. Je lutte pour ne pas me suicider.
Je suis ma chère Léonie à la fin de ma route. Je ne vois pas quoi d'autre vous dire, je ne sais plus quoi faire pour tenir le coup.
Vous me dites d'aller au restaurant mais j'en suis incapable, l'angoisse est trop forte pour que j'apprécie n'importe quel instant de la vie. Je suis incapable d'aller acheter mes cigarettes, incapable de vivre maintenant.

il n'y a que mes nuits qui sont bonnes, mes journées sont des enfers.

Amitiés.

9. Le samedi, décembre 12 2015, 01:11 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Comment allez vous?
Alors êtes vous allé au restaurant pour l'anniversaire de votre femme.?
Vous savez parfois on trouve des ressources au fond de nous alors qu'on était persuadé de n'avoir plus la force. Avec la fibromyalgie j'expérimente ça tout le temps, je crois que je vais être incapable de faire certaines choses, en réalité j'en suis physiquement mais j'arrive à trouver les forces quand c'est nécessaire, évidemment les jours qui suivent je suis sur les genoux percluse de douleur mais je suis contente parce que j'ai réussi à faire ce que je croyais être incapable de faire.
Je pense qu'il en est de même pour vous, j'ai remarqué cela depuis que je vous lis.
Nous avons des ressources insoupçonnées en nous, mais notre mental vient souvent mettre le bazar pour nous persuader du contraire.
Je pense que la seule solution est de se forcer à faire les choses même quand elles nous semblent impossible.

En tous les cas continuez à lutter, je pense que vous n'êtes pas allé jusqu'au point qui vous permettrait de remonter, un peu comme un plongeur doit aller jusqu'au fond pour pouvoir donner le coup de pied au sol pour remonter plus vite.

Je vous souhaite un bon week end
Amitiés
Léonie

10. Le mardi, décembre 22 2015, 15:23 par zorg-f

je suis en vie!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

11. Le mercredi, décembre 23 2015, 00:31 par Ninhursag

Je suis heureuse de vous lire Eric car je m'inquiétais beaucoup...

Bonne nuit à vous et a plus tard car je file au lit.

Amitiés.

Léonie

12. Le mercredi, décembre 23 2015, 14:50 par zorg-f

un suicide pour ne pas mourir,je vous raconterais,je suis hospitalise et je vais bien

13. Le vendredi, décembre 25 2015, 23:26 par Ninhursag

Bon Noël malgré tout Eric.

A plus tard.

Amitiés

Léonie

14. Le jeudi, décembre 31 2015, 16:42 par Gab

Bonne année 2016, Zorg !

(ce n'est pas ironique du tout ...)

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