au secours.

au secours aidez moi. Je deviens fou, j'ai des idées délirantes.  Je me désagrège et je fais n'importe quoi. Mon thérapeute chez qui je me suis effondré jeudi m'a sauvé la vie en empêchant de me suicider. Il a usé d'un stratagème habile. Il m'a dit il faut que vous peignez. J'ai essayé, c'est horrible, je n'arrive plus à rien.

Hier j'ai essayé de méditer, ça m'a fait un peu de bien. Mais à deux heures l'angoisse m'a ravagé de nouveau. Je suis allé à la plage, il faisait froid et je me suis baigné. L'eau était glacée, ça m'a un peu soulagé.

Ce matin j'ai mon petit-fils à la maison, ses parents sont partis à un baptême. Son père voyant mon état m'a menacé d'appeler les pompiers. J'ai pris un Tercian. Ma femme est partie emmener le petit pour acheter le pain. Moi je suis tout seul à la maison et j'attends. Je vais me tuer,  je ne vois pas d'autre issue.

Au secours, je sais que personne ne peut m'aider, ni me répondre. Je suis en face d'un problème insurmontable, celui de la folie qui est en train de m'envahir. Écrire ne sert à rien, mais il y aura une trace de la lutte insensée que je mène contre moi-même. J'aimerais tellement guérir et je sais que j'ai perdu la bataille.

il existe une autre explication possible, c'est que je suis atteint d'une démence pré- sénile. Cela expliquerait bien des choses. Ces démences commencent souvent par des syndromes anxio-dépressif.

Commentaires

1. Le lundi, octobre 26 2015, 21:06 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Je pense que vous êtes en pleine crise mais ça ne veut pas dire que vous êtes dément car vous arrivez à écrire encore. Si je m'étais mise à penser que je faisais une démence pré sénile quand j'étais très mal et que je voulais mourir je ne serais plus là pour vous répondre.
Je constate que depuis votre dépression vous avez eu toutes sortes de diagnostics qui ont été ensuite récusés sans compter que les médicaments ne vous réussissent pas. Un chamane aurait supprimé tous les médicaments et aurait choisi la voie spirituelle qui est la seule à mon avis qui peut guérir. Les médicaments empêche de réfléchir, ils sont sans doute utiles à un stade mais à la longue ils tuent la part d'humanité qui est en nous.
Vous dites avoir des idées délirantes, peut être que les médicaments en sont responsables.
Je sais que mon beau père qui est âgé avait fait des crises délirantes un jour on pensait qu'il devenait dément et c'est son traitement pour l'anxiété qui était responsable.
Votre thérapeute à raison en disant que vous devez vous occuper même si ce n'est pas comme vous voudriez que ce soit, mais c'est juste pour que votre esprit se recentre sur quelque chose.

Ne perdez pas courage, vous en avez eu jusqu'ici, dites vous que êtes dans un mauvais passage et qu'après chaque descente il y a remontée, vous l'avez prouvé tout récemment ce petit passage prouve que rien n'est perdu.

Je vous souhaite d'aller mieux et de passer un bonne soirée.

Amitiés
Léonie.

2. Le mardi, octobre 27 2015, 10:29 par zorg-f

bonjour et merci de me répondre.

Effectivement je traverse une crise terrible. Ce matin pour une fois je ne suis pas effondré, peut-être grâce à la séances de psychothérapie d'hier. J'ai eu le tort d'appeler mon psychiatre au secours, il me voit demain en urgence et va certainement augmenter mes médicaments. Je crois que je vais refuser.
Mon problème est uniquement psychologique, névrotique. Puisque j'ai pu être bien cet été il n'y a aucune raison chimique pour que je sois mal maintenant. C'est ma vie qui ne va pas.
C'est le vide existentiel dans lequel je suis. Pourtant j'ai tout ce qu'il faut, une femme, des enfants, des petits-enfants qui devraient être ma seule préoccupation, ma seule raison de vivre, mon moteur pour continuer d'exister. Mais je crois que je suis tellement recentré sur moi-même,, tellement incapable d'aimer correctement, que ces moteurs ne fonctionnent pas. C'est peut-être là le noeud du problème, pourquoi je ne pense qu'à moi, pourquoi suis-je incapable de m'oublier?
Je suis prostré, incapable de faire quoi que ce soit, je n'en ai pas envie. Quand je vais chez mes enfants je n'ai qu'une envie c'est de partir,de retrouver mon divan et mes cigarettes ou je fume en regardant la pluie et en caressant mes chiens tout en ruminant mes idées noires. Ce n'est pas comme ça que je vais m'en sortir.
Pourtant tout avait disparu cet été, j'étais de nouveau présent à la vie, présent à mes proches et présent à moi-même.
écrire m'angoisse, c'est nouveau. Vous raconter tout ça ne me soulage pas bien au contraire.
J'ai été mal soigné, j'ai pris les mauvaises décisions, j'ai cédé à la facilité car je crois que je manque de courage ou que je ne m'imaginais pas là ou la maladie m'emmènerait. Si j'avais su je n'aurais rien lâché et j'aurai continué coûte que coûte à travailler.
Quand je suis tombé malade j'étais trop cartésien pour accepter l'idée d'un chaman, pourtant ma psychanalyse m'a rapidement emmener vers la spiritualité. Il y a eu un blocage peut-être dû aux médicament que je prenais à l'époque. Maintenant c'est trop tard, je suis accroché aux anxiolytiques et mon angoisse est telle que je ne vois pas comment je pourrais arrêter.
Il pleut, j'attends ma femme, je vais aller au marché et là devant la foule des gens heureux je vais me sentir très mal.
Amitiés

3. Le mercredi, octobre 28 2015, 00:10 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Vous dites : "Mais je crois que je suis tellement recentré sur moi-même,, tellement incapable d'aimer correctement, que ces moteurs ne fonctionnent pas. "
Vous êtes centré sur vous même parce que vous cherchez à vous aimer mais vous n'y arrivez pas parce vous que n'avez pas encore laché l'ancien eric (il faut d'abord s'aimer pour pouvoir aimer les autres), d'ailleurs vous revenez sans cesse sur le passé, un passé ou vous pensiez être heureux parce que vous aviez tout ce que chaque humain dans ce monde pense être "le bonheur" à savoir confort matériel, famille, travail et pourtant beaucoup d'êtres possèdent tout pour être heureux et se suicident un jour et les gens autour disent qu'ils ne comprennent pas ce geste et pourtant il peut être compris, car il arrive à un moment où l'on s'aperçoit que malgré tout ce qu'on possède, il nous manque quelque chose et pire encore on se demande qui on est vraiment, tout ce qu'on connait de soi n'est qu'une image qui a été forgée avec le temps mais cette image n'est pas vraiment nous et je pense que lorsqu'on est en passe de perdre cette image, c'est l'effondrement parce qu'on pense que sans elle on n'est plus rien alors que c'est le contraire, mais ça on ne le sait pas tant qu'on s'accroche. La seule chose que je peux vous dire c'est que nous sommes tous en réalité des êtres emplis d'amour et de compassion mais nous l'avons oublié, mais cet oubli n'est pas total car cette part de bonté en nous peut ressortir à travers certaines activités et l'art sous toutes ses formes. Pour l'heure vous mettez tout ça de côté parce que vous concentrez ce qui vous reste d'énergie pour sauver ce qui reste de votre ancienne image, d'ailleurs vous regrettez d'avoir arrêté de travailler alors que de toutes façons vous auriez pris votre retraite un jour et le problème de l'attachement à celui-ci n'aurait pas été réglé pour autant (pas mal de gens dépriment quand ils partent en retraite), donc c'était reculer pour mieux sauter. Vous avez été mieux un temps parce que vous aviez laché prise sur le passé, vous avez vécu les bons moments dans le présent mais êtes retombé dans l'ancien schéma, mais tout n'est pas perdu pour autant et comme je vous l'ai dit, c'est une petite victoire qui est aussi l'indice que tout est possible et que la victoire totale viendra après des hauts et de bas.
Le fait de vous sentir mal quand vous voyez des gens heureux prouve que vous vivez à travers les autres, surtout ceux qui vous paraissent heureux alors que peut être ils ne le sont pas tant que ça. Perso quand je déprimais je faisais en sorte de ne pas le faire voir, j'avais l'attitude de quelqu'un d'heureux et pleine d'humour alors qu'à l'intérieur c'était l'enfer. Vous savez nous vivons tous derrière un masque mais quand il tombe ça fait mal, vous pouvez vivre auprès d'un criminel sans le savoir, aussi il faut prendre du recul quand à ce que sont vraiment les autres.
Vous dites que vous étiez cartésien, voulez vous dire que vous l'êtes moins? Si c'est le cas qu'est ce qui vous empêche de voir un shaman? Il me semble que vous aviez parlé d'un ami qui soignait l'addiction des fumeurs de cette façon et qui vous avait proposé une thérapie dans ce sens.
Quand vous arriverez à ne plus ruminer sur votre passé, vous sentirez un allègement, je sais que c'est difficile, mais c'est possible de décrocher.

Gardez courage, on dit souvent : "aide toi et le ciel t'aidera" et c'est vrai... il ne vous reste plus qu'à 'expérimenter pour le vérifier.

Bonne nuit à vous.
Amitiés
Léonie

4. Le mercredi, octobre 28 2015, 00:38 par goall

lis les 4 evangiles ce rapide et efficace

5. Le mercredi, octobre 28 2015, 11:36 par zorg-f

trop tard. J'ai lu le livre de Job.je ne crois pas en dieu.

Je meurs de tristesse, de chagrin, et de honte de ce que je deviens.

Merci d'être venu.

6. Le mercredi, octobre 28 2015, 15:09 par annsuhin

Bonjour,
Vous ne croyez pas en Dieu mais si lui croyait en vous ? Pourquoi ne le laissez-vous pas faire ?
Certes vous n'êtes plus- du moins à vos yeux- le super homme qui assurait...
Prenez-en bonne note, faites avec celui que vous êtes devenu.
Arrêtez de vous battre contre vous-même et vivez les moments où ça va comme ceux où rien ne va plus et rendez grâce quand une accalmie survient.
Je crois que la vie nous est avant tout donnée et qu'elle n'est pas un dû.

Du courage, vous n'en manquez pas mais peut-être un peu d'humilité .

En vous souhaitant d'aller mieux.
Amicalement,
Annsuhin

7. Le mercredi, octobre 28 2015, 18:20 par zorg-f

bonjour

mais qu'il fasse ce qu'il veut de moi, s'il existe. Et s'il existe pourquoi me torture-t-il ainsi ?
Pourquoi met-il en péril toute une famille, des enfants et des petits-enfants qui ont besoin d'amour et d'un père présent à eux.

Quand je faisais ma psychanalyse, mon psychanalyste m'avait comparé au serviteur souffrant. Je lui avais demandé qui c'était. Il m'avait répondu le Christ. Curieusement mon nouveau thérapeute qui est chrétien a eu la même réflexion pendant la dernière séance. Il m'a aussi comparé au Christ. Mais moi je ne suis pas sur terre pour souffrir pour un père même s'il était Dieu, et surtout je n'ai rien à vendre, mes péchés, qui sont beaucoup plus grands depuis que je suis malade, je veux bien les donner, mais certainement pas les vendre.
Je ne suis pas venu sur terre pour souffrir le martyr, même si le bonheur n'est pas toujours au rendez-vous et qu'il faut parfois beaucoup travailler pour le mériter, je pense non pas que c'est un dû mais peut-être la récompense d'une vie à peu près propre et honnête. C'est pour ça qu'il y a quelques années j'ai lu le livre de Job et le roman de Pierre Assouline : « les vies de Job ».

J'ai lu aussi partiellement le roman de Mathieu Carrère : sanctuaire. Je ne l'ai pas terminé car il m'ennuyait. Ce qui m'avait intéressé c'est sa recherche du divin et son échec.
Je ne sais pas si j'ai rendu grâce à Dieu quand pendant trois mois j'ai retrouvé la paix. Peut-être,, sûrement. En tout cas j'en ai bien profité pour rendre à mes proches tout l'amour qu'il n'avait donné.
Je crois que je suis courageux,, car après 10 ans de lutte et d'échecs beaucoup aurait baissé les bras et mis fin à leurs jours. Je suis peut-être trop lâche maintenant ou peut-être les médicaments m'empêche de commettre l'irréparable.
Je n'étais pas humble autrefois, j'étais insupportable. Mais c'était par défaut, car j'étais profondément mal dans ma peau et c'était un moyen de défense. Maintenant je ne sais plus qui je suis.

La souffrance que je vis est insupportable, l'énergie que je déploie tous les jour m'épuise. Quand je vais dans des églises (lors de baptême ou de mariage) je tente de jouer le jeu avec celui auquel je ne crois pas. Je prie et je chante mais rien ne se passe.
Alors si Dieu veut m'aider moi je veux bien, je suis comme Job, j'attends un signe. Et s'il arrive je me soumettrai. Et j'en serais très heureux. C'est d'ailleurs une réflexion que m'a fait mon psychothérapeute au sujet de certains fantasmes sadomasochistes qui me pourrissent la vie, par pudeur je vous passe les détails, mais m'a dit que je n'aurais rien de mon père, par contre (lorsque j'étais enfant et que j'allais l'église, je rêvais d'être un archange et de recevoir une épée de lumière) donc par contre il m'a dit peut-être la lumière on ne sait jamais ! La grâce ! Si vous saviez comme j'aimerais la recevoir.
Mais on ne choisit pas, pour l'instant c'est la souffrance que je reçois. Et quand je dis que je meurs de chagrin et de tristesse et de honte c'est à cause du mal que je me fais et du mal que je fais ou à mes proches. Cela me rend fou, je suis impuissant devant ce qui m'envahit, incapable de réagir, alors je me tape le crâne contre les murs et je crie « Dieu épargne-moi par pitié» voilà ma prière du matin, de tous les matins du monde.
Merci de venir me parler, je me sens moins seul,, j'en ai besoin.

Voilà ce que je pense de Dieu.

Vous savez que je m'intéresse à la physique quantique et au réel. Voici la conclusion du livre d'Étienne Klein.

« Plus d'un siècle après la conférence de Max Planck à l'Académie des sciences de Berlin. Un tel pluralisme d'interprétation peut sans doute sembler encombrant, mais il a l'avantage d'être plus fécond que les glaciations doctrinales ou les crispations idéologiques. Il reste simplement à souhaiter que les partisans d'un réalisme fort ne dirigent pas en dogme absolu le principe selon lequel le réel serait totalement intelligible. Et, pour faire bonne mesure, que les positivistes radicaux, partisans acharnés du « tait-toi et calcule », ne condamne pas l'idée que cela a un sens de se préoccuper du réel, sous prétexte que ce sujet serait bassement métaphysique.

Une citation qui peut-être vous éclairera.



«David Bohm affirme que la mécanique quantique et la théorie de la relativité sont contradictoires et que cette contradiction implique qu'il existe un niveau encore plus fondamental dans l'univers physique, qui serait une unité indivisible, un ordre implicite à partir desquels apparaît l'ordre explicite de l'univers tel que nous le connaissons. L'ordre implicite de Bohm s'applique à la fois à la matière et la conscience, et il propose que cet ordre implicite pourrait expliquer la relation entre matière et conscience. L'esprit et la matière sont vues comme des projections dans notre ordre explicite à partir de la réalité sous-jacente de l'ordre implicite.

Dans le formalisme de Bohm, il y a un niveau fondamental où la conscience n'est pas distincte de la matière. La position de Bohm sur la conscience est liée à la théorie holographique du cerveau de Karl Pribam. Celui-ci considère que la vue et les autres sens sont des lentilles sans que les autres sens apparaissent comme des hologrammes. Pribam affirme que l'information est enregistrée dans tout le cerveau et qu'elle est enveloppée dans un tout de manière similaire à un hologramme. Il est suggéré que les souvenirs sont connectés par association et qu'ils sont manipulés par la pensée logique. Si le cerveau reçoit aussi des informations à travers nos sens, alors les souvenirs, les associations, la pensée logique et la perception sensorielle sont censés être unifiés dans l'expérience globale de la conscience. »

L'ordre implicite serait une représentation de Dieu, plus proche du bouddhisme que du christianisme. Un Dieu omniprésent, abstrait, un pur esprit comme le souffle du Saint Esprit !

8. Le mercredi, octobre 28 2015, 21:07 par annsuhin

"Il reste simplement à souhaiter que les partisans d'un réalisme fort ne dirigent pas en dogme absolu le principe selon lequel le réel serait totalement intelligible. "
Tout à fait d'accord .
Le reproche que l'on fait souvent aux chrétiens- et que vous lui faites aussi, si je vous comprends bien- est souvent celui-là de se conformer à un dogme, une idée rigide de Dieu qui au final le tue.
Complètement d'accord bien que chrétienne.
Mais je pense qu'il y a d'autres façons que de le rigidifier dans un dogme pour essayer de le tuer et notamment de l'intellectualiser, de chercher à l'enfermer dans ses propres représentations.
Ce que je ressens quand vous le présentez comme tout puissant par rapport à votre souffrance.
Goall a raison de vous conseiller de lire l’Évangile, peut-être pas les 4 de peur de vous encourager dans cette intellectualisation.
Car lire l'Evangile verset après verset, en prenant soin de lire lentement et de s'interroger sur ce qui nous est dit, c'est se mettre à l'écoute de ce que Jésus peut nous dire de Dieu, à nous en particulier. Et croyez-moi, cela nous préserve de l'enfermer dans la vision d'un Dieu sadique qui veut nous mettre à genoux, cherchant notre humiliation.
A mon sens, c'est aussi la manière la plus douce et une des plus efficaces pour se décentrer de soi.
Bien à vous.

9. Le jeudi, octobre 29 2015, 12:47 par zorg-f

bonjour à tous.

Oui j'ai appelé au secours et vous m'avez répondu et je vous en remercie du fond du cœur.
votre réponse à tous c'est Dieu.
Je suis perplexe, si j'avais un cancer est-ce que je pourrais appeler Dieu pour me guérir ?
Certains le font, ils vont à Lourdes en pèlerinage, ils vont prier dans les églises. Je me souviens quand j'étais étudiant en médecine d'une femme qui était en train de mourir , sa famille venait tous les jours poser des images consacrées et bénites sur son ventre envahi de métastases.
Quel rapport y a-t-il entre Dieu et ma maladie?
Tout ce que je sais ce que je n'ai pas de chance, surtout pour un médecin, j'ai été mal soigné dès le départ. Je suis maintenant accroché au Lexomil qui est responsable de démence sénile et de maladie d'Alzheimer. De plus il est devenu totalement inefficace.
C'est pour ça que mon psychiatre hier m'a prescrit un nouveau médicament qui s'appelle la buspirone. Il est utilisé dans les troubles anxieux généralisés et dans le sevrage aux anxiolytiques. Il a peu d'effets secondaires, c'est le seul anxiolytique autorisé chez les pilotes d'avion. De plus il semble m'apaiser, même s'il est un peu tôt pour le savoir.
Pourquoi ce médicament ne m'a pas été prescrit d'emblée ? Je ne comprends pas. Deux de mes filles en ont pris pendant une période difficile de leur vie.
Si ce médicament me permettait de revenir à la vie et de m'occuper de l'essentiel c'est à dire de ma névrose je pourrais me réjouir et peut-être dire que Dieu y est pour quelque chose !
Dieu et la chimie, ça ne va pas ensemble.
J'avais lu autrefois un livre très intéressant de Marie Balmary qui s'appelait le moine et la psychanalyste. Il y était question du dialogue entre le frère de Lacan devenu moine après la mort de sa femme et de l'auteur du livre qui est une psychanalyste chrétienne.
Le livre se termine sur la conversion de Rimbaud le jour de sa mort ou il se soumet à Dieu.
Quel rapport y a-t-il entre les troubles mentaux et la religion ? Je n'en sais rien.

Bien à vous

10. Le vendredi, octobre 30 2015, 13:27 par Ninhursag

Bonjour Eric

Je vous met vite en passant les paroles qu'à mis un membre d'un forum spirituel que je fréquente en parlant de la souffrance :
(vous me direz ce que vous en pensez).

Si on peut parler ainsi je crois que nos "égos" souffrent bien plus que nos "âmes".

Et même si l'un a une existence illusoire et éphémère au regard de l'autre
Chacun a son propre langage de réconfort.

Quand l'égo souffre il couvre les portes qui mènent à l'âme, on ne peut donc pas lui parler avec le langage de l'âme car il ne l'entend pas, et il ne saurait d'ailleurs pas quoi en faire.
Il faut d'abord soigner l'égo avec son langage, l'apaiser et le réconforter. Alors le dialogue avec l'âme redevient possible.

Bonne journée.
Amitiés
Léonie

11. Le vendredi, octobre 30 2015, 17:45 par zorg-f

bonjour et pardonnez-moi de ne rien comprendre. Les médicaments la buspirone est une catastrophe, j'ai fait une attaque de panique qui a duré toute la journée. Je suis prostré chez moi et j'ai appelé mon psychiatre en urgence et j'ai pris deux Tercian.
Quand la souffrance est trop forte, quand elle vole votre vie, qu'elle supprime votre esprit, qu'elle vous coupe des autres et de ceux que vous aimez tant. Quand il n'existe aucune solution chimique ou autre seule la mort vous paraît aimable.
je suis désespéré si vous saviez, je suis au bout et je suis en voie de destruction.
Au moment où je vous écrivais mon psychiatre m'a téléphoné. C'est un homme bon mais il est désarmé autant que moi.
Je n'ai pas de mots pour exprimer ce que je ressens au plus profond de moi-même, j'ai l'impression de me dissoudre et de disparaître du monde que j'aimais tant.
J'ai passé une journée épouvantable j'espère que la vôtre a été meilleure.
Merci en tout cas.

12. Le dimanche, novembre 1 2015, 00:43 par Ninhursag

Bonsoir Eric

J'ai comme l'impression que n'importe quel médicament ne vous réussi pas, apparemment que vous en preniez ou pas c'est pareil donc vous vous empoisonnez pour un même résultat en altérant en plus votre conscience, sans compter que certains de ces médicaments induisent des envies de suicides.
Quand vous avez eu votre période mieux, preniez vous des médicaments??

Comme je vous l'ai dit, mourir n'est surtout ce qui vous apportera la paix car c'est uniquement le corps que vous allez supprimer donc la souffrance continuera mais sans celui-ci, hors cette souffrance doit être combattue en cette incarnation car le risque est de revnir avec un karma alourdi par le précédent, c'est donc une spirale sans fin, peut être même qu'une partie de votre souffrance ne vient pas que de cette vie ci, il y a peut être des résidus d'une vie antérieure, pensez y.
Cette sensation de vous dissoudre et de disparaître n'est qu'une illusion du petit '"Moi" qui a peur de disparaître peut être que ce processus est nécessaire pour pouvoir vous libérer et laisser la place à ce que vous êtes réellement, votre esprit accepte cette tromperie et y participe, essayez d'analyser vos crises une fois qu'elles sont passées, comment elles commencent, et pourquoi et vous verrez que ce sont des chose peu importantes qui les déclenche et c'est là dessus qu'il vous faudra travailler. J'ai remarqué d'après certains de vos posts que certaines de vos crises étaient déclenchées pour des choses sans importances mais votre esprit vous fait croire le contraire. Pour bien faire il faudrait lâcher prise sur tout ce qui au premier abord vient vous contrarier, mais pour ça il est important de traquer toutes ces petites choses et les désintégréer mentalement, en se disant que ce n'est pas important.
Personnellement c'est ce que j'ai fait pendant un certain temps et on apprend beaucoup de choses sur soi-même par ce travail.
Réfléchissez à cela et tentez l'expérience.

Bonne nuit à vous
Amitiés
Léonie

13. Le dimanche, novembre 1 2015, 12:52 par zorg-f

bonjour.

Vous avez raison pour les médicaments, je n'en supporte plus aucun. Surtout ceux qui agissent sur la sérotonine. J'ai l'impression que quelque chose s'est modifié dans mon système nerveux. J'avais déjà pris il y a quelques années de la buspirone pendant quelques jours sans effet notable à part des vertiges.
Quand j'étais bien cet été, j'avais le même traitement que maintenant, c'est-à-dire deux barrette de Lexomil par jour, trois mianserine 10 mg et une depamide le soir.
Auparavant lorsque j'avais été hospitalisé en février, mon psychiatre avait essayé une autre molécule, je ne sais plus laquelle, d'autres anxiolytiques, du Valium et de l'Atarax, du Tercian.
Le Tercian est la seule molécule que je supporte, elle m'abrutit complètement, supprime les idées.
Effectivement un rien me fait tomber. Fin août j'ai commencé à aller un peu plus mal à la suite d'événements anodins comme l'opération de ma chienne. Mais j'ai fait une crise angoisse pendant une excursion à l'île d'yeu. Endroit plein de signification pour moi. J'étais parti en pleine forme et puis vers 12:00 pendant le repas l'angoisse est arrivée, sans raison.
Quand je suis parti en Corse, je n'étais pas bien, j'ai alterné des moments de grande angoisse avec des moments de lâcher prise complet, en particulier lorsque je suis allé sur une île déserte pendant toute une journée, ou lorsqu'un soir j'ai conduit sur une piste en rentrant d'une plage. Le dernier jour j'étais impeccable, je me suis levé à 5:30 du matin pour prendre mon avion à 8:00,, je suis arrivé à 12:00 et je suis rentré chez moi et j'étais bien. C'est le lendemain quand la succession de panne dans ma maison a commencé que j'ai pété les plombs. Je ne supporte plus rien qui touche à ma maison et à travers elle moi. Je n'ai qu'une envie c'est de la vendre et d'aller vivre ailleurs.
Hélas pour des raisons conjoncturelles c'est impossible pour l'instant. Mais j'ai vraiment l’impression que cette maison me tue. C'était la maison qui allait en binôme avec mon cabinet. C'est là où mes enfants ont passé leur jeunesse, c'est là aussi que j'ai voulu mettre deux fois fins à mes jours.
ce matin j'allais un peu mieux ce qui m'a permis de faire quelque chose, hier j'ai réussi à me baigner dans la mer qui n'était pas chaude. Cela m'a accordé un peu de répit, je vais essayer de recommencer aujourd'hui.
Quand j'allais bien, à chaque fois que l'angoisse montait j'essayai d'analyser le pourquoi et le comment, j'y arrivais. Maintenant c'est impossible. Le pire c'est mes rêves. J'ai fait un rêve étrange cette nuit, mais mon conscient fait tout pour que je l'oublie, et lorsque je veux m'en souvenir une angoisse immense m'envahis.
votre ressenti concernant les médicaments et partagés par mes amis et ma femme, ils ne me servent à rien sinon qu'à me détruire.
la désintégration mentale dont vous parlez, les parades psychiques, j'en avais auparavant, je ne peux plus maintenant les mettre en place.

Bonne journée

14. Le lundi, novembre 2 2015, 12:20 par zorg-f

ce matin, attaque de panique épouvantable. Ma femme me filme pour montrer à mon psychiatre. Je me suis baigné hier !
Bain en novembre, suicide en décembre.
Il faudrait que je me fasse hospitaliser de nouveau pour rien. Comme ce n'est plus tenable et que les médicaments ne me feront rien, je préfère mourir.

15. Le lundi, novembre 2 2015, 18:53 par zorg-f

bonsoir.
Je sors de ma séance de psychothérapie. Si vous êtes debout, asseyez-vous !
J'ai expliqué à ce professeur de psychiatrie, enseignant à la fac de médecine, pédopsychiatre l'état de délabrement psychique dans lequel je me trouvais et ma réaction paradoxale aux médicaments. Savez-vous ce qu'il m'a répondu ?
Et si vous les arrêtiez..vous avez les réponses en vous,trouvez les.
Facile à dire et difficile à faire. Presque inhumain. Il va me falloir le courage de marine, de combattant. Remplacer chaque médicament par autre chose, supporter les crises d'angoisse, négocier l'arrêt des médicaments avec mon psychiatre chimiste.
Tout un programme, presque impossible.
Courir, méditer, faire du yoga, croire en moi, arrêter d'avoir peur des chimères qui me hantent. 10 ans de perdu. Si je ne réussis pas c'est la mort.

16. Le mardi, novembre 3 2015, 06:46 par annsuhin

Bonjour Zorg,

Je crois que votre psychiatre a raison, la ou les réponses sont en vous.
Je me demande même si vous ne faites pas tout pour décourager qui que soit de vous apporter des réponses, jaloux de vos prérogatives sur votre être.
Ce qui est ô combien compréhensible et au fond si salutaire car vous êtes- n'est-ce pas- au fond votre propre médecin après avoir été si longtemps celui des autres.

Ayez confiance, bon courage.

17. Le mardi, novembre 3 2015, 10:44 par zorg-f

bonjour annsuhin.

C'est compréhensible dans le sens où l'hystérique s'acharne à mettre en échec tout ceux qui peuvent l'aider.
Mon enfance m'a appris à mes dépens à ne compter sur personne, à ne faire confiance à personne, à refuser toute main tendue. Car mes parents ne m'ont pas appris la confiance.
Tout étranger était un ennemi en puissance, c'est comme ça que j'ai été élevé.
Je ne peux pas continuer mon chemin tout seul, j'ai besoin des autres. Hier comme par hasard un de mes patients devenus un ami m'a téléphoné pour prendre de mes nouvelles, il joue au golf et il a remarqué que je n'y allai plus.
Ce matin malgré des efforts désespérés, séances de méditation et puis gymnastique, l'angoisse est là, elle veut prendre toute la place, elle veut m'envahir. Comment aurais-je la force dans ces conditions d'arrêter les médicaments ? Je n'ai qu'une envie, qu'un désir c'est de me livrer entièrement à elle pour qu'elle me dévaste. Et ensuite lorsqu'elle est là je hurle de désespoir devant mon impuissance à ne plus exister. Je suis mon propre bourreau, mon ange exterminateur, je n'ai plus de volonté ni de courage.
Comme c'était facile d'être le médecin des autres, si vous saviez comme cette position est confortable quand on va bien.
Les petits efforts que j'ai fait ce matin ont empêché l'attaque de panique, à part ça j'ai ramassé quatre feuilles dehors et je n'ai pas pu continuer. Il faudrait que je mette des tennis et que j'aille courir, je n'en ai plus la force physique ni la volonté.
Mon ami fait parti d'un courant bouddhiste japonais qui est assimilé à une secte, il m'a proposé de les rejoindre, j'ai peur et d'un autre côté je pense que ça peut m'aider, bien qu'il me manque une chose essentielle : la foi.
Merci d'être là.

18. Le jeudi, novembre 5 2015, 22:40 par Ninhursag

Bonsoir Eric

Vous dites que votre ami fait parti d'un courant bouddhiste assimilé à une secte, pouvez vous nous dire de quel courant il s'agit? En ce qui concerne les sectes, je me méfie des analyses des organismes qui traquent soi-disant les sectes parce que j'ai pu constater qu'ils protègent des courants qui en sont vraiment pour des histoires politiques.
De toutes les façons je pense que si l'on a l'esprit assez critique on peut toujours aller voir par soi-même ce qu'il en est et faire des recherches pour savoir.
En tous les cas pour les médicaments il me semble que beaucoup sont unanimes en ce qui vous concerne.
Sinon avez vous essayé de boire un grand verre d'eau glacée quand une crise arrive?
Je pense qu'au delà de la foi ce qu'il vous manque surtout c'est l'amour de vous même, vous ne vous aimez pas et c'est peut être de là que vient votre sentiment de peur de disparaître.
Ce qui me fait dire que vous ne vous aimez pas c'est les nombreuses fois où vous l'évoquez sous entendez dans vos post sans en avoir peut être conscience.
L'enfant que vous étiez n'a pas été aimé et de ce fait ne s'aime pas croyant être responsable de la situation dans laquelle il vivait, l'enfant que vous étiez culpabilisait et aujourd'hui rien n'a changé même dans un corps d'adulte, l'enfant réclame son du. Aimez vous et vous aimerez de ce fait votre enfant intérieur, c'est lui qui crie de désespoir et vous le savez parce que vous l'avez déjà vu. Cette vision était un appel à l'amour de vous-même mais vous continuez à vivre dans le passé où cet amour n'existait pas comme si vous étiez dans une boucle.
Seul le présent peut vous permettre de trouver cet amour en communicant avec votre enfant intérieur par la pensée.
En tous les cas vous n'avez rien à perdre à essayer tout ce qui se trouve sur votre chemin et peut être que la main tendue par votre ami peut vous aider, c'est à vous d'essayer quitte à abandonner si ça ne vous convient pas.

Gardez courage, vous avez beaucoup de volonté quoi que vous pensiez de vous.

Bonne soirée
Amitiés.

Léonie.

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