La greffe : l'histoire de Dismas.

La greffe : l'histoire de Dismas.

Adolphe revint la semaine suivante comme tous les samedis à la salle de musculation. Lorsque la séance fut finie Dismas l'attendait sous la douche ; il se dirigea vers lui et lui demanda :

alors, tu y est allé ?

Oui répondit Adolphe.

Il se tenait devant lui gonflant tous ses muscles, les cuisses légèrement écartées, son sexe immense et pendant paraissait encore plus impressionnant ; il s'approcha encore un peu plus de lui presque menaçant.

Alors tu as vu ! ...Son pouvoir.............. tu est guéris ?

Non répondit Adolphe, elle n'a rien pu faire pour moi ,;elle m'a dit que les forces qui m'habitaient étaient trop puissantes pour elle ; elle m'a dit qu'il fallait que je j'aille voir un sorcier ou un chaman.

Dismas exprima sa déception avec son corps, il s'affaissa sur lui-même, son dos se vouta, tous ses muscles se relâchèrent les uns après les autres, le contrôle qu'il exerçait en permanence de façon inconsciente sur son appareil musculaire avait été perdu en quelques secondes..... Le doute.... Ce n'est pas possible lui dit-il..... Il fit quelques pas pour s'asseoir près de lui, il posa son menton sur ses mains les coudes appuyés sur ses cuisses en baissant la tête, il poussa un grand soupir et puis après quelques instants il reprit le contrôle, il se redressa, fit saillir tous ses muscles et regarda Adolphe.

Est-ce que tu es homosexuel ?

Pourquoi me poses-tu cette question ?

Parce que cette salle de musculation n'est fréquentée que par les homos.

Adolphe ne répondit pas tout de suite, comment avait-il été aveuglé ainsi, cela expliquait tout, son malaise, l'étrangeté du lieu, sa mise à l'écart. Ainsi il s'était jeté dans la gueule du loup, puisque tout avait commencé là.

Non, je ne suis pas homosexuel Dismas, je suis marié et j'ai des enfants.

Tu ne serais pas le seul à avoir une double vie lui répondit-il.

C'est vrai, mais moi je n'ai jamais connu d'homme et je n'en ai pas le désir.

Adolphe ne lui parla pas des hommes écarlates qui s'ébattaient avec lui dans ses cauchemars, pas plus que de ces fantasmes qui l'envahissaient un peu plus chaque jour.

Il ne lui avait parlé que de sa souffrance et de son angoisse, le reste il ne le saurait jamais.

Tu me fatigues Adolphe et tu m'emmerdes dit Dismas tandis qu'il se levait, je vais te montrer,

tu vas voir, je vais te baiser petit homme, et tu vas appeler ta mère au secours.

Adolphe se réfugia dans l'angle de la douche, Dismas le plaqua par terre sur le ventre, écarta ses jambes d'un coup de genou et bloqua sa tête sur le carrelage de sa main qui enserrait son cou.

Adolphe était terrorisé et ne disait plus rien, il était à la merci de celui qu'il croyait son ami.

Il entendait le souffle de Dismas sur son dos, il attendait le pire, il attendit longtemps et il ne se passa rien, soudain Dismas se releva et le libéra.

Tu n'as rien à craindre petit homme, je t'ai dis que tout était faux chez moi, je suis impuissant, tu as eu peur ?

Oui, j'ai eu très peur.

Tu me fais rire avec ta petite souffrance, avec tes petits problèmes, vient écouter mon histoire, je vais te raconter ma vie.

Ma mère a eu 10 enfants, j'étais le dernier d'un père de passage ; vers l'âge de deux ans on décida que j'étais de trop, on m'installa dans un placard sous l'escalier, c'est la que j'ai vécu pendant deux ans. Je vivais nu sur une couverture avec un pot pour faire mes besoins. Je ne voyais jamais le jour, on me donnait à manger c'est tout. Pour ne pas devenir fou je me suis inventé des amis, une araignée qui habitait avec moi, je lui parlais, je crois qu'elle me comprenait ; quelquefois je lui attrapais des insectes qui rampaient dans la pénombre, mes yeux s'étaient adaptés à l'obscurité, je voyais dans le noir. Je m'étais inventé d'autres amis imaginaires avec qui je conversai. Cela a duré deux ans.

Je connaissais tous les habitants de la maison, je reconnaissais leur façon de marcher, un jour j'entendis un pas inconnu, je martelai de ma main la porte de mon réduit, miracle, les pas se dirigèrent vers moi, une main ouvrit la porte, c'était une de mes soeurs soeur qui revenait d'un long voyage, elle découvrit un enfant de quatre ans environ, nu, ébloui par la lumière, squelettique, je pesais environ 7 kg.

J'ouvrais la bouche pour essayer de parler, aucun son ne sortit, je ne savais pas parler, j'avais des mots dans la tête, des mots d'avant, d'avant mon enfermement, j'avais aussi un langage que je m'étais inventé, incompréhensible pour les autres.

La suite tu la devines, mes parents furent condamnés pour maltraitance, moi je fus placé d'abord à l'hôpital dans un service de pédopsychiatrie, j'ai appris à parler, j'appris à manger autrement qu'avec mes mains, je présentais de graves problèmes psychologiques, les médecins qui s'occupaient de moi s'en rendirent rapidement compte, j'entendais des voix ; c'étaient les voix de mes amis inventés, mais pour eux j'étais schizophrène.

Je fus placé dans d'une famille d'accueil, puis une autre, puis dans des foyers, je n'arrivais pas à m'adapter au monde extérieur, j'étais toujours dans mon placard avec mon ami l'araignée et mes autres amis inventés.

À l'âge de sept ans on me fit des électrochocs, sans anesthésie, c'était abominable, j'entendais toujours les voix mais je leur dis que je ne les entendait plus. Je prenais toutes sortes de médicaments qui m'abrutissaient.

J'arrivais quand même à grandir, je partis de nouveau dans une famille d'accueil et puis dans un foyer ou j'appris un métier, maçon. On me plaça chez un patron en apprentissage vers l'âge de 16 ans, à 18 ans j'ai quitté le foyer, le patron m'a embauché et j'ai commencé à travailler.

Je louais une petite chambre misérable, j'avais un lit, un placard et une chaise, quelques vêtements, rien d'autre. Dans mon travail je me suis des amis enfin si on veut, parce que moi je n'étais pas dans le monde, j'étais toujours dans le placard. Un jour ils me proposèrent de sortir un samedi soir avec eux, nous irions manger au restaurant et puis ensuite danser et boire dans une goguette ; j'acceptais par curiosité et parce que j'étais si seul, seul avec mon araignée; j'avais le désir de rejoindre le monde, parce que j'étais toujours seul avec moi-même, dans les foyers, dans les familles d'accueil, je ne savais pas jouer, je ne savais pas communiquer, c'est pour ça qu'aucunes familles n'avaient pu me garder, je faisais peur aux autres enfants par mon silence, par mon absence, j'étais insensible à tout, insaisissable, sans émotion, ni pleurs ni rires, on pouvait me battre, on pouvait m'humilier, on pouvait m'embrasser, on pouvait essayer d'être gentil avec moi, j'étais fermé à tout, rien ne m'atteignait ; c'est avec le temps que je me suis rendu compte de mon infirmité, parce qu'au début je trouvais ça normal, et puis il y avait les voix qui me tenaient compagnie, voilà pourquoi je décidai d'accepter cette invitation chez les vivants.

Nous étions quatre, avec moi, mes trois camarades qui m'avaient invité m'emmenèrent dans un petit restaurant pas cher, je n'avais jamais été au restaurant, je leur dis ; ils éclatèrent de rire !

Tu es un drôle de types Dismas, d'où viens-tu ?

Je haussai les épaules évitant de répondre, une serveuse un peu vulgaire amena la carte,

celui qui était en face de moi dit : « t'as vu le cul qu'elle a ! »

L'autre répondit : « c'est vrai qu'elle a un beau cul, la salope ! Je me la ferai bien ! »

Et toi Dismas ?

je ne répondis rien car je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire, de quoi voulait-il parler ?

J'attendit qu'ils choisissent, ne sachant pas comment faire, je pris la même chose qu'eux.

Il y avait du vin, du vin rouge, il buvait beaucoup je fis comme eux.

Pendant le repas ils parlèrent de l'avenir, du travail et surtout des femmes, moi j'écoutais.

À la fin du repas j'avais la tête qui tournait, et surtout les voix qui étaient fortes, très fortes.

Il était environ vingt et une heures trente lorsque nous sortîmes du restaurant.

La goguette n'était pas loin, à un quart d'heure de marche, le long d'une petite rivière, en approchant on entendait la musique, et on apercevait les lampions qui décoraient la façade.

Nous entrâmes, après avoir payé notre ticket nous nous dirigeâmes vers le bar.

Allez Dismas me dit Louis, nous allons boire un coup à ta santé, à ta première sortie, l'autre s'appelait Robert, c'était un petit brin râblé, tout en muscles et court sur pattes, oui dit-il en va boire et on va danser, il y a de beaux brins de filles ici, tu vas leur plaire avec ton air triste, tu sais que tu es beau gosse !

je ne savait rien et n'en menait pas large, je m'installais au bar avec ses camarades et bu la première tournée offert par Louis, de l'eau-de-vie de prunes.

Cul sec dit Louis.

j' avalais d'un coup l'alcool qui me brûla la gorge.

À mon tour dit Robert, la même chose ?

De nouveau l'alcool inonda mon palais ; je commençais à se sentir mal, j' avais la tête qui tournait et les voix hurlaient.

Le troisième s'appelait Joseph, c'était un gars du Nord, aux cheveux filasses, il avait des yeux bleus délavés et un grand nez de travers, sa bouche aux lèvres fines dessinait un sourire sarcastique, ce n'était pas un tendre, plutôt un salaud ou une graine de salaud, allez dit-il on change, il offrit du cognac.

Encore une fois il fallut je boive.

À toi lui dirent-ils, que vas-tu nous offrir. je n'avais plus ma tête, devant moi sur le comptoir qui ondulait je voyais les verres vides et au fond derrière le bar toutes les bouteilles qui s'étalaient, je tendis mon bras au hasard, il désigna une bouteille de whisky.

Tu vas nous tuer lui dire les autres.

Et je dus boire encore une fois.

Mes amis étaient habitués, ils aimaient bien se saouler la gueule le samedi soir, bon dit Louis on est assez chaud comme ça, allons chercher les filles.

Dans la grande salle de danse qui s'ouvrait sur un patio était disposé des tables et des chaises pour profiter de la douceur des nuits chaudes de l'été, nous étions au printemps, il faisait plutôt frais mais avec l'alcool personne n'avait froid, les gens, les couples dansaient à l'intérieur et à l'extérieur, les plus saouls était dehors. Il y avait un orchestre qui jouait plutôt faux, un harmonica, un vieux piano désaccordé et une batterie et puis une femme qui chantait.

Louis me dit : viens danser.

Je lui répondis que je ne savais pas.

C'est pas grave, la fille te montrera.

Louis m'entraîna sur le côté de la salle où il y avait des filles seules qui attendaient qu'on les invite, il choisit une petite blonde un peu boulotte à l'air dévergondé, avec celle-là tu auras ta chance me dit-il !

Il prit la main de la fille, la leva de sa chaise et la jeta dans mes bras occupe-toi de lui dit-il en riant.

L'orchestre jouait une sorte de mazurka, je pris la fille, une main dans sa main, l'autre dans le creux de son dos, je me laissais guider, j'étais ivre, je ne sentait pas le sol, l'autre me faisait tourner, tourner encore et encore, je finis par trouver cela grisant, je sentait le corps de la fille, la sueur, le parfum pas cher, elle était chaude, elle se collait contre moi ; les voix ne se taisaient pas, tant pis je ne voulut plus plus les entendre, je dansais longtemps, ma chemise était trempée de sueur, la fille m'emmena dehors, nous esquissâmes encore quelques pas de danse puis elle me prit par la main pour n’emmener dans les bois proches. Quand nous fûmes assez loin elle se jeta par terre sur le dos et elle me dit vient ; je restais  debout les bras ballants ne sachant quoi faire.

Qu'est-ce que tu attends dis la fille, vient imbécile. Elle se leva et me poussa violemment, je m'étalais sur le dos , elle se coucha sur moi, plaqua sa bouche contre ma bouche, colla ses seins sur ma poitrine.

Je senti sa langue langue qui tentait de pénétrer dans sa bouche.

Alors tu ne sais pas embrasser dis la fille, tu es puceau, ouvre la bouche, met ta langue dans ma bouche, j' obéit, je sentis la langue de la fille qui fouillait, sa salive qui coulait, je faillis vomir, puis elle prit ma main et la mis sur son ventre, la glissa sous sa jupe, écarta sa culotte, et m'obligea à toucher son sexe, l'autre bouche, chaude et visqueuse, une fente je ne connaissait pas.

Allez, caresse moi, quel imbécile !

Je fis ce que je pus, c'est-à-dire rien, puisque je ne connaissais rien à l'anatomie féminine, je ne savait même pas que les femmes avaient un sexe, quant au mien je ne le connaissait pas, c'est elle qui me montra que j'avais un sexe quand elle défit mon pantalon, ouvrit ma braguette et s'en saisit .

J'eus un sursaut comme si on me brûlait.

Mais tu ne bandes même pas !

Elle me tripota un peu, je trouvais ça dégoûtant, je voulus fuir.

La fille lassée se leva, elle se rajusta rapidement et me regarda avec mépris, pauvre type, connard de pédé me cracha-t-elle à ma figure, elle ajouta, je vais chercher un homme un vrai qui pourra me baiser.

Je suis resté seul. J'ai regardé mon sexe flasque, tu ne vas pas me croire Adolphe jamais je n'avais pensé que cette partie de moi ne pouvait ne pouvait servir à autre chose qu'à faire pipi,

tu n'as jamais eu d'érection demanda Adolphe.

Jamais répondit Dismas.

Mais il faut que je te raconte la suite maintenant, ce soir-là j'ai vraiment compris que j'étais différent, dans le regard de la fille j'ai même lu de la haine cependant j'avais pris du plaisir à boire de l'alcool, à écouter la musique même à danser avec la fille, alors je pris l'habitude le samedi soir de sortir et de traîner dans les rues et dans les bars.

Je ne cherchais pas d'autres filles, je recherchais le bruit, la foule, la vie qui me manquait tant.

Un soir je suis rentré dans un bar au hasard, j'ai bu quelques verres, un type m'a abordé, il m'a offert un autre verre, et puis il m'a proposé de terminer la soirée chez lui. Je l'ai suivi sans savoir pourquoi.

Il devait avoir une quarantaine d'années, il avait de l'argent, un bel appartement, il mit de la musique, du jazz, il me demanda si j'aimais, je ne connaissais pas le jazz, ça m'était égal, quand il s'approcha de moi et qu'il me caressa les cheveux j'aurais pu partir, mais je suis resté. La suite tu la devines, il me prit comme une femme sur le lit, j'avais la tête dans l'oreiller et je ne sentais rien de bon ni de bien que la douleur qu'il m'infligeait, je n'avais ni plaisir ni déplaisir, j'étais une chose dont un homme profitait. Ce qui me fit rester et ce qui me fit céder c'est qu'on s'occupe de moi, que j'existe même comme ça, comme un objet de plaisir, moi qui n'avais jamais servi à rien.

Je n'ai jamais pu faire l'amour à une femme, je n'ai jamais joui ni connu le plaisir, même tout seul, je me fais prendre par des hommes parce qu'une femme ne peut pas le faire. Je voudrais qu'elle me caresse, qu'elle m'embrasse, je voudrais simplement cela mais je sais que ce n'est pas suffisant, quelle femme pourrait comprendre cela, que j'ai besoin d'une mère sexuée.

Dans la salle de douche Adolphe se taisait, il réfléchit longtemps avant de lui répondre.

Tu es homosexuel par défaut, mais je crois que tu te trompes, il y a des femmes qui pourraient comprendre ce dont tu as besoin, la sexualité est complexe, tout est possible, c'est l'amour le plus important.

Je ne te crois pas répondis Dismas, laisse-moi continuer ; j'étais une chose qu'on baisait, j'ai de l'orgueil alors j'ai voulu que ceux qui profitaient de moi me respectent, au moins qu'ils aient peur, j'ai fait de la musculation, je suis devenu celui que tu vois devant toi, il est impressionnant ne trouves-tu pas ; celui qui me baise fait bien attention, au moins je ne suis pas traité comme un chien.

Tu peux changer, rien ne t'oblige à continuer.

Non répondit Desnos, pas plus que toi. Que fais-tu là ? Que cherche tu ? Pourquoi souffre tu ?

Si je savais dis Adolphe, tu as raison, je n'ai rien à faire ici et pourtant je suis là, je souffre de plus en plus, et je reviens, je fais comme toi pour des raisons que j'ignore, toi au moins tu sais.

Oui je sais pourquoi, je suis l'enfant du placard, celui qui a eu des électrochocs à sept ans et qui entend des voix, je cherche une mère et un père, et on a tué en moi ou moi-même j'ai tué le désir, je ressemble à ces machines de foire qui ne servent à rien, je ne suis qu'une attraction, une erreur de la nature, j'aurais dû mourir avec mon araignée, hélas elle n'était pas vénéneuse, elle n'aurait pas fait mal à un petit garçon !

Il y a une chose qu'il faut que je te dise aussi, ma mère était une putain mais elle était croyante, je t'ai dit que Dismas était un prénom grec, c'est faux, c'était le troisième crucifié, avec Jésus et le mauvais larron, c'est drôle non ! Elle a choisi ce prénom pour moi je me demande bien pourquoi, après elle m'a enfermé dans un placard.

NB

« L'un des malfaiteurs suspendus à la croix l'injuriait : « N'es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi. » Mais l'autre, le reprenant, déclara : « Tu n'as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine ! Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes : mais lui n'a rien fait de mal » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi lorsque tu viendras avec ton Royaume. » Et il lui dit : « En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis. »

Godot est probablement l'œuvre la plus célèbre du dramaturge irlandais, et de nombreux livres et articles ont tenté de découvrir qui était Godot. L'une des tentatives d'explications récurrentes est que Godot serait le mélange du mot anglais « God- » (Dieu) et d'un suffixe français populaire « -ot ». Cette explication donnerait une dimension métaphysique à la pièce : les deux personnages attendent l'arrivée d'une figure transcendante pour les sauver, mais elle ne vient jamais.

Commentaires

1. Le vendredi, octobre 12 2012, 22:54 par Ninhursag

Bonsoir Zorg

Contente de voir que vous avez repris le chemin de l'écriture.
Dimas et Adolphe attendent l'arrivée d'une figure transcendante pour les sauver, ils pense qu'elle ne vient jamais, mais sauraient-ils la reconnaître si elle venait,? Sans doute pas parce que tous les deux doutent et n'ont plus la foi. Ils cherchent la réponse à l'extérieur alors qu'elle est à l'intérieur. L'enfant en eux qui n'a pas été aimé souffre toujours et cet enfant n'est rien d'autre qu'eux mêmes qu'ils connaissent très mal vu qu'ils n'ont pas eu le loisir de le connaître alors il faut aller le chercher cet enfant et le chérir. Adolphe et Dimas doivent s'aimer eux même pour s'en sortir mais voilà ils ne savent pas comment aimer, ils doivent apprendre et c'est pas évident, mais c'est possible.

Vous avez l'air l'aller mieux, du moins je l'espère et que vous allez continuer à écrire cette histoire.

Bonne soirée à vous et votre famille
Léonie

2. Le vendredi, octobre 12 2012, 23:38 par ver00

J'ai tout lu,étonnant,je n'aime pas lire à travers les lignes,je préfère qu'on dise les choses en face;parler directement de son âme.mais,vous ne pouvez pas,surement,ou ne voulez pas.Votre histoire me touche,mon fils est homo.Il nous l'a avoué il y a peu,et il n'a jamais eu de rapport avec une fille,il est très timide,et je pense aussi que c'est par défaut, parce que l'homme prend les initiatives,il a 19 ans.

Je sens en vous,une torture ,un doute entre ce que sont les gens biens et les gens moins bien.Et, c'est drôle,j'ai un peu le même ,toujours à me dire ;nous sommes tous égaux,mais on m'a appris que certains valent mieux que d'autres.Ou est le bon choix ? n'est ce pas un dilemme perpétuel ? De quoi nous perturber ? Nous culpabiliser ?

Léonie ,je suis Véronique heureuse de vous lire aussi, vous apportez beaucoup,bizarre de rencontrer un être comme vous,si plein d'abnégation.

Bonne soirée à vous 2.

3. Le samedi, octobre 13 2012, 00:15 par Ninhursag

Bonsoir Véronique,

Je me disais que votre speudo Vér00 devait être un raccourci de Véronique, bingo c'est bien cela :)

Vous aussi pensez à chérir aussi votre enfant intérieur, le passé n'est plus et ne doit plus interférer sur le moment présent, il faut arriver à un stade où quand on essaie de se remémorer, qu'on ait l'impression d'une sorte d'amnésie et en même temps que l'on n'a pas oublié. C'est difficile à expliquer, mais c'est ce que je ressens à l'heure actuelle.

Bonne soirée
Léonie

4. Le samedi, octobre 13 2012, 08:57 par ver00

Ces jours ci,je pense souvent à la petite fille que j'étais,pleine de passion et ça me fait du bien, je pense que je pourrai peut-être retrouver cet état ,qui est en moi quelque part,mais je vais beaucoup mieux quand même,à part quelques petits problèmes de boissons le soir après le boulot.Rien que de l'avouer,c'est déjà un pas vers le renoncement.C'est Zorg qui a besoin de vous,de nous,il est en pleine crise existentielle.Je ne sais pas comment appeler ça autrement,mais on remet tout en cause,même sa naissance et on est très malheureux,après on ne peut être le même ,la souffrance nous change,le rire nous quitte.Comment vous aider, Zorg ? Il faudra du temps pour vous comprendre,écrivez c'est bien,c'est vous aussi.Nous sommes tous différents mais pas tellement finalement,les mêmes questions nous assaillent,nous torturent.On est mieux, lorsqu'on a fini le point,qu'on s'est jugé avec tendresse ,alors on peut retracer une ligne de conduite,refaire des choix de vie.N'oubliez pas,on a fait ce qu'on a pu,avec l'éducation qu'on a eu.La route sera longue,mais ici, Léonie et moi sommes là pour vous accompagner.

5. Le samedi, octobre 13 2012, 12:02 par zorg-f

Bonjour à vous deux.

Ce court récit était dans ma tête depuis bien longtemps, j'étais incapable de l'écrire.
Je ne suis pas homosexuel mais au début de ma maladie sont arrivés des fantasmes, ceux d'Adolphe. La psychanalyse a permis d'en comprendre l'origine et d'y mettre fin.
Le personnage de Dismas est inspiré de quelqu'un que j'ai rencontré pendant mon hospitalisation, je ne sais pas trop où je vais j'écris cette drôle d'histoire au fil de mes idées.
Je vais un peu mieux mais c'est grâce à un médicament, l'inactivité me pèse, ne plus exercer mon métier me donne l'impression de ne plus exister, je crois que c'est le cas de beaucoup de gens qui partent à la retraite, pour moi c'est encore plus compliqué.
On peut être névrosé et bipolaire en même temps, ça fait beaucoup de casseroles à traîner. Je vis comme je peux au jour le jour, j'essaie d'accepter ce qui m'arrive, huit ans de lutte pour en arriver là, ça fait très mal.
À bientôt

PS
ver00 vous dites étonnant, et que vous n'aimez pas lire entre les lignes, que voulez-vous dire ?

Certains psychologues ou psychanalystes ou même philosophe disent qu'un homme accompli devient l'enfant qu'il était, si c'était le cas pour moi ce serait catastrophique, car l'enfant que j'étais était un être en souffrance, comme je l'ai souvent écrit, j'ai connu un miracle dans ma vie, presque 30 ans de bonheur malgré tout ce que je portais, j'ai au moins eu ça, une très belle vie. Après je n'y comprends plus rien, j'ai cru comprendre au début, j'ai vraiment cru m'en être sorti, que la psychanalyse réglerait tout, comme un coup de gomme, avec facilité, je me suis bien trompé, il va falloir que je mouille ma chemise si je ne veux pas devenir ce qui me fait le plus peur, un pauvre type détruit par la souffrance et les médicaments et les hospitalisations, un vieux bipolaire en maison de retraite ou en hôpital psychiatrique, ça va très vite la descente, la déstructuration sociale, je me force de rester dans le monde, je fais les courses, je vais au golf, je fais la cuisine, je m'emmerde dur, mais je me bats. Ma femme m'accompagne, elle m'accompagnera jusqu'au bout, elle me l'a dit, les enfants viennent à Noël, il faut que je sois debout, c'est moi qui fait la farce de la dinde, c'est moi qui la découpe, cela a toujours été ainsi. Ce sont les petites choses qui me permettent ou qui me permettront de rester là.

 

6. Le samedi, octobre 13 2012, 14:33 par ver00

Entre les lignes,dans le sens essayer de percevoir la personnalité de l'auteur.,à travers une histoire inventée ,je n'ai plus le cœur de lire, étonnant que je vous ai lu.

Ce qui est lourd à porter,c'est notre diagnostic ;on ne veut pas être cela,c'est tout ,il nous enfonce quelque part,alors, il faut l'oublier d'urgence.Nous ne sommes pas un diagnostic,nous sommes encore nous -mêmes,retrouvons nous.Vous avez la chance d'aimer votre femme et d'être aimé,vous allez vous en sortir avec l'amour,ce n'est pas possible autrement et avec votre intelligence,vous allez rationaliser,il vous faudra du temps.A bientôt.

7. Le samedi, octobre 13 2012, 16:58 par ver00

Je dis que je vais mieux, certes, mais en dehors de mon travail,je ne fais plus rien,pas d'envies,pas d'initiatives ,je crois que c'est mon traitement par l'abilify mais c'est peut-être autre chose,en tout cas, je ne peux pas l'arrêter il m'empêche de délirer.C'est pas rose quand même,mais j'ai été pire.Je pense comme vous Zorg,la destruction sociale est une grande descente contre laquelle il faut se battre,j'essaie de me maintenir mais pour combien de temps ? Je me dis qu'il y a plus malheureux que moi,j'ai été en psy aussi,j'ai été sous camisole,c'était des moments horribles, j'ai connu l'horreur,je me voyais mais j'étais incapable de me conduire différemment,je savais que j'étais au fond du trou,mon inconscient prenait le dessus sur ma conscience.Alors,je suis capable de faire n'importe quoi,je ne suis plus moi,un autre moi qui refuse la société et ses lois;pourquoi ? Je suis redescendue en enfer le jour ou j'ai été en garde à vue,comme une criminelle pour avoir répondu à la police,et aussi pour conduite en état d'ivresse.Heureusement,je n'ai pas eu de suspension,mais j'ai frôlé la cata,la police a prévenu mon ordre.......Quelle honte ! J'ai été loin dans l'inconscience ,moi qui était si polie,était ce une rébellion contre mon éducation trop stricte ? Après il faut vivre avec ça, mais comme dit , Léonie,il faut savoir oublier aussi,composer pour le meilleur. De toute façon,je pense qu'on ne redevient jamais comme avant, quelque chose est cassé,mais on s'habitue à vivre avec son mal,à l'apprivoiser,je me trompe peut-être.....j'espère pour moi comme pour vous Zorg.

8. Le samedi, octobre 13 2012, 18:16 par Ninhursag

Bonjour Zorg

En vous lisant je me suis dis que votre femme avait de la chance d'avoir un mari qui sait cuisiner, le mien ne sait que faire cuire des oeufs au plat :).
Vous avez raison de vous forcer à vous investir pour arriver à modifier les habitudes dans lesquelles vous étiez ancré, il faut se forcer à changer pour éviter toute cristallisation dans n'importe quel domaine ou activité.
Quel que soit le temps que ça va prendre vous devez garder la foi., un ami un jour m'a dit, "faut sortir du bac à sable" et j'ai compris ce qu'il voulait dire, on peut employer cette expression à chaque fois qu'on reste focalisé sur quelque chose qui ne nous convient plus, du coup c'est ce que je me répète dans la tête et que je fais.

@ Ver00
Vous dites : je ne suis plus moi,un autre moi qui refuse la société et ses lois;pourquoi
Je suis contente d'avoir lu cette phrase sous votre plume, car l'autre VOUS qui refuse la société et ses lois c'est votre Moi véritable ou SOI, il sait que cette société et ses lois n'est pas bonne, il est la connaissance même mais c'est une grande histoire, je connais ce sentiment pour l'avoir vécu et l'éveil a finalisé la chose et aujourd'hui j'ai beaucoup appris sur cette société guidée par ce Moi intérieur, et ce qu'il y a a connaître a de quoi vous faire hurler de rage d'avoir été berné depuis votre naissance. Je viens de commencer un énorme pavé intitulé : l'histoire secrète du monde" de Laura Khnigth-Jadczyk. Je pense qu'il y a des choses que je sais dedans et des nouveautés qui vont apporter de l'eau à mon moulin.
Ecoutez ce Moi qui essaie de vous dire quelque chose, tout en sachant que rejeter le monde actuel et ses lois est difficile à faire mais savoir ce qu'il est réellement est une bonne chose.
Cette révélation peut vous aider à sortir du tunnel où vous vous trouvez.

Bonne fin de journée à tous les deux

Amitiés
Léonie

9. Le samedi, octobre 13 2012, 19:34 par ver00

Quel bien ça fait,Léonie de vous savoir si présente à nos soucis.Vous n'avez pas tort,mon inconscient était révolté d'avoir tant eu à se contenir depuis ma naissance,voila la vraie cause,il n'est pas forcément destructif ;il est malheureux et se manifeste avec ses moyens presque bestiaux.Comme c'est complexe ! Mais finalement intéressant,si nous n'avions pas été malade ,nous ne nous serions jamais posé tant de questions,ni trouvé tant de réponses,nous avons grandi quelque part grâce à la souffrance.

Zorg,votre passé malheureux resurgit parce qu'il le doit,il faut un jour ou l'autre rendre à César ce qui est à César,tout se retrouve,vous êtes tourmenté ,il faut évacuer ,sortir vos griefs contre le monde entier,comme je l'ai fait dans mes crises d'inconscience . ÉCRIVEZ, pas à travers un roman, directement sur vous ,tout ce qui vous passe par la tête ,puis petit à petit cela prendra un sens,faites une auto biographie ,cela donnera un nouveau sens à votre vie,c'est mon rêve......mais le temps, peut-être pourrions écrire un livre à trois,ce pourrait être original, avec des parties de nos vies séparées puis notre rencontre avec les espoirs que nous mettons dans l'avenir des psychothérapies sauvages de groupe sur internet .Nous pourrions mettre ensemble au point un plan de livre.....Je m’emballe,je voudrais tellement rebondir après tout ça.En tout cas, réfléchissez sérieusement,ce n'est pas impossible, nous savons tous 3 beaucoup de choses sur le malheur et cela pourrait peut être aider d'autres gens même si nous restons anonymes.

On pourrait faire des chapitres questions,auxquels on répondrait dans un blog consacré à notre livre,ou qui serait notre livre, pour faire des relations entre les vies de dépressifs, par exemple ;relater son enfance sans jugement puis telle qu'on l'a perçue alors, puis telle qu'on la perçoit aujourd'hui, ou s'interroger sur les causes d’après nous de nos maux, et ensuite faire interroger nos proches,ou un pro,on peut faire pleins de chapitres qui permettraient de nous connaitre, cela pourrait nous faire du bien par la même occasion. Enfin , on pourrait commencer par un article avec toutes nos idées de plan et on n'est pas limité dans le temps,on a toute la vie ? De toute façon,ça ne nous prendrez pas plus de temps que maintenant,et ça serait constructif...

Bonne soirée à vous et aux vôtres.

10. Le samedi, octobre 13 2012, 20:33 par ver00

Tout cela parce que j'en ai marre de voir la maladie mentale pestiférée ,je voudrais qu'elle soit comprise,que le français moyen soit prêt à l'aider plutôt qu'à la fuir,il faut briser le silence,expliquer le pourquoi,vulgariser,voila le moteur d'un livre, sa préface ; nous sommes des gens comme les autres,nous avons seulement un peu trop de sensibilité,un grain de sable dans le rouage et le processus s'enchaine,il faut que les gens le sachent.

Bisous à tout 2,vous comptez beaucoup pour moi,c'est la main tendue qui en trouve 2.

11. Le samedi, octobre 13 2012, 20:59 par zorg-f

Mon autobiographie je l'ai déjà écrite dans mon premier bouquin.

Elle est pas mal votre idée, mais pour moi irréalisable. Ce blog est accessible à tous, je ne veux pas que mes enfants ou ma famille puisse lire mon intimité, ce blog est également lui par beaucoup de gens, je l'ai appris à mes dépens. C'est pour cela que j'ai décidé de parler le moins possible de moi.
Mais je trouve l'idée sympathique même si je ne vous suivrai pas dans ce chemin.
J'ai lu vos commentaires avec intérêt, ils sont pertinents, moi je suis toujours dans la même impasse ,je crois qu'il va falloir que je retourne sur le divan !
Je dois absolument m'en sortir, deux suicides ratés ça suffit.
ver00 contrairement à vous je n'ai aucune addiction et je n'ai jamais fait de délire, de l'extérieur je paraîtrai plutôt équilibré, à l'intérieur c'est l'enfer.
Vous disiez que la vie était une abomination, elle l'est parfois, elle peut être belle aussi, vous disiez que je suis intelligent et que je m'en sortirai, je pense que l'intelligence est plutôt un obstacle.
La camisole chimique j'en ai eu un petit échantillon cet été, deux semaines sous perfusion, un vrai bonheur ! Et le reste qui va avec, la salle à manger avec ses zombies et la bouffe dégueulasse, les heures interminables à ne rien faire et à fumer, les souffrances des autres, c'est une expérience qui pourrait faire un bon roman. Mais de ça je n'ai pas envie d'en parler encore.
Je vais écouter les conseils de Leoni, aller chercher cet enfant qui souffre autant et qui me fait si mal, j'arriverai peut-être à lui prendre la main.

Bonne soirée à vous deux

12. Le samedi, octobre 13 2012, 22:20 par ver00

Je parlais de la camisole physique....dans mon patelin ,on ne fait pas de quartier.C'est sur, j'ai été plus loin que vous dans l'horreur,du moins extérieure comme vous dites.Si vous vous sentez "trop lu" alors,il y a peu de chance pour que mon rêve aboutisse....moi, je suis assez exhibitionniste,j'ai besoin de dire, mon blog le prouve,ça me soulage,allez savoir......C'est sur,il faut rechercher les souffrances passées pour les neutraliser avec la compréhension de l'adulte que vous êtes devenu.....bon , dommage ,il était pourtant pas question de remuer "la merde", pas question de faire mal à qui que ce soit ,en distinguant bien le ressenti de la réalité.Je ne savais pas que vous aviez écrit,ça m'intéresse,mais comment recouper pour avoir votre livre ?

Bonne soirée,vous allez quand même mieux,ça se sent,vous avez plus de ressort,bonne continuation.

13. Le mardi, octobre 16 2012, 14:54 par zorg-f

.Si vous vous sentez "trop lu" alors,il y a peu de chance pour que mon rêve aboutisse....moi, je suis assez exhibitionniste,j'ai besoin de dire, mon blog le prouve,ça me soulage,allez savoir....

nous avons eu des petits problèmes sur le blog, maintenant tout fonctionne.

Je ne comprends pas votre phrase, on n'est jamais assez lu.

La greffe vous en avait des morceaux comme un patchwork, moi je les colle sur un fichier, quand j'aurais fini je ferais les corrections nécessaires et j'essaierai de le publier.
Je vais très bien depuis deux jours, c'est un nouveau médicaments que je prends, il a fallu 10 jours pour qu'il agisse, le comble c'est que c'est moi qui ai demandé à mon psychiatre de me le prescrire, j'ai perdu six mois de ma vie, mon cabinet et mon travail,
on va dire que c'est le destin !
Le principal c'est d'aller bien.en espérant que ça continue.
La semaine prochaine je passe devant un expert pour demander mon inaptitude au travail, on verra bien, de toute façon c'est trop tard, j'ai tout cassé, je me suis suicidé socialement et professionnellement.
Mais la vie est mouvement, si je retrouve avec la disparition de l'angoisse mes capacités intellectuelles et cognitive, je pourrais faire plein de choses, peut-être exercer la médecine différemment, de nouveau peindre, écrire et m'occuper de moi.
Pour mémoire le médicament s'appelle:la mianserine, c'est un très vieux médicaments qui s'apparentent aux tricycliques.
Bonne journée

14. Le mardi, octobre 16 2012, 16:06 par ver00

Effectivement, impossible de trouver votre blog ces jours derniers.

Je suis heureuse que vous allez mieux , surtout prenez bien votre traitement,car j'ai arrêté souvent et toujours replongée,(en fait on ne comprend pas pourquoi on ne peut pas régler notre chimie cérébrale comme on veut ,mais en fait quand il y a eu déséquilibre ,c'est impossible de revenir à l'état antérieur ),dans l'ensemble,je vais bien aussi,les autres problèmes ,je les avais avant et je fais en sorte qu'ils disparaissent....

Moi aussi, j'ai commencé un livre,mais je me demandais si ce ne serait pas plus intéressant en entremêlant des vies différentes,et plus motivant à faire aussi,il y a tellement eu d'autobiographies de toutes sortes, internet offre tellement de possibilités ,nos rencontres auraient pu faire un beau sujet autour de la recherche des causes des dépressions bipolaires ou unipolaires.Qu'en pense,Léonie ? En fin, je n'insiste plus,il faut être motivé.

"Trop lu," je parle de vous, impression d'être espionné dans votre blog,je me suis peut-être trompée.

Bonne fin de journée.

15. Le mardi, octobre 16 2012, 17:21 par zorg-f

certainement.........

16. Le mardi, octobre 16 2012, 20:57 par Nihursag

Bonsoir tous les deux.
Ce que je pense c'est qu'à partir du moment où une maladie psychiatrique ou une dépression n'est pas organique elle est réversible. Le problème vient du fait que l'on prend tout à l'envers. On soigne les symptômes mais pas les causes. Le psychisme est capable de se soigner tout seul tout simplement parce que la personne qui provoque la souffrance n'est pas nous, c'est assez dur à expliquer je dirais que ce n'est même pas explicable. En réalité nous sommes deux en nous, le vrai Moi (véritable personnalité méconnue) et le faux Moi (égo) et c'est à partir du moment où l'on trouve la connection avec le vrai Moi que tout change car il est immuable, ne ressent que l'amour et la paix, le reste ne le concerne pas. La colère, la tristesse, la haine etc.. enfin toutes les passions humaines ne lui appartiennent pas. Lorsque l'on fait sa découverte, l'autre moi s'éfface mais ne disparaît pas, de temps en temps il montre son nez pour remettre les sentiments humains au goût du jour mais il est vite remis en place par le vrai Moi. Quand j'explique celà ça me paraît clair comme du cristal mais au fond de moi je sais que c'est difficile pour quelqu'un qui ne le vit pas d'en avoir une idée, aussi la seule chose que je peux dire c'est que la souffrance vous fait descendre jusqu'à ce Moi et c'est au plus bas qu'il faut saisir son appel et son message et je sais que beaucoup de gens ont de temps en temps une connection à cette partie d'eux même mais s'en détournent très vite la considérant comme étrange. Cette partie de nous oubliée c'est celle qui nous sort d'un pétrin quelconque que nous nommons miracle où qui lorsque qu'un problème se résout tout seul par miracle, ou lorsqu'on a une intuition de quelque chose ou des synchronicités ou autre. C'est cette part de nous même qui en est le responsable et lorsque nous arrivons à nous connecter définitivement à elle, ce que l'on appelle miracle ne l'est plus, c'est un état d'être tout simplement. Il faut ecouter cette voix en vous, elle est facilement reconnaissable, elle essaie de nous booster, elle ne dit jamais de mal, ne critique jamais, vous fais la morale, ne mens jamais, à horreur de l'inustice, aime tout ce qui l'entoure, ne supporte pas la violence, est emplie d'empathie bref toutes sortes de qualités et là on n'est pas trompé si c'est ce qu'elle communique. Donc il faut aller dans ce sens pour la rencontrer. La dépression est position où l'on se trouve entre ces deux voix et que le choix n'est pas fait car difficile, on est tiraillé. C'est la souffrance qui met à jour ce processus car certaines choses se révèlent à nous.
Si on veut aller mieux, on peut retomber dans directement l'égo mais ce sera un mieux qui ne durera pas car une fois que ce Moi s'est fait jour il essaiera de conquérir la place qui lui est due à moins que l'égo soit plus fort et gagne la bataille.
Si on veut aller nettement mieux, on peut se tourner vers ce vrai moi ou enfant intérieur, mais automatiquement l'égo va vouloir sauver la place qu'il a toujours occupé, d'où à nouveau une bataille. Il faut arriver à se dire que l'on doit donner toute sa confiance à ce moi et faire en sorte de se le répéter mentalement car il faut court circuiter l'égo. Personnellement c'est ce qui m' est arrivé par le phénomène de vacuité qui est le plus radical. Je sais que la psychologie transpersonnelle travaille sur ce processus, mais bon il faut de bons thérapeutes pour ce travail car il fait descendre profond dans la petite enfance et même au delà et ça secoue apparemment.
Un jour peut être que l'on pourra soigner une bonne partie des maladies de l'âme car ce ne sont que ça, l'âme qui crie son désir de se libérer du sort qui lui a été réservé à savoir vivre dans l'ombre dans chaque corps humain, c'est dans l'inconscient mais là dedans qu'elle est enfermée avec tout ce qu'on a refoulé de dur à vivre et JUNG l'a bien compris à son époque mais c'était encore trop tôt pour que cette découverte puisse avoir l'impact nécessaire. Aujourd'hui l'humanité est en chemin vers ce changement, qui est la découverte de l'existence de l'âme, jusqu'à aujourd'hui on suppose qu'elle existe mais on en n'a pas la preuve, mais je pense qu'un jour cette preuve arrivera, en attendant il faut avoir la foi en celà pour évoluer vers la guérison car attendre la découverte scientifique est une perte de temps pour ceux qui sont en souffrance actuellement, donc il faut s'accrocher aux vieilles méthodes qui peuvent dépanner en attendant pour supporter la vie. Ayez la foi en vous en votre guérison et cherchez cette petite voix, traquez là dans les moindres instants de votre vie et quand vous la reconnaîtrez, adoptez là et donnez lui carte blanche, c'est l'amour qui est en elle qui vous guérit car en vérite ELLE c'est VOUS dont vous ignorez ou niez l'existence. L'être humain se fait la guerre à lui même c'est pour ça qu'il a un côté autodestructeur et suicidaire, hors le vrai moi n'est en aucune façon autodestructeur ou suicidaire, mais l'égo OUI.
Je rêve que toute l'humanité découvre ça et je suis triste que ce ne soit pas le cas, mais je sais que plein de gens l'ont déjà découvert et pleins d'autres sont entrain de le découvrir, ce qui me fait penser que les choses vont s'arranger dans l'avenir.
J'ai été très bavarde, mais ça sort tout seul comme une fontaine de mon esprit, je n'y peux rien :)

Bonne soirée à vous deux et à tous ceux passent par là.
Amitié
Léonie

17. Le mardi, octobre 16 2012, 21:06 par Ninhursag

@Zorg

Quand j'ai écrit l'histoire de ma vie à un ami la première fois, je l'ai fait comme vous le faites avec la greffe, je me suis mise dans la postion du narrateur qui raconte la vie de quelqu'un d'autre, et un premier déclic a eu lieu à ce moment là et ensuite j'ai réécrit mon histoire à la première personne comme quelqu'un qui écrit ses mémoires et un deuxième déclic à eu lieu et ça a été le bon. Donc je pense que ça s'est fait en deux temps pour moi mais ça veut pas dire que ça se passerait comme ça pour quelqu'un d'autre car le déclic peut intervenir à n'importe quel moment en général au moment où on s'y attend le moins et ou l'on espère et désire rien du tout. Donc vivez pleinement tout simplement en lâcher prise total.
Je pense que Véro00 devrait en faire de même. Le "lâcher prise" je crois est ce qui permet le déclic mais c'est quelque chose pas si évident à faire mais ça s'apprend, peut être en pratiquant un sport quelconque en s'impliquant à fond.

18. Le mardi, octobre 16 2012, 22:08 par Ninhursag

Juste un petit lien sur le déni de soi :

http://www.youtube.com/watch?featur...

Bonne nuit

19. Le mardi, octobre 16 2012, 22:08 par Ninhursag

Juste un petit lien sur le déni de soi :

http://www.youtube.com/watch?featur...

Bonne nuit

20. Le mardi, octobre 16 2012, 22:35 par ver00

Quand j'étais malade,donc inconsciente,je disais dans mon blog qu'il y avait une partie de nous,très pure,enfouie dans notre inconscient,un peu comme une partie divine pour les croyants,qui régissait notre inconscient corporel ,et que c'était parce qu'on ne l'écoutait pas qu'elle perdait espoir et ne pouvait plus assumer un bon équilibre sanitaire.Ce moi profond, gentil me refait penser à ça.Bien sur, aujourd'hui,je mets beaucoup de bémols,mais qui sait un jour , on en saura plus sur le sujet ;je voulais tellement trouver une cause aux maladies ! Je serais heureuse que ce soit vrai,nous aurions au moins une piste ,en psychiatrie mais aussi pour toutes les spécialités.. est ce du délire complètement ? . en attendant on ne peut adhérer,il faut juste espérer.Un jour ou l'autre, les idées se recoupent et forment une vérité,pour moi,cette pureté intérieure pourrait tout expliquer,la lutte âme ,corps et même psychique lorsque les problèmes ne se somatisent pas.

Nous avons vraiment matière à écrire un livre,tous 3, avec nos vécus différents et les idées qui les suivent.

Bisous, bonne nuit .

La question était ; Que pensez vous d'écrire un livre, Léonie ?

21. Le mardi, octobre 16 2012, 22:37 par ver00

Zorg, vous me faites rire avec votre; "certainement",c'est drôle, excusez moi,mais qu'est ce que ça veut dire ?

22. Le mardi, octobre 16 2012, 22:49 par zorg-f

Léonie, je suis tout à fait d'accord avec ce que vous dites quant aux causes de la dépression, la chimie ne traite que les symptômes au mieux quand elle ne les aggrave pas.
Quand j'écrivais autrefois la chimie et l'alchimie, je savais que l'alchimie était le seul remède, je suis mon propre bourreau, je crée moi-même ma maladie, la dépression n'est qu'un symptôme du mal être, du conflit intérieur, tout ça je le sais.
Quelque part dans mon histoire j'ai fait fausse route à un moment important, ou alors c'est la vie qui m'a poussé du mauvais côté, je n'ai pas été épargné.
Même mon psychiatre pense comme moi lorsqu'il dit : la clé est en vous.
La clé je l'ai perdu, mais je ne doute pas de la retrouver un jour.
Pour l'instant il faut que ma souffrance soit soulagée, les médicaments que je prends me permette de le faire, il me permette quand même de penser, aucuns psychotropes, je les ai refusés.
Je parle comme vous, la dépression c'est la maladie de l'âme, il existe des processus d'auto réparation dans le psychisme, nous avons en nous tout ce qu'il faut.
Alors on peut se demander pourquoi je suis descendu si profondément dans la souffrance, si loin, vous savez je ne suis pas douillet, mais je n'ai jamais souffert autant que cet été. Jusqu'où doit-on aller pour exister ?
Il faut se fier à son instinct me disait mon psychanalyste, écouter la petite voix intérieure comme vous dites.
Ce soir pour la dernière fois j'ai fermé la porte de mon cabinet, je n'ai ressenti aucune émotion, aucune tristesse, j'ai tourné la page.
Pourtant autour de moi la dépression fait rage, des amis tombent les uns après les autres, toujours la même chose, avec la mort du père ou de la mère, souvent mauvaise mère ou mauvais père, la dépression c'est aussi la maladie de l'amour, mais ça je l'ai déjà dit il y a 500 billets au début du blog.
Mon histoire je l'ai écrite d'abord à la première personne, cela ne m'a pas guéris, mais l'histoire n'était pas fini, mon histoire s'écrit tous les jours, elle s'écrira jusqu'à ma mort.
Vous, vous êtes une élue, vous avez la chance, vous êtes comme ceux qui disent j'ai la foi, j'ai rencontré Dieu.
Vous vous êtes trouvé, vous avez fait l'union du masculin et féminin, et vous avez trouvé la paix. Comme vous avez la chance.

Quant au progrès des neurosciences effectivement il ne faut pas en attendre grand-chose, pour l'instant elle est qu'à ses balbutiements, au mieux on trouvera des médicaments un peu plus efficace et un peu plus toxique.
Quand j'étais hospitalisé j'ai sympathisé avec quelqu'un de mon âge, il avait compris que la voie de la guérison passait par un abandon de soi, il avait le choix entre le pistolet dans la bouche, il a choisi de partir faire le tour du monde en solitaire sans escale, il est resté trois semaines à la clinique pour avoir la force de préparer ce voyage, il peut y mourir bien mieux quand se suicidant, il peut se trouver lui-même dans l'épreuve qu'il s'inflige, la guérison passe par un grand courage. Peut-être de tout quitter.
J'ai fait un rêve il y a une semaine ; je partais tout seul dans une sorte de monastère, la on me donnait des drogues qui me faisait dormir et qui me permettait de me sevrer de tous les médicaments que j'ai pris, tous les jours on s'occupait de mon corps, on me massait, on me nourrissait, au bout d'un mois je me réveillais nu sans force, ensuite c'était la rééducation, le travail dans les champs, la méditation, je resterai peut-être un an ou deux, et puis un jour j'étais guéri. Alors je rentrais chez moi à pied, sans un sou.
Arrivé dans la ville où j'habitais je ne trouvais plus personne, ma maison avait été vendue, ma femme était partie. Je finissais par la retrouver, elle avait refait sa vie, je lui demandai seulement de revoir mes enfants, je ne lui en voulais pas. Je repartais seul de là où je venais. Qin du rêve.

 

Encore une chose.

Imaginez que j'ai vraiment rencontré Dismas, cet homme je lui ai parlé comme je vous parle, je n'ai pas raconté toute son histoire pour ne pas qu'il se reconnaisse car elle est pire, lorsqu'il parlait nous étions dehors en train de fumer, à côté de moi il y avait une femme qui venait d'avoir des électrochocs, ses mains tremblaient tellement qu'elle ne pouvait pas allumer ses cigarettes, de l'autre côté il y avait une autre femme qui était dépressive et en stade terminal d'un cancer, elle avait choisi je ne sais pourquoi de terminer ses jours dans la clinique, encore à côté une autre femme qui était restée six mois chez elle toute seule sans sortir, elle disait : « ça va mal quand vous commencez à manger des bois de cassoulet froid sans vous lever », il y en avait un autre qui avait eu des électrochocs, il était désespéré parce que ça ne marchait pas, il y avait moi ravagé par l'angoisse, spectateur de toute cette souffrance, un jour j'ai demandé au psychiatre : « faites-moi des électrochocs » heureusement pour moi il a dit non.
Un jour j'écrirai un livre sur mon séjour dans la clinique, enfin mes séjours puisque j'en ai fait quatre. Le dernier a été le pire, j'espère que je n'y retournerai jamais.

23. Le mercredi, octobre 17 2012, 15:39 par Ninhursag

@ Vér00
Vous dites : Quand j'étais malade,donc inconsciente,je disais dans mon blog qu'il y avait une partie de nous,très pure,enfouie dans notre inconscient,un peu comme une partie divine pour les croyants,qui régissait notre inconscient corporel ,et que c'était parce qu'on ne l'écoutait pas qu'elle perdait espoir et ne pouvait plus assumer un bon équilibre sanitaire.Ce moi profond, gentil me refait penser à ça.Bien sur, aujourd'hui,je mets beaucoup de bémols,mais qui sait un jour , on en saura plus sur le sujet ;je voulais tellement trouver une cause aux maladies ! Je serais heureuse que ce soit vrai,nous aurions au moins une piste.
Ce que vous dites là est tout à fait vrai, ce moi dont vous parlez est bien notre part divine, il y a des milliers de témoignages là dessus, mais les témoins n'arrivent pas à communiquer cette vérité car les mot ne sont pas assez forts pour le faire. D'autre part certains psychiatres et soignants minoritaires bien sûr vont dans cette voie, mais pour faire bien il faudrait que tout le corps médical dans ce secteur se penche sur celle-ci, mais il faudrait revoir tout le cursus d'apprentissage et je pense que ce serait quelque chose de très lourd à mettre en place et d'une autre côté je me demande si les très hauts placés verraient ça d'un bon oeil car si les êtres humains se réveillaient tous, ils n'auraient plus la main mise sur les masses, il y a donc des gros intérêts en jeu.
D'autre part il y a une chose que peu de gens savent faire, c'est "lâcher prise", c'est quelque chose facile à dire mais très difficile à faire. Le lien sur le déni que j'ai mis l'exprime bien.
En réalité il faut se traquer à tout instant et c'est c'est que j'ai fait à un moment donné sans m'en rendre compte. J'ai le souvenir que dès qu'une mauvaise pensée me traversait une autre pensée venait contrebalancer cette mauvaise pensée et celà se faisait même lorsque je me mettais à porter un jugement ou une critique et quand je m'en suis aperçue j'ai réalisé que c'était cette petite voix que je connaissait mais à laquelle je ne faisais pas vraiment attention et j'ai commencé à écouter parler mon être tout entier. Tout ça est venu bien avant l'éveil, ce qui veut dire que tout le monde peut faire ça.
Sinon quand à écrire, j'avais déjà écrit ma vie passée mais depuis l'éveil j'ai essayé de mettre en mot cette vie nouvelle à la demande d'un ami mais en me relisant je me suis aperçue que les mots n'étaient pas adaptés pour rendre l'expérience dans sa véritable dimension, aussi je comprend pourquoi certains l'ont fait à travers des symboles ou des poèmes. Donc je ne pense pas que j'écrirais pour l'instant, mais peut être qu'un jour je le ferais mais plutôt sous forme de poèmes.

@Zorg
POur commencer, je ne suis pas une élue du tout, il y a des milliers de gens qui vivent ça, c'est donc à portée de tous les êtres humains et je pense que ceux qui souffrent sont privilégiés car la souffrance les poussent à réfléchir sur leur condition, mais ils ne savent pas que c'est le meilleur tremplin pour se trouver, savoir qui ils sont ,car c'est bien la question que se pose toute l'humanité et qu'elle cherche à travers les religions ou autres pratiques.
Si nous sommes nés c'est pour une bonne raison, trouver qui nous sommes, quand au but il reste encore à trouver quand on a franchi la première étape et personne ne le sait encore, moi-même aujourd'hui j'ai un énorme point d'interrogation au dessus de la tête, mais j'ai décidé de lâcher prise et de laisser l'être intérieur me guider ce qui demande un total lacher prise et mise en stand by de l'égo qui de temps en temps point le bout de son nez, mais il ne faut pas l'éradiquer parce qu'il est utile en tant qu'instrument pour vivre dans le monde comme il est actuellement. Je pense que dans un monde meilleur il n'aurait plus sa raison d'être.
Vous dites : Ce soir pour la dernière fois j'ai fermé la porte de mon cabinet, je n'ai ressenti aucune émotion, aucune tristesse, j'ai tourné la page.
eh bien c'est une bonne chose, ça prouve que vous avancez.
Vous dites qu'il y a beaucoup de dépression autour de vous, je peux vous dire que de toute ma carrière je n'ai jamais vu autant de dossiers de dépressifs et cela dans toutes les couches de la société, c'est comme si il y avait une épidémie, ce qui me fait dire que le monde est arrivé à un tournant où le psychisme de l'homme est entrain de se transformer ce qui pourrait correspondre à un éveil massif, en tous les cas c'est mon ressenti le plus profond depuis 2 ans et surtout en surfant sur le NET, ce ressenti a été confirmé.

Si vous êtes descendu si loin dans la souffrance c'est parce que lorsqu'on descend c'est pour prendre conscience de tout le matériel enfoui et je pense que le vôtre était très important, donc votre souffrance est proportionnelle à ce que vous avez emmagasiné, donc le nettoyage est plus long. Je pense aussi que vous voulez tellement vous débarasser de cette souffrance qu'au lieu de l'accueillir vous vous dressez contre elle, car accueillir cette souffrance c'est ouvrir les bras au petit garçon en vous qui a souffert, hors j'ai l'impression que vous ne l'avez toujours pas serré dans vos bras, vous pleurez sur lui,, du moins c'est le mental qui pleure , mais pas l'être intérieur. Dans votre inconscient s'est formé une forme pensée qui représente votre enfance difficile et c'est cette forme pensée qu'il faut dissoudre et le seul moyen de l'aimer et lui dire qu'elle n'est responsable en rien. Celui qui crie sa souffrance à travers vous c'est le petit garçon que vous étiez donc sa forme pensée et non l'être physique devenu adulte avec sa pensée adulte qui justement a déjà analysé le mal qui le ronge. Vous connaissez aujourd'hui la source de votre souffrance mais n'avez pas trouvé le moyen d'apaiser le petit garçon qui pleure parce que vous avez peur de ne pas savoir l'aimer ou n'avez pas le mode d'emploi pour donner de l'amour. Essayez de visualiser le petit garçon que vous étiez dans un moment de désespoir qu'il a connu et en pensée essayez de le prendre dans vos bras et de le consoler, vous pouvez faire celà dans un moment de détente et renouveler l'expérience autant de fois que vous pouvez le faire, peut être qu'une ouverture se fera.

Vous n'avez peut être pas trouvé la clé, mais elle est en vous, et pour moi elle est spirituelle.
J'ai lu le récit d'un homme qui dans un moment de désespoir s'est mis à parler à Dieu en l'engueulant et le priant de bien vouloir lui apporter un signe de son existence, et cet homme s'est éveillé à la suite de ça, il a senti une énergie lui tomber dessus. Perso j'ai senti comme un coup de massue quand j'étais devant mon ordi. C'est pour ça que je pense qu'il a une force spirituelle dans laquelle nous vivons et d'avec laquelle nous sommes déconnectés et que nous devons retrouver cette connection pour l'avenir du monde qui pour l'instant est au plus mal.
Je sais que tous les deux en vous lisant vous êtes sur la route, vous avez décortiqué une bonne partie de votre vie et vous avez mis le doigt sur LE problème, au moins il n 'y a pas de déni sur ce point mais il reste le comment sortir de l'impasse mais que fait on dans une rue se terminant par une impasse????

Je vous souhaite une bonne journée à tous les deux.
Amitiés
Léonie

24. Le mercredi, octobre 17 2012, 16:50 par ver00

Merci ,Léonie vous êtes d'une grande humanité,je pleure en vous lisant,je voudrais tant que cette pureté intérieure soit vérifiée,elle expliquerait tant de choses sur le plan psychique comme physique,quel tremplin ce serait pour les chercheurs ! De quoi comprendre tous les dysfonctionnements humains.

@ Zorg, désolée si je vous ai choqué ,je sais que moi je ne peux arrêter mon traitement, vous ce n'est pas pareil sans doute........mes délires m'ont permis d'échapper à trop de souffrances,je me suis crée un monde intérieur pour me prémunir du réel,ce n'est pas votre cas,j'ai toujours peur de vouloir y retourner inconsciemment,c'est trop pratique quand l'esprit sait faire ça,une solution de facilité.

Bonne après midi à vous 2.

25. Le mercredi, octobre 17 2012, 20:45 par zorg-f

ver00 vous ne m'avez pas choqué, moi non plus je ne peux pas arrêter les médicaments, enfin je n'en suis pas sûr, peut-être me font-ils plus de mal que de bien, c'est pourquoi je vous ai parlé de ce rêve que j'ai fait ou on me sevrait.
J'aimerais dormir un mois avec des produits naturels et me réveiller lavé, je suis sûr que j'ai raison mais c'est trop difficile à faire tout seul.
C'est également pourquoi je vous ai parlé de cette personne que j'ai rencontrée dans la clinique qui prend des traitements identiques aux vôtres abilify. Ça m'étonnerait que pendant son tour du monde en solitaire il ne jette pas tout ça à la mer.

Bonne soirée à vous deux

26. Le mercredi, octobre 17 2012, 22:31 par ver00

Je voudrais bien arrêter aussi ,mais je sais que les bipolaires veulent tous arrêter leur traitement et replongent tous.Pourtant,c'est très difficile d'accepter cette maladie ,j'aurais préféré un cancer, par exemple,je me serai senti moins humiliée.Je me dis que ça n'arrive pas qu'aux autres, qu'il faut se rendre à l'évidence,pour moi, c'est sur, je suis bipolaire,j'ai eu trop de délires ,pour vous il y a encore une chance que ce soit autre chose et je vous envie.

Que pensez vous, Zorg de cette pureté qu'on aurait en nous ? Celle de l'enfant qui nait,qui ne veut pas faire de mal à une mouche et que nous perdons...mais qui se rappelle à nous sans cesse,dans une torture constante qui nous laisse de toute façon repentant.Pourrait -elle dérégler notre inconscient corporel ? Comme le grain de sable dans un rouage ? Une espèce de malheur plus ou moins conscient qui empêcherait le bon fonctionnement psychique et physique ?

@ Léonie,vous êtes quand même un drôle de personnage,rare,nous avons de la chance,Zorg et moi de vous avoir,vous nous transmettez l'espoir.

Bonne nuit à tous 2.

27. Le mercredi, octobre 17 2012, 22:57 par zorg-f

Ma bipolarité se discute, certain psychiatre pense oui et d'autres pensent non, je n'ai jamais fait d'accès maniaques, jamais d'épisodes délirants, ma vie ressemble à une ligne droite avec quelques trous.

Ce que je pense de ce que dit Leoni, que du bien.

C'était sur cette voie que mon psychanalyste m'avait engagée, au début j'étais troublé car j'étais athée, mais cela n'a rien à voir avec la religion, je pense que c'est notre seul espoir, je pense que rien n'est chimique à l'origine. Je vais vous donner un exemple.

Je connais une femme depuis plus de 30 ans, parfaitement équilibré, sportive, sa mère était dépressive peut-être bipolaire, à sa mort quelques mois après cette femme sombre dans une profonde dépression avec des épisodes maniaques, en même temps un de ses fils présente la même pathologie. On pourrait croire que c'est contagieux, transmis par un microbe ! Comment une maladie pourrait se déclencher chez trois personnes en même temps au même moment si elle était génétique, non c'est autre chose.
Pour ma part ce sont les médicaments qui sont la cause de mes tentatives de suicide, c'est le médecin qui vous parle. Que se serait-il passé si je n'avais pas pris médicaments ?
Pour calmer mon angoisse je me serais mis à boire ou à me droguer, mon potentiel créatif aurait été préservé, je serais allé jusqu'au bout de moi-même et peut-être aurais-je trouvé ce que Leoni a trouvé et que j'ai presque trouvé, car je suis passé juste à côté.
Je ne renonce pas, et je ne me résigne pas, j'irai jusqu'au bout, j'ai accompli les deux tiers de ma vie de façon tout à fait normale même plus que normal puisque ma vie était extraordinaire, je passerai cette épreuve d'une façon ou d'une autre, avec l'aide des médicaments de façon provisoire, vous savez je souffre toujours seulement un peu moins, mais c'est toujours la en permanence. L'angoisse ne me quitte jamais elle me colle à la peau comme un cache-misère.

Une espèce de malheur plus ou moins conscient qui empêcherait le bon fonctionnement psychique et physique ?
Et oui, la faute que vous portez malgré vous, qu'on vous a confié et que peut-être vous transmettrez à votre tour, la grand-mère, la mère, la fille et la petite fille une chaîne sans fin.
Je sais que vous n'aimez pas lire, mais quand même si un jour l'envie vous chante, essayez de lire les mots pour le dire de Marie Cardinal.
L'enfant, le nouveau-né, il est pur, il est vierge, il est bon, et il est innocent, c'est un ange.
Si par malheur comme dans mon cas il est nourri de peur aux premiers jours de sa vie, toute sa vie il portera la peur.
On appellera ça plus tard la bipolarité, ça me fait bien rigoler bien que ce ne soit pas drôle du tout.
Est-ce que l'adulte malade peut rassurer l'enfant, c'est la grande difficulté, est-ce que c'est possible ? Je n'en sais rien. Mais j'y crois car c'est mon seul espoir.

J'arrête là car il est tard et que je tourne en rond, tout ce que je peux vous dire ce que je l'ai vu une fois non pas dans un rêve mais dans une vision qui n'avait rien de psychotique.

Je vous souhaite une bonne nuit sans somnifères !

28. Le jeudi, octobre 18 2012, 13:55 par ver00

"Rien n'est chimique au départ" Comme je voudrais que cela soit vrai ! Votre façon de voir la bipolarité me soulage, en fait si un jour on trouve sa cause ,s'il y a de plus en plus de bipolaires la recherche risque de bénéficier de plus de fonds et alors,cette maladie pourrait ne plus en être une.Elle se caractérise par des troubles de l'humeur mais c'est logique lorsqu'on cherche le bonheur sans succès et dans mon cas, je suis bipolaire de type 1 parce que j'ai tant vu de dépressifs dans ma profession que j'ai banni cette forme d'être ,tellement fort que j'ai basculé dans l'euphorie.Finalement,on donne un bien grand nom à un état logique de l'être en recherche d'équilibre.Nous sommes nés trop tôt, je suis persuadée que dans quelques années,les choses seront vues différemment.Nous connaissons à peine le cerveau,l'homme va penser de plus en plus, remettre sa vie en cause et les maladies mentales vont grimper en flèche, c'est logique, jusqu'à ce que notre cerveau apprenne à se connaitre et maitrise sa chimie,un jour on pourra se passer de médocs, pour cela le cerveau doit encore évoluer, mais il faudra aussi que quelqu'un commence.

Vous avez raison, il faut garder espoir,de toute façon rien n'est immuable même pas nous.

29. Le jeudi, octobre 18 2012, 18:18 par Ninhursag

Bonjour à tous les deux

La vie est une guerre perpétuelle contre soi et les autres et on voudrait y caser le bonheur entre deux, mais c'est incompatible. POur trouver le bonheur, il faut commencer par s'aimer et aimer les autres et ce qui découle de ça c'est une reconnection avec soi même et le bonheur véritable c'est s'être retrouvé. L'humanité se cherche depuis toujours, elle a beau fouiller dans le passé pour trouver un indice, elle ne trouve rien et quand elle en tient un elle crée des religions pour mieux entretenir la zizanie. Hors la véritable religion est intérieure, l'autel est à l'intérieur de soi et non à l'extérieur. Ce qui est a vénérer et à respecter est en nous , en réalité c'est notre MOi véritable qui demande a être reconnecté avec la source d'origine, celle d'où vient la création tout entière, mais tout le monde cherche à l'extérieur. Les plus belles satisfactions et plus grands bonheurs que nous avons sont dans les choses simples.
S'extasier devant un très beau coucher de soleil n'a pas la mêmes saveur que de s'extasier devant quelque chose qu'on a désiré et qui une fois obtenu, n'a plus d'importance pour nous. On voudra immortaliser ce coucher de soleil alors que la petite robe qui nous faisait saliver dans une vitrine de magasin n'aura pas ce droit et sera bien vite oubliée, même qu'elle nous paraîtra fade à un moment donné,, contrairement au coucher de soleil, surtout si on l'a pris en photo.
Notre quête du bonheur est orientée, depuis notre naissance par les conditionnements issus de la société à tel point que nous oublions ce qu'il était quand nous avions encore le regard d'un enfant sur les choses matérielles. L'enfant apprend très vite ce qu'est la possession, le désir, en fait l'attachement et ça qui l'emprisonne jusqu'à la fin de sa vie. Se détacher ne veut pas dire ne pas désirer, mais plutôt ne pas être affecté si un désir ne se réalise pas, ni quand on doit se séparer de quelque chose auquel on tient. On doit tout aussi bien pouvoir profiter de quelque chose dans vouloir posséder ce quelque chose. D'ailleurs bien souvent on fini par se comporter de même avec les autres êtres humains (conjoints, enfants, amis etc...), on veut aussi les posséder et s'attacher à eux comme avec les objets. Non seulement on peut devenir tellement possessif qu'on les faits souffrir et en plus on les empêche d'évoluer normalement.
C'est un drame qu'on retrouve de génération en génération.
Dans ma famille comme dans celle de mon conjoint, la main mise sur les enfants à fait pas mal de dégâts sur leur évolution, chacun vit de façon boiteuse et quand j''y regarde de près nos parents souffrent aussi de la main mise de leurs parents, bref ça ne s'arrête pas. Personnellement j'ai brisé ce processus avec mes enfants et je les vois épanouis mais j'ai toujours eu des réflexions autour de moi parce que je les laissaient évoluer par eux même sans intervenir dans leur choix de vie tout en n'étant juste qu'un pilier sur lequel ils peuvent s'appuyer dans les moments durs sans rien leur demande en retour. C'est vrai qu'on a envie de leur dire de ne pas faire telle ou telle chose, mais de quel droit doit on le faire? A chaque fois qu'ils m'ont fait part de leur choix de vie, je leur ai juste dit de faire comme il sentait au fond d'eux même et je leur ai souhaité bonne chance et apparemment ça marche, car à chaque fois que les choses avaient l'air de pas trop bien tourner, tout d'un coup tout rentrait dans l'ordre et ils réussissaient ce qu'ils avaient voulu. Donc nous devons aider les autres en ayant une attitude et des pensées positives et je crois que c'est un grand pouvoir je dirais même que c'est quelque chose de mathématique, il ne reste qu'à trouver la formule.
Comme le dit Ver00, rien n'est immuable et je rajouterais que tout est possible, il suffit d'avoir la foi, et je pense que les grandes découvertes scientifiques l'ont été parce que les chercheurs avaient la foi.
Donc tous les deux cultivez votre foi en votre guérison, vous en êtes capables :)
Bonne fin de journée
Amitiés
Léonie

30. Le jeudi, octobre 18 2012, 20:58 par zorg-f

oui Léonie, avoir la foi en soi-même, s'aimer un peu. Moi je ne m'aime pas.

Il y a une chose que je partage avec vous ver00 c'est la honte, j'aurais préféré avoir un cancer, la honte de devenir ce que je deviens, devant mes enfants et ma femme, ma femme me dit qu'elle m'aimera toujours et mes enfants aussi, mais comme j'aurais voulu qu'il continue à aimer l'homme d'avant, celui qui pouvait faire tout ce qu'il voulait, en toute liberté sans l'angoisse qui le paralysait.

31. Le jeudi, octobre 18 2012, 22:19 par ver00

Je ne m'aime pas non plus, surtout depuis que je suis malade,mais, nous les soignants ,nous pensions être à l'abri de ce genre de maladie.Quand je l'ai étudiée ,je me moquais presque des malades,et maintenant j'ai le retour du bâton.Mon mari m'a dit ;"Ce qui m'embête c'est que les enfants peuvent être atteints".....il est même plus dur que ça, mais je n'ai pas envie d'en parler.

Zorg,je suis sure que dans quelques années,cette maladie ,la bipolarité ou la dépression simple ne sera plus taboue ,nous sommes à un clivage.Croyez moi, notre temps étant ce qu'il est, il est plus normal d’être dépressif que de ne pas y être , nous sommes trop sensibles pour notre monde,ce n'est pas un déshonneur,mais j'ai du mal pourtant à ne pas me sentir humiliée,à cause de mon éducation,de l'image qu'elle a donnée à ma maladie.C'est pas notre faute,c'est celle de notre passé,regardons vers le futur,nous avons le mérite de nous être remis en cause,les autres ne font que vivre sans questionnements.Soutenons nous,nous en avons tant besoin.

Zorg, l'angoisse.....ça doit pouvoir s'enrayer,quand j'ai commencé l'abilify j'étais à 15 mg et j'avais des crises d'angoisse qui m'empêchait de souper,c'était surtout à la tombée de la nuit,c'est pourquoi j'ai diminué mes doses de moi-même et ça va beaucoup mieux. c'est une chimie malgré tout,et l'on peut agir avec des traitements, même si dans l'idéal nous devrions pouvoir le faire seul.

@ Léonie, merci pour vos conseils sur les enfants,je doute beaucoup de l'éducation que je leur ai donnée,et vous me rassurez,je suis d'accord avec vous, moi aussi, j'ai brisé "une malédiction familiale" ,qui consistait à orienter la profession des enfants en fonction des désirs des parents,j'ai bien fait finalement........

Bonne soirée à vous 2,vous m'êtes chers.je suis bien plus proche de vous, que de certaines personnes de mon entourage.

32. Le vendredi, octobre 19 2012, 16:17 par zorg-f

hélas ver00 aucun médicament ne calme mon angoisse, ils ont tout essayé.
Seul le bonheur et la création arrivait à la calmer, je n'ai ni l'un ni l'autre. Je vis avec une angoisse permanente un peu calmée par les médicaments, la seule chose qui me reste c'est le sommeil, je dors comme un bébé sans aucun médicament.
C'est terrible l'angoisse surtout quand elle ne vous lâche jamais.
La situation ou je suis maintenant est encore plus anxiogène, passer mes journées à ne rien faire est insupportable, attendre les différentes procédures administratives, les expertises, pour savoir si je serais mis en retraite ou si j'aurais mon inaptitude, la vente de mon cabinet. Finalement j'aimerais pouvoir retravailler comme avant, j'ai été faible,
l'angoisse était moins forte quand j'étais occupé par le travail. Je me suis enfoncé tout doucement, et maintenant je suis devant le mur.
Que vais-je faire de ma vie ou du moins de ce qui en reste, est-ce que je vais réussir à rebondir, à vivre autrement, j'avais deux piliers ma femme et mon travail, j'ai encore ma femme.
Ce que je vis est vraiment trop difficile et désespérant.

33. Le vendredi, octobre 19 2012, 19:43 par Ninhursag

Bonsoir Ver00 et Zorg

J'ai connu l'angoisse et j'ai cherché ce qui la provoquait et j'ai fini par comprendre qu'elle venait d'un tout, comme la peur de ne pas arriver à être à la hauteur de tout ce que j'entreprenais au travail à la maison, peur de ne pas être reconnue etc.. , je vivais à cent à l'heure mais la machine n'a pas tenu le coup et paf la fibromyalgie qui était latente à explosé juste après un harcèlement en bonne et due forme de la part de supérieur hiérarchique et d'une collègue qui je pense était l'instigatrice de toute cette situation, en rélalité elle à signé son forfait en ayant oublié des preuves flagrantes dont je ne me suis pas servie contre elle car je suis incapable de me venger du mal qu'on me fait et cela depuis l'enfance où j'ai supporté l'insupportable. Bref ce harcèlement m'avait en partie détruite mais j'ai été aidée par une spychologue qui m'a aidé à comprendre ce qui s'était passé, mais voilà ce choc a fissuré le beau sarcophage que j'avais édifié sur les souffrances de mon enfance et il a explosé mais je regrette pas car il a libéré ce qu'il y avait de plus beau, c'est à dire Qui se SUIS, et j'ai compris aujourd'hui que le mal qui ronge les êtres humains c'est de ne pas savoir Qui ils Sont.
Lors de cette période noire, où je voulais mourir chaque jour qui se faisait, j'ai vécu une expérience bizarre et je crois que c'est là que j'ai commencé à remonter la pente, lors d'une intervention chirurgicale bénigne, lors de l'anesthésie j'ai désiré ne plus me réveiller et je me suis retrouvée dans une sorte de rêve où j'étais dans une barque sur un fleuve dans une nuit noire et quelqu'un de sombre ramait vers une berge et au moment d'arriver sur cette berge, j'ai entendu des voix, qui m'exhortait de me réveiller, du coup j'ai commencé à sortir de ma torpeur et j'entendais le chirurgien qui hurlait aux infirmières de faire telle ou telle chose et faire descendre la tension. Quand j'ai retrouvé mes esprits plusieurs heures après dans ma chambre, j'ai demandé à l'infirmière qui est venue me voir ce qui s'était passé et elle m'a juste dit qu'ils n'arrivaient pas à me réanimer. Après cet épisode quelque chose avait changé, une sorte de désir de me battre s'est fait jour et depuis ce jour je me demande si cette promenade en barque n'était pas le départ vers un monde plus noir que celui dans lequel je vivais.
Je sais aujourd'hui que la vie est quelque chose de sacré, qu'il y a un monde de lumière et un monde des ténèbres et peut être que la souffrance nous est tombé dessus pour que nous en prenions conscience.
J'admire ceux dont le métier est de sauver les autres par tous les moyens et tous le deux dans votre métier vous approchez la souffrance de près et qui sait si votre angoisse ne vient pas de là sans que vous vous en rendiez compte, et si on y ajoute votre passé difficile cet état est plus que compréhensible.
Vous savez Zorg, pour pouvoir rebondir, il faut que vous alliez mieux et je suis sûre qu'à ce moment là vous saurez quoi faire de votre vie, même en retraite, surtout avec vos connaissances et d'ailleurs même sans connaissances on peut trouver comment occuper sa vie à partir du moment où la paix est entrée en vous.
Vous avez un travail aujourd'hui à plein temps, à savoir sortir du trou où vous êtes tombé et c'est un travail de longue haleine.

Bonne soirée à tous deux et à vos famille respectives, aimez les tels qu'ils sont et pas comme vous voudriez qu'ils soient.

34. Le vendredi, octobre 19 2012, 22:11 par Ninhursag

PS - au hasard d'une lecture ce soir, je suis tombée sur cette phrase :

On n’est pas là pour se prélasser dans le « meilleur des mondes » mais pour apprendre les lois de la vie réelle. Nous sommes là pour transmuter la souffrance en conscience, et la conscience en amour.

Amitiés
Léonie

35. Le vendredi, octobre 19 2012, 22:55 par ver00

Si aucun médicament ne calme votre angoisse,c'est qu'elle doit être calmée par autre chose,elle attend autre chose,il faut trouver quoi.Comme le dit, Léonie c'est un boulot à temps plein ;continuez d'écrire,explorez vous, essayer l'écriture automatique,vous finirez bien par vous apaiser et même si ça prend du temps,c'est qu'il le fallait,c'est votre vie,lâcher prise sur ce coup là,détendez vous,nous ne sommes coupables de rien,d'innocence surement dans nos choix. Vous avez peut-être refoulé quelque chose qui vous assaille jusque dans votre conscience ? Quoique se soit , je suis persuadée que tout peut se comprendre de part notre éducation,nous ne sommes pas responsables de cela au regard de la grande justice.Soyons indulgents envers nous mêmes, nous sommes si petits.

Bonne nuit à vous 2

36. Le samedi, octobre 20 2012, 18:26 par ver00

Vous n'avez pas honte à avoir Zorg,moi j'ai déliré,ce n'est pas pareil.Vous savez j'ai eu des angoisses aussi,et je crois que l'angoisse vient soit;de ne pas être à la hauteur ,soit de la peur d'avoir fait une bêtise,nous ne sommes que des enfants qui avons grandi.Cherchez,et vous trouverez,seul,ce n'est pas le psy.qui peut trouver,il nous aide dans le chemin mais c'est nous qui trouvons la route.
C'est dur de se retrouver chez le psy. on quitte le banc de la normalité, quelque part,c'est notre vie,il faut l'accepter.Vous savez je crois que vraiment la recherche trouvera des solutions de prévention et nos souffrances n'existeront plus.

Moi je sais......ce qui me tourmente,j'ai tant écrit,10 ans de maladie ;c'est mon mariage,je n'assume pas mon choix,et pourtant je ne veux pas le briser ,ça me briserait,mes enfants,26 ans de vis commune.........JE SAIS , maintenant,et je vis mieux,mais c'est dur d'accepter la vérité,sinon que la vie est plus cool,je crois que je me laisse vivre.

Bon weekend .

37. Le samedi, octobre 20 2012, 22:01 par Ninhursag

Bonsoir Vér00 et Zorg.

@ vér00
Quand vous dites que vous n'assumez pas votre choix, sois que l'homme que vous avez choisi vous a déçu parce qu'il n'est pas comme vous voudriez qu'il soit mais là il faut savoir que l'autre ne sera jamais selon nos désirs, sans compter que bien souvent à travers l'autre on reconnait nos propres défauts si l'on est honnête. Quel que soit le choix l'autre ne sera jamais selon nos désir et si l'autre était parfait il y aurait la culpabilité de ne pas être à la hauteur. Mise à part une incompatibilité totale, il reste que la personne que l'on a choisi est là pour nous faire évoluer de même qu'elle évolue elle même à nos côté.
Si par contre le choix que l'on a fait l'a été en fonction des désirs ou même contre les désirs de nos parents, là encore il peut être difficile d'assumer ce choix par manque de recul vis à vis de nos géniteurs. Nous aimons nos enfants avec leurs qualités et leurs défauts, donc on devrait pouvoir en faire autant avec notre conjoint et puis il faut savoir que celui-ci a beaucoup de patience car vivre avec quelqu'un de malade n'est pas toujours évident. Perso je sais que pendant la période où ça n'allait pas j'ai vu le changement que ça a fait sur les miens qui ne savaient pas que faire et j'ai cessé de me plaindre et j'ai assumé mon problème seule pour le bien de tous.
C'est bien que ça aille mieux pour vous et je pense que puisqu'il y a une amélioration il n'y a pas de raison que ça ne continue pas, du moins je vous le souhaite.

@ Zorg
J'ai fait cet après-midi une mini sieste où je me suis assoupie et j'ai rêvé et dans ce rêve nous discutions Ver00, vous et moi et à un moment vous m'avez dit cette phrase :
"Il y a quelque chose de caché que je n'arrvie pas à comprendre", ça m'a réveillé et j'ai noté cette phrase sur un papier pour vous le dire. Est ce que ça vous parle???

Je vous souhaite à tous les deux une bonne soirée
Léonie

38. Le dimanche, octobre 21 2012, 07:28 par lola r

Bonjour Zorg !
Très heureuse de vous revoir sur ce blog. je vous lis régulièrement et là plus de nouvelles depuis quelque temps...Je voulais vous souhaiter un bon rétablissement, ça va aller. Vivez au présent, sans penser à l'avenir ! j'ai su que vous avez arrêté au mois de juin dernier. Sachez que vous avez beaucoup travaillé (y compris votre diplôme, Bac +10 sûrement, voire plus, on ne l'a pas en claquant des doigts !) beaucoup donné, pris le temps d'écouter les gens malgré votre surcroît de travail ! et du travail à la perfection... ça n'est pas une tare quand on s'arrête, beaucoup s'arrête même avant ! mais quand on a toujours travaillé, je comprends...Il y en a qui s'en accommode très bien, mais on n'est pas égaux de ce côté là !... Bon courage, tout finit par s'arranger avec le temps !
Bon dimanche à vous et à votre famille ! ...

39. Le dimanche, octobre 21 2012, 14:06 par ver00

@ Léonie,notre histoire est particulière,quand je l'ai connu je lui disais qu'il ne correspondait pas à mes attentes mais lui me répondait qu'il était gentil et qu'il saurait se faire aimer.Et c'est vrai qu'il était gentil,je n'ai jamais pu le quitter pour ça. C'est dramatique,j'étais trop jeune d'esprit,20 ans quand même ,premier amour,mais si immature ! Merci de penser à moi ,personne ne le fait dans mon entourage,sauf un ami d'internet avec qui se correspond souvent et qui me soutient ,mais c'est encore internet,un étranger qui me tend la main,c'est formidable.

@ Zorg,c'est vrai ,vous devriez vous en sortir,c'est pas si grave d'être en préretraite,vous avez tant travaillé ! Ne croyez vous pas qu'il est temps pour vous de profiter de la vie,lâchez vous,la vie est si courte,faites enfin ce que vous avez envie.....

Amitiés.

40. Le dimanche, octobre 21 2012, 17:18 par Ninhursag

@ Vér00 vous dites que l'homme que vous avez épousé ne correspondait pas à vos attentes, mais quels étaient ces attentes?. La réalité c'est que se faire un portrait physique et psychique de l'homme qu'on voudrait épouser est dès le début un leurre car c'est déjà considérer cette personne comme un objet que l'on irait choisir dans un super marché, hors c'est loin d'être le cas sans compter que l'on pourrait être cruellement déçu si l'on rencontrait quelqu'un qui "correspond à nos attentes" car il faut toute une vie pour connaître sa moitié et que l'on peut même mourir sans vraiment la connaître, d'ailleurs se connaît-on soit même??
A part un coup de foudre qui d'ailleurs est le genre de rencontre bien que puissant fini comme les autres rencontres tout simplement à cause de cette part d'inconnu qui caractérise l'autre.
La vie à deux pourrait être simple si l'on ne compliquait pas les choses avec des à priori qui sont plutôt d'ordre psychologiques. Vous avez un mari gentil et c'est quelque chose de très important, vous auriez pu tomber sur une brute ou même un homme bien au départ et qui fini alcoolique car il ne faut pas oublier que si nous pouvons être malade , notre conjoint peut l'être aussi un jour, aussi c'est bon d'avoir une moitié qui fini pas en dépression aussi car ça existe, j'ai pu le constater au travail, là c'est la catastrophe.
Moi aussi mon conjoint est mon compagnie de route depuis mes 23 ans, nous étions jeunes et immatures et nous avons mûri ensemble. Vous devez laisser le passé derrière vous vu qu'il est révolu, il ne vous apportera plus rien, par contre le présent et l'avenir oui.
Pour Zorg le problème est le même, le passé doit rester un souvenir et non constituer le présent sous peine de déstabiliser le déroulement de la vie. Il faut aller de l'avant même si l'on doit se séparer de certaines chose, il n'y a pas pire que la cristallisation et c'est le problème que beaucoup de personnes ont tout comme l'adulte de 50 ans passé qui reste cristallisé à l'âge de 17 ans, l'adolescence en fait, je connais ça dans mon entourage proche et ça à fait de gros dégats d'ordre psychologiques et de problème de couples.
Quand aux étrangers sur internet qui vous tendent la main Ver00, je ne peux qu'en dire du bien car c'est un étranger sur internet qui m'a permis de vivre ce que vit aujourd'hui et je ne saurais jamais comment le remercier. S'il y a des mauvaises choses sur le net il y en heureusement de bonnes.

Bon Dimanche à tous
Léonie

41. Le dimanche, octobre 21 2012, 21:37 par ver00

Vous savez Léonie tous les jours, je me répète ce que vous me dites.Alors,vous voyez ce n'est pas simple,mais je veux continuer ma vie avec mon mari,un jour ,on trouvera peut-être un équilibre,je sais ce que je veux maintenant,c'est déjà énorme !

Bonne soirée à tous.

42. Le dimanche, octobre 21 2012, 22:12 par ver00

Zorg,on se sent mieux quand on sait,même si ce qu'on apprend est difficile,qu'on assume son être avec ses défauts et on connait la route qu'on veut suivre.Vous êtes à un clivage, laissez vous du temps

43. Le mardi, octobre 23 2012, 19:44 par zorg-f

Bonjour

aujourd'hui entretien avec un psychiatre expert pour ma demande d'inaptitude. Ce psychiatre sans le nommer est le ponte de l'hypnose en France.
Il m'a dit que c'était le premier antidépresseur qui m'a été prescrit qui m'a fait décompenser ma bipolarité ou du moins qui m'a fait passer en phase maniaque.
Je l'ai toujours su, je ne voulais pas le prendre ce médicament, d'un autre côté l'angoisse était si forte !
Peut-être que la psychanalyse associée à un anxiolytique aurait suffi, peut-être que je n'en serais pas là. Mais ce qui est fait est fait et j'en suis la victime. Cela explique mon intolérance absolue à tous les inhibiteurs de recaptage de la sérotonine.
Je suis en convalescence, j'espère que bientôt mon esprit me permettra de réécrire car pour l'instant ma pensée est tellement pauvre et peu imaginative et ceci encore à cause des médicaments que je préfère ne pas essayer.
J'espère aller mieux un jour malgré la prémonition de Nietzsche que je cite souvent :

« L'espérance est le pire des maux car il prolonge le tourment »

bonne soirée

44. Le mardi, octobre 23 2012, 21:32 par Ninhusag

Bonsoir Zorg

Quand je lis ce qui vous est arrivé avec les anti-dépresseurs, ça me rappelle que quand j'ai commencé à en prendre j'étais pire et j'ai arrêté aussitôt et j'ai dis à mon médecin que je n'y toucherais plus bien qu'il m'ait dit que c'était sans danger, en plus j'avais lu un livre qui m'avait refroidi sur le sujet. En fait je me suis contentée d'anxyolitiques et dès le dépar j'ai pris une dose inférieure à ce qui m'avait été préconisé.

J'ai commencé un livre qui fait 900 pages, de quoi m'occuper, je le trouve passionnant. Le titre est : "l'histoire secrète du monde" de Laura Knight-Jadczyk.
Ce livre traite de science et spiritualité, en fait la science serait plus spirituelle qu'on ne le croit.
Voici un petit passage qui vous concerne à la lecture de ce que vous avez écrit :
"Nous observons de l'étude des ligands (liants) et récepteurs, que les produits chimiques émis par le corps lui-même ont des qualités, que les imitations (les drogues) n'ont pas. Et ces qualités, basées sur la forme et la structure atomique, peuvent activer des processus qu'un ligand étranger est incapable d'activer. Les éléments chimiques du corps peuvent même déclencher des cascades de processus à l'intérieur des cellules bloquées par des ligands artificiels.
Ce qui veut dire que le médicament a empoisonné vos cellules et votre corps à eu une réaction violente. Je suis persuadée que ce type de livre vous plairait, il est le fruit de 30 années de recherches de l'auteur sur la spiritualité à la lumière de toutes les branches de la science et l'histoire.
Quand à NIETSCHE, je pense que c'est un homme qui a flirté avec l'expérience mystique mais qu'il n'a pu y accéder, sans doute à cause de sa maladie. Sa phrase doit être un cri de désespoir car elle exprime ce qu'il vivait , mais a t-il raison pour autant? Personne ne détient une quelconque vérité sur ce qui est, chacun fait l'expérience de la vie et la relate en fonction de ses propres ressentis qui ne seront jamais ceux des autres, il y a autant de vécus qu'il y a d'individus. La souffrance est le lot de tous les êtres humains, et la transcender est une porte vers la découverte de son être.
Dans le livre que je lis, il est question "d'être" et de "non être". Nous sommes tous composé des deux tout comme l'univers en entier et que l'on bascule soit dans l'un ou soit dans l'autre, que la plupart des humains sont dans le non être parce qu'ils ne savent pas qu'ils peuvent choisir l'être n'ayant aucune connaissance de lui. Je sais que vous avez touché votre être tout comme Vér00 mais vous n'avez pas encore basculé totalement vers lui mais vous y arriverez si vous avez la foi. Toujours dans ce livre il est dit que les personnes qui ont le plus de chance d'y parvenir c'est celles qui sont descendues très bas, qui pensent avoir tout perdu et qui se battent encore. Bref c'est une histoire de courage et vous en avez, c'est sûr et il portera ses fruits, mais il faut arrêter de lire les auteurs qui font flipper un peu plus..
Si vous en sentez le courage essayé ces 900 pages, vous allez découvrir le monde sous un autre jour et peut être qu'il y aura un déclic.

Bonne soirée à vous et à tous et toutes
Léonie

45. Le mardi, octobre 23 2012, 22:03 par ver00

Vous savez Zorg,je suis persuadée que ce diagnostic insupportable encore plus pour nous soignants,entretient l'angoisse. Il faut arrêter de vous cataloguer ,bipolaire ? Ça ne veut pas dire grand chose,de nos jours,dès qu'on va mal ,on est bipolaire,la science ne comprend pas grand chose à tout ça,vraiment,il faut oublier tout diagnostic pour s'en sortir,et laissez le temps agir,nous avons une capacité de résilience incroyable,il faut y croire.

Bonne soirée à vous 2 et à vos familles.

46. Le mardi, octobre 23 2012, 22:35 par zorg-f

bien sur que ne suis pas bipolaire,je suis névrosé jusqu’à l'os.

en psychiatrie nous sommes des cobayes humains, je crois que j'aurais honte d'être un psychiatre chimiste, honte de faire ce que je fais. Ce que j'ai vu et constaté pendant mes différentes hospitalisations me fais peur. C'est la médecine de Molière.
C'est un sujet plutôt brûlant, il y a d'abord un important intérêt financier, les lobbys de l'industrie pharmaceutique, il y a la dépression qui touche de plus en plus de gens, et il y a la paix sociale, il faut absolument que la maladie mentale ne dérange pas la société.
Actuellement la bipolarité est à la mode, c'est le tout chimique et le tout génétique, Freud est mis à la poubelle, mis à la porte des hôpitaux psychiatriques. Pas assez de praticiens, trop compliqué, trop long. Mais la chimie ça ne marche pas, bientôt il y aura un scandale mondial des antidépresseurs, en attendant j'en suis une des victimes et je suis obligé pour combattre les dégâts du premier de prendre un vieux médicament pour soulager ce que le premier a engendré.

le reste de ce que je pense je ne peux pas le dire, car la camisole chimique est parfois nécessaire et plus supportable que les chaînes ou le cachot d'autrefois. Cependant je pense que la psychiatrie en général fait fausse route.

C'est tout pour ce soir, à bientôt.

47. Le mardi, octobre 23 2012, 23:47 par Ninhursag

Je suis tout à fait d'accord avec vous Zorg, j'ai potassé un peu le sujet et il est clair il y a une question financière là dessous, quand je vois les traitements infligés aux dépressifs, je suis abasourdie, aujourd'hui encore j'ai tapé un dossier d'une femme transformée en zombie, vu le nombres de mollécules ingurgitées, je pense que c'est un suicide assisté que vivent ces personnes. Comme vous dites il y a la paix sociale, le labo qui s'engraissent et l'état qui ne veut pas dépenser, déjà qu'il a du mal à le faire pour les maladies courantes qui coûtent cher. Il y a de plus en plus de personnes qui n'ont plus les moyens de se soigner et ça dans l'indifférence totale. Je pense que la pychiatrie est à repenser avec des méthodes plus humaines, mais comme vous dites personne n'a plus le temps comme si c'était vital d'arrêter un peu le temps pour s'occuper des malades, c'est vrai que le manque de personnel doit peser aussi dans la balance. De toutes les façons il y aura un problème quand le seuil critique sera atteint car la maladie psychiatrique a pris une certaine ampleur, pour l'instant tout le monde joue à l'autruche en se mettant la tête dans le sable.
En parlant de bipolarité j'ai lu hier dans mon bouquin que la source de l'univers était bipolaire et que nous les sommes tous (être et non être) donc ce que les psy. désignent par ces termes n'a rien d'une maladie mais d'un état naturel de l'être humain , juste qu'à un moment donné quand il s'aperçoit qu'il est conscient de son essence double il est tiraillé d'un côté comme de l'autre, incapable de choisir entre l'être et le non être. Quand tout va bien on est dans le non être pour la plupart, mais on peut passer du côté de l'être et tout ira encore bien mieux, sauf qu'il y a un moment où l'on est entre les deux, avec envie de basculer dans l'être mais c'est l'inconnu donc il y a peur et envie de retourner dans le non être mais comme Néo dans matrix tout en sachant que c'est le mauvais choix. Vous n'êtes pas névrosé mais à l'intérieur de vous il y a combat entre deux instances psychiques et un choix est à prendre et vous n'y arrivez pas et c'est indépendant de votre volonté, mais ça devrait se débloquer parce que vous êtes très lucide sur ce qui vous arrive et c'est un bon point.
Gardez courage
Bonne soirée ^

Léonie

48. Le mercredi, octobre 24 2012, 14:37 par ver00

Heureuse de constater que nous sommes d'accord tous les 3,sur le sujet ;la bipolarité ne sera plus une maladie quand la science aura avancé,en est -elle une vraiment aujourd'hui ? C'est un mal être,qui se traduit par des moments d'espoir trop intenses et par des découragements aussi intenses,en attendant que viennent l'équilibre,mais comment peut-on le trouver un jour dans le contexte actuel ? Personne ne croit en une guérison,qui nous aide ? Nous sommes seuls, obligés de correspondre pour nous soutenir sur internet,sinon,nous sommes plutôt entassés,accablés par les médocs,seule solution trouvée à ce jour par les professionnels. C'est navrant,nous sommes nés trop tôt,et la psychiatrie n'en est qu’à son balbutiement.

49. Le mercredi, octobre 24 2012, 15:27 par Ninhursag

Je ne pense pas que nous soyons nés trop tôt, parce que ceux de la génération précédente auraient pu en dire autant et on peut remonter loin comme ça. Nous sommes nés dans une époque ddonnée et sommes une charnière pour l'époque suivante et l'évolution de celle-ci dépend de notre propre évolution. La prise de conscience de notre génération sur la maladie psychiatrique et la posssiblité de s'orienter sur une voix nouvelle sera déterminante pour la génération future. Nous sommes donc des tuteurs comme nous l'avons été pour nos enfants. Il ne faut pas non plus voir celà comme un sacrifice, mais notre expérience si nous gardons toute lucidité permettra de faire avancer les choses car le véritable problème est que les malades drogués perdent cette lucidité et ne peuvent donc s'exprimer sur cette maladie, en se battant contre les dérives. Cette possibilité de se battre est donnée dans d'autres maladies parce que le handicap n'est pas psychologigue, mais quand il l'est, l'individu est assommé par les traitements d'où son impossibilité de faire entendre sa voix. Pour pouvoir dénoncer il faut avoir pu se sevrer des médicaments en questions et bien peu réussissent à le faire, ils sont abandonnés à leur sort.
POur ce qui est de l'espoir et du désespoir, il faut arriver à basculer dans l'espoir qui est réel quand on est dans "l'être" alors que le désespoir n'est qu'un leurre de notre "égo."

Bon après midi ensoleillé à tous et toutes
Léonie

50. Le mercredi, octobre 24 2012, 15:38 par Ninhursag

@Vér00

Quand vous êtes dans le désespoir, demandez vous ce qui vous mets dans cet état, et si vous trouvez, demandez vous si ç'est justifié et si ça en vaut la peine et si la réponse que vous avez est qu'il n'y a pas de quoi désespérer, alors passez un savon à votre égo pour son comportement tyrannique. :). J'ai fait cela à un moment donné et c'est devenu une habitude jusqu'à temps que je perçoive un jour la voix de l'être intérieur. Aujourd'hui l'égo est toujours là, bien sage et quand il se fait son cinéma il est remis aussitôt à sa place et il n'est plus tyrannique car il a été éduqué. Dites vous bien que cet égo que nous avons tous est comme un enfant mal élévé qui est devenu un vrai petit tyran et s'est proclamé le chef de notre corps tout entier et notre vie, donc il faut rendre la place à l'être qui est le vrai chef, mais pour cela il faut l'aider en faisant taire l'égo au maximum.

51. Le mercredi, octobre 24 2012, 21:49 par ver00

Je sais ce qui me met dans le désespoir,c'est ne n'avoir pas su dire non à mon mariage,et en même temps de devoir divorcer. Je suis dans une impasse,je suis incapable de divorcer,mon éducation ne me le permet pas.Alors, je vivote,en attendant un mieux......je ne suis pas malheureuse ,j'ai un toit,à boire et à manger.En fait,mon travail me soutient bien,et les enfants.Au moins, je sais ou j'en suis,c’est ce que je souhaite à Zorg,l'angoisse disparait quand le point est fait.

Bisous à tous 2.

52. Le jeudi, octobre 25 2012, 21:46 par Ninhursag

@ Ver00,

Le fait de dire que c'est votre éducation qui ne vous permet pas de divorcer prouve que vous êtes encore bien conditionnée mais vous seule pouvez décider vous débarasser de ce conditionnement. Mais peut être n'est-ce pas la vrai raisons, peut être que sans vous en rendre compte vous avez choisi cette excuse pour ne pas faire le grand saut. Seulement il faut savoir que l'on sait ce que l'on quitte mais qu'on ne sait pas ce que l'on va retrouver d'où la peur de se jeter à l'eau, alors on choisi la prudence, car c'est partir pour être soit mieux ou plus mal et ça on ne peut le savoir à l'avance. Le désespoir pour moi, dans un couple, c'est quand on est malheureux avec le conjoint qui partage notre vie. Il faut savoir que l'on marche ensemble mais qu'en réalité on est seul, car le but de la vie est de trouver qui l'on est et quelle est notre véritable essence et il faut plus d'une vie pour le trouver, il faut énormément d'introspection et apparement c'est ce que vous êtes entrain de faire, donc il faut continuer pour atteindre le but de cette quête.

@ Zorg
J'espère que vous allez bien, sachez que je ne vous lâcherais pas de si tôt, tant que vous serez sur la corde raide, mais je pense ça s'arrangera, ça prendra le temps qu'il faut, mais c'est en route mais vous n'en n'avez pas encore pris conscience.

Bonne soirée à tous les deux et à tous
Léonie

53. Le jeudi, octobre 25 2012, 21:57 par ver00

L'éducation......une excuse,sans doute,,j'ai peur.Alors, j'attends comme un enfant qui espère.Nous sommes toujours seuls,c'est vrai,d'une manière ou d'une autre,on est face à soi.J'espère aussi que Zorg va bien,ou pas trop mal.

bisous à vous 2.

54. Le vendredi, octobre 26 2012, 12:14 par zorg-f

Bonjour à vous deux.

Les nouvelles sont plutôt mauvaises, l'angoisse ne me lâche plus, les médicaments ne font rien, rien ne me retient la vie sinon ma famille, c'est la seule chose qui compte et qui m'empêche de me tuer.
Hier j'ai rencontré une infirmière une ancienne patiente par hasard, elle m'a dit : c'est drôle je pensais à vous hier, son mari était borderline et s'est suicidé a l'age de 50 ans.
Elle m'a dit ne restez pas comme ça, allez voir votre analyste.
J'ai pris mon téléphone, j'y retourne, tant pis, c'est mon dernier espoir.
Je ne supporte pas l'inactivité dans laquelle je suis, et hélas je suis trop mal pour pouvoir retravailler, trop mal pour m'occuper, trop mal pour agir, trop mal pour exister ; tout est un effort, même de vous parler, j'ai le souffle coupé.
Je ne sais pas comment je vais faire pour tenir car il faut je tienne pour les miens.
Devenir ce qu'on est, s'accomplir, oublier son ego, moi je ne sais plus que c'est, je ne suis qu'angoisse, rien qu'une boule d'angoisse.
J'espère que cela va passer un peu aujourd'hui, car vraiment je n'en peux plus.

55. Le vendredi, octobre 26 2012, 16:49 par Ninhursag

Bonjour Zorg,

C'est bien que vous retourniez voir votre analyste car il faut arriver à mettre un nom sur cette angoisse et trouver ce qui la provoque. Vous êtes devenu inactif et c'est aussi une source d'angoisse qui se rajoute par dessus celle qui existait. Vous savez je connais beaucoup de personnes même dans ma famille, qui ont basculé dans la dépression et l'angoisse quand ils sont devenus inactifs alors qu'ils clamaient bien haut qu'ils n'en pouvaient plus de travailler auparavant. Vous c'est le contraire, vous aimiez votre travail, ce qui fait que la coupure est plus dure encore. Vous savez même si cette décision avait été retardée et même si vous étiez bien dans votre peau, vous auriez subi le contre coup, même les plus durs tombent en ces moments là. Avoir des habitudes de toute une vie ça ne se change pas du jour au lendemain. Je suis persuadée que vous ruminez sans cesse sur ce que vous êtes en ce moment. Je pense que vous n'arrivez pas à vous aimer tel que vous êtes, vous regrettez l'ancien Zorg et vous vous faites mal, d'ailleurs je me demande même si la source de votre angoisse n'est pas l'ancien Zorg qui s'accroche pour ne pas disparaître. Il faudrait que vous arriviez à ne pas penser, enfin avoir des moments exempts de pensée, mais pour ça il vous faut une occupation, quelque chose qui occupe votre esprit, vous seul savez ce qui pourrait faire l'affaire.
Tenez bon Zorg, vous avez sans doute des hauts et de bas et c'est normal, essayez de profiter pleinement des moments où il y a ces hauts. Sachez que l'on disparaît pas, le corps peut disparaitre, mais pas celui qui l'habite, donc vous devez guérir dans ce corps, pour que ça s'arrête. Il se peut que dans une vie antérieure vous ayez eu les mêmes souffrances ce qui pourraient aussi expliquer vos problèmes. Dans ses travaux Stanislaw GROF en parle, il a découvert que certains patients souffraient à cause d'une vie antérieure problèmatique, ce qui veut dire qu'il faut casser la boucle dans cette vie pour retrouver la sérénité. Je suis persuadée pour ma part que j'ai eu une vie antérieure douloureuse à cause de certains rêves récurrents dans un même contexte.
Cherchez dans cette voie, parlez en à votre psychanaliste, qui sait ce qu'il vous dira.
En attendant essayez de remonter comme vous le pouvez.
Léonie
Bonne fin de journée
Amitiés

56. Le vendredi, octobre 26 2012, 17:39 par zorg-f

Ce que j'aimerais surtout c'est la confiance que m'accordait mes patients, leur gentillesse, leur empathie. Ce que j'aimais aussi c'est de porter ma blouse blanche, il m'a fallu 10 ans d'études pour pouvoir l'enfiler.
Mais vous avez raison un jour ou l'autre il aurait fallu tourner la page, la c'est une page qui reste entrouverte.
La seule différence par rapport à mon attitude précédente c'est que j'ai la ferme intention de m'en sortir, j'ai tellement souffert et je souffre tellement que je finis par accepter plus ou moins et que je profite des rares moments de paix.
De toute façon comme vous le dites ce n'est pas en tuant le corps qu'on tue l'esprit, alors il faut continuer la route.

Je vais prendre le thé avec ma femme et je vous fais toutes mes amitiés sincères

57. Le vendredi, octobre 26 2012, 22:03 par ver00

Déjà en soi,votre parcours est formidable,comme on reste toujours soignant,on reste toujours chirurgien, vous êtes un chirurgien en pré retraite, c'est tout.Il faut dédramatiser,quand on est mal ,on négative tout. Pensez à plus malheureux que vous,cette après midi à Lille,j'ai vu une SDF assise qui abritait son chien de la pluie avec ses bras.Si on veut dominer notre chimie cérébrale,il faut s'en donner les moyens,c'est extrêmement difficile,ou sinon,il y a les régulateurs de l'humeur,mon anti psychotique à faible dose fait fonction de régulateur de l'humeur,et vraiment je vais mieux,ça ne résout pas tout, mes problèmes sont encore là, mais je les supporte mieux. je sais notre parcours n'est pas le même,et je ne devrais pas faire de parallèle, mais tout à une solution,surtout ne mettez pas fin à vos jours,il y aura des jours meilleurs,c'est sur,vous n'êtes pas seul, beaucoup de gens vous soutiennent ; je ne vous connais pas vraiment,mais je vous connais mieux que personne,j'ai vécu l'horreur,celle d'une chimie mal réglée,c'est tout simple,ou nous réussissons à nous en sortir seul ou nous passons aux médocs,mais il a une solution. Prenez courage,on peut supporter beaucoup plus qu'on ne pense.

Amitiés,à vous 2.

58. Le vendredi, octobre 26 2012, 22:39 par ver00

Pardon, Zorg, on oublie vite;quand j'étais au plus mal,je ne savais plus manger tant l'angoisse me submergeait......Je n'ai pas de solution.....attendre,vous culpabilisez d'avoir du arrêter votre travail, et pourtant,est notre faute si nous sommes malades ? Il faut vous rentrer ça dans la tête, mais ça peut prendre du temps.......Nous sommes si petits,pardonnons nous.

59. Le vendredi, octobre 26 2012, 23:53 par ver00

J'ai voulu dire;"ce n'est pas......"

60. Le samedi, octobre 27 2012, 10:45 par ver00

Est ce notre faute......plutôt,je vais y arriver....

61. Le samedi, octobre 27 2012, 12:56 par zorg-f

Il faut que j'y arrive......... mais ce vide devant moi ! Que vais-je en faire ? Comment exister ?

62. Le samedi, octobre 27 2012, 16:00 par Ninursag

Bonjour Ver00 et Zorg

Je ne sais pas quel temps il fait là où vous vivez, mais s'il fait le temps qu'il fait en Normandie (pluvieux, froid, éventé) il se peut que celà joue aussi sur votre moral.

@ Zorg : ce vide qui est devant vous, il faut entrer dedans, un peu comme dans une maison vide ou une pièce sans lumière pour savoir ce qu'il y a dedans et vous verrez que ce vide est plein de choses que vous ne pouvez voir actuellement parce que votre esprit est persuadé du contraire. Comme on dit, c'est en forgeant qu'on devient forgeron, alors prenez votre envie en main et allez de l'avant, il y a tellement de choses que vous pouvez encore faire parce que vous êtes valide physiquement, il ne vous manque que l'énergie pour remettre le moteur en marche. Si votre désir est fort, vous pouvez y arriver. J'ai constaté quelque chose, c'est que l'on accorde énormément d'importance à tout ce qui nous entoure et tout ce qui fait notre vie et qu'en réalité c' est cet attachement qui nous fait souffrir. Par exemple, avant de déprimer, je m'étourdissait comme tout le monde, le travail, les magasins, les sorties, élever les enfants etc.. et quand j'ai déprimé, tout ça n'avait plus aucune importance, aucun sens, ce monde n'était plus le mien et après l'éveil, tout s'est éclairé, il n'y a pas d'importance à apporter à quoi que soit, il faut juste être soi-même, prendre ce qui vient, l'apprécier et le laisser repartir sans s'accrocher, non seulement on éprouve du bonheur mais une sorte de paix, en réalité en se sent libre intérieurement. C'est assez difficile à décrire, mais c'est comme si on vivait sur un autre plan de conscience tout en étant physiquement sur le plan habituel. Tout change même sur le plan visuel, car la vision devient panoramique et on voit tout ce qui nous entoure et on découvre des choses qui nous entourent et que l'on ne voyait pas. La réalité c'est que tout le monde est comme dans un sommeil profond. C'est assez spécial à vivre, il faut un certain temps avant de s'habituer mais une fois que c'est fait, on sait que c'est cela la vraie vie. Je crois que vous êtes à la frontière de deux plans, il y a le vide à franchir et c'est ce qui m'est arrivé, je me suis trouvée devant un gouffre, je ne voyais plus aucune issue et mon esprit a basculé dedans et c'est à l'intérieur de celui ci que je me suis éveillée car c'est là que l'on atteint son vrai Soi. Je pense que l'angoisse vient de là car après ce basculement, je n'ai jamais plus eu d'angoisses et pourtant ça faisait 18 ans que vivait avec cela.
Je comprends pourquoi certaines spiritualités orientales pronent la vacuité pour atteindre l'éveil. Donc Zorg c'est dans ce vide que vous existez et non à l'extérieur.
Vous y arriverez mais cela se fera au moment où vous vous y attendez le moins, soyez en sûr.

@ Ver00
Il n'y a rien qui est de notre faute, c'est sans doute le chemin que nous devions parcourir pour nous réaliser, aujourd'hui c'est ce que je me dis car avant je trouvais que c'était injuste de devoir vivre cette souffrance sans voir aucune issue devant soi, et je sais aujourd'hui qu'il a toujours une issue, sauf qu'on est trop aveugle ou endormi pour la voir. A quel moment croyez vous que nous soyons capable de nous remettre en question??? il semblerait que c'est uniquement dans la souffrance que l'on soit capable d'y arriver car notre éducation et notre conditionnement nous a rendu aveugles et égotiques et la souffrance nous ouvre les yeux sur beaucoup de choses nous concernant personnellement. Je pense que ça fait partie de l'évolution de l'homme sur cette terre, nous sommes arrivés à un stade ou les consciences doivent évoluer, car nous avons fait d'énormes progrès intellectuels, et scientifiques, notre cerveau à évolué mais pas notre conscience, elle est comme prisonnière et cette libération doit voir lieu sinon l'homme ne sera plus en mesure de progresser, il risquerait même de régresser car il ne sera pas assez sage pour maitriser les progrès scientifiques qu'il a fait et est encore entrain de faire et pour cela il lui faut retrouver sa conscience originelle qui n'attend que l'étincelle pour se développer. Je pense qu'il y aura de plus en plus de dépressions et de souffrances dans le monde qui devront mener à cette évolution, mais tant que l'homme ne sait pas pourquoi il doit passer par ces souffrances, il y aura des drames. Il faudrait qu'il y ait une prise de conscience en haut lieu pour accompagner tous les êtres humains qui entrent dans ce processus. Un ami psychiatre qui connaît mon histoire m'a avoué qu'il avait tout comme ses collègues des patients dépressifs qui s'éveillaient et qu'ils ne connaissaient pas ce processus, ils considéraient que le patient était guéri. Cet ami qui pratique un art martial en a entendu parler mais n'a pas approfondi le sujet.
Certains psychiatres comme . J. VIGNE ou A. DESCAMPS ont écrit des livres et disent qu'il faudrait revoir la psychiatrie et changer l'accompagnement des malades qui pour eux ne sont pas vraiment malades pour la plupart mais sont sur un chemin vers un changement de conscience et ça ne se passe pas sans casse. C'est une sorte de nouvelle naissance et comme toute naissance un accompagnement est nécessaire, chose qu'il n'y a pas dans notre société qui ne pense qu'au profit et non au bien être des hommes.

Bonne journée à tous les deux
Amitiés

Léonie

63. Le samedi, octobre 27 2012, 21:16 par zorg-f

bonjour lola r

en relisant tous les posts j'ai trouvé le vôtre, je ne l'avais pas vu, alors bonjour à vous chère Lola.

64. Le samedi, juin 2 2018, 05:03 par venta de equipos medicos en estados unidos

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