la dépression est un mot féminin !
Par f zorg le dimanche, janvier 17 2010, 19:25 - Lien permanent

Sur cette photo très ancienne, c'est moi à l'île d'Yeu regardez comme j'ai l'air triste.
La dépression, cela rime avec des mots en.. « ion »....... destruction, obsession, régression, remise en question, perdition, rémission, rédemption. Séparation, fondation.
Aujourd'hui il fait beau, enfin ! Moi je vais plutôt mieux, bientôt dans une semaine, je vais m'envoler dans un avion, pour un voyage tout bête, dans un club de vacances sans surprise, dans un endroit idyllique, artificiel, mais où je sais que je trouverais le repos et la paix, au moins provisoirement, pour faire le plein d'énergie, dont j'ai tant besoin après ces six mois d'enfer.
La psychanalyse disait quelqu'un sur un forum est elliptique, tout était dit de ma névrose au bout de six mois d'analyse, après il faut intégrer et digérer ce que l'inconscient vous délivre si brutalement, dans vos rêves d'analysant. Mon premier rêve, l'homme qui portait sa moto sur son dos, comporte deux parties, la première où je vois sur le bord d'un chemin, qui a bercé mon enfance et mon adolescence, puisqu'il s'agit du chemin de sable qui menait au club de voile, endroit où toutes les choses importantes de mon adolescence ont eu lieu, rencontres, premières amours, premiers émois, premières rebellions contre mon père, il avais peur de tout, de la mer, des bateaux,moi je faisais tout le contraire en crevant de peur!
Sur le bord de ce chemin, j'aperçois un homme âgé, au physique de mercenaire, assis à côté de sa moto qui est en panne.
Plus tard dans le rêve , je le re- croise à nouveau, il a démonté sa moto, qu'il a soigneusement rangé sur son dos, pieces par pieces, formant un parfait rectangle ! Ensuite, je conduis une voiture de forme ronde, une ancienne voiture américaine, et sur le chemin, arrive de tous côtés de nombreuses voitures de la même forme, et de toutes les couleurs, couleurs vives, du bleu, du rose, du vert, les voitures me foncent dessus, comme dans mes bouffées délirantes, à la place des boules, ce sont des voitures, et à la place du billard, c'est le chemin vers la mer !
Le noyau de la névrose ce n'est pas mon père, mais c'est ma mère, les bouffées délirantes sont féminines, avec leur forme ronde, leurs couleurs vives. Il y a eu d'autres rêves, en particulier le rêve de la tour Eiffel, où je féconde ma mère, je me donc trompé, ce qui ne fait souffrir, c'est l'amour impossible pour ma mère, d'ailleurs ma récidive s'est produite au printemps dernier, lorsque ma mère est arrivée chez moi, tombant en panne devant ma maison, et comptant entièrement sur moi pour gérer et planifier l'intervention chirurgicale dont elle avait besoin, c'était une tumeur à l'anus, supposée maligne ! En fait c'était un banal polype.
Moi j'ai vécu ça très mal, je commençais à aller mieux, et elle est venue devant ma porte, comme un chat qui apporte une souris à son maître, me donner sa voiture en panne, et son problème de santé.
dans une famille normale, un fils aurait été heureux de rendre service sa mère, et de faire le nécessaire pour lui rendre les choses plus faciles, c'est ce que j'ai fait, mais avec un goût amer dans la bouche, avec un grand malaise, celui d'un amoureux éconduit.
Ensuite je me suis vite dégradé, et vous connaissez la suite !
Quelque part au tout au fond de moi, il y a un enfant qui aime sa mère comme une femme, et qui la désire toujours, c'est tellement profond, tellement refoulé, que je n'en ai aucune conscience, mais je ne pense pas me tromper, ce qu'il faudrait, c'est qu'il y a un rêve, et que je m'effondre chez mon psychanalyste, terrassé par la douleur de la catharsis, comme cela m'est arrivé autrefois. D'ailleurs lui-même doit le savoir, puisqu'il n'y a pas si longtemps que ça, il m'a dit que ce serait bon que j'aille voir du côté de ma mère ! Moi je veux bien, mais mon inconscient s'y refuse, il y a beaucoup de résistance, et pourtant je l'ai écrit souvent, dans des poèmes, et puis je le sais, mais savoir ne sert à rien en psychanalyse, il faut revivre les traumatismes.
Commentaires
Bonsoir Zorg,
et tous mes voeux pour cette année que je vous souhaite riche en -paix-
Je vous cite :
""Quelque part au tout au fond de moi, il y a un enfant qui aime sa mère comme une femme, et qui la désire toujours, c'est tellement profond, tellement refoulé, que je n'en ai aucune conscience, mais je ne pense pas me tromper,""
j'avoue que je ne comprends pas. Vous avancez que vous aimez votre mère, la désirez, mais que vous n'en avez pas conscience,tant c'est refoulé.
N'avancez-vous pas simplement la théorie freudienne ?
Je trouve cela dommage parce que selon moi, si vous n'en avez pas conscience, laissez donc émerger quelque chose en laissant venir , mais si vous continuez d'affirmer déjà avant même de savoir si c'est fondé, vous risquez de nouer encore plus ce qui l'est déjà.
Et si c'était vraiment autre chose qui se trame ? un avis...
Bien à vous
Bonsoir, quelle réactivité, je venais à peine de publier ce billet, et déjà un commentaire !
Bonne année à vous chere passante, quant à moi, entre l'analyse intellectuelle de ce que je vis, et la réalité inconsciente, ce n'est pas facile !
Ce qui est sur, c'est qu'il y a quelque chose qui me ronge à l'intérieur depuis très longtemps, et que mes bouffées délirantes je ne les ai pas inventés !
Je ne cherche pas à confirmer la théorie freudienne, qui d'ailleurs donne une grande place au père plus qu'à la mère, puisque c'est le meurtre du père pour Freud qui le plus important, lui qui aimait autant sa mère, peut-être plus qu'il ne le pensait !
Vous savez j'ai laissé tomber depuis longtemps mes lectures psychanalytiques, et comme vous dites on verra bien si il y a quelque chose d'autre qui se trame, ma seule vérité c'est celle de mes larmes, celles la elles ne peuvent pas me mentir, c'est d'ailleurs pourquoi je crois à la psychanalyse, lorsque je me suis effondré plusieurs fois dans le bureau de mon psychanalyste, envahi par une souffrance que je ne pouvais pas contrôler, cela fait longtemps que cela n'est pas arrivé, ça m'arrangerait bien que cela recommence, pour l'instant tout est bloqué.
Alors espérant que vous ayez raison, et qu'enfin certains fils se dénouent.
Bien à vous également..
Bonjour Zorg,
je vous cite :"quant à moi, entre l'analyse intellectuelle de ce que je vis, et la réalité inconsciente, ce n'est pas facile !" et je comprends bien que ça n'est pas facile.
Comment appréhender l'inconscient avec l'intellect ? Impossible.
il me semble que trop de théorie ne facilite pas, selon moi, ce lâcher-prise nécessaire. Vous cherchez à mettre une théorie à votre souffrance. Et je sais que c'est rassurant.
Sur l'autre forum que nous connaissons, je viens de vous lire et je vous avoue, mais ça reste un avis, ne le prenez pas mal, mais comme j'ai fait la même erreur, alors profitez-en !
je trouve, selon moi, que tous ces termes techniques et médicaux ne sont qu'analyse de l'intellect, et votre partie vivante, elle, s'est retirée loin, loin.
Et elle, dans tout ça ??? laissez-lui un peu de place.
Ma psy, à l'époque, et j'ai mis beaucoup de temps à comprendre et à m'en défaire, me disait : n'analysez pas, parlez, essayez de trouver des mots à ce qui vous vient.
J'ai compris ensuite que c'était un mécanisme de défense. Ca, c'est de l'analyse a posteriori !!! :-)
Il faudrait quasiment être vierge de toute théorie. Freudienne ou autre, pour réaliser ce lâcher-prise.
Alors peut-être les pleurs vont pouvoir vous soulager. Avez-vous lu Jung ?
Essayez, vous m'en direz des nouvelles. Lui, n'a pas théorisé comme Freud. Je pense qu'il vous fera du bien. Bien souvent, on commence avec Freud, et l'on finit avec Jung. Mais on continue aussi avec lui.
Lui savait parler avec son inconscient.
En ce moment, je relis le Tao. Et c'est très très apaisant. Quelques mots, une phrase me nourrissent pour la journée.
Bien à vous et bon courage, je reviendrai, à vrai dire, je passais pour vous souhaiter une bonne année.
Bonjour passante
Je comprends ce que vous voulez me dire, mais vous vous trompez aussi !
Chez moi il y a deux personnages, le médecin et le patient.
Le médecin observe le patient, et le médecin cherche à comprendre et puis il y a le patient, celui-là il ne cherche plus rien à comprendre, et il va chez son psychanalyste comme un enfant ignorant.
À ce sujet, mon travail psychique est reparti, enfin, j'ai décidé de ne plus en parler, la conséquence c'est qu'aujourd'hui enfin, alors que j'ai travaillé 11 heures, que ce soir j'ai dû aller au bloc opératoire re operer un patient qui saignait, aucune angoisse, presque plus rien, c'est miraculeux, et c'est la conséquence de ma dernière séance de psychanalyse.
J'ai beaucoup de mal avec jung, c'est beaucoup trop celtique pour moi, le grand manitou et les esprits, je n'aime pas ça, puisque vous parlez de Jung, j'en ai discuté ce matin avec une anesthésiste roumaine, qui m'a dit c'est formidable cet homme qui était malade psychiquement, étudiait lui-même sa propre maladie, eh bien moi je fais la même chose, toutes proportions gardées.
Je n'aurais pas dû poster un billet sur ce forum, où il me semble que je ne suis pas attendu, et où il me semble même que parfois les dialogues sont écrits à l'avance, c'est une impression curieuse, tant pis c'est écrit, et je me supprimerai rien, j'aurais dû me taire !
Le médecin qui s'intéresse à la psychanalyse, et qui croit de moins en moins à la chimie se demande bien pourquoi, des femmes, de jeunes adolescentes, ont autant de jouissance à mourir de faim, car il s'agit bien de jouissance, qu'est-ce qui pousse ces personnes à s'autodétruire, quel est le ressort caché, qu'est-ce qui a failli me détruire, ça c'est de l'expérience vécue, pourquoi ai-je voulu me détruire, pourquoi l'angoisse ne m'a pas laissé tranquille pendant six mois ?
Et pourquoi un simple rêve, un texte énigmatique, des associations d'idées venues spontanément comme par hasard, pourquoi ont-elles fait disparaître l'angoisse ?
Je ne peux pas faire autrement que de chercher à comprendre, et que le médecin que je suis observe le malade que je suis,mais je vous assure que devant mon analyste, je suis aussi vierge qu'un enfant qui va naître !
Quant aux larmes je les connais bien, j'ai pleuré tous les matins pendant la première année de ma psychanalyse, et parfois encore j'ai les larmes aux yeux en écoutant mes patients, j'ai dit que les larmes étaient le sérum de vérité de la psychanalyse, tout se fait avec le ventre et rien avec l'esprit, la psychanalyse pour l'analysant et tout sauf intellectuelle, croyez-moi je l'ai bien compris.
Mais il se trouve que maintenant la maladie d'âme me passionne, je ne peux pas m'empêcher d'analyser, de réfléchir ensuite à ce qui m'arrive, c'est un travail parallèle, j'ai envie de comprendre. Même si personne n'y comprend rien, et qu'on arrive toujours au même point
le mystère, l'existentialisme, notre place dans le monde, le sens de la vie, pourquoi la souffrance, etc. etc. !
Je suis un esprit libre, j'essaie de me faire mon idée, d'avancer dans mon histoire intérieure, d'en sortir debout, vivant, heureux, autour de ma famille.
Je suis en vacances ce soir, je vais partir en voyage, je vais emmener mes crayons, du papier, mon maillot de bain, mon harnais de planche à voile, quelques livres, je vais me reposer enfin !
Merci pour votre petite visite, et revenez quand vous voulez, c'est toujours un plaisir de vous lire, et de me mettre en garde contre moi-même, c'est un signe d'amitié.
Bien à vous.