Si je ne souffrais pas autant, je ne poserai pas autant de questions ! Et pour tout vous dire, j'en ai plus qu'assez ! Des questions sans réponse.

Quand je serai mort, je ne saurais enfin la vérité, et je risque de bien rire !

Pourquoi je m'en sortirai, pourquoi serais-je épargné ? Alors que tant de gens souffrent et meurent sans aucune raison ! Parce que moi j'ai envie de m'en sortir, instinct de vie sans doute ; j'ai l'impression d'être une mouche dans un bocal, de tourner en rond désespérément sans trouver la sortie, on a écrit tant de choses, noirci tant de pages, construit tant de monuments, tant de temples, et moi je regarde ça avec perplexité !

Dans le fond, je ne crois en rien, et c'est bien le problème.

C'est plutôt rigolo cette histoire de cerveau droit et de cerveau gauche, une neuro physiologiste américaine décrit une expérience curieuse, à la suite d'un accident vasculaire cérébral niveau du lobe frontal gauche, elle découvre son cerveau droit, et là c'est l'extase, le nirvana pour la citer. Alors si même l'idée de Dieu, de la paix est juste une fonction du lobe frontal droit, une création de l'homme, ce serait le comble !

Bref j'en ai un peu assez, des mots, des théorie, de l'ésotérisme et de la philosophie, je m'y perds et je me perds. Pourtant il faut bien croire en quelque chose, pour moi avant c'était simple, j'avançais dans la vie avec l'idée d'être heureux, de travailler pour assurer à ma famille, à moi, une vie confortable et agréable, je partais le matin plein d'énergie, et le soir je rentrais heureux à la maison, je mangeais de bon appétit, j'appréciais sans me prendre la tête un film à la télé, et puis j'allais me coucher avec ma femme, je vous laisse deviner la suite,et je dormais comme un bébé.

C'était drôlement bien, et plutôt simple ; je n'écrivais rien, je ne peignais pas, je ne souffrais pas, j'étais comme un roi, dans mon royaume !

Et voilà le chemin des épreuves, comme ce pauvre Job, j'ai lu quelque part que lorsque la souffrance touchait un homme adulte, il ne lui restait plus qu'à faire comme Job, devenir un petit enfant et tout accepter !

Être ou ne pas être, prier ou ne pas prier, vivre ou mourir, prendre des médicaments ou ne pas en prendre, se prendre la tête ou ne pas se le prendre, refuser ou accepter, crier ou pleurer, rester debout ou se coucher, enculer des mouches ou leur couper les ailes, tout ça commence à m'ennuyer prodigieusement, si je ne souffrais pas autant je serais heureux, si je n'étais pas petit je serai grand, ainsi soit il, etc,ect, patati et patata!!!!!!!!!!!!!!!

Voilà ce que j'aimerais vous dire, voilà ce que j'aimerais croire, tout effacer, tout occulter, ne plus rien voir, ne plus rien chercher à comprendre, tellement anéanti jusqu'au dégoût, jusqu'au vomissement de toute prétention intellectuelle, j'aimerais que la vie me foute la paix, j'aimerais être un peu tranquille, pouvoir regarder les étoiles au pied de mon arbre, les mains dans les poches, la braguette ouverte, les pieds dans la terre, le nez en l'air, la tête vide d'un bonheur que je ne saurais même pas !

Voilà mon rêve, un abruti parfaitement heureux et ignorant de l'étre regardant les étoiles.

On ne peut pas absorber tout le malheur du monde, je fais ce que je peux autour de moi, aide toi, le ciel t'aidera ! C'est ce qu'on dit, le bon sens populaire, occupe tout d'abord de tes affaires avant d'aller voir ce qui se passe chez ton voisin ! C'est ce qu'on appelle de l'égoïsme ordinaire, rien de monstrueux, humain tout simplement humain.

J'ai appris le premier jour de l'année que j'allais être grand-père ! Ça fait un drôle d'effet, je ne sais pas si je suis triste ou heureux, je me souviens du jour où je suis allé moi-même déclarer à la mairie la naissance de ma première fille, c'était il y a 29 ans, cela me paraît si loin, c'était mon enfant idéal, ça a dû être lourd à porter pour elle !

en tout cas cela règle le problème du Pérou,je ne pourrais pas y aller, c'est peut-être mieux ainsi !

J'ai lu un livre :    La Route de Cormac Mc carthy,  road movies post - apocalyptique qui m'a glacé d'effroi, le livre de Barjavel, ravage est optimiste à côté de celui-ci, cette histoire de père et de fils, est magnifique, on voit ici la force de la loi du père, la force de la transmission, tout ce qui me manque, c'est aussi une sorte d'œdipe à l'envers, puisque la mère meurt au début du livre, et puis le père meurt à la fin, l'enfant lui dit au revoir et va retrouver une autre mère !





l'oubli.



Fuck la dépression, nicque ta mère,
Parlons-en ! Adieu l'angoisse amère !
Et si on arrêtait là ? cette misère.
Si tu décidais, stop, assez souffert.

Aux oubliettes, Freud et Lacan,
aux chiottes, les signifiants !
Phallus, prépuces,, sac à puces,
labyrinthe, rien dans mon anus.

J'ai craché mon venin,
éjaculé ma douleur.
Ah comme j'ai joui,
à genoux, percé mon coeur.

Je déchire les pages des livres.
j'allume le feu, celui de la maison,
avec le toc, et la prétention.
Un grand feu qui me délivre !

Il faut brûler les idoles
ne jamais baisser la tête.
Venez les enfants, c'est la fête
l'autodafé des symboles.

Venez autour du feu, rire et chanter
ne pensez plus à rien, qu'à vous amuser.
Oubliez, que mon jour dernier,
je veux que vous graviez, vous savez !

Le poème, l'esprit, les grands oiseaux
le désert, le souffle et puis l'eau.
Sur la pierre, mon tombeau.
c'est ma volonté, mon dernier mot.

Zorg-f

5 janvier 2010.