A la recherche du cerveau droit.
Par f zorg le dimanche, janvier 3 2010, 13:29 - Lien permanent
À la recherche du cerveau droit.
J'ai relu mon livre, j'ai parcouru mon blog, il y a une logique dans tout cela, ce que j'ai écrit au jour le jour, suis un fil, un fil qui m'échappe.
Depuis le début, ce que je cherche c'est le cerveau droit, c'est l'irrationnel, le non cartésien, cette partie de nous-mêmes que nous ignorons, dont nous ne savons pas nous servir, cette partie qu'utilise les autistes, les chamans, les éveillés.
C'est la recherche de l'esprit, l'esprit au sens spirituel.
Et pourtant comme c'est clair, des les premières lignes de mon livre je me compare à un prêtre qui veut prêcher la foi à laquelle il ne croit pas, je dis que c'est pareil, de quelle foi voulais-je parler à l'époque? je n'en savais rien moi-même. La psychanalyse est une démarche matérialiste et athée, elle ne guérit pas, elle ouvre, les portes de l'âme, fermées par la névrose.
La question que je me pose, est la suivante. Sachant que la religion c'est la névrose, faut-il être névrosé pour croire? l'autre question, c'est que tous les gens que je rencontre, psychiquement bien construit croient tous en quelque chose, même s'ils ne sont pas croyants au sens strict du terme, tous ont une croyance plus ou moins claire de l'immortalité de l'âme !
Dans mes lectures, j'ai retrouvé ça aussi, même chez Freud, entre les lignes, chez Lacan c'est beaucoup plus clair, c'est un mystique. Il disait que la seule démarche initiatique du XXe siècle, à part celle des francs-maçons , était la psychanalyse. La psychanalyse est un examen de conscience, et d'inconscience. Autrefois il existait des prêtres qu'on appelait les directeurs de conscience, des psychanalystes à l'ancienne, la confession remplaçant le divan.
J'ai écrit que je mourrai de peur, chaque jour qui commence, chaque matin dès que j'ouvre les yeux, c'est le début de l'angoisse. Puis dans la journée avec l'action et le mouvement cela passe, et le soir je trouve la paix dans le sommeil donc dans la mort. Je suis angoissé parce que j'ai peur, et j'ai peur parce que je ne crois pas !
Parfois je suis habité par la lumière, par l'esprit, ce sont des états de grâce, quelqu'un me l'a dit sur le forum, elle avait raison, et ses états de grâce sont des états de paix, et aussi des états d'écriture ou de peinture ; mon psychanalyste m'a dit que pendant ce moment, j'étais un messager, celui de l'esprit, ce n'était pas moi qui parlais, mais l'autre, celui qui est en moi, celui qui me fait souffrir.
Très peu de personnes sont habitées en permanence, y en a-t-il dans ce siècle? ce sont les prophètes, les autres je pense à certaines personnalités religieuses, comme l'Abbé Pierre ou soeur Teresa, étaient plus souvent dans la souffrance, dans la quête, que dans l'extase. Pour les athées, enfin les soi-disant athée, c'était la même chose, je pense à Bataille, à Sartre, à certains écrivains comme Céline, et puis Rimbaud, leur désespoir était un cri, qui montait vers un ciel vide, un grand néant, qui est la définition de Dieu pour les mystiques, Dieu n'est que le vide, c'est ce que disent aussi les societées primitive, je pense aux aborigènes, pour être habité par l'esprit, il faut faire le vide en soi-même, il ne faut penser à rien, il ne faut rien demander, il faut accueillir, et pour accueillir il faut ouvrir son cerveau droit.
Je souffre toujours parce que je me suis trompé, parce que j'ai été matérialiste, parce que j'ai cru que la psychanalyse, comme une lessiveuse allait me blanchir, il s'est passé exactement l'inverse, la psychanalyse a ouvert les portes qui augmentent la souffrance, mais ce sont des portes pour certaines encore fermées, qui devrait me permettre de ne plus avoir peur, le danger c'est que si je n'avance pas, je vais mourir, je vais être anéanti, comme l'apprenti sorcier !
Je vous ai parlé du Pérou, de la liane appelée plante de la frayeur, car elle permet de retrouver ces peurs, elle avait surnommée autrefois par un botaniste, « telepathite », savez-vous que Freud croyaient à la télépathie, il avait remarqué des faits troublants pendant ces séances de psychanalyse, qui lui faisait penser que les âmes communiquaient entre elles !
C'est le cerveau droit qui permet cela, ce sont des capacités anciennes et oubliées de l'homme depuis que la parole est apparue, des études chez le loup ont prouvé qu'ils communiquaient entre eux, autrement que par signes, ou odeur, ou son, je suis persuadé que nous avons en nous beaucoup d'outils qui ne sont plus utilisés, oubliés quelque part dans le cerveau primitif. Observez les capacités étonnantes des autistes, de ses calculateurs prodigieux, qui apprennent une langue en cinq minutes, et bien d'autres choses encore !
Je vous propose de faire un peu de physique, la réalité qui est la nôtre, que nous percevons, la réalité du réel, cette réalité nous est montrée par nos organes des sens, nous en avons cinq, la vue, l'odorat, le toucher, l'odorat et le goût ; chacun de ces sens perçoit le réel d'une façon restrictive, bornée par ses organes eux-mêmes, par exemple pour la vue, nous voyons dans un spectre étroit entre l'infrarouge et l'ultraviolet, pour l'ouïe c'est la même chose, une plage étroite entre des fréquences de son, de même pour le goût, le toucher et l'odorat.
La matière est formée d'atomes vous le savez, lorsque nous touchons un mur, il semble dur et résistant, parce qu'il y a une interaction entre les forces électromagnétiques des atomes de notre main et de celles du mur, si nous étions constitué autrement, notre main traverserait le mur sans le sentir, de même avec la terre sur laquelle nous tenons, de même avec notre vision du monde, si nous voyions dans d'autres longueurs d'onde, si nous entendions dans d'autres fréquences de son, si nous sentions d'autres molécules, notre vision du monde serait entièrement différente, la réalité que nous voyons, la réalité du réel, n'existe que par nos organes des sens, ce n'est qu'une apparence, qui nous appartient à nous les humains, on pourrait parfaitement imaginer, qu'il existe d'autres formes de vie, munies d'autres outils de perception du réel, et qu'ils vivraient dans un monde complètement différent, peut-être à côté de nous, sans que nous puissions les voir, et eux non plus ! Ce sont les mondes parallèles, thèmes de nombreux romans de science-fiction.
C'est la vision du cerveau gauche, la vision matérialiste, physique du monde qui nous entoure, de la réalité humaine du réel, avec le cerveau droit, c'est complètement autre chose.
Le cerveau droit c'est le siège de l'irrationnel, de la sensibilité, de la complexité, de l'affectif, du génie humain.
Faites le test pour voir ! Cliquez sur le lien plus bas. Moi je vois la danseuse tourner dans le sens horaire, et pas moyen de changer le sens.
http://www.benjaminfabre.com/2007/11/06/cerveau-gauche-ou-cerveau-droit/