Fausse couche !


Pour Noël, j'ai eu plusieurs cadeaux offerts par mes enfants, l'une m'a offert un livre sur le yoga, et l'autre un livre extraordinaire sur les aborigènes australiens, il s'appelle : « message des hommes vrais au monde mutant » de Marlo Morgan.

L'année dernière, je croyais être né à moi-même, en fait je suis né prématurément, bien avant terme, et c'est pour cela que je suis autant en souffrance ; pour me maintenir en vie, en vie psychique, il faut que j'use de médicaments, et de toute l'aide des gens qui m'entourent, de mes proches qui me donnent amour et soutient, ainsi que de mon analyste qui fait bien plus que cela !

Dans mon poème, « sans titre » je cite le mot Ravage, c'est un roman de Barjavel, il parle de l'effondrement de notre société moderne, en quelques jours, et il parle de la reconstruction d'une nouvelle société, pour ceux qui ne l'ont pas lu, je vous encourage à le lire

Dans ce poème, je parle de la destruction inéluctable  du monde dans lequel nous vivons; Nous sommes arrivés à un point de non limite, du matérialisme, de la société de consommation, du monde du ça, et la religion  institutionnelle c'est également perdu, dans la forme et dans le symbolisme.


Malraux disait : le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas ! Il avait tout à fait raison.

Je ne peux pas croire aux religions que notre culture nous propose, j'ai besoin de quelque chose de beaucoup plus abstrait, de beaucoup plus simple, et dans le livre des aborigènes, j'ai trouvé là aussi, comme dans bien d'autres livres, ce que je cherchais, un livre que je vous conseille de lire aussi, de Robert silverberg, le livre des crânes. C'est un livre assez ancien qui n'est plus édité.

Je me suis offert moi-même « tristes tropiques » je n'ai pas commencé à le lire.

Lorsque je disais il y a quelques mois, que ma psychanalyse était terminée, j'avais parfaitement raison, le côté matériel, cartésien, de mon histoire est finie, maintenant il faut que je passe à autre chose, qui pour moi sera beaucoup plus difficile, car je suis un homme du XXIe siècle, et je ne peux pas me transformer en pygmée ou en aborigène, c'est trop tard pour moi, peut-être si j'avais du temps, pourrais-je en consacrer un peu, en allant vers ces gens, mais pour cela il faut être appelé, ou alors je ferai comme à la télévision dans voyage au terre inconnue, c'est un procédé moderne, combien hypocrite, puisqu'elle repose encore une fois sur l'Audimat et le profit, mais à chaque fois il se dégage une telle émotion, une telle vérité, chez les invités, malgré les caméras, ils sont touchés, les larmes qu'ils ont  dans les yeux ne peuvent pas tromper.

Alors il me faut trouver un autre moyen; Pour un homme moderne, de se rapprocher, d'aller rechercher, le vrai chemin spirituel, celui du néant, du grand tout, de l'esprit qui baigne l'univers, sans y mettre un nom, une forme ou une idole est presque impossible ; mon psychanalyste me disait autrefois : ascèse et discipline, il me conseillait aussi de lire les mystiques, tout doucement il me mettait sur la voie, et moi dans mes poèmes, je parlais du monde invisible.

Concilier l'inconciliable, la science et la spiritualité, le matériel et l'invisible, c'est ce que je recherche depuis toujours, une religion qui n'en serait pas une, une façon de voir le monde, sans renier la science, sans le charlatanisme et la superstition.

Voilà ce que je vais chercher à partir d'aujourd'hui, je ne sais pas comment, je ne sais pas où, je vais commencer simplement et sérieusement, je vais faire du yoga et de la méditation, j'avais déjà commencé mais en dilettante, là je ne joue plus, il faut que je sorte de ma couveuse, avant que j'y crève !

Je ne vais pas jouer au prophète de l'apocalypse, je ne sais pas ce que va devenir notre monde à nous, tout porte à croire qu'il court à son propre anéantissement; de même que ses habitants qui sont en train de s'anéantir, l'obésité, la dépression, la violence, la folie, la maladie, en sont les signes journaliers
J'avais écrit il y a quelque temps, que la crise économique que nous vivons était semblable à la dépression, celle de l'homme, et qu'on ne vient pas à bout de la dépression, à coups de voiture, d'alcool, de drogue, de recherche du plaisir, on n'y vient à bout, en mourant à soi-même, en remettant tout en cause, tout ce qui faisait les fondements de ma vie précédente..

Lorsque l'on ne le fait pas, on meurt psychiquement où on se suicide, pour notre société ce sera la même chose, la guerre, et le chaos. Je suis optimiste de nature, comme pour moi-même, je souhaite que nous trouverons les solutions les plus douces possible, sans que pour cela il faille en passer par la guerre .

Tout cela est très dérangeant, très empêcheur de tourner en rond, mais moi je ne peux plus faire autrement, j'ai dépassé aussi une limite, celle que la douleur et la souffrance m'a imposée, je n'ai plus d'autre choix, que d'aller là où je ne voulais pas aller.

Je voudrais vous citer une phrase du livre de Marlo Morga : « depuis des siècles, le vrai peuple accueille les nouveau-nés le jour de leur naissance avec la même phrase Au commencement de la vie, tout le monde entend ces mêmes premiers mots « nous t'aimons et nous t'aiderons pendant le voyage » on répète la même phrase le jour où les gens choisissent de partir.

Moi, je ne suis pas grand-chose,, simplement un homme terrassé par la douleur et qui cherche, et j'ai écrit exactement la même chose il y a deux ans, dans mon poème les moines soldats, je prenais la main de celui que je voulais emmener dans le voyage, pour le délivrer de la souffrance, et avec lui je prononçait le mot magique, le mot magique comme je l'ai déjà dit, j'ai mis deux ans avant de le trouver, c'est Amour. Voyage et amour, voilà ce que j'ai écrit aussi.

j'ai écrit aussi que je mourrais de peur, cela est la cause des crises d'angoisse journalière que je vis depuis six mois. J'ai dit aussi que j'avais perdu la foi ,la foi en moi-même. Alors qu'auparavant, pendant les trois premières années de ma psychanalyse j'étais porté par un immense espoir, car j'avais en moi une lumière intérieure et une paix que je n'avais jamais connue auparavant.

les aborigènes ne disent pas autre chose, chez eux personne n'a peur, je cite :

« mais la grande différence entre les humains de notre époque et ceux des origines, c'est que les mutants sont habités par la peur................. .........., la peur est une démarche du monde du royaume animal...............ou vous avez la foi,ou vous avez peur,mais vous ne pouvez avoir les deux

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C'est pour cela que je continue à lutter ,à chercher et à penser que je  trouverais ma voie, car j'ai tout ce qu'il faut à l'intérieur de moi pour me soigner, comme vous qui me lisez, vous avez tout ce qu'il faut pour vous sauver, mais pas tout seul.

ps

après des recherches sur internet marlo morgan serait une affabulatrice!......faisons comme les enfants ,semblant d'y croire comme pour de vrai.

il existe un livre authentique écrit par le père labat............"voyage dans les iles" ou ils parle des derniers indiens caraïbes et des étranges pouvoirs de certains esclaves noirs...