la seance de psychanalyse
Par f zorg le jeudi, février 18 2010, 00:00 - Lien permanent
une nuit froide et etoilée,les larmes et l'espoir,un hommage à mon psychanalyste.
Une séance de psychanalyse
j'arrive à la tombée de la nuit, je me gare sur le port
je regarde la mer, brillante et noire
sous la lumière du phare.
Je suis toujours en avance, je flaire les odeurs
celle des algues. et des bateaux de pêche
au loin j'entends les rumeurs de la ville
je suis hors du temps,hors de tout.
j'allume une cigarette, j'écoute de la musique.
Tout est bien, tout est calme, je me prépare, et
lorsque le moment est venu, je m'en vais chez lui.
Le rituel est immuable, les lumières sont allumées
dans la petite salle d'attente ,des revues sont disposées
je m'assois, je respire un peu, je suis attendu.
Alors la porte s'ouvre, il m'accueille
je croise son regard, il est attentif
je m'assois car je ne m'allonge pas
et la messe commence.
Les choses me viennent toutes seules
je ne réfléchi jamais à ce que je vais dire
j'ai tellement de choses à dire
j'ai l'embarras du choix.
aujourd'hui je parle de ma mère
les mots tombent, tout doucement de ma bouche
voilà la douleur arrive, je la sens qui monte
les muscles se contractent, mes lèvres tremblent
peu à peu, les larmes envahissent mes yeux.
mon visage reste de marbre
je suis une statue qui pleure
un visage de pierre, des larmes de sang .
et je le regarde, et il me regarde
son visage se tend, son regard s'adoucit,
et il n'explique enfin..
Ces larmes, c'est la vie qui coule en vous
il me parle encore, et je pleure toujours.
et je n'ai pas honte, c'est toutes les larmes
que je n'ai pas versé lorsque j'étais enfant.
bientôt ça se termine, comme le temps passe vite
il me parle encore, le monde de l'imaginaire,
son intelligence m'emmène là où il veut que j'aille
et je l'écoute, de tout mon esprit, de tout mon coeur.
En écrivant , devant mon ordinateur
les mots coulent comme je pleure
j' ai les yeux pleins de larmes, et c'est un bonheur
de pouvoir enfin, toucher , palper , transcender,
cette douleur qui maintenant, aujourd'hui, ce soir
m'illumine, comme le phare devant la mer
elle est brillante et noire, sombre et inquiétante
je m'immerge dedans, c'est mon bain de minuit.
Zorg
le 14 avril 2008
,,
en écrivant je pleure, les mots coulent comme mes larmes
Commentaires
la mère, c'est "Lui aussi"...
La trame du poème est intéressante..
tu parles de messe
"et la messe commence".
tu évoques ta mère, la souffrance,
et tu en fais comme une lumière de cette souffrance
de ces pleurs...
cela me fait penser à des textes de la bible où la douleur est un psaume..
quand tu dis que tu es devant la mère "noire"
tu évoques le deuil que tu fais de ta mère... pour l'investir "lui" comme une mère..
clémentine
clémentine
non la mère avec ses reflets noire m'evoque,ma sphere de mercure,ma nevrose mon grand corps etranger,celui des bouffées delirante de mon enfance.le mercure evoque ça dans tout mes reves,le mercure c'est mon pere!
zorg
ma mére c'est le chaos,dans mes reves,tu n'a pas tort,là encore on retrouve le pere et la mere,la flaque de mercure c'est ma nevrose composée d'un element masculin et feminin.
Une prose sombre et courageuse
Combien de temps faut il passer à regarder les autres avant de comprendre que l'on vit dans un miroir...
PERSONNE c'est vous !