une nouvelle page,simplement des poèmes,en dehors de mon histoire et de mon livre


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Une rencontre

 

Ils se rencontrèrent dans les vomitoriums.

Elle terminait de vomir son dîner,

Lui venait vomir sur lui-même.

 

Étrange rencontre, en ces lieux improbables.

Elle aurait pu être belle,dans ses habits de challala,

Statufiée, petite fille décharnée !

 

Sur ce corps désincarné,

Une tête de poupée.

Deux yeux de pierre,murs impénétrables.

 

Âme fermée, au refus obstiné.

Et pourtant, déguisée

Avec les habits de la féminité.

 

Poupée de pierre, au regard vide

Que cherches tu, ainsi vêtue ?

 

Unissons nous ma belle, unissons

L'absence de ton désir,

L'incertitude de mon désir

 

Non et peut être

Feront peut-être plus!

 

Psy chaotique,psy gothique,psychotique!

Névrotique, hystérique,pathétique.

 

Vomissures, pas de sang, pas de sexe

Sans plaisir, sans desir, sans espoir.

 

Zorg. F.

14 septembre 2008

 

 

 

 

 

 

 

Le prix à payer

 

Le prix du sang, la loi du père

œil pour œil, sang pour sang

 

argent trop cher, pour le prix de la chair

liberté du plaisir, vacuité du désir.

 

L'âge d'homme, l'âge de chair

pour lui, rien n'est trop cher

 

le prix à payer, je monte les enchères

je bluffe, je n'ai qu'une paire !

 

Il faut payer pour voir

il faut payer pour jouir

il faut payer pour vivre

il faut payer pour croire.

 

 

 

ZORG-F

 

 

 

 

 

Au café de la gare

 

Les mots se perdent

les larmes coulent

les gens se touchent

les cœurs se brisent

 

Pourquoi faut-il

Ainsi soit-il.

Que le cercle se ferme.

Arrivée et départ.

 

Il faut savoir se perdre

Pour mieux se retrouver.

Sur la banquette de moleskine

De ce hideux café de gare

Pour la première fois tu as pleuré

 

Sur toute ta vie passée

Sur tous les mots non-dits

Sur toutes les choses non-faites

 

Ainsi soit-il.

Il faut pouvoir se perdre.

 

Le 14 octobre 2008

Zorg. F.

Zorg. F. 2 octobre 2008

 

 

 

Allons chez les fous

aujourd'hui, il fait beau, nous allons faire une excursion

au merveilleux pays des psys, où tout est gai et spirituel

merveilleux et léger, nous allons faire des travaux pratiques.

 

Allons mes amis, voire ses merveilleux animaux, les fous !

Nous vivons grâce à eux, et nous les aimons bien.

Prends moi la main, jeune étudiant, et regarde !

 

Je t'approche pas trop près, car ils pourraient te mordre.

Ils ne sont pas très propres, ne parlent pas très bien

ils sont mal élevés, et manque souvent de respect.

 

Voilà le parc des hystériques, ils ne sont pas méchants,

ils voudront seulement te plaire, peut être te séduire.

iIs se suffisent de pas grand-chose, fait leur un grand sourire,

simplement méfie-toi, ils sont hommes et femmes à la fois.

 

Voici l'endroit des anorexiques, surtout ne donne rien à manger,

cela pourrait leur déplaire, même les énerver,

garde toi de les plaindre, je sois pas impressionné,

nous les gaverons, ce soir, à la tombée de la nuit,

lorsqu'il n'y a plus personne pour les voir.

 

Ah voilà les psychotiques, ce sont des grands fauves

ceux la, sont vraiment dangereux, ne t'approche pas.

regarde le schizophrène comme il est joli !

Et à côté, le petit autiste, comme il est mignon.

Oh il y en a un qui se masturbe, c'est dégoûtant !

 

J'ai peur monsieur, ce n'est pas comme à l'école

chez nous, on parle, on fait des bons mots

on est subtile, précieux, on est cultivée aussi

mais la, j'ai peur, ce n'est pas drôle du tout

toute cette souffrance, toute cette douleur!

rentrons à l'école, il y a leçon de topologie.

Dr machin

 

Publié le jeudi, octobre 23 2008 par f zorg