dimanche, octobre 18 2015

je veux mourir.

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samedi, octobre 3 2015

je n'ai plus la force de vivre.

je m'enfonce dans une immense dépression. J'ai beau me battre rien n'y fait. Tous les matins  c'est plus difficile. Je parle tout seul en fumant des cigarettes sur mon divan. Ma femme ne me répond même plus, elle pleure en silence. J'ai appelé au secours mon psychiatre, il ne m'a pas répondu non plus. Les forces qui m'envahissent sont plus fortes que moi. Celui que je deviens me fait peur et je ne vois qu'une solution maintenant, la mort puisque je ne peux plus vivre  et que j'ai tout essayé en vain.

Je suis seul, désespérément seul avec ma souffrance. Malgré les mains tendues,, malgré l'amour de ma femme et de mes enfants que je ne ressens même plus tellement je souffre. Je suis dans une cage  enfermée comme un rat. J'ai perdu la clé. Alors je prends des psychotropes choses que je ne faisais jamais auparavant. Je n'en ai plus rien à faire, tant pis pour moi. Bientôt  mon petit-fils va venir à la maison, comment vais faire ? Il ne faut pas qu'il voit ma souffrance,, cela va lui faire du mal. Et puis dans 10 jours ma troisième fille vient pour préparer son mariage. Comment vais je faire ? Pour l'accueillir. Son papa n'est pas la, si je ne la conduis pas à l'hôtel je vais la détruire. J'en crève, je crève de culpabilité de devenir aussi faible. Je suis malade, je ne sais pas de quoi.

Hier j'ai eu le tort d'aller lire un article  de psychiatrie sur les dépressions à troubles anxieux d'évolution chronique. Personne ne s'en sort. Personne ne guérit. La plupart se suicident. Et ne se rate pas. Le pic du suicide chez l'homme se situe vers 65 ans, c'est mon âge bientôt. Comble du comble, hier à la télévision il y avait une chronique sur les retraités dont 80 % se sentaient parfaitement heureux.

Je les vois sur leur vélo,je les vois marcher avec leur bâton, tout bronzé, leur visage éclairé de bonheur. Je vais finir par les détester. Malheur  à ceux qui ne vont pas bien, malheur à ceux frappés par des problèmes psychiatriques. Ce sont des parias de la société.

je me hais, je commence à haïr les autres. Je suis révolté contre moi,, je suis révolté contre la psychiatrie qui n'arrive pas à me guérir, je suis révolté contre ce qui m'arrive. Je suis révolté parce que je suis en train de tout détruire, tout ce que j'ai construit  pendant ma vie. Je n'aime plus ma femme, je n'aime plus mes enfants, ou plutôt je ne les vois plus. Je voudrais les serrer fort dans mes bras, je voudrais être fort pour eux, je voudrais guérir pour eux et je n'y arrive pas. Alors je suis encore plus désespéré. Et ce désespoir ne fait qu'attiser mon désespoir existentiel, mon impossibilité d'agir,, d'exister en tant qu'être humain.

Mon histoire va mal finir, je le sais. Merci à tous ceux qui me lisent depuis des années, merci à ceux qui m'ont répondu, merci à tous ceux qui ont voulu m'aider. Je n'oublierai jamais.

je vis un cauchemar éveillé. Je n'ai jamais lu un livre  ni vu un film  ou une telle désespérance pouvait exister. Je ne pensais pas que de telles choses pouvaient arriver. La plupart des gens comme moi ont la sagesse de se suicider lorsqu'ils en ont encore la force. J'ai trop attendu, je suis trop brisé, trop passif, trop assommé par les médicaments pour avoir ce courage et puis vous allez rire, j'attends toujours un miracle.

Je suis un enfant gâté me dit-on, je n'en ai peut-être pas assez bavé. Peut-être faut-il que je sois placé en isolement  dans un hôpital psychiatrique pour que je tombe au fond de l'horreur et que je me rende compte de ce que j'avais avant. Pourtant j'en ai bavé déjà, huit hospitalisation ce n'est pas rien. C'était dans une clinique privée, confortable. Mais c'était quand même une clinique psychiatrique où on passait des journées entières à attendre que le temps passe, ou on tournait en rond dans le parc en attendant l'heure des médicaments. Les journées étaient rythmées par ça.

Réveil 7:30. Prise de la tension. 8:00 médicaments. 12:00 visite du psychiatre. Ensuite le déjeuner. Ensuite l'interminable après-midi. 19:00 médicaments, 19:30 dîner. Parfois je hurlais d'angoisse, j'implorais qu'on me soulage. J'ai eu droit aux perfusions, au valium intramusculaire, au Tranxene intraveineux. J'ai eu droit  à l 'incompréhension des autres patients devant l'expression de ma souffrance car j'en parlais à tout le monde. Les autres ne disaient rien, il ne se plaignait jamais. Il riait tout le temps et puis parfois sans raison il y en avait un qui essayait de se pendre ou de s'ouvrir les veines.

Quelques jours en cellule d'isolement et tout recommençait comme avant.

Je restais en général quatre semaines avec un nouveau traitement qui ne marchait jamais. Je sortais heureux de rentrer chez moi enfin plein de bonnes résolutions.  Et puis tout recommençait à l'identique, enfin pas identique puisque c'était pire à chaque fois. Je descendais les marches de la maladie un peu plus bas à chaque hospitalisation. Perdant confiance en moi peu à peu.

Mis en inaptitude à l'exercice de la médecine, échec de la psychanalyse, échec de la chimie, échec de l'acupuncture, échec de la méditation, échec de l'hypnose, échec de la lutte, échec de mes espoirs d'écrire un livre, échec du projet de vie que j'avais fait pour essayer de m'en sortir. Échec sur toute la ligne à part  ces deux mois d'éte ou mystérieusement je suis allé mieux.

J'oubliais la psychothérapie en cours, elle ressemble déjà à un échec futur.

Que feriez-vous à ma place si vous souffriez à mort et si vous faisiez du mal à votre famille, si vous aviez essayé toutes les molécules existantes sans aucune efficacité, que feriez-vous à ma place ?

dimanche, septembre 27 2015

aucun commentaire.




Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne,
Faire taire les pianos et les roulements de tambour
Sortir le cercueil avant la fin du jour.

Que les avions qui hurlent au dehors
Dessinent ces trois mots Il Est Mort,
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices
Ganter de noir les mains des agents de police

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l'amour jamais ne finirait : j'avais tort.

Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye
Démonter la lune et le soleil
Vider l'océan, arracher les forêts
Car rien de bon ne peut advenir désormais.



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samedi, septembre 19 2015

La maladie de la peur.

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vendredi, septembre 4 2015

Le procès.



J'ai recommencé à souffrir, l'angoisse est revenue avec l'apathie qu'elle entraîne. Je n'ai plus goût à rien, tous mes projets sont enterrés, tous mes espoirs oubliés. J'ai eu trois mois merveilleux, sans médicaments, enfin beaucoup moins qu'avant. La souffrance avait complètement disparu, la vie était revenue en moi, et je la savourais tous les jours. J'avais même oublié que je pouvais souffrir, ça faisait parti de mon passé que je voulais oublier à tout prix.
Hier j'ai recommencé ma psychothérapie. J'ai parlé d'un rêve que je ne vous raconterai pas. Dans ce rêve il y a deux contenus. Une partie évoque l'aspect horrible et maléfique des hôpitaux psychiatriques et l'autre celui qui est jugé pour une faute qu'il ne connaît pas, comme dans le roman : « le procès » de Kafka.
C'est ce que m'a dit mon psychothérapeute. J'avais trouvé des éléments semblables pendant ma psychanalyse et également pendant mes séances hypnose. Je me flagelle en permanence, je m'interdis tout bonheur. Pourtant tout avait disparu comme par enchantement !
J'ai lu que Kafka était mort avant d'avoir terminé son livre, qui n'était pas destiné à être publié. Qu'il avait écrit un chapitre concernant son père : « lettre à mon père ». Il se reprochait de ne pas être à la hauteur du père qu'il avait.
Moi la première chose que j'ai faite quand j'ai commencé à souffrir c'est d'écrire à père. Une courte lettre déchirante où je lui disais que je l'aimais.
Il ne m'a donné aucune chance pendant mon enfance, il ne m'a pas laisser l'aimer, il m'a écrasé comme un insecte, il a fait de moi une créature tremblante, complexé, pleine de culpabilité de ne pas être à la hauteur de ce père inaccessible. Il était tellement malade, mais moi le petit garçon je ne le savais pas.
Toute ma vie j'ai essayé de ne pas faire comme lui, alors qu'inconsciemment j'ai repris sa place en essayant de rattraper les dégâts, d'être le même que lui en plus réussi, en plus accompli, en plus aimant. J'ai respecté ma femme et mes enfants, j'ai travaillé avec sérieux et conscience pour réussir là où il avait échoué.
Il est mort maintenant et ce que j'écris me semble dérisoire. C'est moi qui souffre maintenant à sa place, en son nom, je m'accuse d'une faute que je n'ai pas commise. Je ne sais même pas quelle faute j'ai commise, peut-être de n'avoir pas su me faire aimer de lui ?
Il faut que je dépasse tout ça, que je me débarrasse de tout ça et que je cesse d'avoir peur, comme j'ai pu le faire depuis le mois de juin ou j'étais de nouveau redevenu un être libre. Je ne sais pas si j'en ai la capacité, car je suis devenu si fragile que la moindre contrariété, la moindre émotion me fait passer de l'autre côté, me dévaste, et me vole ma propre humanité.
Demain je vais un mariage, j'ai peur d'avoir des crises angoisse. Dans huit jours je m'en vais en Corse, j'ai peur aussi d'être dévasté. Alors que ce sont des événements heureux et plutôt agréables.

mercredi, août 26 2015

les mots d'un enfant.

elle a cinq ans, nous étions à la plage, elle m'a demandé : « papy pourquoi nous existons ?  Et elle a rajouté : « qui était le premier ?  ». ce jour la, je n'allais pas très bien, pourtant l'été s'est bien passé, mais il y avait des jours ou sans raison je perdais pied. Cette question existentielle et essentielle m'a bouleversé et je l'ai reçu comme un message ou ma petite fille  serait le messager. Aussitôt mon mal-être a disparu,comme par enchantement.

Je suis rentré chez moi hier, c'est difficile.

aquarelle 2015

mardi, juin 30 2015

les inventions d'inconnus réclament des formes nouvelles (Arthur Rimbaud)

J'ai caché mon impuissance derrière ma vertu.

moi !

Céline disait que:

Notre vie est un voyage
dans l'hiver dans la nuit
nous cherchons notre passage
dans le ciel ou rien ne luit.

c'est la nuit noire de l'âme, je la reconnais maintenant, elle peut avoir un terme, le voyage peut se faire en été avec un grand soleil dans le ciel, il y aura toujours des nuages, la pluie et des orages, des nuits noires, mais le soleil reviendra toujours jusqu'à la fin des temps.

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samedi, juin 20 2015

Je suis vivant.

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lundi, juin 8 2015

le bout du monde.

ce poème est dédié à ma fille, ma troisième fille, qui a connu les mêmes mésaventures que moi et qui a su grâce a un courage et une intelligence au-delà du commun et à l'aide d'une psychanalyste sortir de l'enfer où elle avait mis le pied. Elle a quitté la France pour suivre l'amour, elle vit au pays des vikings, l'endroit que je décris existe vraiment et s'appelle le bout du monde.


Notre vie est un voyage
dans l'hiver dans la nuit
nous cherchons notre passage
dans le ciel ou rien ne luit.




Louis Ferdinand Celine

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samedi, mai 30 2015

peut-on imaginer qu'il soit heureux.

malgré ma réticence à recommencer une psychothérapie analytique, je dois reconnaître que j'ai dû me tromper, et que l'homme que je vois peux m'apporter beaucoup. Lors de notre dernière séance, je ne sais pas pourquoi, nous avons parlé du mythe de Sisyphe, je ne m'en souvenais plus vraiment, il me l'a rappelé, et puis il m'a parlé du roman de Camus, ou à la fin l'auteur propose que Sisyphe pourrait être heureux. Sur le moment je n'ai pas très bien compris ce qu'il voulait m'expliquer, et puis tout à l'heure sur la plage avec un ami, nous en avons reparlé. Supposons que ce sois moi, Sisyphe, tous les jours obligé de soulever cette Pierre, pour l'éternité, cette souffrance pour toute la vie, et pourquoi ne pourrais-je pas être heureux quand même, pourquoi je n'accepterai pas mon sort, rendant ainsi la charge moins lourde, et ne permettant parfois éprouver le bonheur. Je pense que c'est une attitude vis-à-vis de la souffrance morale qui est extrêmement positive, que c'est même la seule possible. Vous allez lire un poème que je viens d'écrire en inspirant de la photo que j'ai mis sur le blog, j'y parle de moi et je parle de l'autre et j'invente une histoire qui pourrait être vraie.

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vendredi, mai 22 2015

la greffe. La maison dans la forêt.

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mardi, mai 19 2015

L'enfer au paradis (artificiel).

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vendredi, mai 1 2015

La page blanche.



Pas grand-chose sous la pluie, je me bats pour exister, pour survivre, je me demande d'ailleurs pourquoi en place le préfixe « sur » devant vivre alors que le préfixe « sous » serait plus adapté. Faites vos jeux , rien ne va plus ! De ma dernière hospitalisation je n'ai rien gagné sinon une inflation médicamenteuse inutile et encore un peu plus de désespoir.
J'ai donc commencé une nouvelle psychothérapie avec un psychiatre un peu plus vieux que moi, professeur des universités, bardé de diplômes, et de titres honorifiques. Il m'a été conseillé par la thérapeute de ma fille.
Je vais deux fois par semaine le voir, la séance dure trois quarts d'heure, pas une seconde de plus. Je suis reçu dans un bureau froid et impersonnel, lui a posé sur son bureau une feuille blanche ,un crayon et un thermos de thé. Je déballe ce que j'ai à déballer, comme un rêve extraordinaire il y a quelques jours dont j'attendais beaucoup. J'ai l'impression que ce que je lui raconte ne l'intéresse pas, je ne sais pas ce qu'il attend de moi, la feuille posée devant lui reste désespérément blanche, comme si rien de ce que j'avais dit déjà n'étais important. Je sors frustré et un peu plus désespéré, et surtout dans le doute de savoir si ce médecin est compétent, c'est très anxiogène et très déstabilisant pour moi. J'ai du mal à écrire, j'ai du mal à raconter cette histoire, je pourrais écouter mon instinct et partir, c'est ce que j'ai essayé de faire déjà une fois. Il a fait comme si je n'avais rien dit, « à la semaine prochaine furent ces derniers mots. » Moi je suis en colère, en colère contre lui, en colère contre moi, d'être tombé malade et de ne pas m'en sortir.
Je ne sais pas ce que je dois faire, continuer en espérant qu'un miracle arrive, partir en écoutant mon instinct. Mais ce n'est pas aussi simple, ma femme ne peut plus supporter mes crises angoisse permanente, la diminution de mon être, je vis perpétuellement dans la peur de tout, de n'importe quoi, et surtout je ne fais plus rien. Je n'ai plus envie de rien faire car je n'y crois plus, pourtant tout au fond de moi il y a un immense désir de vivre comme une colère qui gronde contre l'angoisse qui m'annihile, c'est peut-être pour ça que je n'arrive pas à me suicider. Je vis sur un fil, je suis en équilibre extrêmement instable. Je me fais violence en m'obligeant à effectuer les tâches courantes de la vie, même en écrivant ces quelques lignes.
Hier soir nous somme allé chez des amis pour voir une pièce de théâtre, nous sommes partis avec une heure d'avance car nous craignons des embouteillages, nous sommes arrivés avec presque trois quarts d'heure de retard et nous n'avons pas été autorisés à pénétrer dans la salle, pour ne pas déranger les artistes, car nous n'étions pas les seuls. Nous avons regardé la pièce, la fin, dans le hall d'entrée devant un écran de télévision. Triste soirée !
Dieu que j'ai du mal à écrire, ça m'angoisse, c'est nouveau, moi qui étais si bavard et si sûr de moi. Enfin nous avons dîné chez eux, ç'aurait pu être agréable si je n'étais pas envahi par l'angoisse pour changer un peu, je n'étais pas la, j'ai fait semblant. Mon ami est quelqu'un d'intéressant, agrégé de philosophie, professeur dans une grande école en retraite depuis peu, il a su, il a pu, construire la transition pour aller vers une retraite active et riche, c'est un homme occupé, qui sait gérer sa vie, on l'aperçoit de temps en temps sur France Culture ou sur Arte, c'est un spécialiste de Jules Verne. Je l'envie, autrefois, car cela fait longtemps qu'on se connaît, c'était lui qui m'enviait, les rôles sont inversés. Il a l'intelligence et l'humanité d'essayer de m'aider et de recevoir chez lui son ami maintenant si mal en point, je ne sais pas si j'aurais fait ça pour lui lorsque j'allais bien, j'étais égocentrisme et ne pensait qu'à moi. Mais à la réflexion, et aussi loin que remontent mes souvenirs qui sont d'ailleurs de plus en plus vague de ce que je faisais de ma vie autrefois, c'est que j'ai toujours été malade, il y avait chez moi quelque chose qui clochait.
C'est de plus en plus pénible de vous parler, dehors il pleut, je m'ennuie à mourir, oui la question qui me ronge depuis maintenant 10 ans, c'est : qu'est-ce qu'il m'est arrivé ? Pourquoi n'ai-je pas plus continuer à vivre comme je faisais avant, en extraterrestre, dans mon monde, où le travail que je disais détester, tenait la plus grande place. Je n'y comprends plus rien, je ne me reconnais même plus, je ne sais plus qui je suis et j'ai oublié qu'il j'étais et je suis mort de peur lorsque je pense à mon avenir, aux conséquences sur ma vie si je continue à ne pas réagir, et à glisser doucement mais sûrement vers un enfermement volontaire sur moi-même, je n'ai pratiquement plus d'activité physique ni intellectuelle, je peux à peine écouter une conversation et y participer, je ne peux plus lire, ni me concentrer. C'est peut-être l'effet des médicaments anxiolytiques que je prends maintenant à haute dose. Je me dis ça va mal finir, arrête avant qu'il soit trop tard et que tu fais trop de mal autour de toi, et que toi-même tu es supporté trop de souffrance. C'est quelque chose que je ne veux pas voir et pourtant qui est déjà là.
Tu es foutu mon garçon, voilà ce que je me dis tout le temps, tu es foutu. Tu t'es bien battu, tu as tout accepter, tout essayé, tu continues encore à essayer de te battre, jusqu'où vas-tu aller comme ça ?
J'ai pris ma décision, je pars au Maroc avec ma femme et un de mes filles, son mari et leur petit garçon. J'espère que je vais tenir le coup et que je ne vais pas passer les vacances dans ma chambre, je prends un risque, ici chez moi au pire je peux hurler, personne ne m'entendra. Mais là-bas, il y aura tous les autres, ceux qui vont bien et qui seront en vacances pour s'amuser et prendre du bon temps, il va falloir que je les côtoie et cela risque d'être insupportable pour moi.
L'angoisse commence à monter tout doucement, voilà une journée qui va être bien longue et insupportable, si je pouvais au moins faire quelque chose qui me fasse plaisir, qui remplisse le vide. Il y avait ce midi un petit reportage sur la bibliothèque de l'assemblée nationale, un endroit extraordinaire, extraordinaire à plusieurs titres, à la qualité de l'architecture, des fresques qui ornent les plafonds, et des ouvrages qui remplissent les rayons des bibliothèques. J'ai ressenti un sentiment étrange, c'est que je n'avais jamais regardé autour de moi, autrefois avant d'être malade, j'aurais trouvé ça beau, sans me rendre compte de la somme de travail, de génie, de temps aussi que les hommes avaient dû consacrer pour réaliser ce lieu. Je crois que je n'ai jamais rien regardé autour de moi sérieusement et humainement, je crois que je me foutais de tout et que j'étais déjà enfermé dans ma citadelle, tout seul comme un idiot. Même mes enfants et ma femme que j'ai eu l'impression pourtant d'aimer plus que tout, est-ce que je les ai vraiment regardés ? Je ne crois pas. C'est comme ça que j'ai été élevé, on ne m'a rien appris, surtout pas le regard sur l'autre et l'amour. Je ne reviendrai pas en arrière et je n'ai que des regrets, mais ce n'est pas ma faute, je suis innocent d'être né là où il ne fallait pas naître. Je ne suis pas le seul, il y en a d'autres, c'est injuste.
Comment revenir en arrière, comment réparer l'irréparable, comment revivre ce qui est déjà passé, comment maintenant supporter cette culpabilité et cette honte de ne pas mériter d'avoir une si belle famille et d'avoir si bien travaillé.

La psychiatrie c'est un monde à part ai-je dit à mon thérapeute en lui donnant congé, il a acquiescé de la tête. Je voudrais quitter ce monde et revenir dans le vôtre, celui des gens qui se promènent le long des chemins, main dans la main les dimanches après-midi, avec sur leur visage un air heureux et apaisé qui a quitté le mien.

Je crois que ça suffit comme ça et que j'ai assez parlé.

lundi, avril 6 2015

Tristes Pâques.

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dimanche, mars 22 2015

uchronie

je sors de trois semaines d'hospitalisation, la première semaine a été un enfer car l'essai de la nouvelle molécule a été un échec. Je n'ai plus l'antidépresseur, seulement d'autres anxiolytiques à haute dose.

J'ai tenu trois jours  depuis ma sortie,, je viens de m'écrouler à nouveau et je crois que rien ni personne ne pourra me sauver. Il faudrait réécrire l'histoire,  comme dans une uchronie, où je n'aurais pas mis étais sous antidépresseur au début et où j'aurais pu continuer à travailler.

Je suis un homme brisé, sans esprit ni mémoire, ni espoir, je n'ai même pas la force de me tuer et je ne veux surtout pas retourner me faire hospitaliser pour rien. Là-bas j'ai vu le pire, j'ai vu la misère, j'ai vu la souffrance sous tous ses aspects,, j'ai vu des gens qui avaient été hospitalisés déjà avec moi, car tout le monde revient, personne ne guérit jamais. C'est tout ce que j'ai à dire.

lundi, février 16 2015

Allons voir la mer.

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jeudi, février 5 2015

je suis toujours la.

je n'écris rien parce que je vais trop mal, mais je suis toujours la.

jeudi, janvier 15 2015

Le ciel gris.

Le ciel gris.

Devant le ciel gris,
endeuillé par la pluie,
les arbres sans feuilles,
au bois de cercueil.

Je regarde mon âme.
Un désert sans larmes.
Je suis transi de froid,
le soleil ne peut rien pour moi.

Je vais crever ici, à l'intérieur de moi,
le sable imaginaire sera mon ossuaire.
Là-haut, dans le ciel aux nuages éphémères,
les vautours ont repéré leur proie.

Je les appelle, je connais leurs noms.
Souffrance, angoisse et déréliction.
Je voudrais chasser ces chimères,
habitantes d'un monde imaginaire.

Tellement réel, mortellement extraordinaire.
Il faut fuir et revenir dans l'ordinaire.
La pluie qui tombe, ma solitude.
Le carnet, le crayon, mes chiens comme d'habitude,

leurs têtes fines et élancées, abandonnées
tendrement, sans défense, sur mon épaule.
J'aimerais leur ressembler, ne plus penser.
Ne plus être qu'un pauvre chien mouillé.

Dehors il pleut toujours sur les arbres dépouillés,
tout ruisselle, mes yeux sont secs, aucune larme pour les mouiller
j'attends que quelque chose advienne,
que de nouveau je me remette en mouvement.

Mes chiens grognaient de plaisir,
moi je frissonnait d'angoisse,
comme j'aimerais pouvoir pleurer,
et enfin en finir.

lundi, janvier 12 2015

quatre minutes.

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mercredi, janvier 7 2015

comment faire ?

une autre version,je ne m'en lasse pas!

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