Zorg F

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samedi, octobre 2 2010

poésies et écrits de la psychanalyse


Ca se soigne – Teaser 1
envoyé par UGCDistribution. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.

Mon âme est un désert brûlant

Où mes rêves sont comme des mirages.



Je m'appelle Zorg

je suis un poème sans technique

j'écris avec mon intelligence mon coeur et mes tripes.

 

je suis médecin, j'ai 57 ans, je suis un exercice, et après avoir passé 30 ans à m'occuper des corps, j'ai découvert qu'ils ont aussi une âme.

Je viens d'écrire un livre, L'Homme Qui Portait Sa Moto Sur Son Dos, qui ne sera certainement jamais publié, c'est l'histoire de ma psychanalyse, qui m'a sauvé de la folie !

J'ai écrit ce livre, pour ceux qui souffrent, qui sont seuls dans leur désespoir et leur douleur.

La psychanalyse fonctionne, c'est une réalité,

la psychanalyse donne du SAVOIR,celui qui se trouve dans notre inconscient,ce savoir est une richesse immense,à nous de savoir l'utiliser.

tout les jours j'en fait l'experience.


Dans le livre que j'ai écrit, je parle de ma psychanalyse, jour après jour, séance après séance, rêve après rêve, souffrance après souffrance.
À ma connaissance, personne n'a osé, n'a voulu, se dévoiler ainsi, dans toute sa nudité, dans toute son intimité, c'est ce que je fais, pour expliquer, pour faire comprendre, le cheminement de l'analyse et ce qu'elle entraîne, la profonde modification de la pensée, de la compréhension nouvelle du monde et des gens qui nous entourent.

Dans ce blog,qui evolue au fil de mon histoire et de ma reflexion vous trouverez mes poémes que j'ai illustré avec des musiques qui me touchent.

Ainsi peut etre,  partagerez vous avec moi un peu de ma souffrance et des emotions qui me submergent.

 




 

 

Interview de Guillaume Depardieu, le Figaro-Magazine 18 octobre 2008.

La souffrance est un haut privilège

il y a une souffrance en moi, innée, qui m'impose et m'inspire cet appel constant aux changements. Je ne fais que reproduire celle, originelle, de l'arrachement du foetus au ventre maternel.
Elle transpire dans mes chansons, dans mes textes, dans ma peinture.
C'est beaucoup de souffrance aussi. Je considère que la souffrance est un haut privilège. elle est nécessaire. C'est un instrument de découverte de soi et du monde, une sorte de reconnaissance par les gouffres, par les voies de l'épreuve.
La souffrance m'a insufflé et continue à m'inspirer, un sentiment profond d'immense précarité et de force de vie.
Elle a fait ce que je suis, elle m'a défiguré alors, oui, je pense qu'elle m'a embelli.
Elle m'a laissé entrevoir autre chose, quelque chose qui rend aussi fort que fragile.

 

 

 

"les symptômes de l'hystérie simulent une pathologie organique pour laquelle aucune anomalie physique (en particulier neurologique) n'existe. ..."

 

 

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jeudi, septembre 2 2010

l'angoisse et le fardeau !

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mardi, août 31 2010

le ça, le moi, le surmoi........ et l'âme !

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dimanche, août 29 2010

l'enfer au paradis.

L'enfer au paradis !

la trêve estivale est finie, ce week-end trois attaques de panique ! Je me soigne en me baignant dans la mer, je suis tellement mal que je me sens même pas la température de l'eau, elle n'est pas très chaude, et ça marche, ensuite sur la serviette un peu d'hypnose, une demi-heure de gagné; pourtant tout n'allait pas trop mal, avec mon petit traitement, un peu triste cependant, chaque médicament je l'ai déjà dit donne une couleur particulière à l'âme, celui-ci est plutôt dans le gris.
La semaine c'était pourtant bien passé, pour une rentrée, jeudi je suis allé voir mon médecin hypnotiseur, j'allais tellement bien qu'il a parlé de lui et de ses patients, il m'a dit une chose curieuse ; depuis 30 ans j'étais le seul patient a prendre si peu de médicaments, tous m'a-t-il dit ont quelque chose pour être gai, quelque chose pour ralentir, quelque chose pour réguler, quelque chose pour dormir, mais ça ne doit pas très bien marcher puisqu'ils vont le voir. En attendant j'étais plutôt fier de moi, et rassuré aussi quant à la cohérence de ma démarche, seul l'esprit peut soigner l'esprit, le moins de médicaments possibles, ma sœur s'en est bien sortie comme ça, elle a mis 10 ans !
C'est aussi l'avis de mon psychanalyste, il faudrait que j'ai le courage de tout arrêter, le peu que je prends, j'ai trop peur quand les crises d'angoisse arrivent, j'ai trop peur d'être débordé et de ne pas pouvoir faire face et par conséquent de me retrouver en psychiatrie.


Il faut absolument que je continue à travailler, c'est une des choses qui me permet de rester en vie avec l'écriture et la peinture, et bien sûr et surtout l'amour de ma famille, de ma femme de mes chers enfants. Ils me le rende bien, je suis entouré d'amour, j'ai des amis aussi, c'est nouveau, je peux compter sur eux.

J'ai intitulé ce billet l'enfer au paradis, parce que ma vie vue de l'extérieur est un paradis, et que moi je suis dans mon enfer, comme dirait fritz Zorn dans sa méticuleuse écriture, vous pourriez penser que c'est toujours mieux d'être au paradis même si on est en enfer, que de vivre l'enfer dans un enfer, moi je pense que c'est pire, car la torture est plus grande, imaginez Auschwitz au Club Méditerranée !
Je crois savoir maintenant bien que je l'ai déjà écrit d'où vient ma souffrance, bien qu'il n'est pas qu'une cause unique, mais un ensemble de causes, une des causes peut-être la principale c'est ma mère.

Voilà j'ai assez parlé de moi, un de mes amis m'a demandé un poème pour illustrer un de ses dessins, il m'a donné des mots, il m'a dit: fait un poème avec ces mots-là.
Terre, nature, vie, arbres, pin, poissons, piranhas, ADN, tourbillon, Amazone.

J'ai fait ça. Un peu facile !


Un autre paradis


L'homme endormi rêvait.
il était dans une terre inverse,
les yeux grands ouverts.
il voyageait  dans une nature adverse.

Il y avait la mer rouge comme le sang,
d'étranges poissons cristalliforme,
des piranhas aux dents d'argent,
verts, bleu et or, l'illuminait.

Il y avait la terre bleue comme le ciel
il y avait des arbres verts comme des yeux
portant d'étranges  pommes de pin
aux écorces métalliques, tranchantes.

C'était la vie sous une autre forme
une terre mortelle pour toi.
Un Éden pour un Adam mutant,
dont l'ADN est une chimère.

Il aperçut au loin dans ce paradis
une  Amazone belle comme la mort
sous sa peau transparente la vie battait
ses yeux vert émeraude , son sang comme du lait.

Elle s'approcha de lui, lui tendit ses lèvres
vient dit-elle cueillir le fruit interdit.
fasciné par cette femme serpent,
il s'approcha et lui prit la main.

Elle cueillit le fruit sur l'arbre vert
aux écorces tranchantes comme des rasoirs
le porta à sa bouche aux lèvres délicates.
Alors de toutes les plaies ouvertes.

Son sang blanc comme du lait
coulait sur son sein unique.
Il mordit le fruit , blessé à mort,
le sang coulait rouge comme la mer.

Il saisit sa bouche, se mêla à elle,
il vis sa semence inonder son ventre,
blanc comme la lune, comme son sang.
Ils s'anéantirent dans un grand tourbillon.

Lorsqu'il ouvrit les yeux ,
la mer était bleue ,
la dune était ocre;
plus loin la forêt de pins.

Tu dormais mon chéri
tu as l'air effrayé !
Il  sourit, au coin de sa lèvre.
une perle de sang .

Zorg

25 août 2010

mercredi, août 25 2010

et si.......

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Mars à la plage ! Ou la spiritualité de la matière.

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lundi, août 23 2010

vivre avec la souffrance.

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vendredi, juillet 30 2010

avant de partir.

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mardi, juillet 27 2010

te souviens-tu ?




Te souviens-tu ?


Te souviens-tu qui tu étais ?
de l'enfant triste émerveillé.
du soleil neuf, des champs de blé
des forêts, des arbres et des sentiers.

Te souviens-tu du monde si grand,
des mystères, des peurs, de la chaleur.
du bol de lait, du pain grillé,
de la cheminée qui rassure.

De la vieille femme toute ridée
qui te disait : mon tout petit.
Du regard tendre de ses bons yeux
de son odeur, des plis de sa jupe.

Du vieux tissu, tellement lavé
si propre, et si usé
du corsage blanc comme la lune
du froissement quand elle marchait.

Le frottement du pied sur la pierre
son souffle sur la braise
des mots chuchotés quand elle œuvre
enfin, de sa voix qui t'appelle.

Calme, labeur et sérénité
tout était clair, net et propre.
chat , poule ou lapin,
le même amour pour tous les êtres.

Tu n'es rien d'autre dans son regard
qu'une créature du monde harmonieux.
elle te donne ce qu'elle donne à tous.
le blé doit pousser et l'enfant doit manger.

La nuit tu dors dans des draps épais,
tu rêves du grand cèdre et du ruisseau
demain tu iras tout en haut
saisi par le vertige, comme c'est beau.

Les pieds nus dans l'eau fraîche
sur les algues et les cailloux
tu cherches des trésors,
les pépites et l'or.

L'eau devient noire il faut rentrer.
sous l'ombre du grand cèdre
une voiture rouge, ils t'attendent.
La nuit tombe, toi aussi !

Te souviens-tu des cris, de la colère
des cheveux blonds, du parfum de ta mère.
Du tabac brun, de la nuque de ton père.
Le moteur gronde, en route vers l'enfer.




zorg-f

27.07.2010

lundi, juillet 26 2010

pour vivre.

Pour vivre.

Imaginez ce que je vis depuis un an, mais vous le savez car puisque vous me lisez, c'est que vous connaissez aussi la souffrance. Imaginez la difficulté de refuser les solutions faciles, de refuser le miroir aux alouettes des psychiatres, un peu de dopamide, un poil de rivotril, un soupçon de cymbalta, imaginez dévasté par l'angoisse ,de faire face, de faire semblant, et de rentrer chez vous en imaginant le pire, jamais je ne vais tenir, tant pis je vais me tuer, je ne peux pas, je n'ai pas le droit, il y a mes enfants et ma femme, et aussi l'espoir toujours l'espoir. Tant pis je vais prendre ces foutus médicaments, alors on en prend un, et puis c'est l'horreur, imbécile tu n'as rien compris, tu es trop faible, il n'y a que toi qui puisses te soulager, tu le sais, soit patient, encaisse la souffrance, fait n'importe quoi, tape toi la tête contre les murs, prie un Dieu auquel tu ne crois pas, épanche toi, répand toi, étale ta souffrance, tu sais bien qu'à chaque fois ça marche, tu vas au-delà de toi-même, au-delà de des possibilités, il y a toujours un moyen d'aller plus loin, et à chaque fois tu trouve la paix, tu sais comment faire, tu as toujours su comment faire, ton psychanalyste te l'a dit, vous avez toujours trouvé des solutions, vous allez continuer. Bien sûr que je le sais, quelle épreuve quand la douleur est trop forte, tu oublies tout, tu es comme le prisonnier ,comme le résistant qui parle sous la torture, il ne faut pas parler, il ne faut pas céder, souffre souffre mon ami, il en sortira toujours quelque chose de bon. Jusqu'au bout, jusqu'à l'extrême limite de ce que tu peux supporter, à chaque fois une solution apparaît, c'est miraculeux !


Je pars en vacances à la fin de la semaine.Il y a un mois avant l'hypnose, j'avais envisagé que mes vacances se dérouleraient dans une clinique psychiatrique ! J'ai réussi au moins à éviter ça

Ma psychanalyse est repartie, l'appareil psychique fonctionne, les rêves se suivent plus impressionnant les uns que les autres ; je sais de quoi je souffre, je sais pourquoi je souffre, j'ai trouvé le tout petit, dans mon dernier rêve je le prends par le bras.

J'ai fait aussi un autre rêve, où je suis un homme tronc,il me manque le bas, le bas-ventre et les jambes, ça colle, pil poil, Freud avait raison ; sur le plan symbolique les jambes c'est la sexualité, dans mes crises d'angoisse ce sont des cuisses qui me brûlent, c'est aussi simple que ça, l'angoisse désigne son organe, c'est là que ça se passe, l'angoisse ce sont des paquets de libido impossible à refouler, l'imminence du sexuel.

Rien n'est réparable, c'est trop tard, c'est trop loin, la seule chose que je puisse faire c'est comprendre et surtout accepter.

Voilà un mois que pour la première fois je me mets dans la position de celui qui accepte, plutôt que de me rebeller, que de me battre contre l'angoisse, j'apprends à l'accepter. C'est très difficile, mais c'est la seule solution.
Sur le plan de la chimie j'ai complètement arrêté le deroxat, finalement sans problème, je l'ai remplacé pour un temps par l'ATHYMIL, ça apaise, sans plus, mais ce n'est pas addictif, je l'arrêterais le plus tôt possible. Mon psychanalyste m'a conseillé de ne plus prendre de médicaments, je vais essayer pendant les vacances, maintenant grâce à l'hypnose je contrôle un peu mes crises d'angoisse.

Mon histoire j'ai commencé a la raconter dans la greffe, le roman, l'ébauche du roman que j'ai commencé à écrire. Je suis incapable de continuer, c'est trop douloureux pour moi, pour l'instant. C'est vraiment mon histoire, tout est sexuel dans ma névrose, c'est bêtement con, tristement phallique, il ne me reste plus qu'à me la couper comme le fera plus tard mon héros Adolphe petitpied, mais je ne veux pas vous dévoiler la fin, il se passera beaucoup de choses dans ce livre s'il voit le jour. Voilà pourquoi j'aime Houellebecq, il confond amour et sexualité.

Chez moi il y a deux problèmes, la névrose hystérique, et en plus un noyau psychotique qui a été responsable de mes bouffées délirantes. la névrose hystérique c'est mon père, le noyau psychotique c'est ma mère, j'ai été gâté, j'en ai eu pour mon argent. La névrose hystérique s'exprimait par des épisodes de paralysie du bras droit et des douleurs au niveau du diaphragme, le noyau psychotique c'est l'angoisse, c'est profondément sexuel, scopique, avant l'oedipe.


Savoir tout cela ne m'avance pas à grand-chose, en tout cas ne me soulage pas, quoi que avec le temps ?
Maintenant tout est une affaire de temps et de patience, il faut que je renonce à être celui que j'étais avant, il faut que j'accepte de subir deux ou trois fois par jour des crises d'angoisse que je supporte de moins en moins, c'est ça le plus difficile, lorsque j'aurais vraiment accepté, elles partiront en fumée, car elles ne sont que le fruit de mon imaginaire malade. Facile à dire,difficile à faire.




Pour vivre.

J'accepte la torture du matin
j'accepte de n'être plus rien

j'accepte mon corps qui brûle
j'accepte de ne plus être un homme

j'accepte de vivre comme un chien
j'accepte l'inhumain.

ainsi je reste en vie
et c'est déjà beaucoup !.

mercredi, juillet 21 2010

regarder les bateaux partir.

Regarder les bateaux partir.

Si les hommes étaient des bateaux, parmi ceux la il y en aurait de plus beaux, de plus vaillants, de plus téméraires, quelques-uns feraient des voyages extraordinaires, certains périraient corps et biens sur des écueils dans des pays inconnus, d'autres auraient des fins misérables sur un banc de vase, certains finiraient à la casse, dépecés.

Ainsi va de la vie des bateaux et de la vie des hommes, à la fin de leur vie certain partent vers le large, vers la mort, tout doucement ; quelques-uns qui les ont connus ou qui les ont aimés restent sur le port à les regarder jusqu'à ce que leur silhouette disparaisse dans le lointain.

En regardant hier soir l'émission sur Bernard Giraudeau j'ai eu ce sentiment, d'un homme dont la vie fut bien riche, d'un homme qui avait souffert, d'un homme qui partait. Il avait encore des restes de splendeur, des souvenirs de bonheur, des illusions d'espoir mais dans le fond il savait que tout était perdu.

Il disait qu'il avait passé sa vie dans la colère, dans l'insatisfaction, qu'il ne savait pas aimer, il disait qu'il était passé à côté de lui-même.

Et cet homme-là disait : que le cancer lui avait donné l'humanité ! Que sans le cancer il n'aurait pas appris l'amour, il ne serait pas devenu un homme.

Je le cite : extraits de cher amour, la dernière phrase du livre.

Vous ne lirez que l'homme d'avant, pas celui que vous venez de rencontrer et qui ne sait même pas lui-même encore qui il est. Aurez-vous la patience ?

Ainsi commence ce jour le vrai voyage de ma vie puisque ce qui fut vécu n'était qu'un rêve effleuré.



Je pense à mars de fritz Zorn, où celui-ci dit exactement la même chose, le cancer c'est la meilleure chose qui m'est arrivé !

Faut-il qu'un homme soit anéanti pour qu'il prenne conscience de son inhumanité ancienne, où pourtant il a réalisé le plus souvent les plus grand-chose de sa vie, l'acceptation et la résignation qui accompagnent la souffrance, sont le plus souvent bien stérile, on quitte la vie, ses joies, ses plaisirs, on abandonne les projets extraordinaires ou impossibles, qui pourtant ont été réalisés, on cesse de briller, de parader, de séduire les femmes, de se saouler, de partir en voyage, on abandonne la vie vivante pour une pleine morne et grise, celle de la sagesse et du renoncement, celle où on cesse de ne penser qu'à soi, pour s'occuper des autres, parce que on ne peut pas faire autrement, que c'est la seule solution pour rester vivant.

C'est peut-être normal, dans le cycle de la vie, qu'à la fin les choses se passent ainsi, je suis même sûr que c'est comme cela que les choses doivent évoluer, il faut renoncer à la jeunesse, savoir accepter la maladie, ne dit-il pas : que tout le monde finira à l'hôpital.

Il dit aussi qu'on ne guérit pas le cancer, le médecin que je suis pense comme lui, il dit qu'on prolonge les gens, mais que les récidives arrivent toujours ; il ajoute une phrase curieuse, que pour soigner les récidives il faut soigner l'homme, l'âme ?

moi je n'ai pas encore de cancer, mais je souffre abominablement de troubles anxieux, qui m'empêchent de vivre, je crois je préférerais le cancer ! Au moins les choses seraient plus clair, je saurais contre quoi je me bats.

Quand je dis pas encore, c'est que je m'attends à cette deuxième maladie, je suis tellement épuisé que mon corps m'a bien finir par rendre l'âme, à moins que ce soit mon âme qui se rende avant mon corps.

Est-ce que je mène un combat inutile, est-ce que je suis comme ces bateaux qui s'en vont tout doucement, peu à peu, portant sur leurs flancs la trace des combats et des splendeurs d'avant, ayant parfois des sursauts d'orgueil ou d'énergie, d'un bonheur passé, c'est ce que je ressens, je me perds peu à peu, je me donne l'illusion que je pourrais renaître, je suis un combattant jusqu'au bout, je ne rends pas les armes, mais je sais au fond de moi que la bataille est perdue.

Je ne suis pas célèbre, je ne suis pas connu, dans mon petit monde je l'étais pour mes compétences, pour mon talent, c'est quelque chose qui ne disparaît pas en cinq minutes, on n'efface pas 30 ans de travail en quelques années, mais peu à peu on s'use et on se perd dans le lointain, et puis un jour on disparaît.

Comme c'est touchant, comme c'est émouvant ces combats perdus d'avance, comme c'est troublant et dérangeant de lire ces témoignages de ses hommes anéantis qui jusqu'au bout, jusqu'à leur dernière souffle de vie délivrent leur message, la maladie sans l'amour c'est la mort, mais à 20 ans quand on est en bonne santé ont fait l'amour sans amour, on mange sans faim, on boit-sans-soif, et la maladie n'est pas au rendez-vous.

Comme cet homme me touche, quand je vois son corps ravagé, son visage fatigué, la lueur dans ses yeux qui s'allume parfois en parlant du passé, des choses accomplies, l'illusion d'être encore en vie, alors que tout est fini, et puis cet espoir ,toujours cet espoir insensé que l'on va guérir, faire comme si, accepter, alors que  tout au fond de lui il sait que tout est fini.

Bernard Giraudeau pense comme fritz Zorn que son cancer n'est pas un hasard, qu'il est arrivé parce qu'il n'était pas lui-même, lui il n'a pas fait de dépression, enfin il n'en parle pas, mais il parle de mal être, de souffrance. Le cancer est peut-être finalement le seul remède contre la dépression, c'est un aphorisme, une provocation, mais ce n'est peut-être pas stupide de dire cela.

Voilà, je ne sais pas pourquoi j'ai envie de vous raconter tout ça, peut-être parce que moi aussi je suis las, que moi aussi j'ai commencé mon vrai voyage, aurez-vous la patience ! Aurai-je la patience ? Aurais-je le courage ? La force ? Alors que tout me dit que tout est perdu ?

Je me regarde moi-même partir loin vers l'horizon, un œil sur le port, un autre sur le pont, un œil qui pleure, l'autre qui interroge la brume. Mon Dieu que m'arrive-t-il ?

lundi, juillet 19 2010

les couleurs de l'âme.

j'aimerais rendre hommage à Bernard giraudeau,homme rare dont la vie ,la sensibilité et le combat sont exemplaires.

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jeudi, juillet 15 2010

le temple du monde des anciens

Un jour je reviendrai quand je serai grand.
Celui qui est parti, n'était qu'un enfant.
Un jour j'irai chercher ce que j'ai laissé,
Un couteau et une pièce de monnaie.

le couteau pour le cordon et la pièce pour le passage du fleuve

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mercredi, juillet 7 2010

trois ans de psychanalyse!

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lundi, juillet 5 2010

tout petit.

ce soir, je suis rentré du travail, j'ai dit à ma femme j'ai pensé un poème il s'appelle tout petit À peine avait je prononce ce mot que j'ai éclaté en larmes, sans prévenir, sans raison, alors tout m' est revenu, le disque du petit prince de Saint--Exupéry que j'écoutais quand j'étais enfant, le rêve que j'ai fait il y a trois jours, ou un enfant m'offrait enveloppé dans du papier d'argent, ornée d'étoile filante bleue, un médicament pour me soigner, enfin dans ma maison de vacances, je dors à côté d'un globe terrestre, avec l'image du petit prince.

Depuis 15 jours je pratique régulièrement l'autohypnose, où j'apprends peu à peu à accepter l'angoisse, l'enfant en moi qui me terrorise. Ces larmes sont arrivées d'une façon tellement inexplicable, tellement magnifique, je n'avais pas pleuré depuis des mois, pas comme ça, les larmes sont le sérum de vérité de l'âme, on ne peut pas tricher, alors j ai écris ce poème, il est en moi maintenant, je souhaite qu'il y reste et qu'il s'y sente bien. Bienvenue à la maison mon tout petit.

ce poème est bien pâle pour vous décrire l'émotion que je viens de vivre, c'est au-delà, de ce que je peux exprimer, j'ai essayé modestement.

et si je me trompe tant pis pour moi.

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la dépression est une maladie imaginaire !

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vendredi, juillet 2 2010

Osons l'hypnose!

Osons l'hypnose !

J'ai revu mon chamane moderne, parce que hypnose Ericksonienne a à voir avec cela. parceque mon esprit est possédé par une force  que je ne peux pas contrôler, et qu'elle s'exprime par le corps, la solution c'est de l'accepter, de ne pas lutter, d'accepter ce corps étranger qui fait partie de nous.

À ma grande surprise par des exercices mentaux très simples, je me mets en autohypnose, et l'angoisse disparaît ! C'est fantastique.

Cela ne dure pas, pour quelqu'un comme moi depuis trois ans est envahi par l'angoisse, qui est devenu un malade chronique, il faudra du temps pour enrayer ce mécanisme qui est quasi automatique, la peur entraîne la peur. J'ai tellement lutté contre l'angoisse, qu'elle a pris le dessus.

J'ai donc demandé à ce médecin psychiatre qui depuis 15 ans pratique l'hypnose, l'enseigne dans les CHU, aux anesthésistes et dans les centres de la douleur, je lui ai demandé s'il pratiquait l'hypnose profonde.

Il m'a répondu en riant je ne sais même pas ce que c'est ! Si vous croyez qu'on va vous guérir sans que vous fassiez l'effort, vous vous trompez, c'est un travail de longue haleine dans lequel vous devez vous impliquer complètement
.
Ensuite toutes les étiquettes que vous vous êtes mise, dépressif, hystérique, bipolaire, borderline, n'auront plus de sens ; vous serez vous-même quand vous aurez accepté.
C'est une étrange démarche qui n'est pas intellectuelle, cela me rappelle les principes bouddhiste qui disait : il y a une fin à la souffrance lorsqu'on le regarde en face.

Ce matin à l'hôpital j'ai mis en pratique ce qu'il m'a appris, entre deux interventions je me suis retiré dans un endroit calme pour faire sur moi-même des exercices d'auto hypnose, j'ai failli m'endormir, j'ai opéré presque sereinement.
Je crois qu'il me faudra beaucoup de temps, pour contrôler ce processus d'autodestruction qu'est l' angoisse.

Ce médecin que je vois depuis peu, pense que notre culture génère la dépression, que les psychiatres chimistes sont potentiellement dangereux, qu'ils servent seulement à maintenir la paix sociale ! Et également à alimenter le marché colossal de l'industrie pharmaceutique. À ce propos je voudrais vous dire que le médecin qui s'est suicidé récemment après avoir tué sa famille s'était prescrit de la paroxetine et un hypnotique pour dormir.

Je pense que les médicaments que j'ai pris m'ont profondément abîmé, m'ont été nuisible, je crois que la psychanalyse m'a aidé à comprendre la cause de la souffrance, mais également qu'elle a contribué à alimenter cette souffrance. Elle m'a donné beaucoup de savoir, mais était-ce bien nécessaire?

j'ai décidé à la rentrée de me former à l'hypnose, qui me sera utile dans mon travail, et peut-être dans l'avenir de l'exercer moi-même.

Voilà c'est tout aujourd'hui.

mardi, juin 29 2010

ANUS DEI.

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Les Aurores.


Les ombres de l'angoisse:

 La peur d'être vivant.


j'ai trouvé,je vous raconterais plus tard.
 



http://books.google.fr/books?id=s4Jyg-Dvm6YC&pg=PA66&lpg=PA66&dq=angoisse+et+anus&source=bl&ots=5zuaZX_XZM&sig=rggtWJFxvnqjXA29SgvcmORzTDo&hl=fr&ei=EAMqTPruLZ-XsQbSmbXEBA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CBcQ6AEwADgK#v=onepage&q&f=false

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jeudi, juin 24 2010

je vais vous raconter.

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