jeudi, mai 25 2017

Eric est parti

moi heureux

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vendredi, mai 5 2017

Condamné à vivre.

Hier à 12:30 j'avais rendez-vous avec mon psychiatre. Je lui ai parlé de mon angoisse permanente et de mes envies suicidaires. Je lui ai dit que depuis six mois je m'excluais de la vie peu à peu, que je ne passais plus les soirées avec ma femme à regarder la télévision car je me couchais à 20:30 pour fuir la souffrance et trouver la paix dans le sommeil. Je lui dis que mon état s'était aggravé par rapport à l'année dernière malgré l'augmentation des antidépresseurs qui à mon avis ne faisaient qu'aggraver les choses, en me rendant complètement amorphe. Je lui ai parlé des quelques embellies trop rares ou je suis arrivé à me remettre dans l'action. À chaque fois c'était une déception car j'attendais de ses actes volontaristes une amélioration de mon état psychique, c'était le contraire se produisait, l'angoisse revenait encore plus forte comme si je m'interdisais de vivre.

Je lui dis mon impossibilité de me suicider vraiment, que la seule chose que je savais faire c’était d'avaler bêtement des médicaments sachant parfaitement qu'ils ne me tueraient pas, et qu'il m'emmènerait vers un autre enfer que celui de mon quotidien, vers l'enfer des hôpitaux psychiatriques.

Je lui ai dit mon hostilité aux médicaments, je lui ai dit que je ne voulais plus jamais être hospitalisé, que c'était au-dessus de mes forces. Je lui ai dit que je ne pensais pas être bipolaire, que rien dans mon histoire de vie n'évoquait cette maladie et que par conséquent j'étais traité pour quelque chose que je n'avais pas.

Il m'a répondu que j'avais des variations de l'humeur, je lui ai dit que c'était à cause de l'angoisse et que mon humeur ne dépendait que d'elle. Que quand elle disparaissait je redevenais l'homme d'avant, plutôt stable, ne se prenant pour personne, ni pour Dieu, ni pour Rimbaud, seulement pour un homme ordinaire aspirant à profiter des plaisirs de la vie de façon raisonnable. Lui, il ne veut pas en démordre, je suis bipolaire parce que je ne supporte pas les antidépresseurs qui provoquent chez moi des flambées de l'angoisse.

Il a conclu en disant qu'il me trouvait moins dépressif mais plus anxieux. Comment voulez-vous ne pas être dépressif quand vous êtes rongé par l'angoisse toute la journée et que vous ne pouvez rien faire que de regarder les autres vivre en crevant d'envie et que vous avez envie de hurler votre rage de ne plus pouvoir exister tout simplement.

Il a accepté de baisser mon antidépresseur, le résultat a été immédiat, j'ai pu regarder un film hier soir à la télévision, mais j'ai très mal dormi.

Hier une femme est allée emmener son petit garçon à l'école, elle est rentrée chez elle, elle s'est pendue. J'ai appris la nouvelle ce matin très tôt, et j'ai été bouleversé. Personne n'avait rien vu venir, personne ne s'était rendue compte de rien, elle n'a rien dit. Que s'est-il passé ?

Maintenant ce que je vais vous dire risque de vous choquer, peut-être même de vous mettre en colère. La première chose à laquelle j'ai pensé ce qu'elle avait réussi ce que je ne peux pas réussir, que jamais je n'aurais le courage de faire ce qu'elle a fait, et que comme disait mon psychiatre je suis condamné à vivre avec la souffrance.

J'ai pensé qu'elle aimait son mari et ses enfants, j'ai pensé que la pulsion de mort était plus forte que la pulsion de vie, j'ai pensé à sa famille et à ses enfants et à l'immense chagrin qu'ils vont devoir vivre et au vide qu'elle va laisser derrière elle.

J'ai pensé que j'étais un idiot et un lâche d'écrire ce que je suis en train d'écrire. J'ai pensé qu'on avait pas le droit d'envier le suicide de quelqu'un même si au plus profond de soi-même c'était le cas.

J'ai pensé à ma propre famille, à la souffrance qu'ils vivent à cause de moi qui me plains tout le temps qui passe mon temps à dire qu'il voudrait mourir. J'ai pensé que j'étais un pauvre type et que je ne méritais pas tout l'amour qu'on me donnait.

J'ai beaucoup d'amis qui se sont suicidés, comme elle ils ont eu la décence se taire et le courage de réussir.

Alors pour elle et pour tous les autres il faut que je sois fort et que je me fasse violence pour vivre mon enfer et que je cesse de m'autodétruire puisque je n'arrive pas à vivre.

On dit que les gens qui passent à l'acte le font sans difficulté, que ça coule de source, que rien ne les retient, ni la peur, ni la souffrance qu'ils vont endurer avant de mourir. Je pense que c'est la vérité, quand on veut vraiment mourir on ne se rate pas.

Ma vie future risque d'être un calvaire, un ami ce matin à rencontrer ma femme et lui a dit combien j'étais intelligent, c'est également ce que m'a dit mon psychiatrie hier. Je pense que j'ai été très intelligent mais que la maladie a usé cette intelligence et que je l'ai retourné contre moi, je ne m'en sers que d'une façon négative toujours à cause de l'angoisse qui parasite mon esprit.

Voilà 10 ans que je souffre, et que je m'aggrave au fil des années, et que je lutte pour ne pas me faire trop dégrader. Mais au fond de moi-même je ressens les choses que je ne peux faire le constat que de mon échec.

Je suis donc aujourd'hui bouleversé par cette nouvelle et partagé entre l'envie de pouvoir faire comme elle et la certitude que je n'y arriverai jamais. Le temps se fera son oeuvre sur moi, la souffrance me détruira petit à petit, jusqu'où m'emmènera-t-elle ? Dieu seul le sait.

dimanche, avril 16 2017

la toxicité des antidépresseurs et des anxiolytiques.

cette fois-ci j'en ai assez. Assez de bouffer des médicaments qui me rendent fou et qui ne soulagent pas ma souffrance bien au contraire. Je vous mets ce lien très intéressant. Il faut arrêter de s'empoisonner.

http://toxicantidepressants.fr/francais/antidepresseurs-et-empoisonnement/antidepresseurs-toxiques.html

samedi, avril 15 2017

Mais qu'est-ce que j'ai dans ma tête ?

C'est peut-être le billet de trop, j'ai besoin de parler. J'ai écrit il y a peu que j'étais bipolaire par ce que c'est le diagnostic du psychiatre et que je suis traité pour ça. Par ce que depuis 10 ans que ma maladie a commencé je ne vit que des hauts et des bas. De moins en moins haut et de plus en plus bas. À chaque fois que je me suis effondré j'ai fait une tentative de suicide, il y en a eu quatre. J'ai été hospitalisé 12 fois. Sans aucun résultat on m'a fait avaler toute la pharmacopée.

Je fais de moins en moins de choses, je laisse tout tomber, tout ce qui ne permettait de tenir, le sport, la peinture et l'écriture, la lecture, les petits plaisirs de la vie. J'ai maigri beaucoup, je fume deux paquet de cigarettes par jour, je fais tous les matins une crise angoisse. Pendant ses crises angoisse je halète et je hurle et mon psychiatre m'a demandé pourquoi, les autres ne le font pas. Je suis tombé par hasard sur une vidéo qui montre une crise d'hystérie, c'est exactement ce que je fais.

Alors me voilà rendu à la case départ, je suis un hystérique traité pour une maladie qu'il n'a pas. Je suis allé lire beaucoup de choses là-dessus, et ce qui caractérise l'hystérie c'est son absence de réponse au traitement médicamenteux. L'hystérie se soigne par la psychothérapie ou la psychanalyse. J'ai fait les deux, j'ai cru guérir, et puis je je suis retombé lorsque j'ai pris ma retraite.

J'ai tous les signes, tous les fantasmes, tous les infâmes oripeaux de l'hystérie masculine.

Je suis coincé, je suis piégé par cette névrose que j'ai depuis toujours, avant j'arrivais à vivre avec et puis des chocs psychologiques ont entraîné sa décompensation. J'ai été mal soigné dès le départ ensuite ça été l'engrenage sans fin ou avec l'aide des psychiatres je me suis gentiment autodétruit.

Je ne sais plus quoi faire, je sais que les médicaments ne me servent à rien à part les anxiolytiques. Ce qui me fait du bien c'est la reconnaissance des autres lorsque je faisais quelque chose de bien. Ce qui m'a toujours fait remonter c'est cette reconnaissance qui me faisait croire en moi et qui effaçait comme par enchantement l'angoisse qui me ravage. Il faudrait que je recommence une psychothérapie ou une psychanalyse, mais avec qui ? Tous ceux que j'ai vu ont fini par baisser les bras. Freud disait qu'on ne guérissait pas l'hystérie. La seule façon de guérir c'est de s'en servir comme d'un levier et de la transcender.

Mais pour moi il est trop tard, je suis trop détruit.

Il ne faut plus que je fasse des tentatives de suicide bien que ce ne soit pas l'envie qui m'en manque car cela ne sert à rien puisque je me raterai et que cela m'amènera à l'hôpital psychiatrique où on me mettra sous camisole chimique, j'ai déjà donné et je connais bien.

Pour ceux qui ont eu le courage de lire la greffe, le sexe, le masochisme en est la trame avec la recherche de Dieu ce qui est bien paradoxal.

Ce week-end j'ai toute ma famille à la maison, il va falloir que je développe des trésors de volonté pour me montrer sous un jour à peu près normal car je ne veux surtout pas leur faire du mal.

mercredi, avril 5 2017

La Greffe

La Greffe, à lire, en entier, içi

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mardi, avril 4 2017

l'angoisse sous les tropiques.

je suis donc parti en voyage à la réunion chez des amis qui ont eu la gentillesse de nous accueillir. J'étais terrorisé par la perspective de ce voyage car j'allais très mal. J'avais quatre choix : une nouvelle tentative de suicide, une nouvelle hospitalisation, aller me réfugier chez ma mère en laissant partir ma femme toute seule enfin prendre mon courage à mon cou et partir.

J'ai beaucoup hésité, je craignais que mes troubles anxieux s'aggravent là-bas et qu'une hospitalisation s'impose. Mon psychiatre m'a encouragé à partir, ça été le déclic qui m'a permis de prendre la décision du départ.

Ce n'est pas parce qu'on change de ciel ou de continent qu'on laisse ces problèmes chez soi. J'ai emmené mon angoisse avec moi et m'a bien polluer mon séjour. Pourtant mes amis ont tout fait pour me rendre ce séjour supportable et j'ai été pris complètement en charge comme un enfant. Mais là-bas même dans l'eau chaude du lagon, même devant les soleil couchant magnifique jamais l'angoisse n'a voulu céder. Il n'y a qu'en avion qu'elle s'en allait, peut-être parce que je souhaitais inconsciemment qu'il y ait un accident et que ma vie s'arrête enfin la.

Quoi qu'il en soit cela ne m'a pas fait de mal, même plutôt du bien malgré tout. Mais surtout en vivant parmi des gens normaux je me suis rendu compte combien j'étais malade et combien j'étais décalé par rapport à la réalité. Je ne sais pas si c'est dû aux médicaments ou à l'angoisse , ou aux deux, mais je suis perpétuellement épuisé, je n'ai plus aucune force physique ni mentale et chaque acte de la vie courante devient un effort parfois insurmontable.

Je le savais, rien ne peut chasser cette angoisse, même en allant au bout du monde et en étant entouré d'amour et de sollicitude. La clé je ne la connais pas, elle est quelque part bien cachée en moi.

C'est tout pour aujourd'hui.

vendredi, décembre 9 2016

Il faut bien admettre l'évidence, je suis bipolaire.

Après un mois et demi de bonheur total, j'ai replongé en trois jours suite à deux chocs émotionnels.

De nouveau je suis dévasté par l'angoisse et incapable de mettre un pied devant l'autre. Tous les projets que j'avais faits me semble irréalisable. C'est terrifiant.

Cette succession d'états plus ou moins euphoriques et d'épisodes dépressifs prouvent hélas que mon psychiatre a raison et que je suis bipolaire. Hélas aucun traitement chimique n'est actif.

Je ne sais pas comment faire pour m'en sortir, je suis complètement désemparé.

mercredi, novembre 30 2016

La France à deux vitesses.suite et fin.

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mardi, novembre 29 2016

la France à deux vitesses.

« La théorie selon laquelle la dépression serait causé par un déficit de sérotonine vaut à peu près celle de la folie que provoquerait la masturbation ». David Helay, discours à l'institut de psychiatrie de Londres (2002)

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lundi, novembre 21 2016

projet définitif de la couverture et de la quatrième de couverture : poésie de la déréliction.

Couverture_et_quatrieme_de_couverture_de_la_poesie_de_la_dereliction_4.pdf

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vendredi, novembre 18 2016

la couverture et la quatrième de couverture de : « poésie de la déréliction. »

Couverture_et_quatrieme_de_couverture_de_la_poesie_de_la_dereliction.pdf

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mardi, novembre 15 2016

un autre sondage. La quatrième de couverture de la greffe.

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dimanche, novembre 13 2016

votre avis ?

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vendredi, novembre 4 2016

Peut-on être intelligemment heureux ?

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dimanche, octobre 30 2016

la vie est merveilleuse.

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samedi, octobre 29 2016

Qu'est-ce que le bonheur ?

préface de mon recueil de poésie:poésies de la deréliction.

Préface

Du latin derelictio («abandon complet»), lui-même de derelinquo («délaisser»).

Même la déshéritée de la géographie qu’est par exemple l’île de la Désolation a ses thuriféraires: sa déréliction a quelque chose d’attirant. — (AmélieNothomb, Biographie de la faim, Albin Michel, Paris, 2004)

   Wikipédia.
Dans ce recueil de poèmes que j'ai écrits pendant un enfer qui a duré 10 ans j'ai connu ce sentiment effroyable qu'on appelle la déréliction. Le plus étonnant c'est que j'ai éprouvé de la jouissance dans la souffrance car elle avait ouvert en moi des portes dont j'ignorais même l'existence. Cependant le prix à payer a été terrible mais le résultat a été à mon sens  proportionnel à ce prix.

Je dédie ce recueil à tous ceux qui éprouvent ou qui ont éprouvé la souffrance morale et la destruction de leur esprit. À tous ceux qui souffrent dans les hôpitaux psychiatriques, leur esprit anéanti par la camisole chimique les empêchant à tout jamais de transcender la souffrance pour construire les fondations de leur guérison future.

Je pense à ma famille, à ma femme et à mes enfants qui ont dû subir l'effondrement de leur père et résister à celui-ci tout en me restant fidèle. Puisse ces quelques poèmes laisser une trace de moi lorsque je ne serai plus la et leur permettre si un jour le destin s'accable sur eux leur donner la force de résister et de ne pas perdre espoir.

Je pense aussi à tous ceux qui m'ont aidé, que ce soient les soignants ou les amis qui ont su me tendre la main et me supporter quand la souffrance faisait de moi un être sans consistance.

J'ai failli tout perdre, la vie que j'aimais tant, le bonheur qui me faisait avancer chaque jour et surtout l'estime de moi-même et le sentiment de servir à quelque chose et de pouvoir transmettre à mes enfants et à mes petits-enfants les outils qui m'ont permis de rester en vie. C'est pour ça que je veux laisser absolument une trace de moi à travers cet ouvrage qui resteras certainement presque inconnu, mais qu'importe il auras au moins le mérite d'avoir existé.

La mort n'est rien à côté de la souffrance morale. Je l'ai souhaité si souvent, j'ai imploré Dieu de me l'accorder pour enfin trouver la paix de mon âme. C'est sûr j'étais fou, mais c'est dans ces moments-là que la créativité est la plus grande. Je n'ai pas trouvé Dieu, je me suis trouvé moi-même, j'ai découvert un sentiment qu'on appelle le mysticisme et dont la définition est la suivante: avoir conscience qu'a l'intérieur de soi il y a quelque chose qui vous dépasse et qui est de l'ordre du divin. Rimbaud a su le dire mieux que moi:

Misère ! Maintenant il dit : je sais les choses, Et va, les yeux fermés et les oreilles closes. -Et pourtant, plus de dieux ! plus de dieux ! l'Homme est Roi, L'Homme est Dieu ! Mais l'Amour, voilà la grande Foi!

"Soleil et chair" Arthur Rimbaud

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jeudi, octobre 27 2016

de je déteste les pyjamas verts. Épisode numéro quatre.

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mardi, octobre 25 2016

Je n'aime pas les pyjamas verts. Numéro trois.

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J'ai horreur des pyjamas verts, suite numéro un.

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lundi, octobre 24 2016

je n'aime pas les pyjamas verts.

la voleuse de vie.

La voleuse de vie

n'est pas une pie

mais une maladie impie

qui ronge mon esprit.

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