J'étais là, c'est moi qui ai coupé le cordon, je te jure, ma main tremblait d'émotion. Toi, qui t'appellera Sophie. Je serai là bientôt, tu me prendras le bras.
je te jure, ma main tremblera d'émotion, tu seras comme un ange, humaine. Une femme et un enfant. Je serais là près de toi.
Je t'emmènerais à mon bras, comme je t'ai porté bien souvent, comme je t'ai guidé, comme je t'ai aimé mon enfant.
Je te jure que je serais là, ce jour là, près de toi à ton bras, pour toi, je t'emmènerais vers un autre que moi.
après avoir supprimé ce billet, j'ai décidé de le republier. Le texte que j'ai écrit ne me satisfais pas, il raconte de façon romanesque et édulcorée une partie de mon histoire, Adolphe est un morceau de moi, cependant il s'agit d'un roman et non pas d'un récit totalement autobiographique. Se raconter est thérapeutique, je veux donc continuer à écrire pour moi et un peu pour vous. Je trouve que le clip et le texte de Gainsbourg colle parfaitement avec ce dont je veux parler. J'aurais pu mettre autre chose, de plus vulgaire ou de plus hard, je préfère la subtilité.
Quel est le chant que nous cherchons à chanter ? Le chant est : non, nous ne sommes pas bien ici. Nous cherchons un ici dans l'ici. Une femme nous a abandonné dans le temps. Elle nous a abandonné dans un corps séparé. Elle nous a abandonné a un sexe différent du sien, à l'amont duquel nous étions dans l'eau tiède de sa nuit, nous ne serons plus jamais. Nous avons ouvert les yeux en criant, nous les avons écarquillés, dans la lumière nous sommes égarés.
En littérature, la mise en abyme est un procédé consistant à placer à l'intérieur du récit principal un récit qui reprend de façon plus ou moins fidèle des actions ou des thèmes du récit principal, comme dans la pièce Hamlet (voir exemples ci-dessous). Il ne faut pas confondre la mise en abyme avec le récit enchâssé, qui consiste à faire raconter par le personnage d'un récit un autre récit, dans lequel peut apparaître un personnage qui en racontera encore un autre, comme dans les Mille et une nuits.
Depuis mon effondrement d'il y a un an et demi et ma lente ascension je vis ce que j'appelle « un bonheur triste », bonheur parce que je suis heureux paradoxalement, tristesse parce que je suis blessé bien évidemment. J'ai vécu des semaines difficiles récemment, cela a commencé comme d'habitude à cause de la présence trop proche de ma mère et d'une situation impossible ou elle me met ; l'ignorer je ne peux pas, l'aider c'est impossible, alors comment faire ? Comme je ne tiens pas à devenir fou et que je sais ce qui me fait du bien j'ai décidé de reprendre ma psychanalyse, ce qui m'a valu de la part de mon psychanalyste un petit propos sarcastique « ah bon, je croyais que vous avez fini ! » Je vous en parlerai plus du contenu des séances, c'est curieux je n'en ai plus le désir ; tout ce que je sais ce que ma psychanalyse s'emboîte étroitement avec l'écriture de ce livre hypothétique « la greffe ». Ce livre écrit au compte-gouttes comme il me vient est beaucoup plus intéressant pour moi, peut-être pas pour vous, sur le plan symbolique. D'ailleurs ce n'est pas par hasard si Anna s'intéresse au symbolisme de l'architecture paléochrétienne, je ne sais pas où j'ai trouvé ça, en tout cas on en parle beaucoup sur le divan.
J'ai pris une semaine de vacances, il était temps, j'étais épuisé. Et ce qui est extraordinaire c'est qu'au fil des jours grâce au repos et l'action, ce que j'appelle la vie vivante, c'est-à-dire d'aller dans mon jardin, de m'occuper de ma maison, de faire du sport, de passer du temps avec ma femme, de me faire plaisir, l'angoisse s'efface peu à peu. Alors quoi penser ? Que dire de la chimie ? Je suis simplement usé psychiquement par tant d'années de lutte, j'ai besoin de paix et de repos, tout simplement. Quand j'étais très mal, rien ne me soulageait, ni le jardin, ni le soleil, ni le sport, ni les amis, j'étais seul dans ma bulle de souffrance incapable d'en sortir.
Je vais donc continuer ma psychanalyse tant que je ne la jugerai nécessaire, je continuerai bon gré mal gré à écrire ce livre comme je l'entends, c'est-à-dire avec des mots simples pour exprimer des sentiments complexes, à ma façon, peut-être maladroite, j'irai jusqu'au bout de ce livre même si cela me prend des années.
. Les amants, n'était l'autre qui
masque
la vue, en sont tout proches et s'étonnent...
Il se fait comme par mégarde, pour chacun,
une ouverture derrière l'autre... Mais l'autre,
on ne peut le franchir, et il redevient monde
il y a très très longtemps des gens enchangeaient sur un forum;il est OUT,dommage.
ceci est un billet qui n'en est pas un,c'est un prétexte parce que j'ai envie de parler et que je ne peux rien dire, j'ai passé une journée magnifique, tout a commencé hier soir, là encore je ne peux rien dire, le travail commence à porter ses fruits, la synchronicité ça existe !
Dans ma vie quotidienne des événements étranges apparaissent, ils sont de l'ordre de la communication en dehors de la parole, comme si la parole n'était plus nécessaire pour se comprendre et que le silence suffisait. Je ne veux pas en dire plus, Freud l'appelait l'inquiétante étrangeté, cette prémonition, cette perception des esprits entre eux, moi je la trouve rassurante.
« L'air sur la falaise était une énorme vague transparente qui se perdait dans le ciel, rebroussant soudain son souffle. Le bleu du ciel gagnait les habits des hommes, de nous tous qui nous tenions penché en avant, regardant la grève en contrebas, la mer en contrebas, la barque qui venait silencieusement vers l'île, penché au-dessus de la paroi de tuf qui s'était effrité sur la grève noire. C'était d'une extraordinaire beauté. »
J'ai peur, j'ai peur de ce que vous allez me faire.
Vous n'avez rien à craindre, vous le savez bien.
Oui, mais j'ai si peur, j'ai fait plusieurs tentatives de suicide, lorsque j'étais enfant je vomissais toute la nuit, si vous saviez comme j'ai souffert.
Je sais, je comprends, vous le savez.
Oui je sais.
Faites-moi confiance, tout va bien se passer.
C'est fini docteur ?
Oui c'est fini. Vous n'avez pas eu mal.
Non, mais j'avais si peur.
Elle aperçut une peinture.
Je peins, j'aime la peinture.
Moi aussi, qu'est-ce que vous peignez ? Des portraits, des paysages, à huile ou à l'aquarelle.
À huile, des paysages surtout, j'ai été exposé vous savez.
J'ai vendu un tableau.
Combien ?
Cinquante euros.
lorsque je relis ce billet je pense que certains doivent croire que je suis indécent de me répandre ainsi. Je suis en vie, j'habite chez moi, je travaille. Pourtant je pourrais être mort, je pourrais être interné, je pourrais être une épave physique et psychique ; je ne suis pas le seul à souffrir , ce n'est pas une raison pour que je me résigne, jamais je ne baisserais les bras. On m'a dit parfois regarde autour de toi, la misère, la mort qui frappe aveugle et injuste pendant la guerre, qui tue les enfants et les femmes comme en ce moment en Syrie, partout dans le monde, dans les bas-fonds, dans les bidonvilles, dans les châteaux et dans les hôtels particuliers il n'y a pas de frontières pour la souffrance et l'injustice. Mais moi à quoi bon me résigner devant la souffrance des autres, à cause de la souffrance des autres, cela ne sert à rien, bien au contraire, pardonnez-moi je n'oublie rien de ce qui se passe autour de nous, autour de moi.
Comme disait Tolstoï, toutes les familles heureuses se ressemblent, et toutes les familles malheureuses le sont à leur façon.............................
pour les hommes c'est pareil, chacun est différent.
Dans un homme qui souffre il y a l'impossibilité de la jouissance. Dans le cadavre il y a l'arrêt de la jouissance. C'est pourquoi la puissance de la jouissance ajoute un coup mortel à la mort.
C'est la transcendance, savoir jouir est le secret de la vie.
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